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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 19:28

 

 


 

 

DisparitionLes obsèques d’Henri Karayan, l’un des derniers témoins du groupe Manouchian, ont lieu hier. Né à Istanbul dans une famille victime du génocide arménien, il avait à peine vingt ans lorsqu’il s’est engagé dans la Résistance.

«Je n’ai jamais tué d’Allemands, je n’ai tué que des nazis. » Voilà ce qu’avait coutume de répondre Henri Karayan lorsqu’on l’interrogeait sur ses actions armées durant la Résistance. Henri Karayan est décédé mardi 2 novembre. Il avait été l’un des compagnons de Missak Manouchian et était l’un des derniers témoins du groupe des FTP-MOI, de ces hommes et ces femmes, « Français de préférence », dont l’Affiche rouge perpétue le souvenir. Né en 1921 à Istanbul, dans une famille arménienne victime du génocide de 1915, il arrive en France avec ses parents à l’âge d’un an et demi. Avant la déclaration de guerre, la famille est installée à Décines, près de Lyon. Son père avait été responsable du Comité de secours pour l’Arménie (HOC), créé en 1921, afin de venir en aide à l’Arménie soviétique isolée par le blocus des armées alliées. En 1938, alors que ce comité venait d’être dissous, Missak Manouchian, intellectuel engagé qui avait adhéré au Parti communiste en 1934 et qui participait avec Henri Barbusse et Romain Rolland au mouvement Amsterdam-Pleyel contre la guerre, travaillait à mettre sur pied une nouvelle structure du nom de l’Union populaire franco-arménienne. C’est dans ce cadre que la famille Karayan reçoit sa visite. Le jeune Henri a alors dix-sept ans. Il participe activement, à travers une troupe de théâtre, une équipe de foot, une chorale, à la vie des organisations culturelles arméniennes très présentes dans la région. De cette première rencontre avec Missak Manouchian, Henri Karayan a toujours gardé un souvenir très fort. Il en témoignait, bien des années plus tard, en se confiant, pour un article dans l’Humanité, à Jean Morawski : « Manouchian me parla d’Aragon et d’Eluard, qu’il connaissait. Il se tenait informé de la vie des gens de Décines. Je lui avais parlé des ouvriers de Rhodiaceta, qui travaillaient “à la soie”, et de ceux de chez Gilet, tous pris dans le même cercle vicieux : à la merci de leurs patrons, que ce soit pour le logement ou les salaires. Quant aux conditions de travail, ils tenaient rarement plus de cinq ans et finissaient vitriolés de l’intérieur par les vapeurs d’acide… Et pourtant, ils restaient. Encore heureux s’ils n’étaient pas expulsés pour avoir envoyé un colis en Arménie. » Entre le jeune homme et l’intellectuel, le courant passe. « Quand nous évoquions l’actualité, témoigne encore Henri Karayan, nous étions si bien en résonance que j’aurais presque pu terminer ses phrases. » En mai 1940, Henri Karayan est incarcéré à la prison Saint-Paul de Lyon comme « individu douteux » et de là envoyé au camp de Loriol, dans la Drôme, puis à celui du Vernet, dans l’Ariège, avant d’être livré aux Allemands pour travailler dans la Ruhr. Il y retrouve un jeune communiste allemand, Léo Kneler, interné avec lui au Vernet après avoir participé aux Brigades internationales. Celui-ci était de retour en Allemagne, à la demande du Parti communiste allemand, pour y organiser un réseau de résistance. Henri Karayan l’aide jusqu’à ce que les deux jeunes gens, repérés par la Gestapo, réussissent à s’enfuir pour la France. À Paris, il reprend contact avec Manouchian auquel il présente son ami Léo Kneler. Il participe aux distributions clandestines de l’Humanité ou de tracts. Et il se fait embaucher à l’usine de Satory puis comme coiffeur à l’hôpital de la Pitié. « Un jour, raconta-t-il encore à Jean Morawski, dans le quartier carcéral, je dus couper les cheveux d’un jeune homme, un enfant… Malgré les cris et les insultes de son garde, il s’adressa à moi : “Demain, je serai fusillé ; je suis d’Argenteuil. Va dire à mes parents que je n’ai pas peur ; je meurs en Français, en communiste”. » En avril 1943, Henri Karayan s’engage dans la lutte armée. Il est incorporé aux côtés de Marcel Rayman et de Tamas Elek, au groupe de jeunes FTP-MOI, sous le commandement de Missak Manouchian. Il participe alors à de nombreuses opérations contre l’occupant dans toute la région parisienne. Jusqu’à il y a quelques mois, il n’a cessé de témoigner, d’expliquer les valeurs et les motivations qui l’ont habité, la fraternité qui le liait à ses camarades de combat, leur lutte pour la liberté et l’universalisme. En août 2010, il écrivait à Christophe Betenfeld, enseignant d’histoire au collège Lurçat de Ris-Orangis, dans l’Essonne : « La Résistance fut aussi une école. C’est elle qui m’a fait grandir en confortant mes choix. »

Les obsèques d’Henri Karayan ont eu lieu le mardi 8 novembre, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Une messe arménienne a été célébrée à 10 h 30, et, 
à 11 h 15, un hommage national a été rendue, au nom du PCF par Henri Malberg, 
au cimetière d’Issy-les-Moulineaux où a eu lieu l’inhumation. Le secrétariat national 
du PCF était représenté par Éric Corbeaux.

 

  • En 2000, dans les colonnes de l'Humanité, Henri Karayan nous relatait deux rencontres significatives avec Missak Manouchian. Extrait.

" J'évoquerai ma première rencontre avec Missak Manouchian... C'était après la dissolution, en 1937, du Comité de secours pour l'Arménie (HOC), fondé par le docteur Haïc Kaldjian. Manouchian entreprit à travers la France entière une tournée des communautés arméniennes afin de mettre en place une structure de rechange : l'Union populaire franco-arménienne. C'est ainsi, tout naturellement, qu'en 1938 il fit halte à Décines, chez mon père, ancien responsable du HOC J'étais alors malade et alité depuis des mois. Avant la réunion du soir, ce personnage à la trentaine sportive demanda à me voir et passa un après-midi entier au chevet de l'adolescent de dix-sept ans que j'étais, dont le seul mérite était de participer à la vie des organisations culturelles arméniennes, il est vrai très actives dans cette commune de la région lyonnaise, nonobstant de nombreuses pressions." 

Source: L'Humanité.

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Published by UPAC - dans politique
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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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