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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 10:45

Dans quelques jours, nos voisins suisses accueillent les rencontres internationales de l'anarchisme. Alors on est allé demander à une de ses organisatrices savoyardes : Bakounine is not dead ?

Du 8 au 12 août prochain, Saint-Imier accueille les rencontres internationales de l’anarchisme, une commémoration des 140 ans du congrès de la Première Internationale anti-autoritaire qui marqua la scission du camp socialiste entre les marxistes et les libertaires. Le choix de cette commune du Jura Suisse de 5 000 habitants ne doit rien au hasard : c'est en effet dans un des hôtels du village que fut organisé en septembre 1872 ce congrès, auquel assistait notamment le philosophe russe Mikhail Bakounine (1814-1876). En ce haut-lieu du mouvement anarchiste, près de 3 000 personnes sont attendues pour assister à des conférences, à des projections de films, à des débats et à des concerts. L'objectif ? « Faire le bilan de l'histoire du mouvement anarchiste: ses réalisations, ses espoirs, ses défaites et ce qu'il en reste aujourd'hui, les combats qui sont les siens et ceux qu'il partage avec d'autres ». Oui, mais encore ?

 

Nous voilà donc partis à la recherche d'anarchistes savoyards afin de savoir si leur flamme est toujours vivace dans nos montagnes. Et c'est du côté de la vallée des Entremonts, en Chartreuse, que nous avons réussi à mettre la main sur une des membres du comité d'organisation de ces rencontres internationales en préparation depuis deux ans.

Pourquoi commémorer aujourd'hui un événement, certes important dans l'histoire sociale et politique, mais vieux de 140 ans ?

Pour nous anarchistes, ce qui s'est passé en 1872 à Saint-Imier est important. Cette Première Internationale anti-autoritaire marque le début de notre histoire, la séparation entre les communistes et les libertaires.

N'est-il pas temps aujourd'hui de tourner la page ?

Aujourd'hui, la question de l'anti-autoritarisme a plus que jamais son sens dans la société. Nous sommes toujours autant exploités, il y a de plus en plus d'inégalités sociales. Notre différence fondamentale avec les communistes est simple : nous sommes anti-étatiques et autogestionnaires, pas eux. On défend la démocratie directe, pas les élections représentatives.

Mais concrètement, cela signifie quoi être anarchiste aujourd'hui ? C'est enfiler son sweet à capuche noir et aller crier « A bas l'Etat » dans les manifs ?

Ce n'est pas que cela : l'anarchisme est un projet de société. C'est un projet politique et économique : l'anti-capitalisme, en mettant en place un communisme libertaire, c'est-à-dire sur des bases non-autoritaires. C'est aussi une grille d'analyse de la société et une vision du monde idéal : une véritable justice sociale, une véritable égalité économique et sociale entre les individus, entre les hommes et les femmes. C'est aussi une réflexion écologiste : réfléchir à comment on produit et pourquoi, ainsi qu'une émancipation individuelle et collective, c'est-à-dire une société sans hiérarchie entre les individus.


L'anarchisme, est-ce le désordre et le bordel comme le veut la vindicte populaire ?

L'anarchisme, c'est justement tout l'inverse. On fonctionne avec des règles qui sont décidées collectivement. Du coup, ce n'est pas chacun pour soi et on fait ce qu'on veut. En fait, c'est plutôt le capitalisme qui est le désordre. La culture capitaliste, c'est la culture de l'individualisme : avoir et faire ce que je veux sans réfléchir aux bien-être collectif ; c'est-à-dire que pour mon bonheur, je peux écraser quelqu'un. Il n’y a rien de plus organisé que l'anarchisme, d'autant plus par rapport au système dans lequel on vit aujourd'hui. Pour vous en convaincre, venez à Saint-Imier et vous verrez si c'est le bordel. Les rencontres s'installent au coeur de la ville qui, dans le même temps, va continuer de fonctionner.

Justement, parlons de ces rencontres internationales de l'anarchisme. Que va-t-on pouvoir y trouver ?

L'objectif est de monter le vrai visage de l'anarchisme. Nous ne sommes pas des gros barbares qui cassent tout. Nous sommes aussi capable de mettre des activités en place. C'est ce que l'on veut montrer au grand public à Saint-Imier. De nombreux ateliers et manifestations sont déjà prévus. Il y aura des conférences historiques, des conférences thématiques, du théâtre, de la radio, des concerts, des expositions, du cinéma, des ateliers pratiques, un salon du livre, un espace de restauration...

Existe-t-il une culture culinaire anarchiste ?

Le végétarisme, voir le végétalisme, peuvent être une culture culinaire chez les anarchistes. On n'est pas insensible au respect de l'animal. Mais dans le mouvement libertaire, il n'y a pas de doctrine, les gens font un peu comme ils veulent, on n'impose rien. Il existe une multitude d'approches qui peuvent prendre forme de manière très variée. A Saint-Imier, cela fonctionnera de la même façon.

On pourra donc y déguster du boudin et des andouillettes qui, dixit Jean-Didier Vincent le 14 juillet dernier sur France Culture, sont un plat typiquement anarchiste ?

Je n'ai jamais entendu parler de ça...

Plutôt des merguez et des saucisses comme à la CGT alors ?

Il y aura des grillades et des sandwichs pour les carnivores, mais la grande majorité des 3 000 repas seront assurés par les cuisines internationales libertaires et ils seront végétaliens, c'est-à-dire composés de produits non issus de l'exploitation animale. Ce type d'alimentation fait partie intégrante de la culture anarchiste des pays scandinaves, des pays de l'Est et des Allemands. C'est moins le cas dans les pays latins, chez les anarchistes français, espagnols ou italiens.

Existe-t-il une musique anarchiste ?

Il n'y a pas de musique en soit anarchiste, le punk n'est pas une référence musicale anarchiste. En fait, il existe tous les genres musicaux et c'est qu'on pourra entendre à Saint-Imier. Du rock, du rap, de la chanson française, un solo de flûte à bec, de l'électro... Trois salles sont prévues dans le village pour ça. On peut même avoir de la musique orientale anarchiste, c'est-à-dire fait par des musiciens anarchistes. En fait, ce sont les artistes, par leurs discours, par leurs paroles et par ce qu'ils amènent,  qui créent l'univers musical anarchiste.

Quelle est la particularité d'un salon du livre libertaire ?

Il va regrouper 177 maisons d'édition qui publient des livres d'analyse de la société et du système. Il y aura aussi des romans, de la poésie, de la bande-dessinée, des livres d'arts... C'est assez large en fait. On y trouvera également toute la presse libertaire et anarchiste. Comme les médias dominants, elle propose un point de vue sur le monde. Elle a aussi comme objectif de rendre visible les luttes dont on n'entend pas parler ailleurs, c'est une presse alternative.

D'ailleurs, les journalistes sont-ils les bienvenus à Saint-Imier ?

On ne boycotte pas les médias, ce sont surtout les médias qui nous boycottent. A Saint-Imier, nous les avons invités et ils sont les bienvenus ; nous avons mis en place un système d'accréditation pour qu'ils soient identifiés en tant que journaliste. Nous n'avons rien à cacher, on assume tout ce que l'on fait. Nous ne sommes pas dans la culture de la clandestinité, bien au contraire.

Pendant ces rencontres, il va beaucoup être question d'histoire si l'on en croit le programme. Mais y a-t-il un avenir aujourd'hui pour l'anarchisme ?

On voit comment la Grèce a pu s'écrouler, on voit comment dans d'autres pays la crise économique et le système capitaliste massacre de plus en plus les gens. L'enjeu pour le mouvement libertaire, c'est d'être en capacité de pouvoir travailler ensemble pour résister. J'espère que c'est ce qui va sortir de ces rencontres. Après, globalement, je ne fais pas trop d'illusion quand on voit le travail qu'a fait le système sur les gens et sur les jeunes. Même s'il y a des sursauts de lutte, je ne pense pas que de mon vivant je verrai une société libertaire se mettre en place.

Vous êtes plutôt fataliste…

Au mieux, on arrivera à faire avancer les choses petit à petit. J'espère me tromper... mais le grand soir ce n'est pas pour demain. Maintenant, chez les anarchistes, tout le monde ne pense pas comme moi.

Entretien : Mikaël Chambru

Programme et informatiques pratiques des rencontres internationales de l'anarchisme sur http://www.anarchisme2012.ch.

 

Source: La Voix des Allobroges

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Published by UPAC - dans politique
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commentaires

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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