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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 15:40

    Les 10 et 11 septembre 2011, la journaliste Claire Checcaglini était aux universités d'été du Front national, à Nice. Comme de nombreux journalistes. A la différence qu'elle était de l'autre côté. De celui des militants frontistes. Celui de la soirée de gala à huis clos. Celui d'où rien ne doit sortir.  C'est en fait durant huit mois, de mai 2011 à janvier 2012, que cette journaliste a infiltré le Front national et gravi les échelons du parti. «Puisque le Front avance masqué, j’avancerai masquée moi aussi», dit-elle. Elle s'appelait Gabrielle Picard, nouvelle adhérente venue «pour Marine». Une immersion pour rendre compte de ce que le parti de Marine Le Pen ne laisse pas voir. Ce que les médias ne parviennent pas forcément à raconter. 

    L'exercice n'est pas nouveau. La journaliste Anne Tristan l'avait initié en 1987 : elle avait adhéré au FN en se faisant passer pendant six mois pour une chômeuse, dans les quartiers Nord de Marseille (lire notre onglet «Prolonger»). Claire Checcaglini n'a pas choisi une cité, mais Neuilly et les Hauts-de-Seine (92). C'est un département hétéroclite où quartiers bourgeois et populaires coexistent. Et c'est le troisième département de France en nombre d'adhésions frontistes (plus de 700, selon les chiffres internes du FN).

    Son objectif ? Aller voir ce que dissimule la «dédiabolisation» du parti, ce «nouveau FN» affiché par Marine Le Pen. Le Front national a-t-il changé ? Qui sont ses militants et cadres ? Pourquoi adhèrent-ils ? Qu'est-ce qui les lie ? Pendant huit mois, elle a laissé traîner ses oreilles et parfois son micro. Ce témoignage livre une radiographie des militants frontistes d'aujourd'hui : si l'électorat de Marine Le Pen s'est élargi, sa base militante, elle, n'a pas changé. Une évidence, diront certains ? Encore fallait-il le démontrer.

    On découvre surtout, dans la pratique, la stratégie de ce «nouveau FN». Un parti qui, pour arriver au pouvoir, nettoie la vitrine et remise ses personnages et propos sulfureux dans l'arrière-boutique.  Un parti où l'on peut tout dire et tout faire, tant que rien n'est public. Où un membre du comité central – et candidat aux législatives – peut écrire ceci. «Nous sommes en campagne...», avertit d'ailleurs la vice-présidente du FN dans un mail destiné à freiner les ardeurs de l'un de ses responsables sur «l'islamisation».

    Ce sont ces huit mois qu'elle raconte dans Bienvenue au Front – Journal d'une infiltrée, livre publié le 27 février aux éditions Jacob-Duvernet. Mediapart en publie les bonnes feuilles (lire notre «Boîte noire» et notre entretien avec l'auteure).

    --------------------

    Bienvenue au Front – Journal d'une infiltrée

    9 novembre 2011. Au Carré, le siège du Front national, l'auteure discute avec le secrétaire fédéral du FN dans les Hauts-de-Seine. Il lui confie la stratégie de Marine Le Pen par rapport à l'islam.

    — Au niveau national, vous avez des consignes pour refuser des militants ?
    — Non, mais j’ai dit à Marie-Christine (Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN en charge des affaires sociales et responsable FN en Ile-de-France - NDLR) : il faut dénoncer l’islamisation, et non l’immigration. Elle me dit : ça fait partie de l’immigration. Je lui réponds que ce n’est pas la même chose. Moi je me fiche des Européens, et même des Chinois. Ce qui me dérange, c’est l’islam.
    — Elle aussi, j’imagine.
    — Oui, mais elle estime qu’il ne faut pas le traiter comme ça. Il faudrait pourtant qu’on parle de colonisation musulmane pour que les gens comprennent que c’est un peuple qui vient nous envahir et qui nous impose sa culture et sa démographie, et donc que nous allons y passer.
    — Sur ce sujet, Marine (Le Pen NDLR) ne passe pas vraiment à l’offensive. Tu la connais personnellement ?
    — On se fait la bise, on se tutoie, mais c’est de pure façade. Mais, une fois, j’ai eu un entretien au cours duquel elle m’a donné sa position sur l’islam. Elle m’a dit : voilà la stratégie. Nous n’aurons jamais les voix des musulmans, c’est une cible que je n’ai pas. Si je caresse l’islam dans le sens du poil de temps en temps, ce n’est pas pour eux, c’est pour les Français qui croient encore, ces cons-là, que l’islam est une religion. Ces gens-là, je ne veux pas perdre leur électorat. Si je dis que l’islam n’est pas fréquentable, que c’est la pire des choses, ils me traiteront de raciste et ne voteront pas pour moi. De sorte que pour le moment, c’est eux que je caresse dans le sens du poil.
    Alors, je flatte la laïcité, parce que les Français sont très laïcs, ils sont même laïcards, ils estiment que toutes les religions ont le droit de vivre. C’est leur credo, ils ont appris ça depuis qu’ils sont tout petits, le principe de laïcité, ils le trouvent formidable. Donc, je fais en sorte de les flatter. En attendant, le Front ne rentre pas dans le lard de l’islam, et moi ça m’emmerde.
    [...]
    — Tu ne crois vraiment pas que la position de Marine au sujet de l’islam n’est qu’une stratégie électoraliste et donc qu’elle est véritablement contre les musulmans ?
    Sylvain marque un temps d’arrêt : c’est difficile de savoir ce qui se passe dans la tête de nos dirigeants. Je ne sais pas s’ils font ça parce que c’est un bon gagnepain ou s’ils ont vraiment envie de gagner. Quand on veut le pouvoir, on ne fait pas les petites conneries du style « Durafour crématoire ». On ne raconte pas que l’occupation allemande, ce n’était pas si insupportable que ça, compte tenu des personnes qui sont mortes dans les camps de concentration, même s’il y en a un million au lieu de six millions, c’était une horreur. Il y a des images terribles et qui sont vraies. Et puis, mes arrière-grands-parents, ils y sont passés. Il fait chier, Jean-Marie. Mais Marine, au congrès, rappelle-toi, dans son discours, elle a répété six fois le mot pouvoir. Elle veut le pouvoir. Donc, ça me va très bien. De toute façon on veut le pouvoir, quel que soit le moyen d’y arriver. Quand on y sera, on verra ce qu’on fera. Tant pis si on dérape, tant pis si on est à côté de la belle voie qu’on s’est tracée, il faut qu’on gagne !

    • "On a tous eu des relations avec ces gens-là [les milieux néo-nazis]»

      Dîner chez les Maréchal, couple de militants du FN, avec les membres du bureau du FN 92. Christian Maréchal est bien plus qu'un militant : membre historique du Front, il fait partie de la commission de discipline. Catholique traditionnel, il affiche les portraits du maréchal Pétain et de Jean-Marie Le Pen à son domicile. Ce soir-là, il s'inquiète de savoir si l'avalanche de messages «nazis» de Jean-Paul L., un militant frontiste, sont «publics» :

      [...] « Mais ces messages sont-ils publics? ». Je le rassure, ils sont tout à fait personnels.
      — Il suffit qu’un journaliste tombe là-dessus et l’information remonte, et alors le secrétaire général dit : Sylvain (pseudonyme donné au secrétaire départemental du FN dans les Hauts-de-Seine, membre du comité central et candidat aux législatives à Gennevilliers, NDLR) ne fait pas son boulot ! Toutes les histoires récentes, c’est comme ça que ça c’est passé. En commission de discipline, nous avons dû arbitrer sur des affaires qui n’auraient jamais dû sortir dans la presse.
      — C’est exactement ce qui s’est passé pour Gabriac (Alexandre Gabriac, NDLR), le malheureux, ça n’avait pas à paraître dans les journaux, renchérit Nicole.
      Le « malheureux » est un ex-membre du comité central du FN et conseiller régional de Rhône-Alpes, pro-Gollnisch, pris en photo faisant le salut hitlérien, d’où son exclusion du parti. Une décision qu’approuve Cédric : « À la veille des cantonales, Marine a été quasiment obligée de l’exclure. La photo, c’était quand même choquant. » C’est alors que, ne sentant pas de répondant en face, Cédric, presque gêné, semble s’excuser dans la minute qui suit : « Enfin, je sais bien que cela ne veut rien dire. » Que fallait-il alors pour qu’un geste ait enfin une signification aux yeux de ce jeune militant ? Cédric n’avait pas le profil de ces néo-nazis, ces skins que le Front a toujours voulu cacher. Rien dans son habillement ne trahissait ce type d’appartenance. Sans doute était-il effectivement satisfait d’avoir vu sa présidente faire la chasse aux nazis affichés en ce début 2011.

      Mais un silence désapprobateur avait suffi à lui faire faire machine arrière. Cédric n’était pas là par conviction, mais par une absence de conviction, de conscience politique qui venait de lui faire dire qu’un signe de ralliement à la pire idéologie n’était rien. Il démontrait à cet instant son incapacité à répondre, répliquer, argumenter, protester. Quant à décrypter la stratégie de Marine Le Pen... Pourtant, Christian lui offre l’occasion de se réveiller en faisant une mise au point assez explicite : « Si tu vas chercher pour tous les responsables du Front, mon vieux. À un moment donné, on a tous eu des relations avec ces gens-là [les milieux néo-nazis]. On était avec eux tout le temps, aux congrès du Front, aux BBR, on était avec eux tout le temps », insiste-il. Cédric se tait. Ce rappel de ce qu’est et a été le Front ne suscite pas la moindre réaction chez mon voisin, pas même une moue désapprobatrice.
      Le sujet est clos. Sylvain reprend la main et aborde le thème de la formation des militants pour parler en public.
      — Il faut dire des choses suivant la ligne du parti, sans s’étaler trop, surtout il ne faut pas en dire trop et ne pas se laisser entraîner là ou les journalistes veulent nous entraîner, conseille Nicole.
      C’est alors que Christian, s’adressant directement à moi, commence à me faire un cours de mediatraining... Je savoure.
      —Vis-à-vis des journalistes, ce qui est important, c’est de faire passer votre message, il ne faut pas rentrer dans leur jeu et répondre aux questions posées, surtout pas.
      J’approuve et finis mon verre par la même occasion. Nous terminons cette soirée par quelques divagations sur la justice. Encore une fois, je remarque un certain décalage de Cédric quant à la ligne du parti et sa nature véritable.
      — Au sujet de la peine de mort, j’aurais tendance à ne pas être favorable. Une nouvelle fois, Christian rectifie les propos de
      Cédric : « Mais aujourd’hui nous sommes en position d'infériorité vis-à-vis de ceux qui tuent. Nous n'avons pas le droit de les flinguer quand ils font une saloperie ».

       

      Source: Médiapart.

       

       

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    Published by UPAC - dans politique
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    commentaires

    Non au Front National !

    Camarades ,

    Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

        Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

    De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

    - Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

    -Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

     

    Ne lâchons rien ! 

    Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

     

    Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

                Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

     

                Site "moonstomp" : Clic<  link

     

               Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

     

                Site "Antifa Wear" : Clic<  link

     

              Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

     

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