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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 08:05

28 décembre 2012 Par patrick rodel

Hubert Bonin avait publié, il y a deux ans, aux éditions du Festin, un livre sur les Tabous de Bordeaux qui avait fait grincer quelques dents. Il récidive, cette année, avec un sujet hautement à risque, celui des réseaux d'extrême droite, à Bordeaux, depuis le début du 19°siècle  jusqu'à nos jours. Et l'on y découvre une constante qui peut surprendre ceux qui entretiennent le mythe d'un Bordeaux, ville de la modération, à l'image de quelques uns de ses maires tutélaires : la présence d'un noyau plutôt consistant de nostalgiques de l'Ancien Régime, d'ennemis du parlementarisme, de catholiques intégristes, d'antisémites et d'antimaçons. On y retrouve plusieurs grands noms du négoce bordelais, des propriétaires de chateaux prestigieux - ce qui jette une lumière intéressante sur la persistance de certains réseaux au cours des deux derniers siècles et sur le peu d'empressement de l'establishment local à faire la lumière sur cet aspect de la vie politique bordelaise. Selon le contexte politique, ces réseaux semblent se mettre en veilleuse ; mais il suffit que les tensions deviennent plus fortes pour qu'ils reprennent du poil de la bête et parviennent à rassembler autour d'eux des éléments des classes moyennes et des classes populaires qui ont le sentiment d'être laissés pour compte par la société - c'est le cas à l'époque  du boulangisme, ce prototype du populisme,  c'est le cas en 36, avec l'élection de Philippe Henriot, au terme d'une campagne d'une extrême violence ;  c'est le cas, bien sûr, pendant l'occupation lorsque le maire Marquet devient un ministre de Pétain -, jusqu'à représenter une force politique non négligeable. Il faut rappeler qu'avant que la Région ne devienne socialiste, la majorité de droite avait pu se maintenir grâce à l'appoint des élus d'extrême droite. A l'heure actuelle, Bordeaux n'est pas à l'abri des menées souterraines de groupes d'extrême droite - ce qu'avait révélé l'émission de télévision, Les Infiltrés, - .

                 Le travail d'Hubert Bonin ne comporte pas de révélations fracassantes mais en faisant une synthèse d'études fragmentaires qui n'avaient jamais quitté le domaine universitaire, il permet de prendre la mesure d'une constante de la vie politique bordelaise sur laquelle beaucoup avaient préféré garder un silence pudique. Après tout, quand on fait partie de la bourgeoisie bordelaise, on ne souhaite pas toujours clamer  que grand-papa était camelot du roi ou que les affaires n'ont guère souffert de l'occupation allemande - et c'est, dans certains cas, un euphémisme. Il faut quelqu'un qui vienne de l'extérieur, ce qui est le cas de Bonin, pour ouvrir quelques portes de la maison et y découvrir quelques cadavres. Il y a fort à parier que d'autres dents vont grincer - les mêmes sans doute que celles qui n'aiment pas qu'on évoque le passé esclavagiste des vieilles maisons bordelaises ou les compromissions de la collaboration.

                Bonin est spécialiste d'histoire économique. Il entre ici dans une spécialité qui n'est pas la sienne. C'est ce qui lui donne une liberté que d'autres, peut-être, n'auraient pas. On peut regretter que tel ou tel épisode de l'histoire politique bordelaise ait été traité bien rapidement - et c'est dommage quand il s'agit des campagnes législatives  de 32 et 36 ; ou qu'il n'ait pas vérifié certains points - par exemple, Marc Sangnier, en 23, ne peut être présenté comme le leader du Sillon - ce mouvement a été dissout par Sangnier en 1910 -; en revanche, il est à la tête de Jeune République, un parti qui affirmera avec constance son appartenance à la gauche. Mais ce sont des détails et qui n'enlèvent rien à l'intérêt de ce livre. Les catégories qu'il retient : extrême droite, droite extrême, droite dure - montrent leur porosité ; elles sont importantes non en tant que catégories cloisonnées mais parce que dans les situations concrètes analysées elles peuvent révéler leur socle commun - qui est celui de la défense des privilèges. Et, bien sûr, comment ne pas penser aux aspects récents de  la politique nationale ?

 

                                                                    Les tabous de l'extrême droite à Bordeaux, éditions du Festin, 20 euros.

Source: Lu sur Blog Médiapart

 

A lire aussi sur le sujet : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/30/la-justice-ouvre-une-enquete-sur-l-extreme-droite-bordelaise-apres-les-infiltres-sur-france-2_1345418_3224.html

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Published by UPAC - dans culture
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commentaires

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

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