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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:26

La Fête de l'Humanité a dédié l'une de ses avenues à Lise London

  - le 1 Avril 2012

 

En hommage à Lise London, décédée ce week-end, nous republions ici son portrait issu de notre hors-série Figures de la résistance.

Fille d'une famille espagnole venue en France au début du XXe siècle à la recherche de travail, ancienne des Brigades internationales, capitaine dans la Résistance, déportée, Lise London, née Élisabeth Ricol, est une femme rebelle et combative depuis son plus jeune âge.

Lise London est un personnage d'exception, d'une intelligence pétillante avec un parcours plein, fait de drames et de joies, de courage et d'amour, de partage et de lucidité. Elle répète souvent à ses plus jeunes visiteurs: «Ouvrez grands les yeux, ne vous laissez pas enfermer dans les certitudes, n'hésitez pas à douter, battez-vous contre les injustices, ne laissez pas la perversion salir les idéaux communistes. Soyez vous-mêmes.»

Ou cliquez ici

Combattante, elle l'a été depuis son enfance. D'abord à Saint-Étienne où elle vend en cachette de ses parents des cacahuètes grillées pour aider à faire bouillir la marmite familiale, puis à Vénissieux où elle étudie la sténodactylographie et s'engage dans l'action communiste. Secrétaire aux usines Berliet, puis au comité lyonnais du PCF, elle croise Waldeck Rochet et engage une forte amitié avec Jeannette Wermeersch, la future compagne de Maurice Thorez qui disait, comme un signe prémonitoire pour Lise: «Il est difficile de rompre les amarres d'un couple quand on a rien à reprocher à son partenaire si ce n'est de ne plus l'aimer d'amour.»

Elle résiste à la bêtise bureaucratique

Elle est envoyée par le PCF à Moscou en 1934 au siège du Kominterm où elle rencontre pour la première fois Dolorès Ibarruri, la future Pasionaria, qui deviendra secrétaire générale du Parti communiste espagnol en 1942, puis présidente en 1960. Elle a dix-huit ans et s'étonne déjà des «purges», d'un référendum à main levée contre le droit à l'avortement. Elle résiste à la bêtise bureaucratique et sera blâmée.

Lise, c'est l'histoire d'un amour. À Moscou, elle rencontre Artur London, militant du Parti communiste tchécoslovaque. Au self-service du Kominterm, «j'ai aperçu un jeune homme, grand et beau, planté au milieu de la salle, comme pétrifié. Il me fixait intensément sans s'apercevoir que la tasse de thé qu'il tenait à la main dégoulinait le long de son poignet.» Ils décident de vivre ensemble en 1935. Lise rentre seule en France au début de l'été 1936, travaille comme secrétaire auprès du responsable de la MOI (Main-d'oeuvre immigrée, section rattachée au comité central du PCF).

"Sans leur sacrifice que serait-il advenu de notre humanité"

À la mi-juillet 1936 commence le putsch franquiste contre la jeune République espagnole. Elle participe à Paris à la constitution des Brigades internationales et quelques mois plus tard rejoint André Marty au quartier général des BI à Albacete. Elle se souvient avec émotion du long voyage en train et des milliers d'Espagnols rassemblés dans les gares criant «merci frères». «Innombrables étaient alors ceux, écrit-elle, qui payaient tribut à la mort par amour pour la vie. Sans leur sacrifice que serait-il advenu de notre humanité.» En 1937, elle retrouve Gérard (pseudo d'Artur London) qui a rejoint lui aussi les Brigades. Enceinte, Lise regagne Paris au mois de juillet 1938 et donne naissance à sa fille Françoise. Gérard la rejoint en février 1939.

L'ancienne des Brigades internationales, capitaine dans la Résistance, ancienne déportée, sera faite bien plus tard officier de la Légion d'honneur. Elle, elle mérite cet honneur.

Lise London : Entretien par alternatives-images

Sous l'occupation nazie, une première opération est organisée par les FTP. Henri Rol, Tanguy en est le principal artisan. Lise prend la parole devant un magasin à Paris, dénonce l'occupant et s'enfuit sous la protection de deux résistants armés. C'est la célèbre manifestation de la rue Daguerre. Elle sera la seule accusée pour «assassinat, association de malfaiteurs, activités communistes». Suivra ensuite l'emprisonnement à La Petite Roquette où elle accouchera de Michel, puis à Fresnes, à Rennes où on lui retirera son fils, avant de prendre le chemin de Romainville, étape avant le camp de concentration. Son père, son frère Frédo et son compagnon Gérard, eux aussi, sont emprisonnés.

Organisation clandestine

Lise a vécu les années noires, sa famille écartelée, ses copines fusillées, gazées. Elle se souvient avec émotion de ses camarades, Danièle (Casanova), Henriette et les autres, l'horreur des appels, les corvées, les bastonnades, la faim, les fusillades, les fours crématoires, le long transfert à pied sous les coups alors que les troupes soviétiques et américaines s'approchaient des camps. Elle laisse aller une larme et préfère, vite, évoquer l'organisation clandestine installée à la barbe des SS. Pour Lise, le combat prime tout.

Elle n'en avait pas fini. La famille communiste Ricol-London vivra dans sa chair le stalinisme. Vice-ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères, Artur London, ancien déporté lui aussi, comme de nombreux anciens des Brigades internationales que Staline et ses sbires tchécoslovaques voulaient faire disparaître, va vivre l'épouvantable. Il est accusé d'espionnage et Lise, au début, doute. «Et si cela est vrai», s'interrogeait-elle.

Complot planifié par Moscou

Elle n'hésitera pas longtemps, comprenant le complot planifié à Moscou. Pour Artur London, ce sera quatre ans et demi de prison, vingt-sept mois d'isolement, le cachot, la privation de sommeil, les interrogatoires, les coups et les tortures, le chantage. Artur London écrira plus tard dans son livre l'Aveu: «Ces méthodes, qui tendent à briser en l'homme sa dignité, sont à l'opposé de la morale socialiste. Elles sont celles, barbares, du Moyen Âge et du fascisme. En les subissant on se sent dégradé, dépouillé de son titre d'homme.»

L'objectif des tortionnaires visait à détruire les anciens des Brigades internationales, de tenter de salir les proches compagnons d'Artur et aussi les dirigeants communistes français, notamment Raymond Guyot, membre du Bureau politique du PCF, beau-frère de Lise. Elle aura à subir à Prague une perquisition en présence de son père, de sa mère, de ses enfants et dira aux flics: «Vous ne vous conduisez pas mieux que les policiers nazis qui nous ont arrêtés mon mari et moi en 1942.» Elle travaille en usine pour survivre, placée aux postes les plus durs. Elle est marginalisée, ses anciennes amitiés se détournent, et elle est exclue du Parti communiste tchécoslovaque. À ses procureurs staliniens, elle dira: «J'étais, je suis et je resterai communiste, avec ou sans carte du Parti.» Aujourd'hui, à Paris, Lise London ne dit pas autre chose

 

  • Lise London a publié deux livres: Le Printemps des camarades et la Mégère de la rue Daguerre, Éditions du Seuil
  • A lire:

Lise London est morte

Notre camarade Lise London n'est plus. Une femme exceptionnelle n'est plus". Pierre Laurent, PCF

  • A lire aussi, les témoignages de Lise London dans l'Humanité:

"C'est un succès pour le peuple espagnol" (31 octobre 2007)

Résistance: "On voulait montrer que nous n'avions pas peur" (1er août 2007)

José Fort

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Published by UPAC - dans Histoire
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commentaires

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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