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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:15
Les skinhead sont de grands sentimentaux. Ils peuvent pleurer, rougir, se perdre en mélancolie pour une skinhead girl.

Les skinheads sont de grands mélomanes, s'égarant dans les nuances infinies d'un Blue Beat ou d'un ska, d'un Two Tone ou d'un rock steady, d'un street punk ou d'un Oi, d'un style bootboy ou mod...

Les skinheads sont des dandys, élégants et raffinés, coquets même, appréciant au millimètre la taille d'un favori ou d'une coupe de cheveux, veillant au pli toujours marqué de leur jean-cigarette, à l'éclat impeccable de leurs brodequins cirés ou à la qualité de la laine de leur pardessus cintré. « Les vrais skinheads avaient des principes. (...) Il n'était pas question d’embaucher des chevelus. Entre la lame n°1 et la lame n°4 de la tondeuse, c'était le critère. Il tenait aussi à ce que les gars mettent une chemise Fred Perry ou Ben Sherman pour aller bosser, avec une préférence pour les 501 ou les Sta-Prest question futal, appréciait bien un Harrington, ne refusait pas le flight classique oï. Pas de capuche. Un Crombie de laine était plus que bienvenu, même s'il reconnaissait qu'une tenue plus plus souple était plus pratique pour conduire. » Pour un peu, on se croirait dans un catalogue de marques façon Brett Easton Ellis.

Il ne faut pas croire ceux qui y voient une bande de crétins néo-nazis, ultra-violents, buveurs de bière tiède, le crâne cabossé, rasé à blanc, à l'extérieur et à l'intérieur. C'est souvent cela, ce n'est pas que cela et Skinhead, le roman de John King, a le mérite de le rappeler. Jusque-là, cet épigone d'Irvine Welsh  donnait plutôt dans la littérature hooligane, avec notamment une trilogie remarquée, Football Factory, La Meute et Aux couleurs de l'Angleterre. Pour ce livre-ci, pas besoin des feuilles de match du championnat anglais. Un plan du Londres pas touristique ou un vieux jukebox Rock-Ola sont mieux adaptés.

Skinheads est l'histoire d'une famille ou d'une bande (pour les skins, c'est idem), spécifiquement prolétaire et parfaitement anglaise, vu à travers trois générations d'une même famille.

Il y a Terry English – le patronyme est trop beau pour être vrai – « le skin original », patron d'une entreprise de taxis, bientôt cinquante ans, pas bien dans son assiette. Pour lui, « être un skinhead, c'est directement lié au son de la Jamaïque – le rythme suspendu et les voix brutes du reggae – et c’est The Israelites de Desmond Dekker and The Aces qui donne le coup d’envoi. » Et le livre n'est que cela : une longue playlist de raretés, bootlegs, incunables jamaïcains et 45-Tours siglés Trojan. Pour lui, « être un skinhead c'est sortir de la maison – traîner avec les potes devant un mug de café brulant – au coin de la rue – et mieux que tout c'est filer au Club des jeunes – où il peut exhiber ses Brutus. (...) Beaucoup de skinheads sont de très jeunes gens – seuls, il n'auraient pas grande chance de s'en sortir – un gamin ne peut pas grand chose face à un mec de 30 ans – mais ensemble personne ne va les faire chier – le nombre fait la force – c'est ça le pouvoir du peuple – c'est ce que disent les hippies ».  

Il y a Ray, son neveu, bonehead, « un dingue, un méchant, dans la tradition de Slade », loin d'être décérébré, mais « préférant la poésie populaire de Jimmy Pursey (le chanteur de Sham 69) à celle de Byron et de Shelley », ayant le plus grand mal du monde, surtout, à contenir sa rage. Pas (seulement) contre les Pakis pauvres de son quartier – « ce pays a toujours accepté les demandeurs d'asile. C'est ça qui nous a rendu forts, pas les compagnies des Indes ni l'esclavagisme. Il ne faut pas se tromper d'ennemis » –, mais contre l'Etat, l'Europe, les travaillistes et les conservateurs; «les pirates somaliens et les maquereaux serbes», tout ce qui est à plus d'un jet de manche de pioche de son champ de vision.

Ray-la-boule (comme on parle d'un coup de boule) a aussi une vision toute personnelle de l'histoire de la musique: « la musique traditionnelle britannique exportée en Amérique avec les premiers colons, puis requinquée par la liberté de classes du Nouveau Monde, mutant vers le bluegrass et le hillbilly, puis les nouveaux mode de production et l'approche plus aggressive des descendants la transformaient en rockabilly et rock'n'roll et l'enregistraient sur cire, les ancêtres britanniques la récupéraient de l'autre côté de l'eau, les Teds (les teddy boys édouardiens) bâtissaient un culte autour de la musique, l'Angleterre réinventait un son et le rebalançait avec les (Rolling) Stones et donnait naissance à une nouvelle tribu avec les mods, l'ouverture d'esprit des Anglo-Saxons les autorisant à picorer et grignoter dans le boogie-woogie, le rythm and blues, le reggae, puis le rock, sur quoi le son boot boy (proto-glam rock à tendance footbalistique) devenait le punk, et la mutation s'accélérait encore, à rebours avec 2-Tone (label de ska à damier), le Oi frappait un grand coup et décapitait les branleurs qui s'employaient à faire du punk synthétique (de la new wave, donc) » 

Et il y a le tout jeune Lol – Laurel en hommage à Laurel Aitken –, fils du premier, quinze ans, qui tente la jonction du skin et du skate. Déjà loin de l'atavisme skinhead, où tout est étroit et comprimé, les corps, les sentimentes et les idées. Loin de cette fierté prolétaire effrayée par « l'éradication du sentiment d'appartenance et la destruction de la responsabilité personnelle ». Il écoute Rancid (du punk) autant que 50 cent (du rap), voire des groupes de fusion américaine. Il est presque l'un de ces hippies honnis, « dégueus, infects, puants, flemmards, des rats ». Pourtant, résume Ray, « la Oi et le punk étaient censés rapprocher les prolos, pas les diviser davantages. »

L'argument de John King est faible – le patriarche sentant la vieillesse venir décide de rouvrir un club de billard et s'amourache de sa jeune secrétaire – et la démonstration – non, les skinheads ne sont pas de méchants garçons, juste des prolétaires avec une conscience de classe – un peu lourde à force d'être répétée de page en page. Mais King sait utiliser quelques artifices d'écriture pour varier les voix et les points de vue, il excelle à camper des personnages réalistes, le cœur et le cri au bord des dents. Pour peu qu'en plus, le roman permette de découvrir ou de retrouver quelques airs oubliés, sa lecture ne saurait être, totalement, une perte de temps.

 

Musiques à relier au livre :

The Liquidator, Harry J All-Stars (FC Chelsea)
Skinhead, Laurel Aitken
Judge Dread, Prince Buster
Israelites, Desmond Dekker
Everything Crash, The Ethiopians
Johnny Too Bad, The Slickers
Big 9, Judge Dread
Return of Django, The Upsetters
Spread your bed, The Versatiles
Pressure drops, Toots and the maytals
A Message to you Rudy, The Specials
Symarip, Skinhead moonstomp
If the kids are united, Sham 69
Warhead, UK Subs
Harry May, The Business
Oi! oi! oi!, Cockney Rejects
Macramé les doigts, les VRP .

 

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Published by UPAC - dans culture
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commentaires

henribd 18/08/2012 00:37


Une virée dans l'univers de trois générations de skinheads, le foot la musique la bière et la baston.


Le livre de John King est très dur à lâcher, outre son écriture soignée et ciselée, des personnages attachants, une humanité à la Ken Loach, il cite page après page les titres phares du mouvement
Oï, du reggae au streetpunk en passant par le ska et le hardcore.


J'aime ces oeuvres qui nous immergent dans une culture, font à leur tour découvrir des films, des livres et toujours plus de musique. 


Bien que certains passages un peu trop patriotique,un brin d'homophobie et de misogynie m'aient fait serrer les dents, ce livre reste la bonne surprise de mon été.


 


J'ai fait la playlist des morceaux cités dans Skinheads :


 


http://www.youtube.com/playlist?list=PL6F6512FF24FCBBFD

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

            Site "moonstomp" : Clic<  link

 

           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

  Badges UPAC:

 

Modèle 25 mm

 

Badge-UPAC-GM.jpg

 

 

 

Modèle 32 mm.

 

badge-UPAC.jpg

 

 

Fabrication "FFC Production".