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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:03

La majorité des films réalisés sur les skinheads ont plutôt porté préjudice à ce phénomène musical et vestimentaire issu de la jeunesse ouvrière, qui découle de la mouvance « mod » de la fin des années 60. Son virage à l’extrême droite en est la raison principale.

La plupart des films accentuent les faits divers les plus sordides plutôt que de chercher à vraiment analyser et comprendre les racines du mouvement.

A quelques exceptions près, le grand public garde toujours cette même image de la brute décérébrée incapable de penser une autre alternative que l’Holocauste. Mais le « cinéma skin » a tout de même donné quelques belles images et scènes mémorables. Doit-on lui en demander plus ?

Les années 60 : l’émeute skinhead

Les premiers skinheads sont-ils apparus en Allemagne, avant l’Angleterre ? C’est ce que portent à croire différentes coupures de presse sur les exactions de jeunes rasés en 1961, année de la construction du Mur.

« Die Glatzkopfbande » de Richard Groschopp (1963)

Deux ans plus tard, « Die Glatzkopfbande » de Richard Groschopp récolte un gros succès en RDA. Plus intéressant qu’il n’y paraît, ce drame à la limite de la propagande oppose la rigueur de l’Est à la décadence américanisée : musique rock, bandes émeutières et chaos ambiant.

Au passage – fait majeur –, les premiers skinheads portaient des Birkenstock !

Extrait de « Die Glatzkopfbande » de Richard Groschopp

(1963)

« Bronco BullFrog » de Barney Platts-Mills (1969)

On entre plus dans le vif du sujet ici. La vie des jeunes prolétaires anglais de la fin des années 60 est une impasse dans l’East-London. Ce film amateur, tout comme les acteurs, rétablit à merveille l’atmosphère et la vie des « suedeheads », moitié « mod », moitié skinhead en plus décontracté. L’approche très sociale navigue entre galères, meufs, petits boulots et soul/reggae.

Bande-annonce de « Bronco BullFrog » de Barney Platts-Mills

(1969)

Quelque peu oublié, « Bonco BullFrog » sera une source d’inspiration pour le film « Quadrophenia » de Franc Roddam, dix ans plus tard.

Années 70 : le skinhead hiberne

En 1971, « Clockwork Orange » marque les esprits par ses codes et son ultra-violence. Pour le reste, rien à signaler pendant les années 70. La contre-culture est passée à autre chose et les skinheads hibernent.

Plus que « The Wanderers » ou « The Warriors » en 1979, ce sont des films musicaux comme « Breaking Glass » et « Rude Boy » qui témoignent du vrai « revival » skinhead, anglais, alors en cours.

Bande-annonce de « The Wanderers » de Philip Kaufman

(1979)

« Made in Britain » d’Alan Clarke (1982)

Tim Roth – c’est son premier rôle – campe ici Trevor, un skinhead de 16 ans, adolescent violent, insoumis et incontrôlable. Il ne supporte aucune forme d’autorité et fuit son foyer, préférant sniffer de la colle et voler des voitures que de chercher du travail. De toute façon, il n’y en a pas.

Bande-annonce de « Made in Britain » d’Alan Clarke

(1982)

La swastika tatouée entre ses deux yeux est plus un cri de guerre contre la terre entière qu’un programme politique (toujours ce spectre du « National Front »). Mais le tournant du mouvement et des films qui s’y consacrent s’opère définitivement ici.

  • A voir aussi : « Oi For England », « Meantime ».

Les années 90 : le skinhead n’a pas de cerveau

Les années 90 arrivent à grand pas. Avec elles, une série de films plus ou moins mauvais dressent un même constat : les skinheads sont tous des abrutis, fanatiques du Troisième Reich.

Le cinéma skinhead délaisse le social pour l’action ou le drame à outrance. La première bêtise du genre provient des Etats-Unis avec « Skinheads » de Greydon Clark en 1989.

Extrait de « Skinheads » de Greydon Clark

(1989)

Mais le véritable manifeste des années haine vient d’Australie et sert de modèle à la génération suivante.

« Romper Stomper » de Geoffrey Wright (1992)

Grâce à « Romper Stomper », la carrière de Russell Crowe s’envole pour la bannière étoilée. Il incarne Hando, un orateur autoritaire qui domine une bande de skins-squatteurs, chacun avec une personnalité très marquée.

Bande-annonce de « Romper Stomper » de Geoffrey Wright

(1992)

A force de provoquer les nombreux immigrés vietnamiens de Melbourne, ils récoltent la guerre. Bastons, cavales et amours déchues (le deuxième rôle, héroïnomane, se jette sous un train après le tournage du film). Les scènes de poursuite sont rythmées et la séquence de fête dans leur squat devient culte.

La scène de fête de « Romper Stomper »

Le charisme de Crowe fait naître beaucoup de vocations chez les ados en perte de repères. Après ça, chaque pays propose son film skin, ou plutôt sa « dérive du nationalisme » qui n’apporte pas grand chose au débat : « Teste Rasate », « Skins », « Speak Up ! It’s so dark », « The Infiltrator ».

Bande-annonce de « Teste Rasate » de Claudio Fragasso

(1993)

Le seul exemple français dans les années 90 se résume au déguisement de Mathieu Kassovitz dans son film « La Haine », c’est dire...

« American History X », film cité à outrance, amène une dimension cinématographique qui fait date en 1998, tandis que « Pariah » replonge dans les vieux poncifs la même année.

Bande-annonce de « American History X » de Tony Kaye

(1998)

Années 2000 : le skinhead a un cœur

Au tournant des années 2000, le slogan « être nazi ou ne pas être », qui servait de base à tous les scénarios, semble enfin révolu. Les années psychologie sont là. Et le constat que, derrière la violence brute, il y a un petit cœur à bretelles qui bat.

« Oi ! Warning » de Ben et Dominik Reding (1999)

Le cinéma s’élève, du moins essaie, et obtient de belles réussites. Les réalisateurs reviennent aux racines ou tentent autre chose. Dans « Oi ! Warning » (1999), un jeune fugueur découvre le mouvement skinhead et tombe amoureux d’un punk.

Extrait de « Oï ! Warning » de Ben Reding et Dominik Reding

(2000)

Dur de conjuguer tout ça à la fois. Filmé en noir et blanc dans les zones déshumanisées de la Rhur, l’impact est réussi.

En 2002, « Fürher Ex » flirte aussi avec amitié et homosexualité à travers deux amis opposés idéologiquement qui vivent les dernières heures de la RDA. C’est quelques mois avant qu’un nouveau classique du genre ne sorte.

« Danny Balint » de Henry Bean (2001)

« Une histoire vraie », comme on lit souvent depuis. Un étudiant (Ryan Gosling) se proclame skin juif, lit en simultané la Torah et « Mein Kampf », et se promène même dans New York en T-shirt à croix gammée. La confusion entre aryanité et synagogue va faire perdre les pédales à Danny Balint le kamikaze, dans une fin à la morale très judéo-chrétienne.

Le film est très confus mais pas inintéressant sur les contradictions souvent inhérentes au milieu skin.

Bande-annonce de « Danny Balint » de Henry Bean

(2001)

C’est maintenant l’heure des films « authentiques » et ça commence avec « 16 Years of Alcohol ».

« 16 Years of Alcohol » de Richard Jobson (2003)

Un ancien skinhead essaie de surmonter son addiction à l’alcool et à la violence. Sur fond de ska (Symaryp) et d’« Orange Mécanique », la bande des quatre skins écossais est calquée sur le modèle de Kubrick.

Le tournant du film est la tentative de féminisation du héros par sa petite amie. Changement de look, d’attitude, de goûts musicaux et artistiques. Cela donne d’amusantes discussions et une excellente scène dans une galerie d’art. La fin est un peu prétentieuse, mais le film est beau et réussi, et sans aucun symbole nazi.

Bande annonce de « 16 Years of Alcohol », de Richard Jobson (2003)
  • A éviter ensuite : « Diario de un Skin », « Steel Toes », « Children of Wax ».

« This Is England » de Shane Meadows (2007)

C’est le film-clé de ces dernières années. Mascotte de la bande de skins locale, Shaun est un gosse de 8 ans dont le père a été tué aux Malouines. Combo, l’ex-boss de la bande, sort tout juste de prison et les abreuve de récits nationalistes et racistes. Le groupe se scinde alors en deux : ceux qui veulent s’engager dans le combat et les autres.

Une fin relativement exagérée dans la violence et un discours plutôt simpliste (drapeau à l’eau) entâchent le portrait. Ceci dit, l’atmosphère « anglo-froide » ainsi que la bande-son reggae font de ce film un des plus « réels » de la liste.

Bande-annonce de « This Is England » de Shane Meadows

(2007)

« Skin » de Hanro Smitsman (2008)

« Skin » est la synthèse de tous les bons films sur le sujet. Nous voilà catapultés en Hollande à la fin des années 70. Tableau aussi morose qu’en Angleterre.

Frankie, petit, juif et roux, se rase la tête en solidarité pour sa mère qui fait de la chimiothérapie. Le soir d’un concert punk, Frankie, le ventre plein de haine, tend le bras. Bagarre. Il se fait rattraper par la bande du quartier et participe à un fait divers reconstitué de 1982, où des skins avaient pris d’assaut un squat.

Bande-annonce de « Skin » de Hanro Smitsman

(2008)

Cet excellent film rappelle fortement « Made In Britain », avec une bonne esthétique et un véritable intérêt pour la sous-culture, au-delà du spectacle.

Malheureusement, les tondus qui étaient presque apprivoisés vont redevenir les bourreaux d’antan. Comme si tous les films ayant œuvré pour la vérité, ou du moins pour la qualité, n’avaient servi à rien.

Le cinéma rasé jette maintenant un œil chez les déçus du communisme. Russie, Serbie, Allemagne de l’Est.

« Russia 88 » (2009) de Pavel Bardin, « Sisanje » (2010) de Stevan Filipovic, et « Kriegerin » (2011) de David Wnendt abordent la généralisation de la violence sur Internet (« Russia 88 », banni en Russie, est tourné façon YouTube), le processus de séduction, de fanatisation et d’émulation collective propre aux gangs, qui font passer l’action avant la réflexion.

Le besoin de sensationnel conduit toujours le nouvel initié à des conduites de plus en plus risquées, pour aboutir à une fin tragique et radicale inhérente au genre, désormais usé jusqu’à la corde. Attendons la prochaine vague.

BAnde-annonce de « Russia 88 » de Pavel Bardin

(2009) 

 

Source: Rue 89

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Published by UPAC - dans culture
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commentaires

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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