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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:15

« L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes. »

C'est par cette phrase que débute l'un des livres les plus influents de l'Histoire, « Le Manifeste du parti communiste », coécrit par Karl Marx et Friedrich Engels en 1847.

Avec l'effondrement de l'URSS et la conversion de la Chine à l'économie de marché, cette analyse a fait long feu. Un coup d'œil sur l'immense base de donnée de Google Books confirme cette intuition. Depuis le milieu des années 70, le marxisme a perdu de son aura dans la vie intellectuelle.


Google Ngram Viewer permet d'analyser les récurrences d'un terme dans les millions de livres numérisés par Google Books.

Données confirmées (en anglais) par le linguiste Geoff Nunberg sur la NPR, la radio publique américaine, qui expliquait tout récemment que le nombre d'occurrences de « lutte des classes » ou de « prolétariat » dans la célèbre New Left Review, une revue britannique de sciences politiques fortement ancrée à gauche, avait été divisé par quatre en quarante ans.

Des partis de gauche qui se détournent peu à peu

Dans les années 90 et 2000, les grands partis de gauche européens se sont eux aussi éloignés de l'idéologie marxiste. C'est dans sa déclaration de principe de 1990 que le PS abandonne le terme de « lutte de classe » et en 2008 qu'il élimine toute mention de « révolution ».

En 1999, alors à mi-mandat, le premier ministre Tony Blair proclame  : « La lutte des classes est finie ! » Quelques années plus tôt, c'était le tory John Major qui annonçait l'avènement d'une « société sans classe ».

Même Antonio Negri, figure de proue du mouvement altermondialiste, insiste sur l'obsolescence de la notion de lutte des classes, largement développée dans ses ouvrages « Empire » (2000) et « Multitude » (2004), qu'il rappelle dans uneinterview donnée à « Philosophie Magazine » :

« Les concepts de peuple, de prolétariat et de classes sociales sont désormais caducs. Ils correspondaient à certaines réalités historiques, aujourd'hui disparues. L'idée de peuple était liée à l'Etat-nation, celle de prolétariat au développement de l'industrie au XIXe siècle. Or les Etats-nations sont affaiblis et l'exploitation de la force de travail a pris une forme différente. [...] Le secteur secondaire tend à disparaître, dans les pays capitalistes, au profit des services. »

Le renouveau de la lutte des classes

Seulement voilà, la crise financière et la montée des inégalités sont passées par là, avec leur cortège de prises en otage de dirigeants d'entreprises, de dérives de la finance et de fragilisation de la classe moyenne. Le tout semble redonner à la grille d'analyse marxiste une nouvelle jeunesse.

Judt, toujours dans la New York Review of Books, souligne bien ce revirement :

« Ce que les contemporains de Marx, au XIXe siècle, appelaient la “question sociale” – c'est-à-dire comment en finir avec l'énorme écart entre riches et pauvres, et avec les honteuses inégalités en matière de santé, d'éducation et de chances de réussite [...] opère un retour en force dans l'actualité internationale. Ce qui apparaît à ses riches bénéficiaires comme étant une croissance économique mondiale et l'ouverture des marchés nationaux et internationaux aux investissements et aux échanges est de plus en plus perçu par des millions d'autres personnes comme une redistribution de la richesse mondiale au profit d'une poignée de multinationales et de détenteurs de capitaux. »

L'idée d'une nouvelle « lutte des classes » s'immisce dans les rangs des élites. Le journaliste Marc Landré, spécialiste des questions sociales au Figaro,rapportait ainsi début 2009 un propos que lui avait tenu un cadre d'une grande organisation patronale, qui confirme la cristallisation des conflits sociaux autour des « classes » :

« Je pense que l'on va vivre dans les prochaines années une forme de retour de lutte des classes, lorsque deux camps ont des intérêts divergents et cherchent par tous les moyens à faire plier l'autre ».

Geoff Nunberg note pour sa part qu'actuellement, les mots « lutte des classes » apparaissent cinq fois plus souvent dans le très respectable et conservateur Wall Street Journal qu'il y a quarante ans.

De Ségolène Royal à Barack Obama

Ségolène Royal, interrogée par le « Journal du dimanche » en 2009 sur le climat social de plus en plus tendu avait eu cette phrase surprenante :

« Quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien Régime ! Alors, est-ce le retour de la lutte des classes ? Peut-être. »

Même aux Etats-Unis, la notion se fraie un chemin jusqu'aux discours des politiques. Pour Geoff Nunberg le terme « n'est plus aussi outrancier qu'avant ». Et de souligner :

« Le jour où Obama a annoncé sa réforme de la fiscalité, il a dit : “Si demander à un milliardaire d'avoir le même taux d'imposition qu'un plombier ou un enseignant fait de moi un guerrier de la classe moyenne, alors je considère cette mission comme un honneur”, faisant de lui le premier démocrate à accepter cette étiquette et à invoquer la rhétorique de la guerre contre les riches. »

« La crise fait l'objet d'un traitement de classe »

Pour Mathilde Larrère, historienne et professeur à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, le retour de ce vocable né il y a deux siècles est perceptible :

« Le terme de lutte des classes est passé de mode parce que les partis qui le portaient ont disparu. Et comme il était moins présent à gauche, donc il faisait moins peur à droite. Mais j'ai l'impression que ça revient aujourd'hui. Ce qu'on appelle par exemple la “politique de classe” menée par Sarkozy relève de la même logique. Il y a de plus en plus l'idée que la crise fait l'objet d'un traitement de classe, qu'elle est créée par une classe et payée par une autre. Là encore, c'est la même logique. »

De nombreux économistes et sociologues ont récemment rénové la lecture de la société en termes de classes et souligné l'émergence de nouvelles tensions et de nouvelles divisions.

Pour l'économiste Jean Matouk, la hausse des inégalités de revenus et la fragilisation de la classe moyenne réveillent les antagonismes sociaux. Il y a trois ans, dans une tribune pour Rue89, il se posait une question d'une actualité plus que jamais brûlante :

« Les “classes”, au sens marxien, ont peut être disparu, mais les privilèges financiers croissants ne sont-ils pas en train de catalyser les mêmes antagonismes qui secouèrent la France durant tout le XIXe siècle ? »

Source: Rue 89

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commentaires

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

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Fabrication "FFC Production".