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Antifascistes !

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Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 20:35

 


Didier Fassin
Anthropologue
 

Notre entretien avec l'anthropologue Didier Fassin sur la brigade anticriminalité (BAC) avait suscité de nombreuses réactions, auxquelles il répond aujourd'hui.

En écrivant « La Force de l'ordre », je m'adressais non seulement à mes collègues en sciences sociales, mais aussi à un lectorat plus large avec l'intention de mettre en discussion des questions que pose le travail de la police dans les banlieues.

Je me réjouis donc des 700 commentaires suscités par l'entretien publié par Rue89, et ce, du reste, qu'ils soient favorables ou critiques.

Le discours des jeunes, systématiquement disqualifié

Le récit du début du livre, dont on apprend qu'il concerne mon fils, a suscité des remarques intéressantes. Je l'ai inséré pour suggérer que, loin de ne parler que des « habitants des cités », mon enquête concerne l'ensemble de la société française. Certains en concluent toutefois que cette histoire est suspecte puisqu'elle a été saisie à travers l'expérience de la victime de l'erreur policière.

C'est ainsi en effet que les discours des jeunes sont systématiquement disqualifiés. En livrant les faits de cette manière, je voulais justement réhabiliter la parole si peu entendue de ceux qui ont régulièrement affaire à la police dans ces conditions.

Mais la discussion débouche sur une interrogation importante sur l'objectivité du chercheur : ayant vécu cette expérience, je serais, selon certains, devenu juge et partie. Il est intéressant que la critique vienne d'un enseignant de l'Ecole nationale des officiers de police qui, très logiquement, défend lui, dans son texte, l'institution qui l'emploie.

Je n'entretiens pas de relations avec le monde policier

C'est là le problème de beaucoup de travaux sur les forces de l'ordre : la proximité personnelle et parfois la dépendance financière des chercheurs par rapport au monde de la police.

J'ai la chance de ne pas avoir de relations à entretenir avec ce dernier (j'ai travaillé avec lui comme je l'ai fait dans le passé avec le monde de la santé) et d'avoir bénéficié d'une autonomie de mes financements (provenant de la principale agence européenne de recherche).

La question de l'objectivité n'en demeure pas moins. Chacun sait qu'il est impossible d'être parfaitement objectif dans la description et l'analyse des faits sociaux : même la construction et l'interprétation des statistiques, pourtant présentées comme neutres, traduisent des choix et révèlent parfois des manipulations, ainsi que je le décris pour les chiffres de la délinquance.

Cependant, on est d'autant plus objectif qu'on donne au lecteur le moyen d'être « objectivé ». C'est ce que j'ai fait en livrant des éléments autobiographiques dans le prologue et l'épilogue, permettant de comprendre que ma familiarité avec ces questions ne provenait pas seulement de mon enquête, mais d'une vie passée pour l'essentiel dans la banlieue parisienne.

Je n'affirme pas que tous les policiers ont des pratiques discriminatoires ou brutales

Cela ne suffit évidemment pas. C'est pourquoi, en citant des gardiens de la paix, des officiers, des commissaires, des hauts fonctionnaires, mais aussi des jeunes, des habitants, des éducateurs, j'ai tenté sinon d'énoncer une vérité définitive, au moins de rendre compte d'une diversité de points de vue.

Si j'en viens aux discussions générées par mon étude, elles tiennent pour une bonne part au fait de savoir s'il est possible de la généraliser et si tous les policiers sont racistes et violents.

Je ferai deux observations :

  • mon livre ne comporte que deux chapitres sur ces thèmes, et encore s'agit-il d'essayer de comprendre les logiques du racisme et de la violence plutôt que de stigmatiser des pratiques individuelles. Je montre ainsi que les membres de la brigade anticriminalité que j'ai étudiée ont ces comportements parce qu'ils sont recrutés selon des modalités particulières et qu'ils se sentent autorisés, voire soutenus, par les autorités publiques. Je montre de même que les jeunes gardiens de la paix, de par leur origine et leur formation, sont conduits à voir les banlieues comme un monde hostile qui justifie des conduites qu'on jugerait ordinairement inacceptables. Puisque les logiques que je décris ne sont pas spécifiques, on peut difficilement dire que mon constat, au demeurant corroboré par d'autres études, des témoignages et des plaintes, soit purement local ;
  • je n'affirme pas pour autant que tous les policiers ont des pratiques discriminatoires ou brutales. J'explique que nombre d'entre eux sont conscients de ces problèmes, mais que l'institution policière ne leur offre guère de possibilité de les dénoncer ou de les combattre : ils n'ont alors pas d'autre option que de se taire et de laisser faire, en s'efforçant de conduire leur travail au mieux.

Au fond, mes analyses, que certains internautes confirment par leur expérience, ne paraissent originales à beaucoup qu'à cause de la chape de plomb qui s'est abattue sur le travail des forces de l'ordre dans les banlieues et qui permet d'ignorer un quotidien dont tout démocrate devrait s'inquiéter.

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Published by UPAC - dans politique
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commentaires

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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