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Antifascistes !

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Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 22:05

Cette thèse d'un socialisme du 21ème siècle défendue par quelques écologistes et politiques français proches de la gauche  révolutionnaire, dont Raoul Marc Jennar, est très intéressante.(ci-dessous la déclaration de Raoul M.J en juin 2008, suivie d'un article sur le livre "écosocialisme" de Michael Lowy). 

 Par conséquent, ce concept mérite une véritable attention.

 Pour l'UPAC, Kyosen.

         un éco-socialisme du Pour XXIe siècle

    Par Raoul Marc Jennar

 

C'est la première fois, depuis très longtemps , que j'interviens à une tribune pour parler d'un parti politique. Et tout compte fait, c'était peut- etre plus facile de parler de la proposition Bolkestein, du TCE ou des accords de l'OMC. Mais bon, les années passent et j'appartiens à cette génération qui reve depuis trop longtemps d'un parti de gauche enfin conforme dans les actes à ses valeurs et aux espérances qu'il porte. Alors, j'ai décidé de ne plus me contenter de rever.

Je vais expliquer pourquoi je souhaite le succès du projet NPA. Je n'aime pas ce nom provisoire; j'espère qu'on va en trouver un autre, plus positif. Mais là n'est pas l'essentiel. Et, pour la commodité, je m'en servirai ce soir.

Je le souhaite parce que la LCR est la seule qui propose de se fondre dans un essemble plus vaste où se retrouvent celles et ceux qui partagent les memes analyses, les memes alternatives et les memes stratégies. Aucun de ces partis ou groupes qui ont flingué le projet NPA avant meme qu'il ait vu le jour, n'a proposé  d'en faire autant. Aucun. Meme pas les Alternatifs rouges et Verts dont le porte-parole distribue régulièrement des bons et des mauvais points aux uns et aux autres au nom d'une unité pour laquelle, comme les autres, son organisation ne propose rien d'autre que de répéter les erreurs passées. 

Je souhaite le succès du NPA, parce que ce projet implique une cohérence qui est la seule garantie contre les dérives et les déceptions inévitables lorsqu'on met ensemble des contraires. On ne peut pas construire un rassemblement crédible entre des productivistes et ceux qui veulent d'autres modes de consommation, entre des pro-nucléaires et des écolos, entre des cocos et des libertaires, entre des partisans de l'Europe telle qu'elle se fait et des adversaires de cette Europe-là. On ne rassemble pas ceux qui veulent adoucir le capitalisme et ceux qui veulent le dépasser. L'appel des Politis ne tire aucune leçon de l'échec du rassemblement que nous avons tenté de construire sur la base de l'appel du 11 mai 2006 en vue d'une candidature unique à la présidentielle. On ne rassemble pas des contraires. Croire ou faire croire que le PS puisse redevenir socialiste, croire ou faire croire que le PCF puisse renoncer à ses liens avec le PS, c'est refuser de tirer les leçons  des 25 dernières années et c'est entretenir des illusions sans lendemain.

Tout cela doit nous convaincre que la pertinence du projet NPA repose sur son contenu. Ce contenu doit traduire une mutation par rapport au message historique véhiculé par la LCR.

Cela ne signifie en rien que les militants de la LCR doivent se renier. Car la LCR elle -meme a déja intégré de nombreux thèmes qui sont constitutifs de cette mutation. Cela veut dire qu'il faut faire ce que la LCR comme telle n'a jamais fait- et Francois Chesnais le rappelait très bien dans une récente tribune- il faut donner à cette mutation une base théorique. Il faut que le projet du nouveau parti s'appuie sur une analyse globale du monde tel qu'il se présente à nous, non pas au 19ème siècle, ni en 1917, mais aujourd'hui.

Je ne vais développer maintenant tous les éléments de cette analyse. J'en retiens trois qui sont qui m'importent le plus comme militant altermondialiste:

* la mondialisation

* l'égale centralité de la question sociale et de la question écologique 

La démocratie et les libertés fondamentales

Je ne suis pas de ceux qui limitent l'engagement au terrain institutionnel. Je suis convaincu que vouloir changer la vie, cela peut se traduire par bien d'autres modes d'action que celui qui consiste à se faire élire. Et je voudrais au passage regretter à quel point on néglige encore trop les techniques fournies par la désobéissance civile qui sont une des formes efficaces de l'insurrection et qui, trouvaient déjà dans l'article 35 de la plus belle Constitution que la France se soit donnée, celle de 1793, un fondement légal, puisque cet article disposait que " Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

C'est manifeste, le champ institutionnel ne peut etre le seul sur lequel l'action du NPA doit s'engager. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faille le négliger. Car il apporte un élément hors duquel rien n'est acceptable à mes yeux: la garantie que les transformations indispensables sont le résultat de la volonté populaire majoritaire et non pas celui de la contrainte imposée par une minorité, fut-elle éclairée.

La démocratie est donc un élément incontournable dans la construction d'une alternative. Mais force est de constater que la démocratien n'a jamais réalisé la célèbre formule d'Abraham Lincoln: "le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Et j'ai envie de dire: moins que jamais. Car, comme jamais, aujourd'hui, les représentés ne se sentent plus représentés par leurs représentants. L'usage abusif de la délégation, de la communauté de communes à la Commission européenne, a complètement dévoyé la démocratie représentative. La professionnalisation de la représentation la confisquée. Et ce qui vaut pour les institutions vaut, avec la meme intensité, pour les partis politiques tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui.

De la commune à l'Europe, la démocratie est à refonder. Il faut reprendre le reve de Jaurès et faire de la démocratie un outil révolutionnaire.

De meme, je suis convaincu que le parti à créer doit etre à la pointedu combat pour les libertés fondamentales. J'appelle libertés fondamentales aussi bien les droits individuels que les droits collectifs.

Depuis une vingtaine d'années, une série de lois qui portent les noms de Pasqua, de Chevènement, de Vaillant, de Perben, de Sarkozy, de Dati, d'Hortefeux sont de véritables agressions contre les libertés fondamentales et de répugnantes atteintes à la dignité humaine. Les libertés reculent. Et nous oublions cet avertissement du pasteur antinazi Niemoller:

" Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit,

 Je n'étais pas communiste.

 Quand ils sont venus cherchert les syndicalistes, je n'ai rien dit,

Je n'étais pas syndicaliste.

Et vous connaissez la suite, une suite à laquelle on pourrait ajouter,

Quand ils sont venus chercher les sans-papiers, je n'ai rien dit,

J'avais mes papiers.

Une suite qui se termine par

Puis quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester." 

N'oublions pas cet avertissement. Les libertés reculent. Gravement. 

Depuis le 11 septembre, au nom de la lutte contre le terrorisme, au nom de la sécurité, les lois se sont multipliées. Au niveau national et aussi au niveau européen, comme on vient encore de le voir avec la directive de la honte. Bien évidemment la sécurité est un droit. Et de ce point de vue, je dirai que le droit de ne plus vivre dans la peur reste à conquérir, dans les usines comme dans les quartiers. Mais jamais au prix des libertés fondamentales. Benjamin Franklin, dont on oublie souvent qu'il fut un grand penseur des Lumières, disait: " Ceux qui sont prets à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sécurité passagère ne méritent ni l'une ni l'autre". 

Approfondir la démocratie, défendre et promouvoir les libertés fondamentales est un impératif. Ca l'est plus encore quand on prétend des changements révolutionnaires. La fin est déja dans les moyens. 

La mondialisation

Avec la mondialisation, nous sommes en présence de l'entreprise la plus gigantesque d'avertissement que l'humanité ait jamais connue. Nous dépassons déjà, içi et là, ce que redoutaient Huxley et Orwell. Nos gouvernements, assistés par le bureau d'éudes dont ils se sont dotés qu'est l'OCDE, l'Oganisation de Coopération et de Développement Economiques, ont fourni la capacité de limiter le droit des peuples à disposer d'eux-memes à des institutions internationales, - la Banque Mondiale, le Fond Monétaire Internationale, l'Organisation Mondiale du Commerce- qu'ils ont dotées de pouvoirs contraignants. Au seul bébéfice des firmes transnationales.

Il faudrait plusieurs soirées pour décoder les textes et expliquer les mécanismes. Je veux simplement, à travers trois exemples concrets, indiquer qu'il n'est pas possible d'ignorer la mondialisation quand on prétend transformer la société. Il n'est pas possible comme le font encore si souvent les organisations syndicales d'attendre, pour réagir, les retombées nationales des négociations internationales ou européennes. Désormais, si on ne veut pas se résigner à des combats d'arrière-garde perdus d'avance, il faut se battre avec la meme intensité au niveau national, au niveau européen et au niveau mondial.

Nous sommes confrontés au plus sinistre des jeux de poupées russes. La plus petite, c'est chacun de nos Etats; la moyenne pour nous Européens, c'est l'Union Européenne; la plus grande c'est une des trois institutions que je citais à l'instant. Bien des réformes qu'on nous impose aujourd'hui au niveau national ne sont que l'exécution de décisions prises avec la participation du gouvernement français au niveau européen et au niveau de ces institutions mondiales.

Plus concrètement, prenons, par exemple, la mise en concurrence des activités des services, c'est-à-dire la libéralisation qui n'est bien souvent qu'une étape vers la privatisation. Elle a d'abord fait l'objet de négociations internationales entre 1986 et 1994. Mais dans le meme temps, les gouvernements français de l'époque et Jacques Delors au nom de l'Union européenne concoctaient l'Acte unique européen et le Traité de Maastricht. Dans le meme temps, au niveau national, Bérégovoy taisait adopter une loi de déréglementation financière. Ainsi était créé le cadre pour appliquer en Europe et au niveau national ce qui allait devenir l'AGCS, l'Accord Général sur le Commerce des Services, un des accords gérés par l'OMC. Son objectif est de privatiser à terme toutes les activités de tous les services dans tous les secteurs, au travers de négociations successives. Et tout découle de l'AGCS. Au niveau européen, la stratégie de Lisbonne, les décisions de Barcelone, le processus de Bologne, la proposition Bolkestein. Au niveau français, la privatisation totale du secteur bancaire, les mises en concurrence et les privatisations dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, des transports, de la poste, de la santé, de l'enseignement.

Un autre exemple, l'Accord de l'OMC sur les droits de propriété intellectuelle. Sans cet accord, il n'y aurait pas captation de toute la chaine du vivant et en particulier de la chaine alimentaire par l'agro-business, il n'y aurait pas les OGM, il n'y aurait pas l'appropriation de la biodiversité par les firmes privées, que nous appelons la biopiraterie. Sans cet accord, la santé ne dépendrait pas des multinationales de la pharmacie et l'accès aux médicaments essentiels ne dépendrait pas du niveau des revenus des millions de gens qui meurent faute de pouvoir se soigner. On touche ici aux limites indispensables que l'humanité doit imposer au droit de propriété.

Un troisième et dernier exemple, c'est l'Accord de l'OMC sur l'agriculture. C'est cet accord qui oblige les pays du Sud à ouvrir leurs frontières aux exportations de l'Europe et des USA, des exportations subventionnées dont les prix sont de ce fait moins élevés que ceux des produits agricoles des autres pays. Les pays riches ont imposé au monde des règles dont ils se sont exonérés de l'application. C'est ajourd'hui le principal responsable de la crise alimentaire mondiale.

 

L'égale centralité de la question écologique et de la question sociale

Ce que je viens d'évoquer à propos de la mondialisation nous montre que l'exploitation des humains et de la destruction de la nature sont indissociablement liés. En effet, questionner les finalités du profit et de l'accumulation amène automatiquement à questionner les finalités de la production et de l'échange au regard des effets produits à la fois sur les hommes et sur leur cadre de vie.

Un projet alternatif ne doit pas seulement en cause la propriété capitaliste; il ne doit pas s'inscrire exclusivement dans une logique de satisfaction des besoins. Il doit aussi et en meme temps préserver les écosystèmes qui pérennisent le cadre de vie local et global. L'écologie n'est pas seulement une catégorie qui s'ajoute à d'autres dont il faut aujourd'hui se soucier. Le rapport à la nature, après des siècles d'efforts pour la dominer, est devenu une question centrale de la survie de l'humanité. La perte de la biodiversité et la destruction des écosystèmes ne peuvent etre releguées au chapitre des profits et pertes du productivisme.

Pour bon nombre d 'altermondialistes dont je suis, il n'était pas besoin d'avoir lu Marx pour procéder à ce constat. Mais je voudrais m'adresser à ceux qui s'appuient sur l'oeuvre de Marx. Pour ce faire, n'ayant aucune compétence en la matière, je vais faire appel à des spécialistes, François Chesnais et Claude Serfati. Dans un ouvrage collectif intitulé " Capital contre nature", paru cinq ans déjà, ils écrivaient: " la montée de la pensée écologiste n'aurait pas été possible sans le terrible vide théorique et politique qui s'est formé du coté des marxistes; le retard très important de l'analyse marxiste plonge ses racines dans la lecture uniquement productiviste de Marx et d'Engels qui a été faire pendant des décennies". Nos deux auteurs ajoutaient :" la crise écologique planétaire a ses origines dans les fondements et les principes de fonctionnement du capitalisme". Et François Chesnais , dans un article à paraitre sous peu, déplore que "concentrée sur la question de la lutte contre l'exploitation dans le travail, la pensée critique se réclamant du marxisme radical a été déficiente sur le plan des rapports à la nature".

Voilà quelque chose qui me réjouit: il n'ya aurait donc pas de fatalité productiviste du marxisle après une lecture revisitée de Marx. Et des travaux théoriques comme ceux de Chesnais et Serfati peuvent beaucoup pour fonder le socle sur lequel nous devons construire le NPA.

Pour conclure, je voudrais indiquer pourquoi je suis içi ce soir.

Je me réclame de ce qu'on appelle aujourd'hui l'altermondialisme. Je ne représente que moi-meme et je ne m'exprime qu'en mon nom. Mais je sais que les thèmes que j'ai développés ce soir sont ceux qui préoccupent beaucoup les altermondialistes. Le NPA ne répondrait pas à notre attente. S'il ne les intégrait pas dans son projet, s'ils n'étaient pas partie intégrante, explicite, de sa base théorique.

J'ajouterai que, oui, absolument, nous devons etre révolutionnaires. Car n'est-il pas de projet plus révolutionnaire que de vouloir le bonheur pour tous? C'est sur la fermeté que nous mettrons à vouloir transformer l'ordre établi que nous serons jugés. Nous sommes les héritiers de 1871, de 1848, de 1793. Georges Danton, peu avant de mourir disait: " nous confions au monde le soin de batir l'avenir sur l'espérance que nous avons fait naitre". Nous avons du travail. Ne nous contentons pas de faire la politique. Faisons l'Histoire.

( texte de l'intervention de Raoul M. Jennar au meeting NPA de Clamart, 27 juin 2008)

NB : Depuis, Raoul Marc Jennar, sans renier son discours de 2008, a quitté le NPA.

 

 

Écosocialisme, par Michaël Lowy

L'alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste

Par Michael LöwyMis en ligne le 18 septembre 2011

Qu’est-ce que l’écosocialisme ? Il s’agit d’un cou­rant de pensée et d’action éco­lo­gique qui fait siens les ac­quis fon­da­men­taux du mar­xisme, tout en le dé­bar­ras­sant de ses sco­ries productivistes.

La lo­gique ca­pi­ta­liste du marché et du profit, de même que celle de l’autoritarisme bu­reau­cra­tique de feu le « so­cia­lisme réel », est in­com­pa­tible avec les exi­gences de sau­ve­garde de l’environnement. Les éco­so­cia­listes cri­tiquent les im­passes ac­tuelles de l’écologie po­li­tique, qui ne met pas en ques­tion le pou­voir du capital. 

Pré­face : Qu’est-ce que l’écosocialisme ?

L’écosocialisme est un cou­rant po­li­tique fondé sur une consta­ta­tion es­sen­tielle : la sau­ve­garde des équi­libres éco­lo­giques de la pla­nète, la pré­ser­va­tion d’un en­vi­ron­ne­ment fa­vo­rable aux es­pèces vi­vantes – y com­pris la nôtre – est in­com­pa­tible avec la lo­gique ex­pan­sive et des­truc­trice du sys­tème ca­pi­ta­liste. La pour­suite de la « crois­sance » sous l’égide du ca­pital nous conduit, à brève échéance – les pro­chaines dé­cen­nies – à une ca­tas­trophe sans pré­cé­dent dans l’histoire de l’humanité : le ré­chauf­fe­ment global.

James Hansen, le cli­ma­to­logue de la NASA aux États-Unis, un des plus grands spé­cia­listes mon­diaux sur la ques­tion du chan­ge­ment cli­ma­tique – l’administration Bush avait es­sayé, en vain, de l’empêcher de rendre pu­blic ses diag­nos­tics – écrit ceci dans le pre­mier pa­ra­graphe de son livre pu­blié en 2009 : « La pla­nète Terre, la créa­tion, le monde dans le­quel la ci­vi­li­sa­tion s’est dé­ve­loppée, le monde avec les normes cli­ma­tiques que nous connais­sons et avec des plages océa­niques stables, est en im­mi­nent danger. L’urgence de la si­tua­tion s’est cris­tal­lisée seule­ment dans les der­nières an­nées. Nous avons main­te­nant des preuves évi­dentes de la crise […]. La sur­pre­nante conclu­sion c’est que la pour­suite de l’exploitation de tous les com­bus­tibles fos­siles de la Terre me­nace non seule­ment les mil­lions d’espèces de la pla­nète mais aussi la sur­vi­vance de l’humanité elle-même – et les dé­lais sont plus courts que ce que nous pen­sions. »[1]

Ce constat est lar­ge­ment par­tagé. Dans son livre in­cisif et bien in­formé Com­ment les riches dé­truisent la pla­nète (2007), Hervé Kempf pré­sente, sans eu­phé­mismes et faux-semblants, les scé­na­rios du dé­sastre qui se pré­pare : au-delà d’un cer­tain seuil, qu’on risque d’atteindre bien plus vite que prévu, le sys­tème cli­ma­tique pour­rait s’emballer de façon ir­ré­ver­sible ; on ne peut plus ex­clure un chan­ge­ment sou­dain et brutal, qui fe­rait bas­culer la tem­pé­ra­ture de plu­sieurs de­grés, at­tei­gnant des ni­veaux in­sup­por­tables. De­vant ce constat, confirmé par les scien­ti­fiques, et par­tagé par des mil­lions de ci­toyens du monde en­tier conscients du drame, que font les puis­sants, l’oligarchie de mil­liar­daires qui do­mine l’économie mon­diale ? « Le sys­tème so­cial qui régit ac­tuel­le­ment la so­ciété hu­maine, le ca­pi­ta­lisme, s’arc-boute de ma­nière aveugle contre les chan­ge­ments qu’il est in­dis­pen­sable d’espérer si l’on veut conserver à l’existence hu­maine sa di­gnité et sa pro­messe. » Une classe di­ri­geante pré­da­trice et cu­pide fait obs­tacle à toute vel­léité de trans­for­ma­tion ef­fec­tive ; presque toutes les sphères de pou­voir et d’influence sont sou­mises à son pseudo-réalisme qui pré­tend que toute al­ter­na­tive est im­pos­sible et que la seule voie ima­gi­nable est celle de la « crois­sance ». Cette oli­gar­chie, ob­sédée par la com­pé­ti­tion somp­tuaire – comme le mon­trait déjà Thor­stein Ve­blen – est in­dif­fé­rente à la dé­gra­da­tion des condi­tions de vie de la ma­jo­rité des êtres hu­mains et aveugle de­vant la gra­vité de l’empoisonnement de la bio­sphère[2].

Les « dé­ci­deurs » de la pla­nète – mil­liar­daires, ma­na­gers, ban­quiers, in­ves­tis­seurs, mi­nistres, par­le­men­taires et autres « ex­perts » – mo­tivés par la ra­tio­na­lité bornée et myope du sys­tème, ob­sédés par les im­pé­ra­tifs de crois­sance et d’expansion, la lutte pour les parts de marché, la com­pé­ti­ti­vité, les marges de profit et la ren­ta­bi­lité, semblent obéir au prin­cipe pro­clamé par Louis XV : « Après moi le dé­luge ». Le dé­luge du XXIe siècle risque de prendre la forme, comme celui de la my­tho­logie bi­blique, d’une montée inexo­rable des eaux, noyant sous les vagues les villes de la ci­vi­li­sa­tion humaine.

Le spec­ta­cu­laire échec des confé­rences in­ter­na­tio­nales sur le chan­ge­ment cli­ma­tique de Co­pen­hague (2009) et Cancun (2010) illustre cet aveu­gle­ment : les puis­sants de ce monde, à com­mencer par les USA et la Chine, ont re­fusé tout en­ga­ge­ment chiffré et concret, même mi­nimal, de ré­duc­tion des émis­sions de CO2. Les me­sures jusqu’ici prises par les pou­voirs ca­pi­ta­listes les plus « éclairés » – ac­cords de Kyoto, pa­quet action-climat eu­ro­péen, avec leurs « mé­ca­nismes de flexi­bi­lité » et leurs mar­chés de droits à pol­luer – re­lèvent, comme le montre l’écologiste belge Da­niel Ta­nuro, d’une « po­li­tique de Gri­bouille » in­ca­pable d’affronter le défi du chan­ge­ment cli­ma­tique ; le même vaut, a for­tiori, pour les so­lu­tions « tech­no­lo­giques » qui ont la pré­fé­rence du pré­sident Obama et des gou­ver­ne­ments eu­ro­péens : la « voi­ture élec­trique », les agro-carburants, le « clean carbon » et cette énergie mer­veilleuse, propre et sûre : le nu­cléaire (c’était avant Fu­ku­shima)… Comme l’avait prévu Marx dans L’Idéologie al­le­mande, les forces pro­duc­tives sont en train de de­venir des forces des­truc­tives, créant un risque de des­truc­tion phy­sique pour des di­zaines de mil­lions d’être hu­main – un scé­nario pire que les « ho­lo­caustes tro­pi­caux » du XIXe siècle, étu­diés par Mike Davis.

Quelle est donc la so­lu­tion al­ter­na­tive ? La pé­ni­tence et l’ascèse in­di­vi­duelle, comme semblent le pro­poser tant d’écologistes ? La ré­duc­tion dras­tique de la consom­ma­tion ? Da­niel Ta­nuro constate avec lu­ci­dité que la cri­tique cultu­relle du consu­mé­risme pro­posée par les ob­jec­teurs de crois­sance est né­ces­saire, mais pas suf­fi­sante. Il faut s’attaquer au mode de pro­duc­tion lui-même. Seule une prise en charge col­lec­tive dé­mo­cra­tique per­met­trait à la fois de ré­pondre aux be­soins so­ciaux réels, ré­duire le temps de tra­vail, sup­primer les pro­duc­tions in­utiles et nui­sibles, rem­placer les éner­gies fos­siles par le so­laire. Ce qui im­plique des in­cur­sions pro­fondes dans la pro­priété ca­pi­ta­liste, une ex­ten­sion ra­di­cale du sec­teur pu­blic et de la gra­tuité, bref un plan éco­so­cia­liste co­hé­rent.[3]

 

La pré­misse cen­trale de l’écosocialisme, im­pli­cite dans le choix même de ce terme, est qu’un so­cia­lisme non éco­lo­gique est une im­passe, et une éco­logie non-socialiste est in­ca­pable de confronter les en­jeux ac­tuels. Son projet d’associer le « rouge » – la cri­tique mar­xiste du ca­pital et le projet d’une so­ciété al­ter­na­tive – et le « vert », la cri­tique éco­lo­gique du pro­duc­ti­visme, n’a rien à voir avec les com­bi­nai­sons gou­ver­ne­men­tales dites « rouges-vertes », entre la social-démocratie et cer­tains partis verts, au­tour d’un pro­gramme social-libéral de ges­tion du ca­pi­ta­lisme. L’écosocialisme est donc une pro­po­si­tionra­di­cale – c’est-à-dire s’attaquant à la ra­cine de la crise éco­lo­gique – qui se dis­tingue aussi bien des va­riantes pro­duc­ti­vistes du so­cia­lisme du XXe siècle – que ce soit la social-démocratie ou le « com­mu­nisme » de fac­ture sta­li­nienne – que des cou­rants éco­lo­giques qui s’accommodent, d’une façon ou de l’autre, du sys­tème ca­pi­ta­liste. Une pro­po­si­tion ra­di­cale qui vise non seule­ment à une trans­for­ma­tion des rap­ports de pro­duc­tion, de l’appareil pro­ductif et des mo­dèles de consom­ma­tion do­mi­nants, mais aussi à créer un nou­veau pa­ra­digme de ci­vi­li­sa­tion, en rup­ture avec les fon­de­ments de la ci­vi­li­sa­tion capitaliste/industrielle oc­ci­den­tale moderne.

Ce n’est pas le lieu ici de dé­ve­lopper une his­toire de l’écosocialisme. Rap­pe­lons ce­pen­dant quelques ja­lons. Il sera ques­tion ici es­sen­tiel­le­ment du cou­rant éco-marxiste, mais on trouve dans l’écologie so­ciale d’inspiration anar­chiste d’un Murray Book­chin, dans la ver­sion gauche de l’écologie pro­fonde de Arne Naess, et dans cer­tains écrits des « ob­jec­teurs de crois­sance » (Paul Ariès), des ana­lyses ra­di­ca­le­ment anti-capitalistes et des pro­po­si­tions al­ter­na­tives qui sont proches de l’écosocialisme.

L’idée d’un so­cia­lisme éco­lo­gique – ou d’une éco­logie so­cia­liste – ne com­mence vrai­ment à se dé­ve­lopper qu’à partir des an­nées 1970, sous des formes très di­verses, dans les écrits de cer­tains pion­niers d’une ré­flexion « rouge et verte » : Ma­nuel Sa­cristan (Es­pagne), Ray­mond Williams (An­gle­terre), André Gorz (France) et Barry Com­moner (USA). Le terme « éco­so­cia­lisme » ap­pa­rem­ment ne com­mence à être uti­lisé qu’à partir des an­nées 1980 quand ap­pa­raît, dans le Parti Vert al­le­mand, un cou­rant de gauche qui se dé­signe comme « éco­so­cia­liste » ; ses prin­ci­paux porte-paroles sont Rainer Tram­pert et Thomas Eber­mann. Vers cette époque ap­pa­raît le livre L’Alternatived’un dis­si­dent so­cia­liste de l’Allemagne de l’Est, Ru­dolf Bahro qui dé­ve­loppe une cri­tique ra­di­cale du mo­dèle so­vié­tique et est-allemand, au nom d’un so­cia­lisme éco­lo­gique. Au cours des an­nées 1980, le cher­cheur nord-américain James O’Connor va dé­ve­lopper ses tra­vaux en vue d’un mar­xisme éco­lo­gique, et fonder la revue Ca­pi­ta­lism, Na­ture and So­cia­lism, tandis que Frieder Otto Wolf, un dé­puté eu­ro­péen et di­ri­geant de la gauche du Parti Vert al­le­mand, et Pierre Ju­quin, un ex-dirigeant com­mu­niste converti aux pers­pec­tives rouges/vertes, vont ré­diger en­semble le livre Europe’s Green Al­ter­na­tive,(Black Rose, Mont­réal, 1992), une sorte de ten­ta­tive de ma­ni­feste éco­so­cia­liste eu­ro­péen. Pa­ral­lè­le­ment, en Es­pagne, au­tour de la revue de Bar­ce­lone, Mien­tras Tanto, des dis­ciples de Ma­nuel Sa­cristan comme Fran­cisco Fer­nandez Buey vont eux-aussi dé­ve­lopper une ré­flexion éco­lo­gique so­cia­liste. En 2001, un cou­rant marxiste/révolutionnaire pré­sent dans des nom­breux pays, la Qua­trième In­ter­na­tio­nale, adopte un do­cu­ment, Éco­logie et Ré­vo­lu­tion so­cia­liste, d’inspiration clai­re­ment éco­so­cia­liste. En cette même année, Joel Kovel et l’auteur du pré­sent ou­vrage pu­blient un Ma­ni­feste éco­so­cia­liste, qui ser­vira de ré­fé­rence pour la fon­da­tion, à Paris en 2007, du Ré­seau Éco­so­cia­liste In­ter­na­tional – qui dis­tri­buera, lors du Forum So­cial Mon­dial de Belem (Brésil) la Dé­cla­ra­tion de Belem, un nou­veau ma­ni­feste éco­so­cia­liste au sujet du ré­chauf­fe­ment global. Ajou­tons à cela les tra­vaux de John Bel­lamy Foster et ses amis de la revue de gauche amé­ri­caine bien connue Monthly Re­view, qui se ré­clament d’une ré­vo­lu­tion éco­lo­gique avec un pro­gramme so­cia­liste ; les écrits des éco­so­cia­listes fé­mi­nistes Ariel Salleh et Te­risa Turner ; la revue Ca­na­dian Di­men­sion, animée par les éco­so­cia­listes Ian Angus et Cy Gornik ; les ré­flexions du ré­vo­lu­tion­naire pé­ru­vien Hugo Blanco sur les rap­ports entre in­di­gé­nisme et éco­so­cia­lisme ; les tra­vaux du cher­cheur belge Da­niel Ta­nuro sur le chan­ge­ment cli­ma­tique et les im­passes du « ca­pi­ta­lisme vert » ; les re­cherches d’auteurs fran­çais proches du cou­rant al­ter­mon­dia­liste comme Jean-Marie Har­ribey et Jean-Paul Dé­léage ; les ré­seaux éco­so­cia­listes du Brésil et de la Tur­quie ; les confé­rences éco­so­cia­listes qui com­mencent à s’organiser en Chine, etc.

Quelles sont les conver­gences et les désac­cords entre l’écosocialisme et le cou­rant de la dé­crois­sance, dont l’influence en France n’est pas né­gli­geable ? Rap­pe­lons tout d’abord que ce cou­rant, ins­piré par les cri­tiques de la so­ciété de consom­ma­tion – Henri Le­febvre, Guy De­bord, Jean Bau­drillard – et du « sys­tème tech­ni­cien » (Jacques Ellul) est loin d’être ho­mo­gène ; il s’agit d’une mou­vance plu­rielle, po­la­risée par deux pôles assez dis­tants : d’une part des anti-occidentalistes tentés par le re­la­ti­visme culturel (Serge La­touche), d’autre part des éco­lo­gistes républicains/universalistes (Vincent Cheynet, Paul Ariès).

Serge La­touche est sans doute le plus contro­versé des « dé­crois­sants ». Certes, une partie de ces ar­gu­ments est lé­gi­time : dé­mys­ti­fi­ca­tion du « dé­ve­lop­pe­ment du­rable », cri­tique de la re­li­gion de la crois­sance et du pro­grès, appel à un chan­ge­ment culturel. Mais son refus en bloc de l’humanisme oc­ci­dental, de la pensée des Lu­mières et de la dé­mo­cratie re­pré­sen­ta­tive ; son re­la­ti­visme culturel et son éloge im­mo­déré de l’âge de pierre sont très dis­cu­tables. Quant à sa dé­non­cia­tion des pro­po­si­tions d’ATTAC (Jean-Marie Har­ribey) pour les pays du Sud – dé­ve­lopper les ré­seaux d’abduction de l’eau, les écoles et les centres de soin – comme « eth­no­cen­triques », « oc­ci­den­ta­listes » et « des­truc­trices des modes de vie lo­caux », elle est dif­fi­ci­le­ment sup­por­table. Enfin, son ar­gu­ment pour ne pas parler du ca­pi­ta­lisme – c’est en­foncer une porte ou­verte puisque cette cri­tique « a déjà été faite et bien faite par Marx » – n’est pas sé­rieux : c’est comme si l’on n’avait pas be­soin de dé­noncer la des­truc­tion pro­duc­ti­viste de la pla­nète puisque Gorz l’avait déjà faite, « et bien faite »…

Plus in­té­res­sant est le cou­rant uni­ver­sa­liste, re­pré­senté no­tam­ment par la revue La Dé­crois­sance,même si l’on peut cri­ti­quer les illu­sions « ré­pu­bli­caines » de Cheynet et Ariès. Contrai­re­ment au pre­mier, ce deuxième pôle a des nom­breux points de conver­gence – malgré les po­lé­miques – avec les al­ter­mon­dia­listes d’ATTAC, les éco­so­cia­listes et la gauche de la gauche (PG et NPA) : ex­ten­sion de la gra­tuité, pré­do­mi­nance de la va­leur d’usage sur la va­leur d’échange, ré­duc­tion du temps de tra­vail et des in­éga­lités so­ciales, élar­gis­se­ment du « non-marchand », ré­or­ga­ni­sa­tion de la pro­duc­tion selon les be­soins so­ciaux et la pro­tec­tion de l’environnement.

Dans un ou­vrage ré­cent, Sté­phane La­vi­gnotte es­quisse un bilan du débat entre les « ob­jec­teurs de crois­sance » et les éco­so­cia­listes. Faut-il pri­vi­lé­gier la cri­tique des rap­ports so­ciaux de classe et le combat contre les in­éga­lités, ou la dé­non­cia­tion de la crois­sance illi­mitée des forces pro­duc­tives ? L’effort doit-il porter sur les ini­tia­tives in­di­vi­duelles, les ex­pé­ri­men­ta­tions lo­cales, la sim­pli­cité vo­lon­taire, ou sur le chan­ge­ment de l’appareil pro­ductif et de la « méga-machine » ca­pi­ta­liste ? L’auteur re­fuse de choisir, et pro­pose plutôt d’associer ces deux dé­marches com­plé­men­taires. Le défi, à son avis, c’est de com­biner le combat pour l’intérêt éco­lo­gique de classe de la ma­jo­rité, c’est à dire des non-propriétaires de ca­pital, et la po­li­tique des mi­no­rités ac­tives pour un chan­ge­ment culturel ra­dical. En d’autres termes, réussir – sans ca­cher les di­ver­gences et les désac­cords in­évi­tables – une « com­po­si­tion po­li­tique » de tous ceux qui savent qu’une pla­nète et une hu­ma­nité vi­vables sont contra­dic­toires avec le ca­pi­ta­lisme et le pro­duc­ti­visme, et qui cherchent le chemin pour sortir de ce sys­tème in­hu­main[4].

Rap­pe­lons, pour conclure cette brève pré­face, que l’écosocialisme est un projet d’avenir, une utopie ra­di­cale, un ho­rizon du pos­sible, mais aussi, et in­sé­pa­ra­ble­ment, une ac­tion hic et hunc, ici et main­te­nant, au­tour d’objectifs et de pro­po­si­tions concrètes et im­mé­diates. Le seul es­poir pour le futur sont des mo­bi­li­sa­tions comme celle de Seattle en 1999, qui a vu la conver­gence de éco­lo­gistes et syn­di­ca­listes, ainsi que la nais­sance du mou­ve­ment al­ter­mon­dia­liste ; les pro­tes­ta­tions de cent mille per­sonnes à Co­pen­hague en 2009, au­tour du mot d’ordre « Chan­geons le sys­tème, pas le climat » ; ou la Confé­rence des Peuples sur le Chan­ge­ment Cli­ma­tique et la Dé­fense de la Mère Terre, à Co­cha­bamba en avril 2010, ras­sem­blant plus de trente mille dé­lé­gués de mou­ve­ments in­di­gènes, pay­sans et éco­lo­gistes du monde.

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Le pré­sent re­cueil d’articles n’est pas une mise en forme sys­té­ma­tique des idées ou pra­tiques éco­so­cia­listes, mais plus mo­des­te­ment la ten­ta­tive d’en ex­plorer cer­tains as­pects, cer­tains ter­rains et cer­taines ex­pé­riences. Il ne re­pré­sente, bien en­tendu, que l’opinion de leur au­teur, qui ne coïn­cide pas né­ces­sai­re­ment avec celle d’autres pen­seurs ou ré­seaux se ré­cla­mant de ce cou­rant. Il ne vise pas à co­di­fier une doc­trine nou­velle, ni une quel­conque or­tho­doxie. Une des vertus de l’écosocialisme c’est pré­ci­sé­ment sa di­ver­sité, sa plu­ra­lité, la mul­ti­pli­cité des pers­pec­tives et des ap­proches, sou­vent conver­gents ou com­plé­men­taires – comme le montrent les do­cu­ments pu­bliés en an­nexe, qui émanent de dif­fé­rents ré­seaux éco­so­cia­listes – mais aussi, par­fois, di­ver­gentes ou même contradictoires.

Paris, avril 2011.

Mi­chael Löwy, Éco­so­cia­lisme, « Les Pe­tits Libres ». 

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

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