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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 20:59
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Nous publions des extraits de la déclaration de militants se revendiquant du marxisme luttant à l’intérieur même de la Syrie ou à l’extérieur.
Nos tâches dans la révolution actuelle
Après une oppression de plus de cinq décennies, de larges tranches des classes populaires se sont révoltées pour le changement.
En effet, elles ont été privées de s’organiser en tant que forces indépendantes de l’État, et se sont révoltées après que le pillage pratiqué par les anciens et les « nouveaux » hommes d’affaires ait appauvri une grande masse de ces couches.
Une petite minorité a mis la main sur les rouages de l’économie et ont transformée une économie productive (dans l’agriculture, et à un certain degré dans l’industrie) en une économie de rente basée sur les services, l’importation, l’immobilier, le tourisme et les services bancaires.
Ce processus a été réalisée par la politique de libéralisation mise en œuvre notamment au cours de la dernière décennie, doublée d’un discours sur les politiques de « modernisation et de développement », qui a conduit à une hausse significative du taux de chômage, à une grande déstabilisation des conditions de vie des classes populaires dont les salaires n’ont augmenté que très faiblement par rapport à la hausse vertigineuse du coût des denrées, des services, de l’éducation et de la santé, à l’issue de l’ouverture économique et de la libéralisation du marché, même si ce dernier a été monopolisé par une petite minorité de « nouveaux hommes d’affaires ».
Le despotisme du pouvoir, constitué depuis près d’un demi-siècle, la tyrannie des services sécuritaires et l’absence de la loi et des institutions ont été la couverture qui a permis un pillage systématique et terrible des efforts déployés par les classes populaires lorsque l’État était « le patron », et a permis ensuite d’effectuer la transformation libérale sans possibilité de résistance après l’effondrement du mouvement d’opposition, à cause ses propres crises et de la cruauté du despotisme.
C’est la raison pour laquelle il était normal que ces couches se révoltent et initient un soulèvement massif afin de réaliser le changement et d’arracher les libertés politiques, dans l’espoir de parvenir à une meilleure situation, leur permettant d’obtenir une vie décente et stable.
Donc, la révolution est celle des classes populaires, même si ce caractère de classe n’est pas encore évident. […] Nous devons donc déterminer notre rôle dans la révolution actuelle, en tant que marxistes révolutionnaires, étroitement attachés aux classes populaires, défendant ces dernières et œuvrant pour que ce soient elles qui gouvernent […].
La Syrie que nous voulons :
[…] C’est pourquoi il est impératif que soit constitué un État séculaire moderne, démocratique, laïc et parlementaire, se basant sur la citoyenneté ; seul le peuple doit être la source des pouvoirs et décider toutes les libertés, la liberté d’organisation, le droit des partis politiques à l’action par simple avis, la liberté de l’opinion, de l’expression et de la croyance, la liberté de toutes formes de presse (version papier, audiovisuel), suivant des normes inclues dans la Constitution ; la liberté de grève, de manifestation et de toute forme de protestation par simple avis ; la liberté des syndicats, des associations et des rassemblements qui reflètent une classe ou un groupe social, sexuel ou un groupe d’âge. Tout cela doit être réglé par une Constitution votée par le peuple, séparant les pouvoirs et affirmant l’alternance politique.
[…] Il faut résoudre la question agricole par un retour au labour de la terre, par l’appui de l’État visant à développer l’agriculture et à aider les agriculteurs après la crise qu’ils ont subie, à appuyer tous les besoins de l’agriculture et commercialiser la production. […] Il faut également œuvrer à rénover les industries existantes et à élargir la construction industrielle, car aucune société de nos jours ne peut survivre sans que l’industrie n’en soit la force essentielle de production. […]
L’évolution interne, la construction d’une industrie réelle ou le développement de l’agriculture sont impossibles avec la dépendance du capitalisme. Il n’est pas non plus possible de dépasser l’économie mafieuse de rente sans réaliser une coupure avec le capitalisme et sans chercher à le dépasser. […]
Nos missions dans la révolution :
[…] Il est devenu impossible que continue le régime, pour le changement duquel le peuple est sorti. Il est devenu impossible que les réclamations des forces radicales soient en dessous de celles du peuple. Ceci impose de réfléchir sur tous les moyens qui permettent le développement de l’insurrection, en organisant les mécanismes de son activité et en définissant les slogans qui expriment vraiment les réclamations des classes populaires, ainsi que les objectifs posés.
[…] Notre tâche consiste actuellement à agir dans la révolution afin de la pousser en avant. Tel est l’objectif de la coalition de gauche, qui doit inclure tous les marxistes impliqués dans la révolution, pour la révolution et pour l’avenir, qui ne sera pas prospère sans l’activité de ceux-ci.
Ce qu’il faut, c’est un système démocratique qui reflète spécifiquement les intérêts des classes populaires.
En effet, la lutte est une lutte de classe par excellence et ne s’arrêtera pas en remplaçant une forme autoritaire par une autre, quelle que soit sa «démocratie», parce que sans en modifier le modèle économique, cette autorité servira une nouvelle mafia, et ne mettra pas les bases d’un État véritablement démocratique.
Ce qui est requis, c’est notre rôle dans l’activation du conflit et le développement de la révolution afin d’inclure toutes les classes populaires, et pour que le slogan du renversement du régime revêtisse une signification claire, la signification gravée par l’audace et la bravoure des jeunes des classes populaires, dessinée par le sang des martyrs tombés pour le pain et la liberté, pour un État séculaire donnant une vraie vie aux couches populaires.
Telle est aujourd’hui notre mission dans la révolution.
Lundi 8 octobre 2012
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:58

COMPRENEZ BIEN LE FASCISME – IL NE MOURRA PAS SEUL ; ÉCRASEZ-LE

Le matin du lundi 1er octobre a été le théâtre d’une autre opération policière sous le nom “Xenios Zeus” contre les immigrés et les réfugiés, cette fois-ci dans le port de la ville de Patras. Il y avait une forte présence policière dans la ville depuis la veille, incluant des unités anti-émeute d’Athènes et d’autres villes, ainsi que l’inspecteur général de la police du sud de la Grèce.

Des anarchistes et sympathisants se sont rassemblés dans le squat Parartima, dans le centre-ville, essayant de tenir un espace ouvert de résistance et d’accueil pour les immigrés persécutés, alors qu’ils menaient aussi des actions contre-informatives contre le pogrom raciste en cours. Une assemblée dans la soirée pour la coordination des actions a été tenue dans le squat ; à ce moment-là, les compagnons de Patras faisaient état de centaines de détentions d’immigrés, avec des papiers ou non.

Des anarchistes et d’autres antifascistes ont réalisé des actions de solidarité contre la chasse aux immigrés et réfugiés, telle une manifestation à moto, des rassemblements avec sono sur les places, des distributions de tracts dans les marchés à ciel ouvert, avec la création d’un espace d’accueil dans le squat Parartima pour tous les résistants persécutés. Au même moment, ils ont appelé à une large manifestation.

Le 2 octobre (autre source en grec), quelques 350 compagnons sont descendus dans les rues de Patras pour une marche dans l’après-midi qui a duré plus de deux heures, passant par plusieurs quartiers. On pouvait lire sur la banderole principale “Contre l’opération fasciste Xenios Zeus – Solidarité avec les immigrés” et les slogans chantés incluaient : “Pauvreté, misère, cannibalisme ; c’est la crise et le capitalisme”.

Le 4 octobre, le texte qui suit fut publié (en grec) par plusieurs immigrés à l’occasion des événements en cours à Patras (et partout ailleurs) :

“Nous sommes un groupe d’immigrés qui a décidé d’écrire ce texte comme message aux Grecs et ainsi appeler à la solidarité face aux problèmes auxquels nous faisons face. Nous avons laissé nos patries pour de nombreuses raisons différentes, telles des guerres, la pauvreté, l’oppression, le fascisme. Nous sommes venus ici avec le désir de voyager vers l’Europe, ayant des rêves pour le futur.

En Grèce, en crise, nous faisons l’expérience du chômage et nous n’avons pas de papiers qui nous permettraient de travailler de manière légale. Nous n’avons pas ce qui est nécessaire pour vivre, tel de la nourriture, des soins médicaux, des abris. La légitimité du parti fasciste et le fait que chaque jour ils deviennent plus nombreux, posent des problèmes dans nos vies. Nous sommes attaqués par des policiers qui sont aussi des fascistes. Même les immigrés qui obtiennent la carte rouge (permis de séjour temporaire pour les demandeurs d’asile) ne peuvent exercer leur droits. Les droits de l’homme ne sont pas respectés et de nombreux immigrés perdent la vie en tentant de passer les frontières ou en restant dans les rues. Nous savons bien que, autant que le fascisme existe en Grèce, il y a aussi de bonnes personnes qui savent ce qu’est la vie humaine.

Aujourd’hui, maintenant, l’État applique l’opération “Xenios Zeus” ici, à Patras. Derrière cette opération policière – qui ramasse les immigrés en un rien de temps dans de larges opérations répressives – 300 immigrés ont été attrapés hier et emmenés dans des camps de concentration qui sont fermés comme des prisons. Aujourd’hui, nous demandons aux gens du coin qui savent ce que veulent dire la vie et la liberté de nous montrer de la solidarité afin d’arrêter cette opération inhumaine. Nous avons fait l’expérience de beaucoup de problèmes dans nos pays et nous faisons face à de nombreuses lois injustes, fascistes et inhumaines jusqu’à ce jour.

Nous ne pouvons plus endurer ceci. Merci pour votre intérêt.”

Suivant ces développements de près, les compagnons ont essayé de ne pas laisser sans réponse les détentions de masse d’immigrés, ni les menaces des nazis. Bien que les activistes ont envoyé un message clair de résistance et de détermination de contre-attaquer, leurs protestations du moment ont été incapables de mettre un arrêt au mécanisme étatique qui kidnappe violemment les gens où qu’ils soient. Cependant, les gangs para-étatiques menaçant attendant pour attaquer les gens sans défense – avec la participation amicale de la police grecque – étaient gênés dans une large mesure par la présence constante d’antifascistes dans les rues.

Dans les premières heures du jeudi 11 octobre, un gang d’Aube Dorée [Chrissi Avgi] s’est rencontré dans un restaurant à grillade appelé “Psitalonia”, sur la place Psila Alonia, et se sont préparé à attaquer les compagnons antifascistes dans le voisinage (près du squat Maragopouleio). Des sympathisants ont immédiatement bougé vers le coin pour défendre les compagnons et tous ensemble ils ont écrasé les néo-nazis quand ces derniers ont tenté de les attaquer. Les membres d’Aube Dorée ont battu en retraite en désordre et le magasin qui leur sert comme repaire a été défoncé. Plus spécifiquement, le restaurant à grillade “Psitalonia” appartient à des brutes qui ont des liens directs avec le noyau dirigeant du parti local. En plus, c’est un lieu de rassemblement connu pour les ordures fascistes en lien avec les attaques contre des immigrés dans le quartier. Le parti Aube Dorée a officiellement démenti la présence de ses mercenaires dans l’incident.

L’esprit de revanche de l’État pour ses chiens fouettés s’est vite transformé en manie, les flics détenant neuf personnes sur des bases feintes dans des lieux et temps différents, environ une heure et demie après les événements. Cinq des compagnons arrêtés ont été relâchés après de nombreuses heures. Malgré tout, les quatre autres ont été gardés pour des charges criminelles de tentative de meurtre car ils ont été identifiés comme “suspects” impliqués dans l’affrontement par rien de moins que quelques membres d’Aube Dorée. Par conséquent, l’affaire est basée sur des allégations de fascistes qui ont fabriqué les accusations de concert avec les flics et les autorités judiciaires.

Le vendredi 12 octobre, des personnes solidaires ont appelé à un rassemblement à 12h devant le squat Parartima, au croisement des rues Corinthou et Aratou, pour une marche de protestation vers le tribunal de Patras dans la rue Gounari, où les quatre compagnons arrêtés allaient passer devant un juge d’investigation. Environ 400 compagnons ont protesté devant le tribunal, criant fort des slogans en solidarité avec les quatre arrêtés. Toutefois, l’audition a été reportée au lundi 15 octobre (à 8h30 et plus tard à 17h00). Les quatre compagnons restent en détention et ont été transféré dans le quartier général de la police dans la rue Ermou à Patras.

Nous devons combattre l’État et les attaques para-étatiques ! Bas les pattes de nos compagnons !

CONTRE LA POLICE D’ÉTAT ET LE NÉO-NAZISME
SOLIDARITÉ AVEC LES 4 ARRÊTÉS
MORT AU FASCISME

Source: Contra Info

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 19:30
L'ultra-droite utilise énormément internet pour faire passer ses idées. Et ne recule devant rien.
L'ultra-droite utilise énormément internet pour faire passer ses idées. Et ne recule devant rien. (AFP)
Damien (1) a été, pendant quatre ans, membre d'une petite organisation politique d'extrême-droite proche du Bloc Identitaire. Originaire d'un petit village dans l'Aude, il a côtoyé pendant une dizaine d'années un groupe de militants de la région dont le but était de « réveiller les consciences nationales » comme il le dit, en agissant principalement sur internet. Rangé des voitures, il a souhaité témoigner de cette période de sa vie et de ses dérives.
Comment êtes-vous entré en politique ?
Au départ c'était par le rock. On était plusieurs jeunes du village à écouterVae VictisInsurrection, tout ça. Les paroles nous touchaient et en cherchant on a rencontré des militants d'Unité Radicale (UR) qui étaient à Bédarieux. Ca a tout de suite collé. Dire enfin tout haut que les étrangers venaient coloniser le pays, que les vrais Français des villages comme nous étaient des citoyens de seconde zone, tout ce qu'ils disaient semblait évident à l'époque.
Vous dites « semblez ». Vous n'êtes plus aussi certain d'avoir raison ?
Ma vie a changé. Je suis en train de terminer un master II à Montpellier et j'ai mis de l'eau dans mon vin. La façon de penser des identitaires m'a empêché d'avancer, si j'avais continué comme ça je serais resté dans mon bled à détester la terre entière.
Combien étiez-vous ?
Il y a eu pas mal de changement à UR, et le petit groupe auquel j'ai appartenu après sa dissolution revendiquait une cinquantaine de membres dans toute la France. Et sept dans l'Aude, plusieurs d'Olonzac, de Narbonne et un de Coursan. Nous nous réunissions une fois par semaine chez l'un ou chez l'autre, mais l'essentiel des messages passait par internet.
Quels étaient vos buts ?
On partait du principe que notre rôle était de « réveiller les consciences nationales », de dire la vérité aux Français, qui étaient anesthésiés par les politiques et les médias. Nous considérions que les médias mentaient tous, que nous vivions dans un Etat « ripoublicain », corrompu par des élites mondialistes, que la race blanche était en danger, tout ça. Et comme on était peu nombreux, on a surtout utilisé internet. C'était pratique pour faire passer nos messages, et ça ne coûtait pas d'argent.
Je sais qu'au Bloc (Bloc identitaire, NDLR) et au FN ils ont des méthodes analogues, l'essentiel de celles que nous utilisions venaient d'ailleurs de leur fascicules de formation des militants.
Comment procédiez-vous ?
Tout était assez codifié. Il fallait en priorité « squatter » les sites d'information générale à la recherche de toutes les informations « raciales » possibles. Monter en épingle les fais divers lorsqu'ils concernaient des étrangers, quitte à les faire « mousser » sur Facebook ou sur les forums. Les réseaux sociaux et les commentaires dans les articles de presse étaient l'idéal pour ça.
Nous avions clairement identifié l'idée qu'il fallait que nous ayons des pseudonymes « réguliers » de manière à recruter à nos idées, de manière à ce que les gens, à force de lire notre nom se disent : « Il a raison ce gars-là » et se rapprochent de nous. Il fallait aussi créer des profils « ponctuels » juste pour donner l'effet de masse, donner l'impression que c'était la « base » des gens qui pensait comme nous. Ca, c'était facile, parce que globalement les gens partagent nos idées sur les délinquants.
Mais il fallait agir subtilement. Ne jamais parler des Arabes et des Blancs en tant que tel, mais reprendre des thèmes « humanistes » en parlant par exemple des « nantis antiracistes et mondialistes qui cherchent à écraser les pauvres qui supportent le racisme antiblanc ».
Quel était votre rôle précisément ?
Mon travail consistait aussi à faire des revues de presse sur plusieurs blogs, et en ne prenant que les histoires qui mettent en scène des étrangers pour ensuite de démontrer que tout les problèmes venaient d'eux. Mais évidemment, on ne se limitait pas aux faits divers. Il était super-important aussi de prendre les articles parlant des initiatives sur la « diversité ». Ce mot est parfait pour détecter les articles de presse où il va être question d'argent public donné aux associations étrangères.
En publiant souvent des articles sur ces sujets on pouvait ensuite facilement s'y référer pour donner l'impression que les pouvoirs publics se soucient plus du bien-être des immigrés que des « Blancs» (le mot que nous employions à l'époque pour parler de nous).
Pourtant ce genre de discours tombe facilement sous le coup de la loi contre l'incitation à la haine raciale...
Bien sûr. C'est la raison pour laquelle nous avons développé notre terminologie, en disant les choses d'une certaine manière: « être positif ». Ne pas dire « c'est la guerre civile, les Arabes ne veulent pas être intégré ». Une telle phrase fait fuir les gens qui ne sont pas engagés à nos côté, mais dire « la plus grande fermeté est nécessaire pour retrouver la paix civile ». Ca veut dire la même chose, parce que ça donne à penser qu'on est en guerre, mais ça donne l'impression qu'on est plein de sagesse.
Les gens « mordent » beaucoup plus facilement à tout ça, et finalement, ce sont eux-mêmes qui dans les commentaires vont dire ce que nous, on ne peut pas écrire.
Après tout s'enchaîne. Comme les gens répétent le même discours que nous, mais sans précautions oratoires, leurs commentaires sont censurés par les journaux « sérieux » (la loi interdit ce genre de discours et les journaux se protègent en ne les publiant pas). Il est alors extrêmement facile de les épauler en critiquant la scandaleuse censure dont font l'objet ceux qui pensent comme nous, et à parler d'une collusion entre les médias et les « antifrançais ».
Vous avez d'autres exemples ?
Je pourrais en donner pendant des heures, mais par exemple il suffit de prendre un pseudo à consonance musulmane et lancer des insultes aux Français, en prônant une République islamiste à Paris ou ce genre de choses. C'est très gros mais ça marche à chaque fois.
Vous n'aviez pas l'impression, avec ces méthodes, d'être vous même à l'origine d'une manipulation politique ?
Bien sûr que non. Puisqu'on était sûrs d'avoir raison, que les mondialistes voulaient notre peau, tout les moyens étaient bons. De toute façon, sans creuser vraiment l'actualité, c'est toujours ce qui émergeait, alors c'était facile de le mettre en avant. Défendre la « race » nous paraissait être une mission sacrée.
Bien sûr maintenant, je me rends compte que les « flots d'argent » déversés sur les associations d'immigrés sont surtout là pour gagner la paix sociale, qu'il s'agit d'initiatives bidon pour éviter une explosion des banlieues, et que souvent même l'argent annoncé n'arrive pas jusque là. Sans compter qu'il s'agit en réalité de petites sommes.
J'ai compris aussi qu'on parlait surtout de délinquance quotidienne, des petits trucs comme des vols de sac à main ou des voitures incendiées, mais qu'on ne parlait pas de certaines « grosses affaires », parce qu'elle ne concernait pas des étrangers. Et que les gros délinquants, les banquiers et les hommes d'affaires véreux, on n'en parlait jamais, sauf lorsque « par bonheur » ils étaient juifs, franc-maçon ou ce genre de chose et que donc on pouvait en tirer le fil du complot des « riches antiracistes ».
Avec le recul, je sais maintenant que le problème de la délinquance est lié à la pauvreté de certaines populations, et pas à leur origine ethnique, mais pour un rural comme je l'étais à l'époque les choses étaient différentes. Je réagissais avec mes tripes pas avec ma tête.
Avez-vous participé à la compagne pour la présidentielle du FN en 2012 ?
Non, j'avais déjà arrêté de militer depuis un bon moment. Mais j'ai collé les affiches de Le Pen en 2007.
Comment regardez-vous le discours politique de l'extrême-droite actuelle ?
J'ai énormément étudié tout ça depuis quelques années et je vois maintenant une grande confusion des genres entre un discours qui prétend défendre les petites gens, les bons Français qui travaillent honnêtement, et le fait qu'on ne parle que d'insécurité, de montée de l'islamisme etc. au moment où il faudrait surtout parler d'économie et de salaire, qui est le noeud du problème. Pour moi, pendant des années, j'ai contribué à créer l'écran de fumée qui protège ceux contre lesquels je me battais vraiment au fond de mon coeur : les profiteurs.
Comment regardez-vous, aujourd'hui, le militant que vous étiez ?
Moi et les autres on s'est laissé avoir. Il n'y avait pas de travail dans le village, on était désoeuvré, on avait l'impression d'être inutile et rejetés par la société. D'ailleurs il ne se passait jamais rien chez nous en terme de délinquance, et les seuls étrangers étaient les fils de réfugiés espagnols.
Pourquoi avez-vous demandé qu'on change votre prénom et qu'on ne présente pas votre photo dans cet article ?
Il est évident qu'il y aurait des représailles contre moi.
(1) Nom d'emprunt
Source : Le Midi Libre 
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:26
 
Depuis quelques mois, tandis que la Grèce continue de s'enfoncer dans la crise, les attaques racistes contre les immigrés s’intensifient. Non satisfaits des moyens mis en place par la police pour lutter contre ces violences, des habitants d’Athènes ont décidé de patrouiller eux-mêmes dans un quartier où des brutes xénophobes ont pris l’habitude de passer à tabac des immigrés et de saccager leurs commerces.
 
Ces "antifascistes", comme ils se baptisent eux-mêmes, sont mobilisés contre Aube Dorée et ses sympathisants. Ce parti d’extrême droite, autrefois en marge de l’échiquier politique grec, a vu sa cote de popularité bondir depuis sa percée lors des dernières élections législatives où il a obtenu 21 sièges (sur 300) au Parlement. Aube Dorée fait des immigrés le principal problème du pays. Et les militants de ce parti passent à l'acte. Le mois dernier, l’un de ses leaders a fait irruption avec un groupe d’hommes sur un marché et demandé à voir les permis de travail des vendeurs qui avaient un faciès d’étranger. Ils en ont profité pour mettre à sac quelques stands. Les commerçants ont rapporté que la police était restée là sans bouger le petit doigt.
 
Après plusieurs incidents de ce type, le gouvernement a décidé d’arrêter la protection policière dont bénéficient les députés d’Aube Dorée depuis leur entrée au Parlement. De nombreux groupes de défense des droits de l’Homme reprochent toutefois à la police de faire preuve de trop de laxisme à l’endroit d’Aube Dorée et même de décourager les personnes victimes de violence de porter plainte. Pire encore, une vidéo amateur réalisée en début d’année montre des policiers prendre part à des violences contre des immigrés.
 
 
Des patrouilles de manifestants antifascistes à Athènes, le 30 septembre. Ils sont félicités par des passants, visiblement des immigrés, dans la rue.
Contributeurs
"La police a fait tomber de leur moto les antifascistes et s’est mise à les rouer de coups"
Potmos (pseudonyme), 33 ans , est administrateur réseau. Il fait partie du mouvement "antifasciste" d’Athènes.
 
Les différents appels lancés sur des médias en ligne ou Facebook ont permis aux antifascistes d’effectuer trois patrouilles à moto. Nous étions plus nombreux à chaque fois. Certaines personnes nous font le reproche d’appartenir à des groupuscules anarchistes mais nous venons de tous les horizons politiques - même si je pense que la plupart d’entre nous votent à gauche. En dehors de la lutte contre les violences faites aux immigrés, nous n’avons pas de programme spécifique. Tout le monde est libre de nous rejoindre. Notre mouvement compte beaucoup d'enfants d’immigrés. Parmi les quartiers où nous nous rendons systématiquement, il y a Exarchia, où beaucoup d'immigrés vivent ou travaillent.
 
Nos deux premières patrouilles se sont bien passées. Les patrouilles avaient été programmées les soirs où devaient opérer les membres d’Aube Dorée, mais on ne les a jamais vus.  
 
"Les voyous d’Aube Dorée ont cassé la vitrine d’un magasin qui, manifestement, appartenait à des immigrés"
 
Lors de notre troisième patrouille - la plus importante avec environ cent motards -, le 30 septembre, les choses ont mal tourné. Des membres d’Aube Dorée étaient en train de briser la vitrine d’un magasin qui, manifestement, appartenait à des immigrés. Certains antifascistes se sont alors énervés et ont commencé à les repousser. La police, qui depuis le départ suivait notre cortège, est alors intervenue pour s’en prendre aux antifascistes et interpeller quatre d’entre eux. Les autres sont retournés au point de rendez-vous mais les policiers leur avaient tendu une embuscade. La suite a été très violente : la police a fait tomber des antifascistes de leur moto et s’est mise à les rouer de coups. L’un d’entre nous a été touché par une grenade éclairante. Au final, quinze nouvelles personnes ont été arrêtées. [Ils ont été libérés sous caution vendredi. Le ministre de l'Ordre public, dans un communiqué, les a qualifiés d’"extrémistes" et affirmé qu'ils étaient "encadrés" par les partis d'opposition, ndlr.]
 
 
"Les personnes arrêtées par la police ont été battues, ont reçu des tirs de Taser, et ont même été brûlés par des mégots de cigarettes"

Ils ont été accusés de voies de fait et trouble à l’ordre public, qui sont passibles de lourdes condamnations – ce qui était le cas ici. Surtout si le visage de l'accusé était caché, ce qui était le cas car ils portaient des casques de moto… On les a également accusés d’être en possession d’armes. Ce que la justice considère comme des "armes" sont les drapeaux accrochés aux motos. [Chrissa Petsimeri, une avocate qui représente plusieurs des personnes arrêtées, a déclaré qu'il leur était également reproché d'avoir jeté des pierres sur la police, des accusations que les personnes incriminées rejettent en bloc, ndlr.]
 
Au cours de leurs cinq jours de détention, plusieurs antifascistes ont été battus, ont reçu des tirs de Taser, et ont même été brûlés à l’aide de mégots de cigarettes par les policiers. [L'avocate a affirmé avoir des photos de ces blessures. Elle a ajouté que les deux femmes parmi les accusés ont essuyé des insultes sexistes par les policiers, tandis que les hommes, forcés de se déshabiller, auraient été frappés sur les parties génitales, ndlr.]
 
Malgré ce revers, les antifascistes comptent mener d’autres patrouilles en moto. La prochaine fois, nous espérons éviter toute violence ou affrontements avec la police. Tant que les forces de l’ordre ne feront pas leur travail qui consiste à protéger les plus vulnérables, ces patrouilles se poursuivront.
 
 
Des  manifestations antifascistes ont récemment eu lieu dans d'autres villes de Grèce, comme Thessalonique.
 
Source : France 24
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 21:58
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 21:45

Dans son Manifeste pour une droite décomplexée, Jean-François Copé entend"briser le tabou du racisme anti-blanc", notamment s'agissant des banlieues.

Jusqu'à présent, l'utilisation politique du concept de "racisme anti-blanc" était l'apanage quasi exclusif de l'extrême droite.

Ainsi, le FN en a fait depuis plusieurs années l'un de ses thèmes, sans que cela soit le coeur du réacteur de son programme.

Discréditer les anti-racistes

Marine Le Pen  utilise souvent la notion de "racisme antiblanc" pour discréditer la lutte des associations antiracistes, au premier rang desquels  SOS Racisme à qui elle reproche de n'avoir jamais intenté d'action sur cette base. Au mois de mai, la présidente du FN déclarait encore à propos de Christiane Taubira et du gouvernement socialiste : "[Mme Taubira] est totalement incapable de lutter contre le racisme anti-blanc. Le PS est incapable de lutter contre le racisme anti-blanc tout simplement parce qu’il le nie. De la même manière je ne crois pas que l'UMP était capable de lutter contre l'explosion du racisme anti-français et du racisme anti-blanc qui fait des ravages dans les banlieues."

Dans son programme présidentiel pour 2012, Marine Le Pen retient le seul "racisme anti-Français", (et non le "racisme anti-blanc"), pour lequel elle souhaite l'établissement d'une "circonstance aggravante" lorsqu'il motive les "crimes ou délits".

En 2003, son père, Jean-Marie Le Pen, avait lui  estimé sur RMC qu'il y avait "un racisme important dont on ne parle pas, celui du racisme anti-blanc dont sont victimes les Français de souche".

"Racisme anti-blanc" accolé à "Français de souche" : celui qui est, à l'époque, président du FN en exercice, pioche, à ce moment, dans le vocabulaire d'une famille précise de l'extrême droite, celle du courant identitaire.

L'influence du courant identitaire

Dès 2003, en effet, les Jeunesses identitaires font de la dénonciation du "racisme anti-blanc" l'un de leur tout principaux thèmes. Il s'agit, certes, comme le fait le FN, de démonétiser les associations antiracistes. Mais s'y ajoute une autre dimension moins tactique et plus idéologique.  Très influencés par la Nouvelle Droite des années 80 et par les écrits sur une supposée"guerre raciale" d'un Guillaume Faye ou d'un Jean-Yves Le Gallou, les Identitaires estiment que "les Européens blancs" sont menacés par "une immigration invasion"dans un mouvement de substitution des populations sur le Vieux continent. Dans ce contexte, ils deviennent  "les nouveaux colonisés", et donc la minorité opprimée à défendre.

"Euphémisation syntaxique"

Le "racisme anti- blanc" permet aux  Identitaires de tenir un discours racialiste blanc non explicite et suggéré, non passible de poursuites.  "Ils utilisent une stratégie d'euphémisation syntaxique afin de légitimer des conceptions jusque-là considérées comme extrémistes", expliquent Stéphane François et Yannick Cahuzac, respectivement politologue et sociologue  spécialisés sur l'extrême droite. "Il s'agit, au nom de la résistance au racisme anti-blanc de mener une lutte pour la défense de l'identité blanche", explique encore Stéphane François. Il s'agit enfin de démontrer que toute société multiculturelle est vouée à l'échec.

Les Identitaires feront d'ailleurs, à plusieurs reprises, des campagnes nationales d'autocollants sur ce thème. Et se féliciteront publiquement de "l'appel contre les ratonnades anti-Blancs" lancé en mars 2005 par  des personnalités comme Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner ou Jacques Julliard, suite aux violences commises lors de manifestations lycéennes. C'est encore au nom de la dénonciation du'racisme anti-blanc" que les identitaires  mèneront des actions contre le groupe de rap Sniper. L'Agrif, ou Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne, présidée par Bernard Antony s'y associera par un curieux raccourci historique. L'Agrif avait en effet tenté de diffuser la notion, avec moins de succès que le Bloc identitaire.

Jeudi, le président du Bloc identitaire, Fabrice Robert, s'est réjoui sur Twitter de la dernière sortie du secrétaire général de l'UMP : "Copé dénonce l'existence d'un#RacismeAntiBlanc. La stratégie d'influence des #Identitaires porte ses fruits."

Source: VISA
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 16:58

Athènes: Lettre des 15 antifascistes arrêté-e-s du palais de justice d’Evelpidon – Mise à jour 04/10

Ci-dessous, un texte des 15 personnes arrêtées envoyé depuis le palais de justice de la rue d’Evelpidon:

«Aujourd’hui, l’Etat a déclaré la guerre civile. Ceux qui ne sont pas tués par des couteaux fascistes sont envoyés en prison par des décisions judiciaires de la junte.

Nous appelons les combattants et tous ceux qui pense que la dignité, la solidarité, l’égalité et la liberté ne sont pas de vains mots, mais une philosophie de vie, pour réaliser le moment historique dans lequel nous vivons et agissons en conséquence.

LES IDÉES ne peuvent pas être réprimées, ni emprisonnées.

Les 15 personnes arrêtées, des hommes et des femmes antifascistes « 

Le 4 Octobre, les 15 personnes arrêtées durant la manif antifasciste à moto ont comparu devant un juge d’instruction. Alors que les deux procureurs ont exigé que tous les 15 soient placé-e-s en détention provisoire avant le jugement – indépendamment du fait qu’ils/elles sont poursuivi-e-s pour crimes et délits – le juge d’instruction n’était pas d’accord avec cette décision.

Les otages de l’Etat et leurs avocats ont littéralement passé toute la journée au palais de justice (depuis le matin jusqu’à tard dans la nuit). A midi, les soutiens et les parents ont été agressés par des escadrons de l’anti-émeute pour avoir simplement assister à la procédure judiciaire, aucune détention n’a été signalé, mais plusieurs personnes ont été blessées.

En raison de la controverse entre les procureurs et le juge d’instruction et après une longue conférence, l’affaire a finalement été renvoyée au Conseil de la magistrature, qui décidera si le 5 Octobre les 15 camarades seront maintenues en détention provisoire ou non.

Par conséquent, un total de 19 camarades sont toujours détenu-e-s au poste de police (de l’avenue Alexandras) d’Athènes et devront de nouveau comparaître devant les tribunaux d’Evelpidon le vendredi 5/10.

Les 4 camarades du rassemblement de solidarité dans le tribunal d’Athènes (arrêté-e-s le 1er octobre) seront transféré au palais de justice à 9h00.

Les 15 antifascistes (arrêté-e-s le 30 septembre) feront l’objet d’une procédure distincte à 12h00.

Traduit de l’anglais de Contra-info, 5 octobre 2012

19 antifascistes ont été emprisonné-e-s suite à l’action anti-fasciste du 30 Septembre dans le centre d’Athènes.

5 octobre

Mise à jour, 21,10 GMT +2 Tous les 15 autres antifascistes viennent d’être libérés sous caution (3000 euros). Il y aura bientôt un appel au sujet de leur libération sous caution.

Mise à jour, 14h15 GMT +2 Les 4 antifascistes arrêtés lundi ont été libérés. Nous attendons maintenant d’entendre de nouveau. les 15 antifascistes arrêtés dimanche.

Traduit de l’anglais de From the greek streets, 5 octobre 2012

 

Source: Le Chat Noir Emeutier

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 05:06

Banderole anarchiste à Kamara, Thessalonique : “Solidarité avec les arrêtés de la manifestation antifasciste à moto – Athènes – Tribunal d’Evelpidon 4/10″

La nuit du 15 septembre a vu la première patrouille à moto dans le centre d’Athènes avec des distribution de flyers et des slogans contre les attaques néo-nazies. Le 22 septembre, une autre manifestation antifasciste à moto fut réalisée avec succès.

Dans la soirée du dimanche 30 septembre, une troisième intervention-patrouille antifasciste à moto passait dans le centre d’Athènes, mais a vite été entravée par des néo-nazis. En conséquence, les compagnons en ont environ démolis trois près de la rue Phylis, dans le secteur d’Aghios Panteleimonas, dans le centre  d’Athènes. À environ 21h00, alors qu’un des fascistes gisait toujours à terre, blessé, les dernières motos de la manifestation ont été attaqué en représailles par plusieurs brutes de l’unité de police à moto DELTA.

Quasiment tout les antifascistes à moto ont été prise en chasse et attaqué, d’abord dans le voisinage de la place Amerikis (non loin du centre de la communauté tanzanienne qui a été mis à sac par des fascistes il y a de ça quelques jours), ensuite dans l’avenue Alexandras, mais aussi alors qu’ils se dirigeaient vers Exarhia. Là aussi plusieurs jeunes ont été persécuté et arrêté par les flics.Plusieurs motos ont été laissé en plan et éventuellement confisquées par la police. Peu de temps après, les camarades se sont rassemblés dans les squats du centre d’Athènes afin de défendre les lieux.

Parmi un nombre non confirmé de compagnons blessés par les flics, un antifasciste a sérieusement été blessé. Pas loin de 23 personnes qui ont participé à l’action ont initialement été reporté manquant… Parmi eux, 15 ont été arrêté dans différents lieux et enfermé au quartier général de la police [GADA] dans l’avenue Alexandras, sans aucun accès aux avocats.

Un rassemblement a été appelé pour le lundi 1er octobre à 13h00 au tribunal d’Evelpidon en solidarité avec les arrêtés. La procédure a été reportée à jeudi, alors qu’assistaient au rassemblement plus de 300 compagnons. Dans la soirée, plusieurs unités de police ont sauvagement attaqué les personnes venus en solidarité au sein du tribunal et les ont harcelé dans les rues aux alentours, avec pour résultat plusieurs détentions (4 d’entre-elles se sont transformées par après en arrestations).

Les 15 antifascistes qui ont été arrêté le 30/9 sont toujours détenus à GADA – ils doivent passer devant le tribunal le jeudi 4/10 au matin. Les 4 compagnons arrêtés le 1/10 vont être détenus à GADA jusque vendredi, le 5/10, date à laquelle ils vont probablement passer en procès au tribunal d’Evelpidon.

Les antifascistes qui ont pris part à l’action n’ont pas encore publié leur propre version des  événements mais ont notifié qu’il y a un besoin de collecter plus de 10.000 euros pour les dépenses légales et cautions. De plus, tard dans la soirée du mercredi 3/10 , ils ont appelé à une assemblée ouverte à l’École Polytechnique pour discuter des dernières informations sur les 15 arrêtés de la patrouille-intervention antifasciste (30/9), des 4 arrêtés lors du rassemblement de solidarité au tribunal d’Evelpidon (1/10) et des actions à venir. L’assemblée a été suivie par plus de 300 sympathisants.

La même nuit, une vidéo de l’intervention du 30/9 a été publiée, avec des prises peu avant le coup répressif. De plus, tous les 19 otages à GADA ont envoyé un premier retour :

Mercredi 03 octobre 2012.
Quelques mots des cellules de détention du 7em étage du quartier général de police d’Athènes.

Bien que trois jours aient passés depuis notre arrestation lors de la manifestation antifasciste à moto et collage le dimanche 30 septembre, nous pensons qu’il est bon de clarifier quelques trucs même maintenant.

Après un appel ouvert le dimanche 30 septembre, une manifestation antifasciste à moto et collage, qui est partie d’Exarchia, s’est déroulée dans le centre d’Athènes. Cette manifestation venait en réponse aux pogroms fascistes et attaques contre les immigrés qui se trouvent dans plusieurs quartiers du centre d’Athènes par des gangs fascistes déguisés en “résidents” ou “comités de commerçants”, soutenus par les gangs étatiques officiels.

Là tout de suite, nous ne sommes pas intéressés d’analyser ou expliquer ici les relations connues et rabattues entre Aube Dorée [Chrissi Avgi] et la police grecque.

Juste après que la patrouille est été attaqué par des partisans d’Aube Dorée(-citoyens), il y a eu un assaut de la part des flics de l’unité de police à moto DELTA, qui ont suivi l’arrière de la manif mais sont aussi passés dans les rues parallèles.

Au final, 15 combattants antifascistes ont été attrapé, hommes et femmes. Ils ont été blessé à différents endroits de leurs corps, comme la tête, les bras et jambes, alors que les flics ont aussi utilisé des tasers (armes qui causent des chocs électriques).

Nous avons été emmenés au 6em étage du quartier général de la police, en face du département de la protection de la constitution étatique, où la nuit fut accompagnée de tabassage, menaces, tirage et brûlage de cheveux de la part des équipes de DELTA qui ont pris nos photos pour leurs albums privés alors qu’ils continuaient à nous garder.

Des menaces telles “Maintenant nous savons qui vous êtes, nous allons vous enterrer comme vos grands-parents pendant la guerre civile” sont révélatrices du terrorisme que ces crétins prétoriens des équipes DELTA ont tenté de nous infliger. Au même moment, nous n’étions pas autoriser à communiquer avec des avocats ou des médecins pendant 19 heures consécutives. Le jour suivant, après qu’ils aient fait un transfert – un spectacle afin de prendre nos profils suspects, ils nous ont en fin de compte emmené au tribunal de l’ancienne école militaire d’Evelpidon.

Alors que nous étions toujours au tribunal, les forces de police anti-émeute ont attaqué les personnes solidaires rassemblées, battants férocement nombre d’entre eux. Un total de 25 personnes ont été détenu, et au final 4 arrêtés ont été inculpé. Depuis le moment de leur arrestation, ils ont été transféré au 6em étage du quartier général de la police, où les flics mirent en place la même tactique d’intimidation, incluant des fouilles corporelles humiliantes. Après une décision vengeresse sans précédent, la détention provisoire des 4 arrêtés a été prolongé en trois jours de plus (jusqu’à vendredi), et la détention provisoire des 15 premiers arrêtés fut étendue à jeudi.

Ils nous ont amené aux cellules de détention du 7em étage du quartier général de la police, dans un quartier surpeuplé (prévu pour 30 personnes alors qu’en ce moment 80 personnes “vivent” là dans des conditions incroyablement sordides), dans une tentative de “briser nos nerfs”. Malgré tout, nous avons rencontré un sentiment de solidarité sincère exceptionnel des gens qui ont été “oublié” depuis plus de trois mois dans cet endroit.

Au sein de la “crise économique” de plus en plus de gens se dirigent vers la pauvreté et la destitution, le cannibalisme social est récompensé comme une vertu, le fascisme montre sa tête dans nos localités et quartiers, l’offensive de l’État s’intensifie à tous les niveaux; dans cette période, des options qui promeuvent l’auto-organisation, la solidarité, la camaraderie et l’action directe sont celles qui, non seulement, peuvent tenir dans ce chemin de la peur qu’ils essaient d’imposer dans nos vies, mais sont aussi la perspective d’une organisation sociale différente.

Vous avez besoin de profondément saisir ce qu’est vraiment le fascisme
Le fascisme ne mourra pas simplement de lui-même; vous avez besoin de l’écraser.

Les arrêtés du 30/9 et du 1/10
(Quelques uns parmi nous, fiers descendants de brigands/symmorites anarcho-communistes.)

 

Souce : Contra Info

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:59
Publié le 2 octobre 2012
par REFLEXes

Annoncée de longue date, la mobilisation autour du samedi 29 septembre devait être l’occasion pour les Jeunesses Nationalistes de monter une manifestation autonome sur Paris sur le thème « Maitres chez nous ! » et en profiter pour lancer officiellement la section Paris-Banlieue des JN. Le résultat est plus que mitigé pour Alexandre Gabriac et ses troupes.


Si les Jeunesses Nationalistes sont actuellement sans conteste le groupe nationaliste le plus actif [1] et en passe numériquement de venir chatouiller les Identitaires et Troisième Voie [2] , ils n’ont pas encore de groupe officiel à Paris. Cette manifestation du 29 septembre était donc l’occasion pour Alexandre Gabriac de lancer la section parisienne annoncée le mois dernier, et qui selon toute vraisemblance devrait en partie s’appuyer sur le GUD Paris, dirigé désormais par Logan Duce, depuis le départ d’Edouard Klein [3] et Baptiste Coquelle [4]. Ce dernier est en effet très proche de Gabriac et des Jeunesses Nationalistes. Il se rend en Italie avec eux, est présent à Lyon où il participe à l’action à la gare Lyon Part-Dieu (action qui verra Benedetti et d’autres se faire interpeller)...

Afin d’appuyer au mieux cette mobilisation et le retour aux affaires de l’Œuvre Française [5] , Yvan Benedetti en avait profité pour organiser une réunion publique de l’OF sur Paris le 28 septembre, chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps. Une bonne centaine de personnes viendront écouter, en plus d’A. Gabriac et I. Benedetti, les invités de l’OF : André Gandillon du journal Militant, Jérôme Bourbon de Rivarol et Hervé Ryssen-Lalin. Ce dernier se manifestant de plus en plus au côté de l’Oeuvre Française, puisqu’on le retrouvera le lendemain au côté d’Ivan Benedetti : Sur la gauche, bras croisés, Hervé Ryssen

En début de semaine tout semblait se dérouler sans aucun problème pour les nationalistes. 24h avant le coup d’envoi de la manifestation, la préfecture de police de Paris prononçait son interdiction. Le travail d’information, effectué par les militants antifas parisiens pendant une semaine sur le lieu de départ de la manif des fafs n’est sans doute pas étranger à la montée en pression autour de cet événement.

C’était bien évidemment une option envisagée par les Jeunesses Nationalistes, puisqu’ils ont pris l’habitude ces derniers temps de se voir interdire certaines de leurs apparitions publiques. Le plan B était donc enclenché, à savoir une occupation symbolique, comme cela avait été fait à Lyon.

A se demander même si ce n’est pas tout simplement le but recherché ? Si une manifestation à Paris ne réunissant guère plus de 100 personnes a peu de chance de faire l’actualité du week-end dans la presse [6] , en revanche une action avec promesse d’agitation et d’interpellations a toute les chances d’attirer plus d’un journaliste. Cela se vérifiera une fois de plus, puisque presse écrite et radio se feront les commentateurs de cette journée, donnant là une visibilité au JN qu’ils ne méritaient pas.

Quelques heures après une conférence de presse dans les locaux de l’OF à laquelle participe I. Benedetti, A. Gabriac et Pierre Marie Bonneau [7], une grosse trentaine de militants nationalistes, au look très marqué, emmenés par Benedetti, se positionnaient sur le parvis de Notre-Dame pour prendre la parole. L’absence de drapeau, de banderole, de tract et l’improvisation quasi-comique de Benedetti [8], tentant de rameuter les foules, sans succès, laisse clairement penser que l’objectif principal de cette action était de se faire embarquer. Benedetti

A quelques mètres de cette trentaine d’individus, se mêlant à la foule, circulaient plusieurs petits groupes de militants d’extrême droite pour mettre en place un rideau de protection en cas d’attaque des antifas. petits groupes « discrets » de natios Dans un groupe, comment reconnaitre un faf d’un flic ? c’est simple le second a une oreillette !!

Dans la foule on notera au passage la présence de quelques militants du Renouveau Français (tels que Jean Lecointe ou encore Bruno Archier) venus en renfort, mais peu motivés pour se faire interpeller pour la gloire, et surtout pas pour la gloire de Gabriac et ses JN.

Lecointe et ses troupes de co-sanguins !!

Au passage, un grand merci à Richard Bonacase pour cette photo prise après leur interpellation et illustrant un compte rendu publié sur le site de Jeune Nation : Le lecteur averti y reconnaitra dans le fond de profil Victor Lenta, l’ancien du Bloc Identitaire de Toulouse, qui vient de monter la section des JN dans cette ville, enterrant du même coup l’expérience identitaire toulousaine. Militaire de carrière au 3me RPIMA de Carcassonne, il aura droit à son petit moment de gloire dans le récent documentaire de Spécial Investigation « Racisme : l’Armée au rapport ». Ainsi que Pierre Marie Bonneau, l’avocat toulousain précédemment cité et qui aura la bonne idée de se faire interpeller avec ses futurs clients. Quand à Richard Bonacase, de Marignane, tout en étant le représentant du Parti de la France en PACA, il est aussi l’organisateur de la réunion le 22 octobre prochain à Marseille en présence d’A. Gabriac et I. Benedetti, annonciatrice d’une nouvelle section JN à Marseille ??

Arrestation de Gabriac : Héros ou zéro ?

Et Gabriac dans tout ça ? Bien que n’étant pas dans le groupe de kamikazes pour les arrestations, il était bien présent dans les alentours de la place de Notre-Dame. Son arrestation place Saint-Michel n’était sans doute pas prévue au programme, le garçon connaissant en ce moment quelques ennuis judiciaires qui ont la fâcheuse tendance à s’accumuler [9]. La présence nombreuse de RG sur place [10] lui aura sans doute été fatale arrestation gabriac Gabriac, opposant au système, mais avec une belle carte d’identité de "Membre du Conseil Régional de Rhône-Alpes"

Profitant de l’occasion l’OF et les JN annonçaient que Gabriac avait été hospitalisé suite à des violences policières, on parlera même de coma. Si on ne met pas en doute que la maréchaussée sait se montrer musclée dans ses interventions, on est en droit d’émettre quelques doutes sur la réalité des malaises d’Alexandre Gabriac. Ce dernier est familier d’histoires pour le moins farfelues, la plus fameuse étant l’histoire de l’agression qui l’avait rendu amnésique …

Et dans la sphère nationaliste ?

Peu de relais et de répercussion dans les autres mouvements fafs de l’initiative des JN et de leurs arrestations. C’est très certainement là un des échecs les plus patents pour les JN, ne pas avoir réussi à faire sortir dans la rue d’autres orgas. Il faut dire que l’image sectaire de l’OF de ces dernières années n’est sans doute pas pour rien dans cet isolement. Le seul a avoir réagi, c’est l’ancien chef de Nouvelle Résistance et d’Unité Radicale, dont l’hostilité avec les chefs présents et passés de l’OF est une histoire ancienne mais toujours bien vivace comme en témoigne ce petit message laissé par Christian Bouchet sur son compte officiel facebook : « Quatre gardes à vue et une cinquantaine d’arrestations suite à la manif des benêts... Ceux qui ont approché les organisateurs de cette manif savent que Gabriac et Benedetti sont non seulement des imbéciles mais aussi des provocateurs fort utiles pour les journaleux anti-FN... De plus, ils sont les responsables de "La Flamme" le pire site de délation anti-Marine. Alors qu’ils se retrouvent en taule me réjouit et j’espère qu’en plus les CRS leur auront bien cassé la gueule....  »


[1] Après Perpignan, Toulon, Toulouse, Paris et la Haute-Savoie, c’est à Amiens et Marseille que l’on peut s’attendre à voir apparaître de futures sections

[2] Deux mouvements auxquels ils ont piqué dernièrement des militants et des cadres quand il ne s’agit pas de section

[3] Les mises à l’amende régulière de Klein par les antifas mais également les fafs, cadrant mal avec le rôle de chef du GUD, l’ont finalement poussé vers la sortie.

[4] Parti au FN

[5] Dont les Jeunesses Nationalistes sont l’émanation directe

[6] Voir la manif de juin contre le droit de vote aux étrangers

[7] Avocat toulousain très proche de l’OF. Il est actuellement l’avocat d’A. Gabriac bien sur, mais aussi de l’Agrif dans son procès contre Houria Bouteldja des Indigènes (le parquet ayant fait appel la relaxe de celle-ci une nouvelle audience aura lieu le 12 de ce mois), ou bien encore de Matthieu Clique, ancien responsable du Bloc Identitaire toulousain et incarcéré pour tentative d’homicide sur un étudiant chilien (voir "Matthieu Clique, une chance pour Toulouse ?" et "Un début pour Andrés"

[8] « Non je ne suis pas une merde, je suis un être humain », grand moment de dialectique nationaliste !

[9] Dernier en date : 2 mois de prison fermes pour menaces de mort, décision le 22 octobre

[10] Les RG n’ont visiblement pas oublié que l’œuvre Française dans les années 80, comptait pas mal de policiers dans ses rangs et avait tenté de tuer ou d’enlever Patrick Gaubert, conseiller spécial de Pasqua sur l’extrême droite.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:53

    Faisant suite à notre article : http://upac.over-blog.com/article-une-preuve-supplementaire-de-l-imposture-du-prcf-110076205.html, l'UPAC a reçu un droit de réponse le 1er Octobre émanant du PRCF.

Sur la première partie de sa réponse, le PRCF s'explique sur sa signature d'un texte du Comité Valmy qui a été signé par des "signataires infréquentables" dixit le droit de réponse du PRCF. Le PRCF aurait demandé au Comité Valmy de faire retirer la signature des "signataires infréquentables" en excusant ce dernier d'avoir fait les frais "d'une manipulation aux fins de récupération". Le PRCF signe donc des textes sans se renseigner de qui cela sort. C'est bien mal connaitre le Comité Valmy. Mais, accordons que le PRCF aurait pu se faire rouler dans la farine, cela peut arriver à n'importe qui. Il semble pourtant que le PRCF aurait mieux fait de retirer sa propre signature le temps que le Comité Valmy prenne une décision. Parce qu'aujourd'hui, le 2 octobre, c'est à dire 15 jours après notre article et le lendemain de ce droit de réponse du PRCF, le Comité Valmy vient justement de mettre en ligne l'appel avec les signatures du PRCF et les "signataires insuportables". C'est quand même un peu osé de nous faire la leçon et que nous relevions que le PRCF est toujours signataire. Cela ne peut pas tenir du simple concours de circonstance sinon de le faute ou de l'imbécilité voir de la provocation ! 

Non ! Ce que nous dénoncions dans notre article est réel, le PRCF a des accointances certaines avec des gens "insuportables" pour reprendre son terme. En conclusion, son explication ne tient pas la route et ne supporte pas les faits.

 

Prises du site Comité Valmy le 2 octobre 2011 :

PRCF-3.PNG

 

PRCF-4.PNG

 

       Ensuite, sur la seconde partie, le PRCF nous refait le coup de l'amalgame "communisme=fascisme" alors que ce n'est pas du tout ce que nous faisons. Nous sommes anti-staliniens dans ce qu'il a eu de fondamentaux communs avec le fascisme (culte de la personnalité, dictature d'une oligarchie politique, impérialisme , épuration d'opposants etc...). 

      Puis, le PRCF nous refait aussi le coup de la vertue par le fait qu'il défile dans des manifestations antifascistes. C'est justement ce que nous dénonçons lorsque nous évoquons l'infiltration de "rouges-bruns" dans la sphère antifasciste. Défilé ne fait pas légitimité, du moins pas toujours. De plus, le PRCF pour se défaire de toute critique, s'auréole comme d'habitude des vieilles et honorables figures de son parti. Et cela en devient même pathétique d'utiliser de cette manière le nom de grands résistants à des fins excusatoires voir ostentatoire .

Pour finir, le PRCF passe à l'attaque car comme il est le plus légitime des partis car ayant dans ses rangs les plus légitimes des résistants, les opposants ne peuvent être que de vilains petits canard aux airs de fachos. Là encore le PRCF n'a rien compris. L'UPAC critique la dérive actuelle du PRCF, une dérive que nous ne mettons pas sur le dos des gens qui parrainent forcément le PRCF ou même sur tous les membres du PRCF, mais il est à noter que le PRCF n'est pas très clair contrairement à ce qu'il clame. Une dérive a bien lieu dans ce parti. Ce n'est pas à nous de faire le ménage, le PRCF n'a qu'a le faire chez lui, s' il le peut, s'il en a envie et si cela est encore temps. C'est son devoir pas le notre. L'UPAC ne fait que relever des faits et les soulever. La "Chasse aux sorcière" n'est pas notre violon d'ingre. Mais dénoncer l'incohérence politique et le "foutage de gueules" si ! 

 

Ci-dessous le droit de réponse du PRCF :   

 

Le PRCF, Pôle de renaissance communiste en France, adresse à upac le droit de réponse suivant:

« L'article intitulé « Une preuve supplémentaire de l'imposture du PRCF », écrit et posté par l'Union Prolétaire Antifasciste Creusoise sur le site internet Mediapart le 14 septembre 2012, met directement et gravement en cause le Pôle de Renaissance communiste en France qui ne saurait laisser sans réponse ni rectification les inexactitudes qu'il recèle, ni plus amplement l'atteinte caractérisée à son image et sa considération. Le PRCF s'est prononcé récemment sur un texte proposé par le Comité Valmy à propos des menaces d'intervention militaire occidentale contre la Syrie. Quand le PRCF s'est prononcé -tout en signalant publiquement (cf. notre site www.prcf.fr) aux rédacteurs de Valmy qu'il n'aurait pas rédigé le texte ainsi s'il avait été consulté en amont de sa rédaction -il n'y avait pas encore les signataires infréquentables que vous signalez : nous ne sommes en rien responsables des signatures incriminées intervenues après coup. Les "raisonnements" qui consistent à amalgamer une organisation aux "bruns-rouges" sous prétexte que des individus d'extrême-droite se rallient à titre individuel et après-coup à un texte déjà signé est un sophisme vulgaire qui ne relève pas du débat démocratique. Cela dit dès que nous avons appris que ce texte était signé par des gens d'extrême-droite nous avons demandé au comité Valmy soit d'enlever les signataires de cette mouvance, soft d'enlever notre signature, et nous avons exprimé cette exigence - soyons très clairs - AVANT d'avoir eu vent desattaques de l'UPAC. Nous considérons en effet qu'il existe une ligne rouge qui ne peut être franchie à l'égard de toute cette mouvance "rouge-brune" ou brune. Il va de soi que si le comité Valmy ne retire pas les signatures des individus marqués à l'extrême droite, le PRCF retire sa signature à ce texte et qu'il reconsidérera ses relations avec la direction du comité Valmy. Mais nous avons bon espoir que ce groupe, qui se réclame de Jean Moulin, comprendra qu'il a été victime d'une manipulation à des fins de récupération. Par ailleurs, les amalgames de l'article paru dans votrejournal à l'égard du PRCF traité de "national-bolchevik à la Limonov" sont mensongers et insultants. Notre organisation est communiste, marxiste et léniniste et par conséquent anti-fasciste et anti-raciste de façon radicale, totale, absolue et définitive. Nos positions sont connues et, si l'auteur de l'article en question avait été honnête il aurait pu, avant de publier des propos mensongers et mystificateurs, vérifier à la source nos textes, notre site, notre journal "Initiative Communiste". Il aurait pu savoir que le PRCF a participé, drapeaux rouges et drapeaux tricolores mêlés (car dans la grande tradition du PCF du Front populaire antifasciste et de la Résistance FTP nous n'opposons pas le drapeau de l'indépendance nationale au drapeau de la classe ouvrière mondiale) à la grande manifestation antifasciste de Lille le 8 octobre 2011 et à toutes les manifestations anti-fascistes qui se déroulent là où se trouvent des militants du PRCF comme à Grenoble le 14 juin à l'occasion de la venue dans cette ville d'un conférencier fasciste. Il aurait pu savoir aussi que depuis le début des années 90 les fondateurs du PRCF n'ont cessé de dénoncer l'amalgame communisme=fascisme et « URSS=Allemagne nazie » qui ne fait que banaliser l'extrême droite tout en insultant le pays qui a écrasé la Wehrmacht à Stalingrad au prix de sacrifices inouïs enjouant un rôle central dans notre Libération, comme De Gaulle l'a loyalement reconnu lors de sa première visite à Moscou. Il aurait pu prendre connaissance du Comité de parrainage du PRCF (ci-joint) et il aurait dû connaître le nom du Président du PRCF, Léon Landini,Président de l'Amicale des anciens FTP-MOI des bataillons Carmagnole Liberté, Officier de la Légion d'Honneur, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, torturé par Klaus Barbie. Ou de Raymond Camus, glorieux FTPF d'Aix-en-Provence, décédé ces jours-ci, qui combattit dès sa prime jeunesse dans les rangs du Front national pour l'indépendance et la liberté de la France. Le contraire du FN actuel qui usurpe aujourd'hui ce nom et que le PRCF a combattu, aux côtés du M'Pep, lors de la récente élection législative, que ce soit à Hénin-Beaumont ou à Montpellier, A moins que, de manière parfaitement totalitaire, le seul fait pour le PRCF de se battre pour que la France sorte de l'UE et de l'euro « par la porte à gauche », sur les bases progressistes, patriotiques, antiracistes et antifascistes du CNR, ne soit considéré par vous comme une position fasciste, auquel cas les patriotes qui combattaient Hitler-Pétain pendant la guerre étaient des fascistes et tes défenseurs du régime de Vichy, qui collaboraient avec l'Occupant et massacraient les patriotes, étaient des antifascistes (on aura tout vu !), Qui, sans être lui-même un "rosé-brun" anti-communiste travesti en antifasciste, peut-il croire que ce genre de militants, ce genre d'hommes et de femmes qui dirigent et parrainent le PRCF, auraient quoi que ce soit à voir sauf pour le combattre et l'écraser -avec le fascisme et ses divers masques? Qui êtes-vous, Messieurs de l'UPAC, et quels sont vos titres dans la lutte antifasciste et antiraciste, pour oser mettre en cause l'honorabilité d'une association présidée par des hommes qui ont risqué cent fois leur peau pour abattre la Bête immonde, dont votre comportement fanatique, digne de la chasse aux sorcières maccarthyste, reproduit hélas certains traits fondamentaux ? ». 

 

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

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          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

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