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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:36
Athènes: manifestation antifasciste à Patissia

Une manifestation anti-raciste a été appelée dans la soirée du 26 Septembre dans le quartier Patissia, dans le centre d’Athènes, comme une réponse immédiate à un autre pogrom fasciste* dans les environs du square Amerikis juste la veille (25/9), et une contre-protestation contre les néo-nazis (qui s’appellent «citoyens indignés grecs») qui avaient menacé de sortir de leurs trous et de répandre à nouveau la terreur nationaliste.

Tout d’abord, les antifascistes se sont rassembléEs près du coin de rues Stavropoulou Lemessou, devant les bureaux de la communauté tanzanienne* en Grèce qui a également été attaqué et détruit hier par le néo-nazis voyous (voir la vidéo).

Une assemblée ouverte a eu lieu au square Amerikis, avec une présence massive des migrants et autres résidents qui ont résisté aux intimidations fascistes et ont discuté de leurs problèmes quotidiens. Puis, un grand bloc d’anarchistes antifascistes, antiracistes, gauchistes et autres sympathisants, d’immigrés et population locale, sont descendus dans les rues en scandant des slogans antifascistes.

Alerte antifa ! solidarité entre les opprimés.

Traduit de l’anglais de Contra-info depuis le grec d’indymedia Athènes, 30/09/2012

* Le 25 septembre dans la soirée, des néo-nazis de l’Aube Dorée se sont rassemblés sur ce même square, en se nommant “assemblée des citoyens grecs indignés”, et ont attaqué plusieurs commerces d’immigrés, ainsi que l’édifice de la communauté tanzanienne. 

No Pasaran !

 

Source : Le chat noir émeutier

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:20

Front National

Alain Soral a été un militant du Front National pendant plusieurs années et avait des liens étroits avec son fondateur, Jean Marie LePen, un xénophobe convaincu qui a déjà déclaré que les chambres à gaz sont "un détail de l'histoire".
En 2007, Alain Soral a été nommé au comité central du Front National. En 2008, il est candidat à l'investiture comme tête de liste du Front National aux élections européennes.

Pour plus d'informations sur le Front National et les liens avec le néo-nazisme, consultez cet article.

Homophobie et misogynie

 Alain Soral a été accusé par un groupe de défense des homosexuels (Act Up) de "publier des livres homophobes et sexistes" ainsi que de "répandre la haine des homosexuels". Il est connu pour prendre des positions très virulentes contre le féminisme.

Anti-sémitisme et condamnation pour incitation à la haine raciale

En 2004, il a tenu des propos anti-sémites en affirmant que :

Ce n'est pas systématiquement la faute de l'autre, totalement, si personne ne peut vous blairer (les juifs) partout où vous mettez les pieds. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c'est bizarre ! C'est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C'est-à-dire, je pense, c'est qu'il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme qui confine à la maladie mentale

Ces propos créent alors une controverse et sont jugés antisémites par de nombreux observateurs. Poursuivi en justice, Alain Soral est condamné par le tribunal de grande instance de Paris pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale le 4 mai 2007.

Liens avec Dieudonné

Alain Soral et Dieudonné militent ensemble depuis plusieurs années. D'abord dans la "liste anti-sioniste" puis ensuite dans le Parti Anti-Sioniste.

Dieudonné est un militant anti-Israël proche du Front National. Le fondateur du Front National, Jean-Marie LePen, est le parrain d'un enfant de Dieudonné. SOS Racisme a dénoncé sa présence au meeting du Front National.

Dieudonné a déjà été condamné pour anti-sémitisme alors qu'il avait invité Robert Faurisson sur scène, un des plus grands négationnistes. Il a aussi rendu hommage à Roger Garaudy lors de ses funérailles, un autre militant qui nie l'holocauste. En février 2012, il s'est envolé pour l'Iran rencontrer le négationniste Mahmoud Ahmadinejad en compagnie de Robert Faurisson, l'homme pour qui les chambres à gaz n'ont jamais existé.

Il soutient la dictature de Kadhafi (Libye) ainsi que le régime de Bachar Al-Assad (Syrie) et Mahmoud Ahmadinejad (Iran). Le président iranien (qui a nié l'holocauste et déclaré vouloir rayer Israël de la carte) lui a donné de l'argent pour continuer de combattre Israël.

À Bruxelles, un spectacle de Dieudonné a été interrompu par la police et il fut accusé de "propos xénophobes" et "incitation à la haine raciale". Au Québec, son spectacle a été annulé cette année suite à une polémique sur anti-sémitisme.

Liste anti-sioniste

Il présente avec Dieudonné une "liste anti-sioniste" avec plusieurs candidats fachos dont Émmanuelle Grilli, une cadre du Parti Solidaire Français dont nous parlions dans un autre article. Une organisation a déclarée que "Dieudonné a pour ambition politique de réunir sur une même liste le maximum de personnes condamnées pour incitation à la haine raciale".

Soutien à Bachar Al-Assad et au régime Syrien

Alain Soral a déclaré plusieurs fois soutenir le tyran de Syrie ayant fait des dizaines de milliers de morts en attaquant son propre peuple qui voulait un changement de régime vers la démocratie. L'année dernière, Alain Soral a organisé une manifestation de soutien à Bachar Al-Assad en compagnie de Dieudonné.

Il y a 1 an, il a voyagé en Syrie pour soutenir le régime en compagnie de Dieudonné et d'un skinhead fasciste, ancien membre du G.U.D. (Groupe Union Défense, une organisation néo-fasciste ultra-violente)

Syrie, été 2006. De gauche à droite: Ahmed Moualek, Dieudonné, Thierry Meyssan du Réseau Voltaire, Alain Soral et Frédéric Chatillon

 

Alain Soral et Robert Faurisson

Dans ce vidéo intitulé "Faurisson dit la vérité", Alain Soral nous explique que Faurisson est un homme honnête. Robert Faurisson est un idéologue antisémite d'extrême-droite qui nie l'holocauste et affirme que les chambres à gaz ne sont qu'une rumeur. Il a eu de nombreuses condamnations judiciaires.

Contre l'immigration et critique du métissage

Alain Soral est bien sur farouchement contre l'immigration, rien de surprenant pour un ex-politicien d'extrême-droite. Il l'explique dans ce vidéo. Il fait également une critique du métissage ethnique, le blâmant pour le racisme anti-blanc et l'échec de l'intégration.

Soutien à Mahmoud Ahmadinejad

Alain Soral a affirmé plusieurs fois son soutien au leader Iranien. Toute une section y est consacrée sur le site web officiel d'Égalité & Réconciliation. Dieudonné, le grand ami de Soral, a été rencontrer Ahmadinejad en Iran au nom du Parti Anti-Sioniste au quel Alain Soral en était membre à l'époque.

À l'heure où nous écrivons ces lignes, l'Iran vient de bloquer l'accès à Google et à Gmail. Tout un exemple en matière de liberté et de démocratie !

 

Source: Fachowatch

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 02:23

La préfecture de police autorisera-t-elle le défilé des Jeunesses Nationalistes samedi 29 septembre ?

News Après l’interdiction des manifs islamistes, les Jeunesses Nationalistes vont-ils défiler samedi prochain à Paris au slogan «d'Islam hors d'Europe» ? La préfecture pourrait autoriser le rassemblement du mouvement qui pèse le plus, à droite du FN.

manif-apres-les-islamistes-a-la-concorde-les-fascistes-lyonnais-debarquent-a-paris
Bientôt à Paris ?
 

Attention ! Ecartez femmes voilées et messieurs à kippa : Les néo-fascistes lyonnais débarquent à Paris. Samedi 29 septembre, le groupuscule « nationaliste » et « anti-judaïque », les Jeunesses Nationalistes, organise une manifestation en plein coeur de Paris avec pour mot d’ordre : « Rester maître chez nous. »

Joint par StreetPress, leur leader Alexandre Gabriac prévient qu’un des slogans du cortège sera « Islam hors d’Europe » – parmi les classiques « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » ou encore « La rue, la France, nous appartient. » Il se dit même que l’écrivain antisémite Hervé Ryssen serait de la partie !

Alors que partout en France les manifestations organisées contre le film « anti-islam » Innocence of muslims ont été interdites, les islamophobes antisémites des Jeunesses Nationalistes auront-ils le droit de défiler à Paris ? La préfecture de police de Paris pourrait, elle, bien autoriser la manifestation du samedi 29 septembre.


[Vidéo] L’appel à manifester

 


 

 


Provoc’ Le rendez-vous est donné à 14h00 place de la République, pour une arrivée en fin d’après-midi à Saint-Michel. « Mais je ne peux pas vous donner l’itinéraire exact », explique Alexandre Gabriac , bientôt 22 ans. Avant de se justifier : « C’est pour des questions de sécurité et éviter qu’on ait des désagréments sur le parcours. »

En attendant, le boss des Jeunesses Nationalistes livre quelques indices : le cortège traversera « des quartiers symboliques pour réaffirmer qu’on est maîtres chez nous. » Comprendre des quartiers où vivent « des allogènes » (les immigrés, ndlr). De la provocation ? « Nous voulons montrer qu’il y a des Français non-reniés qui ne veulent plus être considérés comme étrangers sur leur propre sol. »

Autorisation Jointe par StreetPress, la préfecture de police de Paris confirme qu’une déclaration de demande de manifestation a bien été déposée par les Jeunesses Nationalistes au début du mois de septembre. Celle-ci est en cours d’examen et devrait être acceptée si le préfet estime qu’il n’y a pas de « risques de troubles à l’ordre public. » Une possibilité à envisager, d’autant plus qu’aucune contre-manifestation n’a été annoncée par les groupuscules antifascistes.

Alexandre Gabriac se dit d’ailleurs optimiste pour la tenue du défilé : « On a eu un appel de la préfecture qui nous a dit que pour le moment il n’y avait pas de problèmes. » L’ancien cadre du Front National de la Jeunesse rappelle aussi que deux manifestations de l’extrême droite radicale s’étaient tenues à Paris au printemps dernier, « en plein centre-ville, dans des zones touristiques, sans que cela pose problème. » « Logiquement, celle de samedi devrait pouvoir passer. »


Au centre Alexandre Gabriac, avec les gentlemen fascistes du Gud





Gabriac : « L’engouement est vraiment très important en ce moment. On sent que ça pousse ! »


Dynamique C’est la première fois que les Jeunesses Nationalistes organisent une manifestation à Paris. Créé en octobre 2011, le tout jeune groupuscule était jusqu’à présent actif dans son bastion de Lyon où deux manifestations et plusieurs actions « coups de poing » ont déjà été organisés.

Joint par StreetPress, le chercheur à l’Iris et spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus estime que les Jeunesses Nationalistes sont déjà « le courant largement le plus dynamique et inquiétant à la droite du FN. » « Et aujourd’hui ils ont la masse nécessaire pour s’agrandir, hors de leur base lyonnaise. »

La manifestation du samedi 29 septembre a donc pour objectif « de confirmer le développement national » du groupuscule et « de leur permettre de se compter à Paris », comme l’explique à StreetPress Yvan Benedetti , ancien bras droit de Bruno Gollnsich et mentor des Jeunesses Nationalistes. Alexandre Gabriac attend, lui, entre 400 et 1.000 manifestants à Paris, jugeant que « l’engouement est vraiment très important en ce moment. » « On sent que ça pousse ! » Dans la capitale, le groupuscule vient d’ailleurs de créer une section qui vivra son baptême du feu.


Alexandre Gabriac et son mentor Yvan Benedetti


Appel à tous les nationalistes Parmi les stars du cortège, il devrait y avoir Hervé Ryssen, écrivain antisémite que StreetPress vous avait présenté ici . Ryssen, qui se revendique « anti-juif, antisémite et anti-judaïque », est un proche de l’Oeuvre Française , mouvement pétainiste dirigé par Yvan Benedetti et matrice des Jeunesses Nationalistes – le même Benedetti qui confie à StreetPress que « la religion shoiste (de Shoah, ndlr) constitue le fondement du système occidental. »

Pour Jean-Yves Camus, les Jeunesses Nationalistes et l’Oeuvre Française veulent « réunir la famille de l’extrême droite radicale sur la base de l’antisémitisme et de l’obsession complotiste. » Le chercheur continue : « Depuis 2012 et la crise au Bloc Identitaire , un espace s’est libéré à la droite du FN et c’est cet espace qu’est en train de conquérir Yvan Benedetti via les Jeunesses Nationalistes. »

Benedetti et Gabriac lançent d’ailleurs pour samedi « un appel à l’union de tous les nationalistes » autour de leur manif pour fédérer la mouvance. Un appel qui pourrait aussi faire plouf puisque que la manifestation n’est que très peu relayée – rien chez les identitaires, ni chez les nationaux-révolutionnaires de Troisième Voie , les deux autres principaux groupuscules de la droite radicale.

Benedetti a d’ailleurs des mots durs à l’encontre de ses meilleurs concurrents :

« Le Bloc Identitaire ce ne sont pas nationalistes. C’est un clivage qui fait que ni eux, ni nous, ne pouvons travailler ensemble. Quant à Troisième Voie où est leur conscience raciale ? »

StreetPress : La conscience raciale, M. Benedetti ?

« Oui. La conscience de faire partie d’une civilisation développée sur un continent européen qui abrite depuis toujours une ethnie et un peuple : la race blanche »

« La religion shoiste constitue le fondement du système occidental. »



Les photos de vacances d’Alexandre Gabriac, exhumées par les Anonymous


Opération coup de poing La dernière fois que les Jeunesses Nationalistes avaient organisé une manifestation, c’était à Lyon le 23 juin et elle avait finalement été interdite par la préfecture devant la pression des Verts et d’autres mouvements de gauche . Quelques jours plus tard pour protester contre la décision, on retrouvait Alexandre Gabriac perché sur un toit de la gare Part-Dieu avec une banderole où était inscrite: « Interdictions, rafles, stop ! Maîtres chez nous ! » Le GIPN avait été mobilisé pour déloger le spiderman fasciste qui depuis peut fanfaronner à foison en montrant les super photos de son arrestation .

« Ils ont le goût des manifestations victimes de la répression d’état. C’est pour ça qu’il ne faut surtout pas interdire ce genre de manifestation », insiste Jean-Yves Camus. Pourtant, comment autoriser une manifestation ouvertement raciste et anti-républicaine dans les rues de Paris, après avoir interdit celle des islamistes ? Alexandre Gabriac estime lui avoir pris toutes les précautions pour que la manif soit autorisée. « La dernière fois à Lyon, ils avaient sorti l’argument de ma condamnation pour interdire la manif. Cette fois-ci ce n’est pas moi qui l’ai déposée en préfecture.»

Et dans le pire des cas, il assure avoir déjà un plan B :

« On a déjà réfléchi à des rassemblements sauvages, des actions coup de poing type occupation d’un toit ou d’un bâtiment symbolique si la manifestation est interdite. La Révolution on ne la déposera pas en préfecture. »

Camus : « Il ne faut surtout pas interdire ce genre de manifestation »

 

Source :Street Press


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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:18

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Voici des nouvelles du rassemblement anti-racaille qui s'est déroule le samedi 22 sept place des celestins à Lyon par des camarades antifascistes.

 

 

1- Communiqué de presse

 

 

 

Le samedi 22 septembre a eu lieu un contre-rassemblement en opposition a celui de rebeyne

http://rebellyon.info/A-Lyon-les-identitaires-de-rebeyne.html

L'objectif de cette action était d'amener sur le terrain politique et médiatique les incohérences et les contradictions du discours de rebeyne .

Un texte a été distribué au cours de cette action, démontrant les comportements violents , racistes et antisémites de la nébuleuse identitaire et de sa branche lyonnaise ( voir tract )

 

Deux banderoles ont été produites pour cette action .

 

La 1ere : marche des cochons = kebabs saccagés

local magic fans = tags nazis , voitures cassées

agressions place du change …

 

La 2eme : rebeyne = racaille identitaire

 

Quelques animations pyrotechniques avaient été prévues pour l'occasion

 

Le groupe s'est donc rendu à l'endroit et à l'heure annoncée par Rebeyne où ses membres et sympathisants devaient venir « protéger » les vitrines commerçantes ainsi que la population des « islamo-racailles ».

Le groupe, après avoir croisé quelques nervis attablés sur différentes terrasses, fut fort surpris de ne trouver que deux militants d'extrême droite à l'heure au rendez vous.

Le groupe ne manifestera aucune intention belliqueuse à leur égard, malgré quelques provocations .

Le groupe déploiera ses banderoles et commencera la diffusion au public des 700 tracts.

 

Des slogans seront scandés :

 

« rebeyne : racailles identitaires »

« pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos »

« alerta antifascista »

 

Des prises de paroles seront faites sur les agissements violents de rebeyne ( saccage de vitrine, condamnation du responsable de rebeyne (Pierre Robesson) dans l'affaire de Saint-Étienne.

 

Les passants se monteront très réceptifs aux informations données pendant cette action et de nombreux retours et encouragements seront exprimés .

 

L 'action durera entre 10 et 15 minutes jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre annoncant l'interpellation des participants a manifestation interdite .

 

Quelques minutes après l'arrivée d'une quarantaine de CRS, deux militants d'extrême droite équipés (casques de motos , vestes renforcées) ont tenté une ridicule agression. Ils ont été immédiatement maîtrisés par la police avant que le groupe ait à se défendre (la police était en effet en train de les contrôler au même instant). Attaquer à deux un groupe compact entouré de nombreux policiers semble curieux, et même surprenant.

Nous nous demandons encore qu'elles pouvaient être les motivations de ces personnes, hormis le fait d'avoir quelque chose à raconter sur facebook ou à la beuverie du samedi soir à la traboule sans avoir pris trop de risques.

 

 

Les forces de l'ordre ont alors procédé à l'arrestation de ces nervis mais aussi à celle d'une quinzaine de personnes , participantes a l'action mais aussi de simples passants s'informant de l'hypocrisie et de la manipulation de rebeyne .

 

Les 15 personnes seront placées en rétention administrative, sur les accusations de participation à une manifestation non-autorisée et dissimulation de visage sur la voie publique.  Le dernier retenu administratif sera relâché à 21h00 soit 6h00 de rétention administrative .

Durant la rétention, le groupe entretiendra en cellule une ambiance politique et festive avec gestuelle (qui ne saute pas n'est pas antifa, chenilles, pogo..), chants révolutionnaires, Internationale, Bandiera Rossa, La rue des bons enfants..., slogans antifascistes, réclamations diverses et variées.

 

Tout cela au grand dam témoigné par certains fonctionnaires de police fort dérangés dans leurs travail malgré la taille importante du commissariat Marius Berlier .

 

 

Les objectifs de l'action ont été remplis malgré le court temps disponible à l'organisation de cette action entre la prise de décision de cette action et sa réalisation (14h00) à savoir

 

  • Occuper en place et heures le terrain annoncé par rebeyne

  • Dénoncer l'hypocrisie et la manipulation de rebeyne

  • Dénoncer les violences, le racisme et l'antisémitisme de rebeyne

  • Empêcher Rebeyne de se rassembler en centre ville pour déverser la violence et la haine.

 

Le collectif «  nous on annonce rien , mais ont est là «  tient à remercier :

 

-la couardise de rebeyne incapable d'assumer en lieu et heure une action pourtant annoncée tambour battant.

-les 2 nervis d'extrême droite qui ont prouvé (si cela était encore nécessaire ??) la ridicule fascination pour la violence de rebeyne (malgré leur discours de victimes et de défenseurs des commerçants lyonnais [sauf les restaurants kebab, les bars à chicha et les bouchons lyonnais qu'ils saccagent])

-Le résidant de croix-rousse M. Alain Casulo, photographe de rebeyne pour les antifascistes

 

Antifascistes tant qu'il le faudra....

 

Signé : Collectif «  nous on annonce rien mais on est là – rebeyne : racailles identitaires » 

 

 

 

 

2- Non aux racailles identitaires

 

Ce samedi les identitaires lyonnais appellent à rassemblement en plein cœur de Lyon contre ce qu'ils nomment les « islamo-racailles » .

Associer un comportement social à une religion est la dernière ficelle des identitaires pour (tenter) de faire un coup de « com. » . Que des citoyens français musulmans veuillent manifester publiquement contre un déchet cinématographique est une chose avec laquelle on peut ne pas être d'accord. Fantasmer sur le fait que des hordes d'islamo-racailles déferlent en ville pour piller les magasins relève par contre de soins psychiatriques ou de basse tentative de manipulation .

Intéressons nous de plus près a ceux qui se posent en défenseur des petits commerçants et de la France

 

Au niveau local:

-lors de la marche des cochons organisée par rebeyne : des kebabs saccagés a St-jean ;

-le responsable de Rebeyne Pierre Robesson sera condamné pour avoir vandalisé des voitures et tagué des slogans nazis sur le local des supporters magic fans de Saint-Étienne avec sa bande de «  hooligans » mezza lyon ;

-Diverses agressions place du Change dont notamment : un groupe sortant du local des identitaires (La Traboule) à l'issue de laquelle 2 membres de rebeyne sont en attente de procès pour tentative d'homicide en réunion .

 

Au niveau national: 2 des responsables nationaux :

-Philippe Vardon : condamné pour incitation a la haine raciale , reconstitution de ligue dissoute ;

-Fabrice Robert : condamné pour négationnisme , insulte et diffamation.

 

-Actuellement en attente de procès pour tentative d'homicide en réunion a l'issue d'une ratonade avec l'ensemble des identitaires de Toulouse , le responsable local des identitaires Mathieu Cliques est en prison.

 

Nous ne citons que les condamnations des responsables , établir la liste des condamnations des simples militants serait trop long.

 

Intéressons nous maintenant la définition de « racaille » qu'ils aiment tant employer :

 

Les individus dont le rôle social se limite à la petite délinquance. La racaille est ainsi un terme utilisé pour souligner la non-adhésion aux normes en vigueur dans la société. On parle de « la racaille de la société » pour désigner une frange non intégrée, dont les valeurs sociales ne s'accordent pas avec celle de la majorité, ou à laquelle la société refuse d'accorder un statut plein et entier de « partie du tout ». (wikipedia)

 

Donc oui, en plus d'être racistes, antisémites et violents, nous pouvons affirmer que les membres de rebeyne répondent a la définition de « racailles identitaires ».

 

le double discours de ces manipulateurs des médias dont l'avidité à faire le buzz n' a d'égal que leur pauvreté intellectuelle et leur violence quand le surnombre le leur permet. Ils ne trompent personne.

 

Antifasciste tant qu'il le faudra ...

 

Photo0114-1

 

Source: Réseau Militant 

 

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:50

 


 

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 15:16

Ce matin, le très médiatique Maitre collard était l'invité de BFM TV et de Jean-Jacques Bourdin. Avec tous ses amis de la voyoucratie frontiste comme Florian Philippot, Sieur Collard, dans cette période de troubles sur fond d'anti-musulmans, sortait donc de sa boite afin de vomir sa litanie identitaire devenue habituelle.

 

Cet article n'est pas là pour commenter la prestation de Collard car chacun se sera fait un avis sur le sujet. Cet article veut revenir sur la polémique récente qu'il a eu avec le journaliste du Nouvel observateur, Renaud Dély, sur le dossier intitulé : « Les Néo-fachos » paru dans le dernier numéro du Nouvel Obs.

 

Outre que tous les Néo-fachos ou Néo-réac ciblés par Renaud Dély ont pour la plupart répondus par une levée de bouclier suite à ce dossier (Ivan Roufiol, Richard Millet etc...), il semblait important de revenir sur qui est exactement Maitre Collard et pourquoi il figurait sur la liste du jounaliste Renaud Dély. En effet, le terme de « néo-facho » doit être pris dans son acception confusionniste c'est à dire de ceux qui ne se déclarent pas fascistes voire le récusent voire même prétendent le combattre mais qui sous couvert de grands principes comme la démocratie ou la liberté, répandent dans l'inconscient collectif des thèmes politiques et poussent à adopter des réflexes sociétaux aux connotations franchement extrémistes.

On peut prendre dans ce cas là, un des exemples les plus emblématiques, celui d'Alain Soral, qui après une courte période Punk, puis un passage au PCF, puis au FN, travaille aujourd'hui à la réunification des Gaules avec son site « égalité et réconciliation » dont le mot d'ordre est « pour la gauche du travail et la droite des valeurs » et "pour une réconciliation nationale". Tout un programme....

Pour cela nous vous livrons donc, ci-dessous, un article de nos amis de « RésistanceS.be » de l'Observatoire Belge de l'extrême droite sur le Député-Maitre Gilbert Collard.

Bonne lecture, l'UPAC.

 

Gilbert Collard ou l'élégance de la veste réversible


Extrême gauche, gauche, droite, puis «Rassemblement Bleu Mariner» du Front national... Le parcours de Gilbert Collard donne le tournis. Après maintes pirouettes, le voici élu député d'extrême droite.

PAR JEAN-BAPTISTE MALET





Le nouveau député du Front national sur les antennes de i-Télé - Image i-Télé.


Si vous cherchez le sens du vent, il vous l'indiquera. Après trente années de militantisme politique, le 17 juin dernier Gilbert Collard savourait enfin sa  victoire  : il était élu député de la deuxième circonscription du Gard sous les couleurs du «Rassemblement Bleu Marine» soutenu par le Front national. L'avocat médiatique, élève dès l'âge de 8 ans chez les pères maristes de l'Institution Sainte-Marie à La Seyne-sur-Mer (Var), se souvient «en être sorti avec un très mauvais souvenir. Mais maintenant, un très bon. Quand on avait un contentieux avec un camarade, on devait le régler sur un ring de boxe, pendant une fête de division. Cela nous apprenait la confrontation, c'était une manière loyale de régler les conflits. Cela codifiait la violence».

Enfant d'une famille bourgeoise, il grandit au château de la Madone à Marseille. Son père, maurassien, était membre des Camelots du Roi et aurait été l'ami de Léon Daudet. «Mon père m'a fait lire Maurras, Marx, j'ai lu Bainville, Jaurès, Proudhon...» étale-t-il volontiers. Après la faculté de droit à Aix-en-Provence, il devient avocat et installe son cabinet à Marseille, un cabinet  devenu depuis une puissante machine bien rodée, éminemment lucrative, dont la vitrine est la forte teneur médiatique de «Maître Collard», toujours animateur de l'émission «Les Grandes Gueules» sur RMC, et qui, malgré son mandat de député, ne compte pas abandonner sa profession d'avocat.


Socialiste, trotskiste...
Le parcours politique sinueux de Gilbert Collard commence au Parti socialiste où, dès 1981, il entre au comité de soutien de François Mitterrand. Mais pour la présidentielle de 1988, son appui va plutôt à l'extrême gauche trotskiste, puisqu'il soutient Pierre Boussel, le candidat du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT).

Filmé dans le clip de campagne de Pierre Boussel, Collard condamne à l'époque les centres de rétention pour étrangers. Sur un ton solennel, dans une archive disponible à l'INA (Institut national de l'audio-visuel), il proclame  : «Je suis ici en tant que témoin. Je crois qu'à l'heure actuelle, sans que les gens s'en rendent bien compte, les droits de l'homme sont en danger. Comme partout on cherche, sur les mécanismes de la peur et de l'inquiétude, à gagner des voix. On peut se demander si ces hommes, ces femmes, ces enfants entassés dans ces cimetières de béton, que sont les centres de rétention, et qui subissent l'expulsion comme on subit l'humiliation, ce n'est pas plus la raison d'Etat racoleuse que la justice».

Deux ans plus tard, membre du secrétariat national du MRAP (Mouvement contre le racisme), au moment où il défend un négationniste, il est exclu en même temps qu'il démissionne du mouvement. Ce qui ne l'empêche pas de soutenir les «Premières Assises en défense de l’immigration» du Comité national pour la défense des travailleurs immigrés. Fustigeant alors le «vocabulaire microbien» de Jean-Marie Le Pen, il n'est pas encore le champion de la préférence nationale frontiste. Pour autant «j'étais pro-Algérie française durant ma jeunesse» affirme-t-il, expliquant sa position par la rencontre de pieds-noirs hébergés par sa famille durant l'été 1962.


Radical et chiraquien
Cultivant une vieille rancœur contre Bernard Tapie, Collard quitte d'abord le PS en 1992 lorsque l'ancien dirigeant de l'Olympique de Marseille entre au gouvernement. Puis il soutient le RPR Hervé Fabre-Aubrespy, adversaire de Tapie aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. En 2001, après un passage à gauche et à l'extrême gauche, Collard s'affiche clairement à droite, en étant candidat à l'élection municipale de Vichy. Battu, il ne siègera jamais au conseil municipal. En 2005, dans une interview à France Soir, il s'affirme cette fois «radical et chiraquien». Puis en 2008, de nouveau candidat à Vichy sous l'investiture Nouveau Centre, il prend une déculottée électorale et arrive troisième, en appelant à voter pour le Parti Radical de Gauche.

Trois ans plus tard, en mai 2011, il déclare sa flamme aux thèses frontistes et préside peu après le comité de soutien de la candidature d'extrême droite de Marine Le Pen. Cette fois, même s'il ne s'encarte pas, il jure être «mariniste».

 



Janvier 2012, lors d'un meeting, Gilbert Collard au coeur du dispositif de dédiabolisation du Front national de la famille Le Pen – Photo DR


Anarchiste de droite chez les lefebvristes
Extrême gauche, gauche, droite, extrême droite : Gilbert Collard, qui changera même de tablier en passant de  la Grande Loge de France à la Grande Loge nationale française, aura goûté à toutes les cuisines électorales. Depuis son arrivée dans le giron du FN, Collard se définit désormais volontiers comme «anarchiste de droite», une posture d'aristocrate des temps modernes, à peine voilée par la fumée bleue des cigares qu'il aime fumer.

Son premier coup d'éclat au sein du FN, ce fut à Nice, lors des journées d'été du parti, en septembre 2011. Lors de son discours, il multiplia les effets de manche et emperla petites phrases et calembours pour le bonheur des journalistes et des militants. Vingt ans après son attaque de Jean-Marie Le Pen, Collard réalisait en virtuose un acrobatique tête-à-queue rhétorique, pour balayer la poussière du passé, et rendre hommage au fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, qui «en pleine guerre, a quitté le Parlement où l’on parle pour aller se battre où l’on meurt». Il fut longuement ovationné.

Aujourd'hui, Gilbert Collard n'a pas non plus grand scrupule à prendre position en faveur des lefebvristes . Dans une interview donnée en décembre 2011 à la revue nationale-catholique Nouvelles de France, il affirmait : «Moi, je suis allé pour la première fois à une messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet : en voilà, des curés ! Ils ne doivent pas tricoter dans leur séminaire. Parce que le sermon que j’ai entendu, c’était un vrai sermon. Eux, au moins, ils savent parler aux gens. Ils ont le fond et la forme».

Concernant Gilbert Collard, on retiendra surtout la forme, élégante, que lui confère sa veste réversible. Ils sont désormais trois députés d'extrême droite (*) à siéger au Palais Bourbon, dont deux du «Rassemblement Bleu marine».

Jean-Baptiste Malet

[Article publié dans le journal français GOLIAS HEBDO, n° 243, du 28 juin au 4 juillet 2012. Republié sur RésistanceS.be avec l'aimable autorisation de son auteur et de cette publication, l'un de nos partenaires en France].

(*) Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, pour le Front national, et Jacques Bompard, ex-dirigeant-fondateur du FN français, maire de la ville d'Orange, élu sous les couleurs de la Ligue du Sud, une formation électoraliste regroupant plusieurs tendances différentes d'extrême droite, souvent en opposition avec le parti de Marine Le Pen. 



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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 15:22

 

Entendu sur Radio Libertaire.

 

 


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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 00:45

Plus de 2000 militantEs libertaires renouent avec l’histoire, débattent, rêvent et s’inquiètent de l’avenir

Par Marcel Sévigny
(Marcel Sévigny s'est rendu à Genève présenter une causerie sur la lutte du Centre social autogéré et a poursuivi sa route jusqu'à St-Imier où il a passé 5 jours)

 


Saint-Imier, dans les alpes suisses.

St-Imier en Suisse, cela vous dit quelque chose ? Peut-être pas si vous ignorez que ce fût l’endroit où a été fondée l’Internationale anti-autoritaire. En effet, suite à l’expulsion des anarchistes de la 1ère internationale par les partisans de Karl Marx, les militants du socialisme libertaire, dont Bakounine et James Guillaume, fondèrent l’Internationale anti-autoritaire en septembre 1872 dans le bâtiment qui abritait à l’époque l’Hôtel de Ville de St-Imier.


On voit ici l'ancien Hôtel de Ville de St-Imier


Dans cette ville, située à 900 mètres d’altitude dans les montagnes du Jura et à environ 150 kilomètres au nord-est de Genève, la Fédération anarchiste jurassienne était particulièrement bien implantée au cœur de l’industrie horlogère suisse.

 

Presque 140 ans plus tard, plus particulièrement du mercredi 8 au dimanche 12 août 2012, lorsque plus de 2000 libertaires « ont envahi » durant 5 jours cette petite ville d’à peine 5000 habitantEs, il est certain que le va-et-vient constant sur et entre les 8 différents lieux de rencontre n’est pas passé inaperçu des résidentEs. Mais les tenues vestimentaires hétéroclites des militantEs où primait le noir, les attroupements et discussions spontanés au coin des rues ont eu l’effet d’animer la ville. À vue de nez, de 50 à 60% étaient des jeunes de moins de 30 ans, les autres strates d’âge diminuaient d’importance jusqu’à croiser quelques personnages dans les plus de 80 ans. S’il faut en croire les propos recueillis par certains médias auprès de résidentEs, cette concentration n’avait rien pour effrayer et une phrase entendue à la télé pourrait les résumer : « les anarchistes ont leurs idées, mais ce sont du monde comme les autres ». Mais tout de même pour nous libertaires québécoisEs et à titre de comparaison chiffrée, dans une ville qui fait la moitié de la superficie du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal, c’était impressionnant. Imaginons seulement l’effervescence et l’impact qu’auraient eu de 4 à 5000 militantEs en visite durant 5 jours dans notre quartier ?

C’est à l’initiative de la coopérative culturelle Espace Noir de St-Imier, avec le soutien d’autres organisations anar que l’événement a pu se tenir.



La coopérative culturelle Espace noir, qui a initié le rassemblement.


Plus importante rencontre anarchiste depuis celle de Venise en 1984, celle-ci arrive-t-elle à point nommé ? C’est-à-dire au moment où la résistance à la mondialisation capitaliste n’a peut-être jamais été aussi nécessaire face à la logique du pouvoir étatique et du capital qui tentent d’imposer la marchandisation du monde jusque dans les plus infimes recoins de la vie sociétale et humaine. S’agissait-il là d’un moment particulier à saisir pour la mise en pratique plus large des valeurs et du projet d’émancipation défendus par les anarchistes ? Difficile à dire. Mais St-Imier m’a semblé être une sorte de photo de cette embellie pour les idées libertaires que nous ressentons dans nos milieux de vie et dans nos réelles capacités de les mettre en pratique.

 

À St-Imier se sont retrouvéEs des participantsEs des quatre coins du monde. Il va sans dire, les européenNEs étaient les plus nombreuses, surtout françaisEs, allemandEs, anglaisEs, espagnolEs et italienNEs avantagéEs par les plus courtes distances. CertainEs venaient du Japon, de Chine, Bulgarie, Grèce, Argentine, Mexique, Tunisie…. D’ailleurs, une dizaine de militantEs magrébins ont été refoulés par le gouvernement suisse, attitude raciste, unanimement dénoncée par l’assemblée et qui a même eu des échos dans certains médias de masse. Étonnamment (est-ce parce que l’information n’a pas circulé dans les réseaux), je n’ai rencontré que 2 autres québécois, dont un militant de l’UCL invité avec un militant chilien à faire une intervention sur les grèves étudiantes. La programmation était étoffée et multiple. Tout ce beau monde pouvait se prévaloir de très nombreux concerts, des dizaines de films, expositions, présentations, débats et ateliers qui étaient offerts dans la programmation « officielle » en plus des initiatives qui se sont développées en marge. Les choix participatifs n’étaient pas toujours faciles à faire.

Une rencontre d’une telle envergure a été une occasion de mettre en pratique les principes d’auto-organisation, notamment pour l’impressionnante organisation des repas collectifs. Inutile de décrire en profondeur l’ingéniosité requise pour nourrir 2000 personnes, tout ça à « prix libre », ou cette réelle capacité de laisser des espaces ouverts et non prévus pour la dissidence, la critique ou autre manifestation de la liberté individuelle et collective.



On voit ici le hachoir de la cuisine, monté sur un cadre de vélo et servant à moudre divers aliments

Il a fallu la présence de dizaines de traducteurs-trices bénévoles, là encore pas toujours facile à coordonner selon ce que nous avons perçu. À titre d’exemple, seule la grande salle pouvant contenir plusieurs centaines de personnes était pourvue d’un système de traduction simultanée. Ailleurs, la traduction chuchotée en 3,4 ou 5 langues dans des lieux regroupant 100 personnes n’était pas toujours facile à organiser dans la spontanéité.

Un bilan, le plus exhaustif possible, avec toutes celles et ceux qui ont mis la main à la pâte de l’événement, serait un atout précieux pour d’autres événements à venir. Les organisateurs ont estimé le coût de l’événement à 100 000 euros.

 

Un contenu exceptionnellement riche.

 

Tous les sujets n’étaient pas là. Mais au total, de mon œil de participant, la rencontre internationale de l’anarchisme de St-Imier, a été plus qu’intéressante, passionnante à plusieurs égards et émouvante à l’occasion avec ses hauts et ses bas. Ce fut une occasion exceptionnelle d’écouter, de rencontrer et d’échanger malgré la barrière des langues, avec des anarchistes d’un peu partout, de serrer la main à des auteurs que je lis depuis plusieurs années, mais que je n’avais jamais rencontrés. J’ai aussi participé à quelques débats de haut calibre (c'est-à-dire où la réflexion poussée ouvre sur de nouveaux questionnements) sur des enjeux majeurs de notre époque (décroissance, émancipation, luttes populaires, violence/non-violence, projets alternatifs…). Dans d’autres salles ou assis sur le gazon d’un parc, ce sont surtout de jeunes militantEs qui échangent sur les luttes concrètes (squats, répression policière et étatique, liens des anars avec les mouvements sociaux, la vie dans les centres sociaux autogérés…). Et puis, toute cette effervescence se poursuit autour des repas collectifs, des tables de littératures ou simplement de ces ambiances chaleureuses autour d’une bière à discuter. Et que dire de ces moments émouvants lorsque 100 ou 150 personnes se mettent à chanter au son de la guitare et de l’accordéon des chants révolutionnaires (Bella Ciao, les anarchistes de Léo Ferré…) à l’agora d’Espace noir.

Dans tout ce brouhaha, la conscience critique des libertaires était encore une fois au rendez-vous.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La forte sortie de l’Assemblée des anarcho-féministes lors de la rencontre conclusion du dimanche, critiquant durement et avec raison la prédominance des attitudes et du « modèle » masculin vs la place des femmes dans les débats et l’organisation. D’ailleurs, celles-ci ont annoncé lors de cette même occasion la création d’une Internationale anarcho-féministe avec un projet de colloque non mixte dans 2 ans, ce qui pourrait augurer, souhaitons-le, d’une nouvelle ère pour les militantes libertaires au sein du mouvement anarchiste. D’autres critiques se sont fait entendre notamment quant au manque de soutien financier pour ceux et celles ayant des budgets très réduits alors que l’entraide est une des valeurs constamment reprises dans les déclarations et les débats. L’utilisation des langues française et anglaise prédominantes lors des ateliers/débats a été critiquée et par le fait même relancé semble-t-il l’idée d’introduire l’espéranto dans les pratiques de communication anarchistes.

Et que serait une rencontre libertaire de cette ampleur sans l’apparition de réunions parallèles, plus ou moins improvisées, en marge des rencontres programmées ou simplement pour pousser plus loin des débats coincés par le temps dévolu à la programmation.

 

Une absence… que nous avons remarquée

 

Lors de différents débats, de nombreux et nombreuses militantEs ont fait ressortir l’importance des pratiques anarchistes en liens avec les luttes des mouvements sociaux. Bien souvent, les situations invoquées faisaient état d’enjeux plutôt locaux (communes, quartiers, régions…) et, sans leur donner l’importance qu’ils devraient avoir, des rapports de force impliquant les structures de pouvoir local. Même en posant quelques questions pour amener des panélistes à préciser leur vision sur l’établissement de contre-pouvoirs ou de construction d’un projet politique, rares étaient ceux ou celles voulant engager la discussion sur une telle voie.

Il m’est vite remonté à l’esprit le fait que nulle part n’était inscrite à la programmation de St-Imier l’idée du projet politique libertaire comme si on avait volontairement cherché à éviter ou éloigner un sujet trop litigieux. Moi et deux camarades suisse et espagnol avons été déçus de cette situation, déplorant du coup l'absence à l’agenda de St-Imier d'au moins un débat autour de l’écologie sociale, du communalisme (municipalisme libertaire) et des idées de Murray Bookchin, comme projet politique.

Si nous, anarchistes, sommes assez solides sur nombre d’enjeux qui confrontent les sociétés d’aujourd’hui, on peut sentir une sorte de crainte d’avancer et de lutter à partir de propositions concrètes vers une transformation politique de la société. D’où vient cette peur apparente de nous tromper ? Il y a là un sujet que nous ne pourrons pas encore longtemps esquiver.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que la rencontre de St-Imier ne soit pas arrivée à une déclaration commune, comme le « prévoyait » le programme, n’est sans doute pas étonnant compte tenu de la nature même du mouvement anarchiste et de la conjoncture organisationnelle des libertaires. Lors de la dernière séance dans la grande salle bondée à craquer, nous avons eu droit à une déclaration de l’Internationale des fédérations anarchistes (IFA) qui a tenu son congrès de 5 jours à St-Imier ainsi qu’une déclaration du réseau Anarkismo.net. Mais c’est sans doute les 5 jours de débats, non mixtes, des anarcho-féministes et la volonté de cette Assemblée, de lancer une Internationale anarcho-féministe et la tenue d’un colloque dans 2 ans qui aura été politiquement le fait marquant de cette rencontre de St-Imier.

 

 

Source: La pointe Libertaire

 

Aussi: http://www.liberation.fr/societe/2012/09/14/libertaires-egalitaires-fraternitaires_846438

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 00:06

 

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Il y a 140 ans, en opposition à l’internationale de Karl Marx, Bakounine et d’autres anarchistes anti-autoritaires se sont réunis pour former une internationale non-autoritaire s’opposant à l’internationale autoritaire des communistes.

Pour fêter cet évènement et poursuivre cette initiative, des anarchistes – et plus précisément les différentes fédérations anarchistes regroupées sous l’IFA (International Anarchist Federation) – ont organisé la Rencontre Internationale de l’Anarchisme.

Des membres des Panthères Enragées se sont rendus sur place pour se retrouver entre anarchistes, et rencontrer de nombreux militants venus du monde entier.

Ces rencontres proposaient des débats, conférences, projections, concerts autour de l’anarchisme. Cette rencontre a eu un franc succès, avec plus de 3 000 personnes présentes et les salles de débats continuellement pleines à craquer.

Au vu du programme officiel, nous étions particulièrement intéressés par la conférence/débat organisée sous le titre « Anarchisme et condition animale ». Elle a eu lieu dans la salle de concert de l’espace noir, un endroit assez exigu, surtout pour le grand nombre de personnes présentes, beaucoup de francophones, mais aussi pas mal d’anglais / américains. Trois intervenants étaient présents, un militant de la CNT, un militant de la FA (fédération anarchiste) français, et un militant animaliste suisse. Au départ les intervenants ont lu deux textes de célèbres anarchistes (le premier d’Elisée Reclus que vous pouvez consulter ici, et le second de Louise Michel disponible ici), ils ont ensuite demandé au public de découvrir qui en étaient les auteurs, le but étant d’inciter le public à établir des liens entre anarchisme et condition animale. La forte présence de militants vegans – qui nous a surpris et réjouis – a permis de répondre assez rapidement à la question.

En introduction, ils ont rappelé que c’était une chance de pouvoir faire ce débat, compte tenu des grandes difficultés à l’organiser (débats très polémiques au sein du milieu anarchiste institutionnalisé), et que cela marquait une grande évolution du milieu anarchiste.

A l’origine, les réunions entre organisateurs se sont déroulées sans que rien ne soit prévu pour les végétariens / vegan-e-s, les organisateurs végétariens se sont donc retrouvés entre eux pour manger, et en discutant de cette situation, ils ont eu alors l’idée de la conférence.

Par la suite, il fut expliqué en détail les raisons personnelles de l’arrêt de la consommation de viande par chaque intervenant, et les motivations politiques, anticapitalistes du végétarisme. Les arguments étaient centrés sur le végétarisme. Assez rapidement après la présentation, pendant le débat, le veganisme est devenu l’un des thèmes majeurs.

Nous avons entendu une critique de certaines actions antispécistes de type veggie pride, lors desquelles la plupart des manifestants condamnaient les slogans politiques comme « Pas de côte de boeuf, pas de bottes de keufs », ou les actions spontanées de type occupation du Macdo ou du KFC.

Quelques critiques ont été émises contre le végétarisme / veganisme, parmi lesquelles la résistance anticapitaliste qu’organisent certaines éleveurs, en manifestant contre les puces électroniques devenues obligatoires pour leur « bétail », considérant cela comme « une anticipation, une expérience préalable sur les animaux pour ensuite s’appliquer sur l’homme pour mieux le contrôler ».

Nous avons également entendu l’argument « Mais comment va t-on faire si tout le monde fait un jardin vivrier ? C’est impossible, il faut plusieurs hectares par personne pour vivre ! ». Il a été rappelé qu’un régime végétarien/vegan nécessite beaucoup moins de terre, d’eau et consomme beaucoup moins de ressources en général, qu’un régime carné, de plus « plusieurs hectares par personne pour vivre » nous paraît légèrement exagéré.

Quelqu’un a pris la parole pour dire qu’il fallait assumer ses choix de vie, et que lui-même assumait tous ses actes, il a donc précisé : « Un jour, quand j’ai eu vraiment envie de manger du fromage, je suis allé dans une ferme à côté de chez moi, et après m’être renseigné sur la façon de procéder auprès de l’éleveur, j’ai tué un chevreau, pour pouvoir prendre le lait de sa mère, et me faire du fromage. » Cette intervention a soulevé de nombreuses indignations, particulièrement lors de sa traduction en anglais, où la personne, ne souhaitant pas leur traduction, a probablement pris conscience de ses paroles, en les entendant à nouveau.

Une autre personne : « Je suis sensible à plusieurs arguments énoncés précédemment, mais moi je suis agriculteur, j’utilise des chevaux de trait pour cultiver mes champs, et je ne vois pas le problème de faire travailler des animaux, c’est un travail à deux, l’homme avec l’animal, ensemble dans le labeur ». De nombreuses personnes étaient d’accord avec cette intervention, et le débat a duré quelques temps sur ce point précis, soulevant de vives protestations de part et d’autre.

A la fin de la conférence / débat, nous avons abordé le sort des prisonniers de la cause, et nous avons distribué notre tract sur l’Anarchisme et la Libération Animale. Le débat a duré très longtemps, et nous ne pouvons pas résumer ici l’ensemble des discussions, nous retranscrivons juste quelques éléments que nous avons conservés en mémoire. Nous rappelons que le débat a été enregistré pour Radio Libertaire, il sera disponible prochainement sur leur site, et nous le mettrons un lien vers celui-ci bientôt. Nous avons pu par la suite parler de notre collectif et noué des contacts avec différents anarchistes vegans présents à ce débat, (ou par la suite, lors du rassemblement).

Dans l’ensemble, le rassemblement était bien organisé d’un point de vue technique, il y avait différents campings disponibles, le nôtre était équipé de sanitaires, de douches chaudes, ainsi qu’un petit déjeuner vegan servi sur place.

La nourriture était préparée par une coordination internationale réunissant plusieurs groupes de cuisine populaire, vegane et bio, proposant trois repas par jour pour moins de 8 euros (prix indicatif), et fonctionnant à prix libre pour laisser à chacun la possibilité de manger, même sans revenus. Les repas étaient très bons et copieux, le pain délicieux, d’ailleurs nous avons rencontré le boulanger vegan et quelques volontaires qui l’aidaient : il se levait à 4h du matin et finissait à 22h pour proposer plus de 180 kg de pain à tout le rassemblement et pour tous les repas. Nous tenons à le remercier et le féliciter, ainsi que toute l’équipe des cuisines pour avoir fait partager magistralement la nourriture vegane à tout un rassemblement, de plus, une nourriture extrêmement délicieuse !

La petite ville suisse de Saint-Imier était dédiée à ces rencontres avec presque 8 lieux disponibles dont celui de l’organisation anarchiste locale : « l’Espace Noir ».

Nous devons tout de même formuler plusieurs critiques vis à vis de ces rencontres, tout d’abord l’omniprésence d’un programme préétabli par une équipe d’organisation qui ne laisse aucune place aux initiatives spontanées. Un programme qui évite de traiter en profondeur les principales dominations de notre société capitaliste ; le spécisme, le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme etc. Les initiatives allant dans ce sens ont été individuelles comme l’organisation de réunions/débats féministes en non-mixité (présence également de réunions non-mixtes d’hommes sur le patriarcat). Pourtant, nous ne disposions pas de lieu pour mener les réunions et discussions parallèles. Nous devons également regretter la présence de propos misogynes ou homophobes prononcés par certaines personnes, et la non prise en compte de ces problématiques quotidiennes dans ce rassemblement. Divers groupes ont pu s’organiser sans aide de l’organisation, pour produire des travaux passionnants. De plus, dans cette rencontre anarchiste nous devons déplorer la trop forte présence et importance de l’argent, des concerts payants presque tous les soirs, un camping payant etc. En réaction à cela, il y a eu un troisième camping gratuit et auto-géré qui s’est construit durant le rassemblement.

 

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Ce qui nous a le plus marqué c’est que nous avons découvert qu’à « l’Espace Noir », un homme (extérieur au mouvement anarchiste et faisant du commerce) faisait cuire des saucisses sur un énorme barbecue, pour vendre des hot-dogs. L’odeur de cadavre envahissait tout le bar et la cour, où de nombreuses personnes se réunissaient chaque soir après les conférences, pour profiter des concerts.

Contre ce barbecue, des actions spontanées se sont rapidement mises en place :       Des vegan-e-s ont commencé par mettre de la crotte de chien dessus, puis un autre soir ont jeter sur les saucisses un mélange d’urine et d’excréments (ce qui n’a pas empêché les consommateurs de viande d’en manger).

Ayant constaté ce barbecue et entendu parler de ces actions spontanées, nous avons décidé le jour suivant de nous réunir entre vegan-e-s. Par la suite, nous avons décidé, à 15 /20 vegan-e-s, de bloquer le barbecue et d’empêcher la vente de viande sur ce festival anarchiste. Nous avons débarqué et formé une chaîne humaine tout autour du barbecue pendant que les saucisses étaient données aux chiens. Nous avons lu un texte écrit collectivement, et avons crié des slogans (« There is no excuse for animal abuse !!! » – « Il n’y a pas d’excuse pour la maltraitance animale !!! »).

A ce moment là, la tournure des évènement est devenue assez « folklorique », et nous avons subi une série de violence : L’homme du barbecue à pris sa spatule pour brûler un camarade, il en a mordu un autre, des gens ont aspergé de vins des militant-e-s, un homme a tenté de nous frapper, d’autres nous ont giflé, poussé. On nous a traité de fachos, nazis, islamistes, on nous a demandé qui était le responsable de tout ça, certains se sont offusqués de voir une telle action directe dans un rassemblement anarchiste. (« Ils font ça ici !!?? »). Quelques sympatisant-e-s dont des copines féministes (non veganes) sont venus tenter de nous défendre, aidés d’autres personnes, et ont fait spontanément le lien avec le combat féministe (« Tous les combats ont commencés comme ça, le combat féministe aussi ! »). Nous étions tout autour du barbecue, faisant une chaine humaine, tournés vers la foule, dont certaines personnes s’étaient rapprochées. Beaucoup d’entre nous avons eu des débats houleux avec certains, dans une mauvaise foi et une agressivité impressionnante la plupart du temps. Après moult slogans et autres bousculades, dans un brouhaha total, nous avons réussi à obtenir ce que nous voulions, le barbecue a été retiré, et jusqu’à la fin du rassemblement il ne devait pas réapparaître.

Juste après l’action, tout le rassemblement ne parlait que de ça, en bien ou en mal, mais tous en parlaient, nous avons entendu de nombreuses conversations et débats spontanés sur le chemin menant au camping, dans les salles de conférences….Parmi les anecdotes nous pouvons citer par exemple un anarchiste qui nous a dit « mais qu’ils rentrent chez eux les vegans », auquel un camarade a répondu « Mais on n’a pas de pays, on rentre en « Veganie » alors ? »  Un organisateur nous racontait qu’il avait du calmer un homme qui disait « Dans une fête de village ont les aurait tabassés » et il lui a été répondu « Mais en fait, ici, c’est une rencontre politique et pas une fête de village ! »

Le lendemain, pour expliquer l’action, le groupe qui avait organisé l’action (auquel nous faisions partie), ont organisé une grande discussion, où sont venues assister une centaine de personnes pour discuter et débattre du veganisme et de l’anarchisme. Nous avons pu parler du spécisme, de la cohérence à être anarchiste et de ne pas manger de viande, de l’importance, non pas d’empêcher tout le monde de manger de la viande, mais de faire d’un lieu politique un lieu où toutes les luttes, dont l’antispécisme peuvent avoir leur place, etc.

Pour finir, devant les 3000 personnes du meeting de clôture nous avons pris la parole à son ouverture, grâce à l’aide de certaines camarades féministes, pour expliquer les raisons de l’actions, les retours que l’on avait pu avoir, et pour revenir sur l’incohérence de manger de la viande lorsqu’on est anarchistes.

La vidéo est disponible et sous-titrée en français ci dessous :

 

Nous pouvons ainsi nous féliciter que tout le monde, dans ce rassemblement, a entendu parler du veganisme, des personnes ont par la suite lancé des débats sur l’antispécisme au sein de leurs organisations anarchistes en rentrant dans leurs pays respectifs, d’autres sont devenus végétarien-ne-s en pensant à devenir vegan-e-s, comme quoi, parfois l’action directe peut très bien fonctionner !!!

 

Source: De l'Autre Côté... 

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 18:05

"Mon petit Adolfo, comment dit-on déjà de nos jours youp... ? Ah oui, sioniste n'est-ce pas ?" c'est sur ces mots que grand-papa Ramirez – désormais feu le créateur de notre ancêtre Le Petit Paranoïaque Illustré – nous a quitté le 8 août dernier (Coïncidence ? Je ne crois pas.) et c'est avec une très grande émotion, alors que Franco notre épagneul-breton hurle encore à la mort, que nous dédicaçons ce numéro exceptionnel à la mémoire à notre Obersturmbahnpapy comme nous aimions l'appeler mon frère Benito et moi même. Nous nous rappelons comment enfants ils nous aidait à faire nos devoirs de maths et d'histoire : divisions, Charlemagne ; de géographie et d'éducation manuelle et technique : Auch, visses ; comment il nous enseignait le soir devant la cheminée la culture indigène amérindienne et les glorieux défenseurs des produits gastronomiques de notre magnifique terroir : totem, Coffe ; ou bien encore les dialectes impérialistes et l'Art subtil de la chasse au franc-maçon (voir le numéro 40 de Parano Magazine) : guest, appeau. Ce numéro est pour toi papy.

Fermons cette parenthèse et revenons à notre sujet du jour. Nous avons remarqué que bon nombre de nos lecteurs éprouvait des difficultés à aborder certains concepts et ainsi que la terminologie de notre confrère émérite, je veux bien entendu parler d'Alain Soral, celui qui a remplacé Elie Sémoun au sein du duo comique de notre cher ami Dieudonné depuis que ce dernier s'est aperçu que son ancien acolyte trainait quelques peu les pieds à se joindre aux critériums de charades et calembours des fins de banquets des meetings du Front National.

C'est donc à l'intention de nos lecteurs souhaitant plus amplement s'informer sur la rhétorique marxisto-nationaliste du mouvement "Égalité et Réconciliation" animé par Alain Soral que la rédaction de Parano Magazine vous a réalisé ce petit "paouèreponyte" intitulé "Comprendre l'Empire Islamo-Judéo-Trotskiste des Qatari anglo-américains grâce aux Évangiles et Tariq Ramadan" afin de vous aider à mieux comprendre grâce à l'image. Bon visionnage.


Je rappelle pour ceux qui lisent le Soral dans le texte que la vidéo originale se trouve ici


    
Source: Parano Magazine
Alain Soral lors d'un débat au bar-PMU
le Royal-Trinité avec notre grand
reporter Béret Verre.
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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

            Site "moonstomp" : Clic<  link

 

           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

  Badges UPAC:

 

Modèle 25 mm

 

Badge-UPAC-GM.jpg

 

 

 

Modèle 32 mm.

 

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Fabrication "FFC Production".