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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:42

« Comment combiner les combats politiques et les combats sociaux, dans la diversité inévitable et enrichissante de ceux-ci ? Comment s’appuyer en priorité sur la dynamique de ces mouvements, sans en négliger les limites possibles ? » Par Christophe Aguiton, militant syndical et altermondialiste, Samy Johsua, militant NPA et figure historique de la LCR et Roger Martelli, ancien dirigeant et historien du PCF.

+ le commentaire de l'UPAC à la fin.



 


Les résultats des élections présidentielle et législatives 2012 en France offrent à ceux qui sont engagés depuis de longues années dans la critique radicale de l’ordre capitaliste une double satisfaction, mais aussi de nombreux motifs d’inquiétude.

Satisfaction évidente d’en finir avec la droite, et en particulier avec le régime Sarkozy, et satisfaction d’avoir vu émerger, avec le Front de gauche, un rassemblement de la gauche de contestation sociale qui semble échapper tout à la fois à la logique du sectarisme qui avait conduit, dans les cycles électoraux précédents, à la dispersion et à l’impuissance; et à la logique de la satellisation par le Parti socialiste qu’aurait entraîné une participation au gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Les motifs d’inquiétude tiennent à la politique que vont mener François Hollande et son gouvernement, à la force du Front national et à la fragilité de ce rassemblement tout neuf qu’est le Front de gauche dans un contexte où la crise de la zone euro se conjugue avec une conjonction de crises affectant l’humanité toute entière: crise alimentaire, crise climatique et environnementale, crise de légitimité démocratique… 

A la différence du Parti socialiste en 1981 et en 1997, François Hollande a très peu promis et sa politique s’inscrira – s’inscrit déjà – dans le mainstream des politiques européennes avec deux inflexions par rapport aux partis les plus à droites, une dose homéopathique de relance pour tenter d’éviter la spirale dépressive qui touche déjà la Grèce et l’Espagne, et une politique fiscale qui ne se contente pas de taxer les couches populaires et revient sur les cadeaux faits aux classes les plus aisées. Mais ces politiques, en œuvre depuis le déclenchement de la crise des subprimes, il y plus quatre ans, n’ont pas fonctionné et ne fonctionneront pas car elles ne résolvent en rien l’écart croissant de compétitivité inhérent à la construction d’une zone euro qui ne s’accompagne pas des mécanismes de redistribution en œuvre dans tous les pays. Si les marchés financiers ont réagi positivement à la courte victoire de la droite en Grèce, le répit sera de courte durée !

Les élections législatives grecques du 17 juin ont montré avec clarté les deux orientations possibles : d’un côté la droite de Nouvelle démocratie, avec le Pasok en position subordonnée mais fidèle, soutenue par la Troïka et les dirigeants des gouvernements européens, à commencer par François Hollande, de l’autre Syriza, soutenu par le Front de gauche, qui veut une autre Europe, solidaire et redistributrice.

Le Front de gauche s’est imposé à gauche du Parti socialiste parce ce qu’il est clair sur cette question de fond pour l’avenir de l’Europe et parce qu’il a commencé à mettre en pratique une politique d’alliance et de rassemblement qui n’avait pas pu aboutir en 2007. La campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon a révélé le potentiel du Front de gauche par l’intensité croissante de la mobilisation militante (la joie des grands rassemblements politiques de plein air), l’ampleur de l’espace de sympathie suggéré par les sondages et la capacité non négligeable à peser, non pas à la marge, mais au cœur des représentations et de la dynamique politique.

Les élections législatives ont permis en revanche de pointer quelques-unes des fragilités du Front de gauche. La structure exclusivement cartellisée du Front de gauche n’a pas permis de mutualiser les expériences et les suggestions. La faible campagne nationale et son manque de visibilité n’ont pas permis de continuer de porter, à la hauteur nécessaire, la voix d’une gauche plus résolument démocratique et alternative. La faiblesse de la campagne nationale a eu comme conséquence une visibilité qui, pour l’essentiel, s’est portée sur le cas emblématique d’Hénin-Beaumont. Or si la courageuse campagne contre l’extrême droite méritait un symbole fort, elle a tendu à devenir le cœur de l’intervention publique du Front de gauche, au détriment de la globalité de son message politique.

L’indépendance à l’égard du PS est un acquis ; la confiance ne peut être accordée et donc votée à une politique qui s’inscrira peu ou prou dans une matrice sociale-libérale européenne. Il reste que deux dimensions seront à partir de là essentielles à l’ancrage et à l’élargissement du Front de gauche. La première relève de la construction d’une politique alternative qui ne se résume pas à la critique légitime du PS : l’affirmation de la nécessaire rupture ne suffit pas à faire projet ; l’invocation d’un nouveau rapport du social et du politique ne dit pas les formes sans lequel ce rapport reste un vœu pieux. La seconde touche à la novation. Tout ce qui est neuf n’est pas révolutionnaire, mais on sent bien, dans toute la société, travailler la double tentation de la sécurité (et du « retour à ») et le besoin de neuf : c’est le second qu’il nous faut stimuler, sous peine de voir la première envahir le champ. Le nouveau ne se limite aux questions portées par les mouvements les plus récents – comment penser la « vraie démocratie » qu’entendent porter les indignés ou occupy, par exemple – ou par l’irruption d’Internet, des réseaux sociaux et d’une « culture libre » qui a fait descendre des dizaines de milliers de jeunes contre l’Acta en Allemagne, en Pologne et dans toute l’Europe de l’est. Le nouveau émerge dans toutes les couches sociales et oblige à revisiter toute une série de questions anciennes : place du salariat quand la précarité se généralise et du travail quand ses rythmes et ses formes sont en permanent bouleversement ; remise en cause du « progrès » quand des mouvements chaque jours plus massifs s’opposent à des grands travaux comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou le train à grande vitesse dans les Alpes italiennes ou au Pays basque ; relations producteurs-consommateurs, portées en particulier par de jeunes paysans, et pratiques alternatives ; paroles politiques des militant issus des quartiers populaires ; question urbaines et « droit à la ville », etc.

Tout ceci ouvre de plus sur une question plus globale, tenant à la manière même de concevoir une stratégie émancipatrice. Comment combiner les combats politiques et les combats sociaux, dans la diversité inévitable et enrichissante de ceux-ci ? Comment s’appuyer en priorité sur la dynamique de ces mouvements, sans en négliger les limites possibles ? Comment traduire l’espoir dans une société massivement auto-organisée et gérant démocratiquement tout ce qui la concerne à partir des luttes et des organisations qui existent aujourd’hui ?

Les fragilités peuvent être surmontées, mais cela ne pourra se faire que si la dynamique de la campagne présidentielle trouve – au moins partiellement – une expression pérenne dans un Front de gauche élargi. Cet élargissement numérique, social et politique ne sera possible que si les « adhérents directs », celles et ceux qui ne se reconnaissent dans aucun des partis et courants membre du Front du Gauche, peuvent y trouver toute leur place et participer à l’élaboration des politiques et aux décisions qui les concernent. Mais nous savons aussi que, dans le court et le moyen terme, les deux principales composantes du Front de gauche, le PCF et le PG, ne se dissoudront pas. Il faut donc que tous ceux qui sont sensibles aux préoccupations que nous avons résumées ici se regroupent et apportent au Front de Gauche cet élargissement politique. Des forces existent pour cela, dans les courants politiques qui ont déjà rejoint le FdG ou qui ont fait la campagne de Jean-Luc Mélenchon, chez ceux qui refusent le sectarisme au NPA comme l’alignement sur la politique du Parti socialiste chez EELV et surtout chez les très nombreux militants associatifs et syndicaux qui ont soutenu la campagne du FdG.

Ce regroupement de force renforcera le FdG en l’ouvrant à des problématiques qui ne sont pas – ou trop peu –portées aujourd’hui. Il peut et doit être également un point d’appui pour l’ouverture du FdG à toutes celles et ceux qui aimeraient le rejoindre et y militer.

 

Commentaire:

Effectivement deux conditions sont nécessaires pour que le FdG devienne le parti que la fraction du peuple opprimé voudrait qu'il soit:

 -Faire un principe de son émancipation du PS (le PCF n'est pas très clair avec ça, notamment lors de sa dernière consultation des adhérents dans son paragraphe 2 sur la non-participation au gouvernement où rien n'est arrêté de manière définitive).

-Faire que cette émergence et cette émulation populaire qui a vu des associatifs, syndicalistes, écolos, anarchos et de simples ouvriers, employés et sans emplois venir participer aux assemblées citoyennes, aux distributions de tracts sur les marchés et dans les cités, venir aux meetings locaux ou nationaux, soit l'axe central du travail du FdG les mois à venir afin de constituer de manière pérennes un Front prolétaire ou Front unique de lutte.

Concernant le PCF comme d'autres composantes du FdG, la question se pose concernant ces "non-encartés" qui tout au moins devraient devenir des "adhérents libres". Sinon, dans le cadre institutionnel actuel, cette partie du FdG se tournera toujours du côté du grotesque "vote utile" du PS comme nous l'avons vu lors des législatives (environ 45% des non encartés du FdG des présidentielles ont voté PS lors du 1er tour des législatives. Etude PCF).    

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 18:43

 

DEMOCRATIE, REFORME ET REVOLUTION dans Politique Tant que le capitalisme peut pratiquer l’exploitation sociale dans un cadre dit « démocratique », il tolère des ilots de liberté. Mais dès lors que cette exploitation sociale devient compliquée, le capitalisme impose ses lois de façon plus autoritaire. Le capitalisme contient toujours en lui cette propension à durcir ses institutions. Tout le malentendu vient du fait que l’on a appelé « démocratie » ces espaces de liberté qui sont la presse, les élections, l’assemblée parlementaire, etc…. En fait, ces espaces de « liberté » n’existent que s’ils sont dûment contrôlés par le système. Autant dire que ces espaces de liberté ne subsistent que tant qu’ils sont des leurres.

Tandis qu’on fait gentiment voter les citoyens sur des « programmes » réformistes, les officines prennent la température quant au risque d’éventuels mouvements sociaux de grande ampleur. Ces officines détiennent un authentique savoir quant à  la situation sociale et anticipent les réponses à opposer. Ne doutons pas un seul instant de leur capacité à pouvoir maîtriser des situations « risquées ». Il n’est plus question du beau gosse formé par les grandes écoles à papa et faisant rempart de son attaché-case. Mais bel et bien d’une police et d’une armée formées à l’anti-insurrection, augmentées de structures parallèles et beaucoup moins amateurs que les SAC et les CDR. Tout parti révolutionnaire se devrait d’évoquer cette grave question. Il en va de la liberté, voire de la vie, des militants engagés.

Le capitalisme fonctionne doublement sur le couple oppression/exploitation. C’est son état « naturel ». Et l’on parle de fascisme à partir d’une quantité (trop) voyante d’oppression, mise en place pour continuer l’exploitation. On définit trop souvent le fascisme comme une rupture, or il n’est pas rupture, mais l’aménagement des conditions de l’exploitation qui continue dans un contexte autre. Le fascisme est la roue de secours du capitalisme.

C’est proprement ce qui s’appelle la lutte des classes. Les salariés, avec la classe ouvrière, luttent pour gagner des droits sociaux. Le patronat inlassablement tente (et parvient) de/à récupérer ce qu’il a dû concéder. Toute l’Histoire des sociétés humaines est l’Histoire de cette lutte des classes. C’est encore le cas aujourd’hui.

C’est pourquoi il importe de ne pas céder aux sirènes réformistes qui s’appuient sur l’idée que nous avons atteint un niveau de démocratie permettant de conquérir des droits nouveaux par le jeu électoral et institutionnel. L’Etat est l’Etat de la grande bourgeoisie qui ne se laissera JAMAIS déposséder. Les conquêtes (toutes les conquêtes) s’obtiendront par la lutte de classe consciente et agissante. Et plus le niveau d’exigence des travailleurs sera élevé, plus le risque d’affrontement violent augmentera. Car en définitive se posera INELUCTABLEMENT la question du renversement du capitalisme et de son remplacement par le socialisme. Ce renversement sera social (ce sont les salariés qui imposeront une société conforme à leurs intérêts) et politique (il sera nécessaire de renverser l’Etat pour lui substituer l’Etat socialiste).

Aussi ai-je un regard critique vis-à-vis du phénomène Front de Gauche : il ne pose pas du tout la question du soulèvement populaire dans la lutte pour renverser le système capitaliste et l’Etat bourgeois. Au contraire, il crée l’illusion que la « démocratie » permettra des conquêtes sociales. La bourgeoisie ne renonce jamais et elle ne renoncera pas. Le Front de Gauche ne suffit pas. Il faut aller plus loin. Ce qui fait hésiter les travailleurs, c’est la peur précisément, de l’affrontement violent. Le peuple se laisse convaincre par ces illusions sociale-démocrates car il espère faire l’économie de l’affrontement de classe et de la révolution.

Mais le recours à la violence révolutionnaire n’est pas un rêve romantique, c’est une nécessité historique.

Ecrit par Yapadaxan

« Viens une heure ou protester ne suffit plus, après la philosophie, il faut l’action »…Victor HUGO

Source: CCR

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 17:59

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 25 juin 2012 :

Hénin-Beaumont occupe une place particulière dans le combat contre l’extrême-droite : c’est le laboratoire où le Front National expérimente ses méthodes d’implantation dans la classe ouvrière, au cœur du pays minier, par un travail de terrain réel et efficace. Au second tour des élections législatives, Marine Le Pen enregistre jusqu’à 60% des voix dans certains bureaux de vote, même si ce chiffre doit être tempérée par une abstention supérieure à 50%.

Dans ce contexte, mettre en place la riposte est un travail long, difficile, mais nécessaire. L’appel à manifester le 17 juin au soir devant l’hôtel de ville correspondait à cette nécessité de regrouper les antifascistes, quelque soit d’ailleurs le résultat de l’élection : l’ancrage en profondeur du FN est une menace plus grande que l’élection de sa dirigeante.

 

En se rendant à ce rassemblement, six personnes ont été arrêtées, dont un camarade de l’Initiative communiste-ouvrière. L’interpellation a eu lieu avant même qu’ils soient arrivés sur place et avant qu’il ne commence. Pas moins de six voitures de police ont servi à l’opération, qui ressemble fort à un guet-apens pour les militants antifascistes.

Ils ont été placées en garde à vue pour 24 heures, sous prétexte que certains étaient porteurs de bombes lacrymogènes ou d’armes blanches pour assurer leur défense en cas d’agression fasciste – comme celle commise le 7 juin par une vingtaine de nervis du FN contre cinq jeunes qui arrachaient les affiches de marine Le Pen – et ce n’est que l’un des nombreuses agression commises ces dernières semaines par l’extrême-droite contre des militants ou des locaux de gauche.

Dès l’arrestation, des communiqués de soutien de l’Action contre le fascisme, de la Fédération Anarchiste de Béthune et de l’Initiative communiste-ouvrière ont permis de diffuser l’information. Les flics ont retenu le motif de « détention d’armes et de participation à un groupe armé ». A l’issue de la garde à vue, des poursuites sont engagées contre deux antifascistes, dont un mineur, pour « détention d’arme de 6e catégorie ». L’un d’entre eux sera également jugé pour refus de prélèvement ADN.

L’Initiative communiste-ouvrière est entièrement solidaire des inculpés et réaffirme le droit de se défendre contre les agressions fascistes.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 06:00


Lu sur

http://pixellibre.net/2012/03/riwal-reseau-voltaire-et-front-national-plongee-en-eaux-troubles/

 

Riwal est une société de communication qui comporte trois parties : Riwal Création, Riwal Conseil et Riwal Évènementiel.

Elle se définit elle-même comme une « Agence spécialisée dans le conseil en communication, la création graphique et l’événementiel ».

Cette société à crée une autre branche, Riwalsyria.fr, cette fois-ci, l’agence se définit comme une « Agence de communication spécialisée dans la promotion des sociétés privées et des institutions publiques syriennes en France ».

Riwal Syria est déjà connue puisqu’elle s’occupe de la communication du ministère syrien du tourisme. Cette agence s’occupe donc de faire de la publicité pour la Syrie et pour son ministère. De par ses fonctions et certaines déclarations, nous pouvons nous interroger sur les liens entre le gouvernement, la dictature de Bachar Al-Assad et l’agence de communication Riwal Syria.

C’est lorsqu’on creuse un peu que l’on prend conscience que quelque chose cloche. La rubrique ‘contact’ du site Riwal Syria nous donne deux noms :

  • Frédéric Chatillon, 39, rue Vineuse – 75116 Paris
  • Thiebault El Bakjaji – P.O Box 4895 – Damascus
  • Si on rajoute une requête whois sur riwal.fr, un troisième nom fait son apparition, Axel Loustau : (extrait du whois)

nic-hdl:     AL381-FRNIC type:        PERSON contact:     Axel Loustau address:     Riwal address:     39, rue Vineuse address:     75116 Paris

 

Nous voilà donc avec trois noms. Thiebault El Bakjaji ne renvoie pas grand-chose sur les Internets, pour Frédéric Chatillon et Axel Loustau c’est une autre histoire…

Fiche de personnage : Frédéric Chatillon.

Ancien président du Groupe Union Défense, le GUD, syndicat d’extrême droite réputé pour être assez violent (dans les paroles comme dans les actes).

Marié à Marie Chatillon, qui semble être une amie de longue date de Marine Le Pen. En 2006, Mme Chatillon travaillait au service presse du Front National (une recherche Google suffit pour apprendre ceci).

Les liens entre le couple Chatillon et la Famille Le Pen semblent un peu plus poussés que ceux qu’entretiennent des employés normaux en  revanche. En atteste cette photo où l’on peut voir Mr Chatillon aux côtés de Mme Jany Le Pen, lors d’un baptème, en 2008.

Toujours sur M. Chatillon (et ceci afin de mieux cerner le personnage) : Marine Le Pen le présente comme un simple prestataire, doué dans le graphisme, elle dit ailleurs que c’est un ami mais qu’il ne travaille pas dans son cabinet.

Est-ce un ami ? Un simple prestataire ? Je n’ai pas la réponse.

En revanche, je sais qu’un simple prestataire « graphiste » ne se déplace pas en Italie avec la personne pour qui il travaille.

Canal+  a fait un reportage sur chaque candidat à la présidentielle et M. Chatillon est cité dedans, je vous invite à regarder le lien suivant : http://presidentielle2012.canalplus.fr/candidats/marine_le_pen?video=562753(de 37’34 à 44’30). Faites-vous votre propre avis sur M. Chatillon. M’est d’avis que ce n’est pas qu’un simple prestataire.

M. Chatillon est également cité dans un blog qui analyse le mouvement de l’extrême droite : http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/frederic-chatillon/.

Ce blog fait partie des blogs du Monde, je n’ai pas de raisons de remettre sa crédibilité en question et je note que les deux journalistes en charge du blog (après l’avoir un peu lu) sont assez factuels pour être pris au sérieux.

M. Chatillon était également présent à une conférence, Axis for Peace, organisée par le réseau Voltaire. En 2006, accompagné de Dieudonné et Alain Soral, il se rend au Liban puis en Syrie ensuite (il avait d’ailleurs la charge d’organiser le transit entre le Liban et la France). La délégation propagandiste française est accueillie à Beyrouth par Ali Qanso, un ancien cadre du Parti National Socialiste Syrien libanais. Le PNSS est pro-syrien, c’est-à-dire partisan de la « Grande Syrie ». (https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Meyssan, partie engagement associatif et politique). Une photo existe, ou l’on peut voir, entre autres, M. Myessan et M. Chatillon (ainsi que Dieudonné). On peut le revoir ici, avec Dieudonné et Jean Faurisson.

M. Chatillon entretient également des contacts avec l’armée syrienne, en la personne du Général Tlass (fils), qui dirige une division de l’armée syrienne. Il aurait rencontré en 1994 le Général Tlass (père, voir le massacre de Hama).

Avant-dernier point sur M. Chatillon : cet homme aime Bachar Al Assad. Ce n’est pas du troll, c’est une constatation. Fréderic Chatillon était présent lors d’une manifestation organisée à Paris, pour le régime d’Al-Assad :

On peut y voir M. Chatillon, même s’il semble fuir les caméras (les images de lui sont rares), présent pendant la manifestation qui se termine par un salut Hitlérien (pardonnez-moi du peu).

Pour finir, quelques noms remontent donc lorsqu’on effectue des recherches sur M. Chatillon, comme celui de Thierry Meyssan (fondateur du réseau Voltaire) dont j’avais un peu parlé dans un récent billet. On y voit également Mr M’bala M’bala, aka Dieudonné, mais dont je ne parlerai pas plus ici, ce n’est pas nécessaire.

Riwal, Riwal Syria et Infosyrie.

Nous venons donc de découvrir Riwal et Riwal Syria ainsi que M. Chatillon, attardons-nous maintenant sur Infosyrie.

Infosyrie est un site qui propose de rétablir l’information (comprenez la vérité) sur l’actualité syrienne. Après une longue lecture (d’environ 2 heures) du site, les informations proposées par Infosyrie sont un ramassis de mensonges, tous plus bidons les uns que les autres.

Que vient faire Infosyrie dans tout ça ?

La réponse est simple, et c’est un whois qui nous la donne :

Whois riwal.fr : (http://who.is/whois/riwal.fr/)

nic-hdl:     AL381-FRNIC type:        PERSON contact:     Axel Loustau address:     Riwal address:     39, rue Vineuse address:     75116 Paris

 

Whois infosyrie.fr (http://who.is/whois/infosyrie.fr/)

nic-hdl:     R2882-FRNIC type:        ORGANIZATION contact:     RIWAL address:     RIWAL address:     39, rue Vineuse address:     75116 Paris

 

Cadeau, le whois de riwalsyria, pour appuyer encore plus mes dires : (http://who.is/whois/riwalsyria.fr/)

nic-hdl:     FC4161-FRNIC type:        PERSON contact:     Frederic Chatillon address:     Chatillon address:     39, rue Vineuse address:     75116 Poaris

 

Vous l’aurez compris, le Whois nous apprend donc qu’Infosyrie est géré par Riwal. Démonstration par la preuve. M. Chatillon (A) gère Riwal (B), qui gère Infosyrie (C), donc A gère C.

Dès lors, on peut facilement deviner, avec la position de Frédéric Chatillon, que les propos du site Infosyrie sont orientés et qu’il ne faut pas en tenir compte, lui et les collaborateurs d’Infosyrie étant tous pro Al-Assad.

Un nouveau nom vient alors, celui d’Axel Loustau, je ne m’éternise pas sur lui, le billet est déjà relativement long, je vous propose donc une simple recherche google sur son nom, c’est déjà assez explicite :

C’est un ancien membre du GUD également, il est maintenant gérant de la société Vendôme sécurité, une entreprise de sécurité privée qui a déjà géré (attention) la sécurité d’un colloque militaire où était présent M. Nicolas Sarkozy. Vendôme sécurité gère le gardiennage des locaux d’Europe 1.

Petit état de santé et quelques chiffres sur Vendôme sécurité.

Je n’ai que les comptes de 2007, mais Vendôme sécurité à fait 2.9 M€ de chiffre d’affaire en 2007. Joli chiffre d’affaire pour une société de sécurité.

Je peux me demander si la présidence était au courant de tout ceci et, si on pousse la réflexion à l’absurde, on peut légitimement se demander si Riwal n’est pas financé indirectement par le gouvernement (rappellons qu’Al-Assad était jusqu’à il y a peu un grand ami de la présidence).

Comme Ben Ali, comme Mubarak et comme Kadhafi, à qui la France, avec Amesys et Bull, a vendu du matériel d’espionnage destiné à traquer les activistes et dissidents du régime.

Tirez vos conclusions, j’ai déjà les miennes. Riwal, Riwal Syria, Infosyrie et le réseau Voltaire se côtoient, tous sont pro Al-Assad, tous nient la dictature de ce dernier. Leurs informations ne sont pas à prendre en compte.

D’ailleurs, le dernier communiqué de Mr Meyssan est l’archétype de la désinformation : http://www.voltairenet.org/Les-journalistes-combattants-de, la raison ici est simple : Edith Bouvier (pour le Figaro) et Paul Conroy (pour le Telegraph [EN]) nous ont livré leur vécu, la vraie version des faits :

Ces informations sont publiques et proviennent du Net, principalement de Wikipedia, https://contresubversion.wordpress.com/, http://www.bakchich.info/france/2006/11/13/chatillon-le-gud-des-autres-49942, http://reflexes.samizdat.net/, http://www.infodelasyrie.fr/ et d’environ 17 heures de travail afin de recouper toutes les infos, sources et dires.

 

 

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Articles à lire pour comprendre le système Assad.

 http://nadia-aissaoui.blogspot.fr/2012/03/syrie-autopsie-dun-regime.html

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/en-syrie-les-miliciens-fantomes-accuses-de-massacres_1124676.html

 

Arte - Syrie, le crépuscule des Assad

 

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 11:50

Voici un article de "Voie Lactée" qui démontre en quoi les ponts idéologiques qui se font entre l'UMP et le FN sont tirés d'une logique politique.

Certes, on pourrait croire à sa lecture que le néo-pétainisme ou la base historique nazie n'existe plus au FN, mais cet article a juste pour but de démontrer et démonter la nouvelle stratégie du FN qui ne tient pas sur une dédiabolisation mais sur un inversement de la propagande. En effet, si dans les années 80 et 90 le FN partait du fascisme historique ou romantique pour venir mordiller la droite traditionnelle, aujourd'hui, le FN part de la droite traditionnelle dans ce qu'elle a de plus populiste ou national-populaire pour l'attirer vers ce qu'il est au fond : le fascisme. En cela, l'article tente une explication tout à fait correcte.

L'UPAC.

 

 

Les références politiques à Charles De Gaulle se multiplient largement aujourd'hui en France. C'est surtout le gaullisme, en fait un néogaullisme, qui se développe comme idéologie politique, comme mode de pensée et vision du monde cohérente pour servir l'impérialisme français – à l'instar de Charles De Gaulle lui-même. 

Le gaullisme est une forme originale de la dictature du capital financier et des groupes monopolistes en France. C'est un régime autoritaire nationaliste – mais qui n'est pas à proprement parler un fascisme. Il s'est développé dans les années 1950-1960 afin de répondre aux besoins d’expansion de la bourgeoisie impérialiste française et maintenir l'ordre sur le territoire national.

Le gaullisme revient sur les devants de la scène aujourd'hui comme idéologie et programme politique de la bourgeoisie impérialiste. Mais plus s'intensifie et se généralise la crise du capitalisme, plus le néogaullisme apparaît comme une idéologie fascisante – Marine le Pen étant la plus claire représentante de ce mouvement.
 
 
5/ Le néogaullisme de Marine Le Pen prépare le fascisme
 
Aujourd'hui en France, c'est dans la dynamique portée par Marine Le Pen que le néogaullisme trouve son expression politique la plus cohérente.
 
L'orientation véritablement néogaulliste du Front National est récente. Elle date de la prise de pouvoir dans le Front National par Marine Le Pen en 2011.
 
Avant elle, avec Jean-Marie Le Pen, le FN restait une simple organisation d'extrême-droite. Il ne visait pas à prendre le pouvoir, mais à polariser la société bourgeoise sur sa droite.
 
Le FN a été un catalyseur de tout ce que la société française produit de plus malsain et réactionnaire sur le plan idéologique et culturel. Une extrême-droite plus radicale évoluait en même temps à sa marge, mais de manière cohérente à lui (de la même manière qu'une extrême-gauche « radicale » évoluait en marge mais en soutien de la social-démocratie dans les années 1980/1990). 
 
La social-démocratie a largement profité de l'opposition populaire au Front National. C'était une critique « facile » qui permettait de mobiliser en masse. Mais cela s'est fait au prix du démantèlement de tout véritable contenu idéologique et culturel de l'antifascisme. Le refrain « la jeunesse emmerde le Front National » du groupe punk Les Béruriers Noirs illustre cela. 
 
Ce qui comptait pour le FN, c'était d’apparaître comme étant contre le système, comme rebelle et, surtout, « dangereux ». Aujourd'hui, c'est sur cette image pseudo antisystème que s'appuie Marine Le Pen pour mobiliser les masses face à la bourgeoisie libérale et la social-démocratie. 
 
Mais la nature néogaulliste du projet de Marine Le Pen prouve clairement sa nature de classe : c'est un projet de redressement de l'impérialisme français, une expression organique des franges les plus agressives et radicales de la bourgeoisie impérialiste française. Son anticapitalisme de façade et sa démagogie pseudo-sociale servent, de manière fasciste, à brouiller les pistes et tenter de mobiliser les masses populaires.

Le néogaullisme de Marine Le Pen est porté par trois figures principales : Florian Philippot et Paul-Marie Coûteaux (deux énarques dont nous avons parlé dans la partie précédente), mais aussi Bertrand Dutheil de La Rochère. 
 
Ayant une image d'homme de « gauche », ce dernier est une figure de choix de la dynamique de Marine Le Pen. Membre de l'Union des Étudiants Communistes en 1968, membre fondateur du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement (dont il a été directeur de cabinet), ancien chargé de mission auprès d’Henri Guaino, ancien Chef du Service de Presse au Service d’Information et de Relations Publiques des Armées. Il a écrit en 2009 « Les civilisations occidentales, une histoire en quête d'avenir », un ouvrage identitaire et nationaliste proto-fasciste qui met en avant le monde « latin » contre le monde « anglo-saxon ». 
 
Chacune de ces trois figures a son rôle dans le développement néogaulliste du projet de Marine Le Pen.
 
- Florian Philippot est celui qui articule l'ensemble du projet et lui donne sa cohérence du point de vue de l'impérialisme français. Principal critique de l'Euro et de l'Union Européenne, il met en avant un discours et des économistes antilibéraux, appuyant à fond sur la notion de service public. De manière très gaulliste, il est partisan d'un État fort menant une politique directement au service des monopoles français. Il veut « une action stratégique et volontariste d'un État fort capable de réarmer la France dans la mondialisation ».
 
- Bertrand Dutheil de La Rochère est celui qui contribue à donner une connotation républicaine au projet réactionnaire de Marine Le Pen. Sa mise en avant de la laïcité sert de prétexte, sur la plan international à une hostilité au « monde anglo-saxon », et sur le plan national à un racisme vis-à-vis des minorités arabes et juives notamment. Il est partisan de l'autorité de l’État, entre autre à l'école qui « doit redevenir un endroit où l'on transmet des connaissances et non plus un lieu de vie, et l'autorité des maîtres doit être restaurée parce que les professeurs savent et les élèves, par définition, sont ceux qui ne savent pas. » Son rôle est de construire un enrobage républicain à une vision du monde ultra-réactionnaire, dans la lignée du gaullisme.
 
- Paul-Marie Coûteaux est celui qui met en avant une culture française farouchement antiaméricaine, tout comme Charles De Gaulle le faisait lui-même. En fait de culture, c'est une vision impérialiste de la tradition nationale-bourgeoise française. Il est censé incarner la « civilisation française » et exprime une politique du « rayonnement de la France dans le monde » et de sa « défense face aux agressions de la mondialisation » qui est présentée comme étant plutôt surtout une « américanisation du monde ». Paul-Marie Coûteaux se présente comme un spécialiste de Charles De Gaulle, notamment à travers ses deux ouvrages « De Gaulle philosophe », le tome 1 sous-titré « Le Génie de la France » et le tome 2 « La colère du peuple ».
 
On peut caractériser la nature néogaulliste du projet de Marine Le Pen par :
 
- la mise en avant d'un État fort, soi-disant social ;
 
- la recherche de l'autorité et de l’hégémonie de l’État dans la vie quotidienne des masses ;
 
- la prétention d'être au-dessus, voir au-delà, de la lutte des classe et d'incarner une « troisième voie » par l'association du Capital et du Travail (ce qui est le propre du fascisme) ;
 
- la prétention d'incarner véritablement le « corps national », totalement mythifié et présenté comme initialement pur mais corrompu (cela aussi est surtout le propre du fascisme) ;
 
- la promotion de la « francophonie », c'est-à-dire du rayonnement culturel de l'impérialisme français dans le monde ;
 
- la prédominance d'une politique militaire autonome – tout comme Charles De Gaulle, Marine Le Pen est farouchement opposée à la participation de la France à l'OTAN ;
 
- la construction d'une alliance inter-impérialiste européenne – constituée autour d'un axe Paris-Bonn à l'époque de Charles De Gaulle et d'un axe Paris-Berlin-Moscou à l'époque de Marine Le Pen (dans les deux cas en contradiction avec l'Union Européenne telle qu'elle existe aujourd'hui, comme nous l'avons étudié dans la précédente partie) ;
 
- une opposition farouche au bloc impérialiste anglo-américain ; 
 
- la justification d'une politique néo-coloniale de la France. Tout comme Charles de Gaulle avait organisé le pré-carré de le France en Afrique, le projet de Marine Le Pen est d'organiser le « développement » de  l’Afrique pour ne pas l'« abandonner aux puissances émergentes » en permettant un « soutien fort par l’État français des investissements privés français en Afrique ».
 
Dans la lignée du gaullisme, le projet porté par Marine Le Pen consiste fondamentalement à organiser et garantir la domination de la bourgeoisie impérialiste, c'est-à-dire du capital financier et des groupes monopolistes sur les institutions étatiques. Pour cela, Marine Le Pen cherche d'abord et surtout à renforcer l’État lui-même, ce qui, à l'époque du capitalisme monopoliste d'Etat - la fusion directe des monopoles avec l'Etat - revient au même.
 
Parallèlement, le nationalisme de Marine Le Pen est une tentative de neutralisation de la lutte des classes et de la pression démocratique des masses populaires. Le nationalisme doit servir à mobiliser les masses derrière l'impérialisme français. 
 
Cela avec en arrière plan, comme perspective à plus ou moins long terme, un conflit militaire d'envergure, une nouvelle guerre impérialiste.
 
Preuve en est l'importance du budget militaire dans les projets de Marine Le Pen et les discours prônant un renforcement et une modernisation massive de l'infrastructure militaire française. Notamment exprimés par Jean-Yves Waquet, son Conseiller à la Défense nationale, Contre-Amiral de l'Armée française, Ingénieur de l’École Navale, breveté de l’École Supérieure de Guerre Navale et d’Études Militaires Supérieures, breveté atomicien « Marine », commandant du sous-marin nucléaire « Le Redoutable » en 1987, conseiller « armement »de l’ambassadeur de France à l’OTAN en 1991 et Directeur du port militaire de Toulon en 1994.
 
Notons aussi, et surtout, dans cette perspective, la volonté d'organiser une Garde Nationale de 50 000 réservistes « mobilisable dans un bref délai ».
 
Si, comme nous l'avons vu, le gaullisme n'est pas à proprement parlé un fascisme, il n'en est pas de même de la dynamique portée par Marine Le Pen. L'évolution et la synthèse moderne du gaullisme, le néogaullisme, a évolué de manière de plus en plus fascisante dans les années 2000.
 
Avec Marine Le Pen, le néogaullisme a entamé une fusion avec le cœur de la pensée fasciste française. Plus précisément encore, la force de Marine Le Pen est d'avoir su synthétiser les nombreuses tendances de la pensée fasciste française (occidentalisme, pensée identitaire, antisémitisme, syndicalisme-révolutionnaire, nationalisme-révolutionnaire, haine anti-arabe, anti-américanisme, anti-communisme, etc.). Depuis une partie des identitaires jusqu'à Alain Soral, depuis les nationalistes autonomes ou bien le bricolage nationaliste/syndicaliste révolutionnaire de Serge Ayoub jusqu'à une partie de l'extrême-droite sioniste et des catholiques intégristes, pratiquement toutes les tendances du fascisme (à part celles islamistes) soutiennent Marine Le Pen (et/ou fonctionnent ouvertement de manière parallèle à elle). 
 
La dynamique fasciste de Marine Le Pen s'appuie sur le travail de fond effectué dans les années 2000 dans l'extrême-droite, notamment par les principaux penseurs fascistes français : Alain de Benoist et Christian Bouchet.
 
Durant la crise capitaliste des années 1930, la bourgeoisie impérialiste n'a pas pu imposer le fascisme en France, principalement du fait de la pression démocratique populaire organisée par le Parti Communiste. Au sortir de la seconde guerre mondiale, le gaullisme est apparu comme un compromis pour la bourgeoisie impérialiste : elle a organisé la mainmise des monopoles sur la société française mais tout en n'exerçant pas ouvertement sa dictature de manière fasciste.
 
Cela était possible en période d’expansion impérialiste – cela n'est plus possible en période de crise capitaliste. La généralisation et l'accentuation de la crise du capitalisme ne permet pas d'autre orientation pour l'impérialisme français : le néogaullisme se transforme inévitablement en un fascisme.
 
Aujourd'hui, Marine Le Pen occupe un rôle central dans la dynamique de fascisation de la société française et son néogaullisme permet une préparation de la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier français.
Source: Voie Lactée.
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:38

C’est un jour noir pour le combat anti-fasciste en Belgique francophone. Alors que le Parti Populaire et Nation ont manifesté leur haine en défilant au pas sous la protection de la police, les jeunes contre-manifestants anti-fascistes se sont fait violemment tabasser par la police.

 

Dimanche 17 juin s’est déroulé, à Bruxelles, une manifestation de groupuscules d’extrême droite et de néo-nazis. Ceux-ci se sont empressés d’utiliser les derniers évènements de Molenbeek pour descendre dans la rue au cri de « On est chez nous ».

En réaction, plusieurs dizaines de militants ont contre-manifesté afin d’alerter face au danger du racisme de telles organisations. Malgré le caractère pacifique de l’action, la police s’en est pris aux antifascistes. Plusieurs manifestants ont été blessés et un jeune a été emmené inconscient à l’hôpital. Témoignage :

« Les forces de l’ordre ont de bout en bout essayé de nous intimider et ont fini par brutaliser un certain nombre d’entre nous. C’est de l’intimidation pure et simple, une tentative de plus de criminaliser un mouvement social. Une attitude qui contraste avec celle que la police a eu face au PP et à Nation… Comment expliquer que la police tape sur ceux qui résistent tandis qu’elle laisse tranquille ceux qui sèment la haine et la division ? »

En France et en Belgique, en passant par la Grèce, nous voyons l’émergence et le développement de mouvements d’extrême droite incitant à la haine. A l’heure où les mesures d’austérités frappent tous les peuples d’Europe, les partis d’extrême droite divisent les peuples et vise à empêcher l’unité de la population pour faire payer les vrais responsables de la crise : les banquiers et les spéculateurs.

A Bruxelles, la Police tabasse des militants anti-fascistes (voir vidéo).

 

 


 

 


 

Source: Global Relay (Anonymous)

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 09:02

Un des militants de l'Union Prolétaire Antifasciste Creusoise réagit à un courrier reçu par sa fédération PCF au sujet d'une proposition de résolution sur une éventuelle participation ou pas au gouvernement Hollande.

1er document : le courrier en question.(fichier attaché en fin d'article).

2nd document: sa lettre de réponse envoyée à la Fédération Creusoise du PCF.(ci-dessous).

+ les commentaires.

 

 

                                                                                                                     Guéret, le 11 juin 2012.

 

                                                                           Camarades,

 

     Vous avez, tout comme moi, reçu une convocation à une assemblée générale le lundi 18 juin sur le sujet d'une éventuelle participation ou non de notre parti au gouvernement.

Cette convocation est politiquement et intellectuellement une imposture sinon au moins une faute.

Je m'explique :

Pourquoi attendre le lundi 18 juin au matin, c'est à dire le lendemain des résultats des législatives, pour que le Conseil National fasse une consultation des adhérents sur le sujet ?

Sinon à croire que le CN se met à faire de la « petite cuisine ». Si le lundi 18 juin le PS n'a pas de majorité absolue seul ou avec ses alliés d'EELV cela pourrait signifier que le PC marchanderait quelques postes marginaux au gouvernement social-libéral de Hollande pour faire une coalition parlementaire et notamment dans le cas où le FDG n'atteint pas le seuil des 15 députés pour avoir un groupe parlementaire . Et si le lundi 18 juin le PS obtient cette majorité absolue cela pourrait signifier que le PC ne proposerait pas de participation au gouvernement parce que pas en position.

Tout cela montre de la tartuferie de la part du CN. Dans la première option, c'est mettre à mal toute la construction du Front de Gauche au niveau national et un éventuel groupe parlementaire FDG et c'est aussi couler localement « Limousin Terre de Gauche ». Dans la seconde option, le PS sera bien trop content de ne pas avoir à compter sur nous, c'est d'ailleurs ce qu'il souhaite, et jamais il ne proposera ni n'acceptera des communistes au gouvernement. La campagne de dénigrement du PS pendant les législatives montre bien d'ailleurs que le PS souhaite à terme notre disparition.

En faite le PC continue à se croire seul plus gros et plus fort qu'il ne peut l'être avec le FDG.

Bêtise !

Je ne comprends pas qu'un tel sujet vienne à un tel moment et même qu'il se pose tout court.

Si c'est pour nous pondre selon le contexte du lundi 18 juin au matin une tambouille pareil, il fallait alors mieux faire comme EELV et rentrer dans le moule des sociaux-libéraux de suite.

Et nous aurions l'air de quoi ? Après une campagne présidentielle incisive sans tractations politiciennes et après une campagne législative où nous avons déclamer à tout vent que nous ferions bloc contre la droite au parlement (jeu parlementaire logique) mais que nous serions l'épine dans le pied des socialistes concernant le travail législatif.

Non. Le seul travail politique porteur et annonceur d'une émulation politique populaire c'est celui que nous avons entamé avec le FDG depuis 2008 et avec Limousin Terre de gauche depuis les régionales de 2010. Ne sombrons pas dans la facilité qui ferait que nous abandonnerions sur le bord de la route tous les camarades des partis qui composent le FDG ainsi que tous les citoyens qui sont venus grossir nos rangs de manière libre et indépendante.

Aussi, s'il y a bien une orientation à prendre c'est celle de généraliser sur l'ensemble du paysage politique l'expérience Limousin Terre de Gauche (PG,NPA, FASE, Alternatif,GU etc...) et d'oeuvrer pour faire émerger une force politique à la gauche du PS qui pèse afin d'offrir au peuple les solutions à la hauteur de ses attentes.

 

S.C, militant communiste.

 

 

 

Tous les commentaires

Sans être au PCF, mais en sympathisante du FDG, je suis en accord total avec cette lettre.

Je suis convaincue que le PCF perdrait toute crédibilité en participant à ce gouvernement socialiste !

Pire, il porterait un coup à la fois traître et fatal au FDG !

 


C'est lassant vos petites querelles, à la longue... Si vous pensiez plutôt à essayer de résoudre les vrais problèmes que sont, par exemple, votre déclin qui dure depuis des décennies ou pire, votre totale incompréhension de l'électorat ouvrier qui vote FN (ou qui ne vote pas du tout !). Histoire de pouvoir vous vanter de n'être pas payé uniquement pour nous sortir des salades telles que votre billet du jour...


Réponse caricaturale et facile, tout comme le vote FN.....

Si vous aviez bien lu ce billet, c'est justement le but du militant de vouloir écarter l'accessoire (la question sur la participation ou pas) afin de se concentrer sur l'essentiel (construire une force politique répondant réellement aux attentes de la population).

Mais on ne comprend que ce que l'on veut bien comprendre.....

 

 

 

Je ne crois pas que l'auteur du billet soit "payé" pour l 'écrire : qui le paierait? Ni les uns, ni les autres...Et, Adrien, le déclin du PCF me paraît dû à beaucoup de causes, en plus de ses erreurs : par exemple, les changements structurels profonds de notre société en peu d'années.

Le fractionnement des très grosses entreprises en "marques" ; dans chaque "marque", la multiplication des sous-traitants, les délocalisations (par exemple, fabrication ailleurs, montage en France) , et la disparition (apparente) de la "grosse industrie", qui n'a plus que des unités à effectifs peu nombreux . Cela, renforcé par les progrès de l'automatisation, de l'informatisation. Le développement du "secteur tertiaire", lui aussi inévitablement fractionné. La multiplication des formes de salariat, depuis les CDD ou le "stage" qui n'est pas un emploi, la "mission" qui peut être de deux ou trois heures, les CDI qui n'en sont pas, les "mutations" au sein de l'entreprise. Le fractionnement et la concentration simultanés du "secondaire" : grandes surfaces et supérettes, franchisés, "indépendants" liés à un distributeur ou à une marque, commerces traditionnels (il y en a encore quelques-uns). Le flou artistique du secteur dit "artisanal"...Les "emplois à la maison" ...La fréquence des changements d'implantations, de domicile pour les travailleurs, et tant d'autres facteurs qui concourent à une "disparition de la classe ouvrière" en faux-semblant, mais rendent plus difficile l'activité militante. Cela, en quelques décennies.

Le langage quotidien, colonisé par des mots-pièges, via médias : "culture d'entreprise", "esprit d'équipe", "valeurs communes", "partenariat social", "compétitivité", "zéro défaut", "d'excellence"(n'importe quoi peut l'être...), "le tissu social", "la sécurité", "la flexibilité", "l'innovation", et tant d'autres...ET les mots proscrits ou honnis, dans ce même langege ordinaire (par exemple, "communiste"...)

Et le spectacle envahissant toutes les activités, le "titytainment" à la hauteur d'une institution, la "sensation" recherchée, ou "l'évasion", tout cela censé équilibrer la recherche du fric par tous les m:oyens, but suprême et suprême pensée (voir la Française des jeux pour les minables, la Bourse pour les "cadors" (ou ceux qui croient l'être), la politique et les métiers "de conseil" pour les malins, etc...)

Dans ce contexte, la lettre de S.C ci-dessus, pour l'UPAC (j'ignorais tout des uns et de l'autre avant de lire le billet), me parait très méritoire, et à respecter. Le quota d'audience, bon pour les médias...et pour les citoyens politiquement incultes , à mon humble avis.


je ne suis pas adherent de l'Union Prolétaire Antifasciste Creusoise , je ne suis qu'un simple militant du PCF de la haute garonne , et je pense que ce post a tous les aspects d'un procés d'intention !

voilà plusieurs semaine que le calendrier de la consultation des militants communistes au sujet d'une  eventuelle participation au gouvernement est arreté .

De nombreuses declarations de dirigeants du PCF ont montré les grandes differences entre le programme "l'humain d'abord" et le programme du PS . F. Hollande a bien indiqué que la majorité presidentielle compterait tous ceux qui souhaitent l'application de son programme , ce qui en exclu tous ceux qui souhaite l'application du programme du FdG .

Des nombreux contacts que j'ai avec nombre de militants du PCF sur tout le territoire , il semble se  dessiner une large majorité pour une non participation au Gvmt , nous communistes qui pendant trop longtemps avons souffert du caractere dirigiste et peu democratique de la direction du PCF , ne pouvons aujourd'hui critiquer la consultation des adherents sur un sujet si important .


Cher camarade,

Je ne vois pas où tu places la nécessité d'une consultation des militants puisque de facto elle a déjà eu lieu dans toutes les sections lors des réunions préparatoires à la présidentielle et législatives et que les 2 séquences électorales ont exprimé publiquement et largement le fait de ne pas entrer au gouvernement par les communistes.

De plus, toi qui parle du caractère dirigiste dont souffrirait le PCF, tu en donnes tout à fait l'exemple en acceptant que ce soit le conseil national qui d'en haut fait une proposition de résolution au lieu de laisser chaque fédération remontée d'en bas si cette question a, tout d'abord, une importance, et , ensuite, une actualité. Or, il se trouve que ce n'est ni l'un ni l'autre et que ce qui occupe aujourd'hui les communistes "de base" est l'avenir du FDG et non pas cette consulation bidon. 

Et si il y a un procès d'intention comme tu dis, il ne vient pas de l'UPAC....

 

 

Comme Sarkozy, Hollande essaiera un débauchage. Il faut qiue le PC comprenne que le FDG c'est à la fois sa mort et sa résurrection.


Toujours cette maladie française de mettre la charrue avant les boeufs !

La participation à un gouvernement ne peut être la conséquence que d'un accord de gouvernement fondé sur un programme acceptable par les partenaires de ce qui est alors une coalition.

Les communistes semblent ne pas avoir tiré de leçon du laminage résultant de leur participation sans programme pré-établi sous Mitterrand (le programme commun n'est valable que pour les élections).

 


Totalement d'accord !

 

Source: Blog UPAC sur Médiapart
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:47

En solidarité avec la Résistance antifasciste de l'indre (RAFI), l'UPAC reproduit et diffuse le courrier qui a été fait par nos camarades berrichons au Préfet de l'Indre pour interdire le concert identitaire du 16 juin.


L'UPAC.

 

Résistance AntiFasciste de l'Indre Le 12 juin 2012


Objet : Demande d'annulation du concert identitaire aux préfets de l'Indre et du Cher

 

Monsieur le préfet,

 

Comme vous le savez, il y aura le 16 Juin prochain une "soirée-concerts" dans le Berry, porté par Avaricum, branche gauloise et Berruyère du bloc identitaire.

Voyez en accroche sur l'affiche: "Hollande n'est pas mon président"!

En animation, des ateliers sont proposés lors desquels les garçons apprennent à s'attraper entre eux.

Il y a bien un buffet campagnard ... mais vous aurez compris à qui l'on a à faire.

Creusez les liens et sites à disposition.

La RAFI (Résistance AntiFasciste de l'Indre) mettra tout en œuvre pour empêcher sinon contrarier l'événement pour ce qu'il est, un espace de diffusion d' idées racistes, xénophobes, violentes et extrêmement dangereuses.

A l'heure d'un entre-deux tours législatif ou l 'extrême droite parade, nous voulons agir et réagiront partout où la Peste Blonde se niche.

Nous ne laisserons pas passer les provocations de ces derniers temps dans l'Indre.

Vandalisme et déprédations de véhicules personnels, tags sauvages de slogans racistes, campagnes d'affichages , agression dernièrement d'un militant du Scalp 18 à Bourges...

Nous sommes contre l'extrême droite, son discours, son idéologie, ses pratiques.

Nous vous informons de nos intentions qui nous semblent légitimes, que vous puissiez ainsi en aviser les municipalités qui, en connaissance de cause, auront permis à ces hordes barbares néo-nazies de se retrouver pour cette sauterie nauséabonde.

Veuillez trouver ci-joint un dossier reçu de militants antifascistes qui vous présentera le mouvement organisateur de cet événement.

Sachez également qu'une copie du dossier, ainsi qu'un communiqué de presse expliquant nos démarches sera également envoyé à la presse.

La RAFI

  

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:40

Le titre de MIB3, dernière version de la série des Men In Black, aurait pu être le slogan de campagne de François Hollande : “Retour vers le passé pour sauver le futur”. Tout aussi mensonger que “Le changement, c’est maintenant !”, ça sonnait quand même plus “sympatoche” ou plus “djeuns”, comme un clin d’œil aux jeunes générations que le nouveau président de la République française cherche à enfumer par rapport à la réalité qui les attend, à savoir, pour celles-ci comme pour les plus anciennes, misère, chômage et souffrance.

Quel est donc ce programme de Hollande, répété avec force et conviction durant toute la campagne électorale présidentielle, et que nous allons entendre et réentendre jusqu’aux législatives ? Le même que celui de Sarkozy à la sauce “socialiste”. Bon, on enlève le “bling-bling”, on ne va pas au Fouquet’s ni sur le yacht de Bolloré mais, pour le reste, quoi de neuf ? Rien, si ce n’est ce baratin associé aux trains de promesses aussi allusives que vagues, quant à l’avenir de l’ensemble de la classe ouvrière, et de toute la jeunesse. Ce train de promesses va en réalité prendre la forme d’un train d’attaques qui seront déguisées ou enrobées dans le verbiage habituel de la gauche. Pour en retenir quelques-unes des plus médiatisées, citons “Je veux redresser la France”, “Je veux rétablir la justice”, “Je veux redonner espoir aux jeunes générations”, “Je veux une République exemplaire et une France qui fasse entendre sa voix”. Et ce ne sont que quelques titres de son programme en soixante points qui nous promet monts et merveilles !

A part quelques nuances “culturelles” et “politiques”, on a entendu la même chose il y a cinq ans avec le programme de Sarkozy, et en particulier son “travailler plus pour gagner plus”, et qui s’est traduit par “travailler plus et gagner moins”. Qu’est-ce que Hollande va faire de mieux ? Rien. C’est plutôt à pire qu’il faut s’attendre.

A l’époque de Mitterrand, la bourgeoisie disposait encore d’une marge de manœuvre économique qui avait permis à la gauche au gouvernement de bénéficier d’un “état de grâce”. L’illusion qu’avec le PS allié au PC, tout irait mieux, avait constitué un frein au développement des luttes ouvrières. Dès 1983, deux ans après l’élection de Mitterrand, les attaques ont commencé à tomber brutalement dans tous les secteurs. Les baisses de salaires, le non remplacement de fonctionnaires, les licenciements massifs dans la sidérurgie, la déréglementation des lois de licenciement comme l’amendement Lamassoure, qui a ouvert la porte toute grande à la “flexibilité du travail” et donc à la possibilité, dans le public comme dans le privé, de rendre toujours plus corvéables les salariés. Telles ont été les “valeurs” de la gauche entre 1981 et 1998. Pas différentes, en définitive, de celles de la droite. Ce sont les valeurs de la bourgeoisie avec l’exploitation et le mépris de la classe ouvrière comme maîtres mots.

Le Père Noël Hollande peut sortir toute une kyrielle de joujoux de sa hotte, il n’est et ne sera jamais qu’un défenseur de l’intérêt du capital national. Qu’il fasse le beau à Berlin, à Washington, ou au Japon, et qu’il trinque avec Poutine, ne changera rien à la condition des prolétaires. Il n’en peut plus de parler de relance éco­ nomique ici et là, mais une fois encore, il s’agit d’un thème qui ne tiendra guère plus que le temps d’un été. Politique de relance – comme aux Etats-Unis – ou pas, ce qui va continuer de s’imposer c’est la dure et cruelle réalité de la situation économique mondiale, marquée par l’aggravation de la crise. Aucun pays n’y échappera. Alors, que va faire notre nouvellement nominé Président de la République française, face à un déferlement prévisible de catastrophes économiques, avec des épisodes à la grecque affectant cette fois le Portugal, l’Espagne, l’Italie… et les suivants, dont la France, qui ne sont pas loin derrière.

Il fera non seulement la même chose que son prédécesseur, mais encore pire et bien plus fort. Déjà, les licenciements à Arcelor-Mittal donnent le ton.

Les jeunes générations de la classe ouvrière, qui n’ont pas vécu les attaques anti-ouvrières de la gauche au gouvernement, doivent apprendre qu’elles ne doivent compter que sur la lutte de leur classe et rejeter en toute conscience cette mystification selon laquelle la gauche serait moins pire que la droite. Il n’y a pas de choix à faire entre les différentes fractions de la bourgeoisie.

Courant Communiste International

 

Source: indymédia

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:25

10 - 17 juin:Journées d'actions communes

pour Alexeï Soutouga, Alexeï Olessinov et tous les antifascistes réprimés

Printemps 2012, le mouvement antifasciste en Russie est de nouveau réprimé. Les arrestations ont eu lieu, suite à l'incident survenu le 17 décembre 2011, au club moscovite « Vozdukh » dont les vigiles nationalistes avaient provoqué les visiteurs du club lors d'un concert antifasciste. Une fois le concert arrêté, à cause des tentions, ces vigiles d'extrême-droite, ont essayé de prendre en otage une partie du public, dans le but de la donner en pâture à leurs amis hooligans nationalistes. Les antifascistes ont résisté et les vigiles ont ouvert le feu, mais ils ont finit par être neutralisés par les antifascistes. Pour cet acte de résistance : Alexeï Olessinov a été arrêté le 12 février à Saint-Pétersbourg, Alexeï Soutouga a été arrêté le 17 avril à Moscou. À l'heure actuelle, les deux sont en état d'arrestation jusqu'à la fin d'enquête à Moscou.

Mais l'incident du club « Vozdukh » n'est qu'une excuse pour une nouvelle fois écraser le mouvement antifasciste à Moscou et en Russie. Les autorités russes ne sont pas capables d'arrêter les nationalistes. Ils négligent la menace nationaliste ou encore ils essaient de créer des nationalistes « contrôlés ». Ces tentatives reviennent à un soutien des nationalistes par le gouvernement. Rappelons la collaboration intensive entre des organisations de jeunesse pro-Kremlins et « L'image Russe » qui s'est montré liée à une organisation clandestine des nationalistes armés à laquelle participaient Evgenia Khasis et Nikita Tikhonov (les assassins de Stanislav Markelov et Anastasia Babourova). Dans les mêmes temps, l'Etat réprime avec violence toutes tentatives des militants antifascistes de résister aux nationalistes avec les méthodes d'action directe.

Le réel but de ces dernières arrestations est d'enfermer les plus connus et les plus actifs des antifascistes de Moscou. Les deux militants sont en effet antifascistes depuis une dizaine d'années. Alexeï Olessinov fut déjà emprisonné, en 2008, pour de fausses accusations suite à une bagarre avec un vigile du club « Culte ». Juste après la bagarre Olessinov a été d'abord arrêté et ensuite libéré faute de charge et parce que les vigiles n'avait pas porté plainte. Malgré tout cela, le procureur a requit 5 ans de prison. Grâce à une campagne de solidarité et de multiples protestations en Russie et ailleurs, il n'avait passé qu'une année en prison. Néanmoins, cette année avait gravement endommagé la santé d'Olessinov. Après l'arrestation en février, son état s'est détérioré et on a trouvé une parti noircie dans ses poumons, mais il ne reçoit pas de traitement médical adéquat.

Alexeï Soutouga est membre du mouvement anarchiste « Action Autonome » à partir des années 2000. D'abord, il était actif à Irkoutsk, ensuite à Moscou. Il a participé à presque toutes les campagnes du mouvement anarchiste depuis 10 ans, il a aussi aidé l'édition de la revue « Autonome ». En 2007, il a participé au campement contre l'enrichissement d'uranium à Angarsk en Sibérie, qui fut attaqué par les nationalistes locaux au cour de la nuit. Cette nuit-là, Ilia Borodaïenko de Nakhodka fut assassiné et d'autres personnes furent blessées.

Ne laissons pas le silence s'installer sur cette nouvelle répression du mouvement antifasciste en Russie! Nous appelons à des journées de solidarité internationale avec Alexeï Soutouga, Alexeï Olessinov et tous les antifascistes réprimés qui auront lieu du 10 au 17 juin 2012. Ces jours-là le tribunal devra statuer sur l'arrestation des deux antifascistes.

Toutes les actions sont bienvenues - manifestations (légales aussi bien qu'illégales), distributions des tracts, graffitis, lettres de protestation etc. Participer à la hauteur de vos moyens ! Mais n'oubliez pas de nous informer de vos plans, cela sera utile pour diffuser les infos et inspirer d'autres à participer les journées de solidarité.

Plus de details sur « Le cas des antifascistes de Moscou » : http://avtonom.org/fr/mda

Groupe de soutien à Paris: didi.diras@gmail.com

Lien : http://www.demosphere.eu/node/30844
Source : https://avtonom.org/fr/news/appel-aux-journ-e...
Source : Démosphère

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

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            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

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Modèle 25 mm

 

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Fabrication "FFC Production".