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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 14:59

Voilà bien le véritable visage d'Aube Dorée qui ne doit pas nous faire oublier que les fachos restent les fachos, dédiabolisation ou pas. Et que quoique dise ou se défende le Front National c'est exactement la même technique employée avec pour le FN encore plus de vice et de perfidie.

UPAC

VIDÉO. Pugilat consternant sur la chaîne Ant1 : Ilias Kasidiaris a agressé un de ses débatteurs en direct à 10 jours des législatives.

Ilias Kasidiaris a agressé un de ses débatteurs en direct sur la chaîne Ant1.

Ilias Kasidiaris a agressé un de ses débatteurs en direct sur la chaîne Ant1. © Dimitri Messinis / AP / Sipa

 

La scène s'est déroulée jeudi matin lors d'un débat en direct sur la chaîne grecque Ant1. Le député grec néonazi Ilias Kasidiaris a explosé de rage et s'en est pris à ses contradicteurs avant de s'enfuir des locaux. Le parquet d'Athènes a ordonné son arrestation, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

L'individu est le porte-parole de la formation Chryssi Avgi (Aube dorée) entrée au Parlement avec 6,9 % des voix lors des dernières élections du 6 mai. Le député néonazi n'a pas supporté que la députée de gauche radicale Rena Dourou évoque les poursuites lancées contre lui par la justice pour un vol à main armée en 2007. Une affaire pour laquelle son procès s'était ouvert, mercredi, la veille du débat. L'affaire a été ajournée au 11 juin.

Vive émotion

L'activiste, hors de lui, commence par jeter un verre d'eau à la figure de Rena Dourou avant d'infliger deux gifles et un coup de poing à une autre élue communiste, Liana Kanelli, qui s'était levée pour protester. Le présentateur arrive trop tard pour s'interposer. Selon une journaliste de la chaîne, citée par l'AFP, des employés ont tenté de retenir l'agresseur mais il a pris la fuite.

La violence de l'incident a soulevé une vive émotion en Grèce, alors que selon les sondages, Chryssi Avghi pourrait se maintenir au Parlement lors du scrutin du 17 juin, avec environ 4 % des voix. Cet ex-groupuscule semi-clandestin a réussi à canaliser la colère anti-austérité d'une partie de la population grecque en noyautant les quartiers pauvres du centre de la capitale et en l'absence de réaction des autorités policières et judiciaires face à ses méthodes notoirement violentes.

REGARDEZ le député agresser un de ses débatteurs

 

 


 

Source: Le Point.fr

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:10

Le samedi 2 juin, 300 néo-nazis ont défilé sous protection policière dans le quartier de Wandsbek à Hambourg. 10.000 personnes se sont rassemblées pour manifester contre cette provocation des néo-nazis, manifestation pacifique jusqu’à ce qu’elle soit bloquée par les forces de répression. 700 manifestant(e)s antifascistes ont été arrêtés. Une fois encore, comme on le dit en Allemagne, “Deutsche Politzisten schützen die Faschisten” (Les policiers allemands protègent les fascistes).

Vidéo de la manifestation antifasciste :

 


 

 

 

Les forces de répression repoussent des antifascistes pour protéger la marche des néo-nazis :

 

 


 

 

 

 

Le néo-nazi Thomas Wulff, bloqué par les antifascistes avec sa bande de brutes brunes, cherche une modification du parcours avec la police :

 

 


 

  Source: Solidarité Ouvrière.

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:30

 L'histoire est incroyable, et pourtant elle est bien réelle. Ça se passe à Hénin-Beaumont, où le FN vient de ressortir du placard ces vieilles méthodes fascisantes, celles du discrédit et de la manipulation, en faisant diffuser ouvertement un tract présentant l'effigie de Mélenchon agrémenté d'un texte de soutien éctrit en arabe (approximatif). Laissant entendre que les musulmans du coin voteraient en masse pour lui. Outre le fait que ce torchon s'inscrit parfaitement dans la réthorique de Marine Le Pen pour qui tous les arabes et tous les noirs votent à gauche, étant tous bien sûr des "étrangers", quand ils ne sont pas "terroristes", selon ses délires entretenus depuis toujours par son père, cette distribution à quelques jours du scutin risque de coûter très cher à la blonde égérie des racistes patentés. Des plaques d'immatriculations de voitures d'où sortaient les tracts mènent en effet tout droit au FN national (elles sont du département 92, des Hauts de Seine)... c'est donc l'inégibilité qui pend au nez, depuis hier, de Marine le Pen, pas moins. Pour ceux qui pensaient que le FN de la fille aurait abandonné les méthodes antidémocratiques du père, c'est râpé. Le FN, simplement repeint, est bien resté le même au fond. Ne sachant pas s'opposer, il cheche à biaiser, contouner sinon tricher en cherchant par des procédés grossiers à tromper les électeurs d'Hénin-Beaumont. C'est bien une méthode fascisante en effet. Celui d'un parti qui n'a changé que de façade, mais qui véhicule toujours les mêmes idées, où le néo-nazisme n'est jamais très loin.

Le FN n'en aurait donc pas terminé avec ses vieilles habitudes. Pas vraiment, en effet : hier, on apprenait qu'une bonne paire de candidats aux législatives avaient un jou où l'autre dans leur vie fricoté soit avec le néo-nazisme, soit franchement avec l'idéologie nazie, soit avec les illuminés ou les islamophobes réclamant "l'éradication" des musulmans du pays. C'est le Canard Enchaîné de ce mercredi qui en a dressé la liste. Ainsi dans l'Yonne, le médecin Jacques Kotoujansky, qui s'est fait le chantre de Faurisson. Il ne fait pas que d'être partisan de Meyssan, il nie aussi l'existence des chambres à gaz, comme l'a révélé la la journaliste Claire Checcaglini. L'homme s'est infiltré ici, chez Agoravox, l'air de rien, venant poster à propos du 11 septembre sans attirer l'attention sur ses délires négationnistes :

Une réunion où figurait également en vrac André Gandillon, le rédacteur en chef de Militant, une revue phare de la mémoire du nationalisme français, avec l’Œuvre Française, qui organise à ses heures perdues des commémorations à la mémoire de Brasillach ou deFrançois Duprat, ou Jérôme Bourbon, rédac chef de Minute, opposant à Marine le Pen, qui a produit des textes antisémites d'Hervé Ryssen et dont on a aussi un pékin représentatif ici sur Agoravox en la personne de Grégoire Duhamel, qui s'est bien gardé aussi ici de nous parler de son (long) passé à la rédaction de Minute, Le Duhamel qui avait fait tout un plat ici du déjeuner de Hollande avec BHL, une info malveillante comme avait dit Arrêt sur Images, c'est le cas de le dire, une info martelée par tous les sites d'extrême droite, tels 24heures actu ou celui de Reddeker ou l'ineffable Grumberg.

Mais encore Pierre Vial, ancien du GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne ) Guillaume Faye, celui dont les écrits ont inspiré le mentor de Breivik, ou encore Jean-Yves Le Gallou, de tous les combats d'arrière-garde fascisants, et-Serge Ayoub, monsieur muscle du mouvement, ancien skinhead reconverti en poète tant admiré par Tasin de Riposte Laïque, roi des gros bras et de la "troisième voie" avec l'animateur de la Vlaams Huis, dans le Nord de la France.

Ou encore Rémi Carillon, dans les Hauts de Seine, qui appelait en 2010 à une "guerre civile" en France pour se débarrasser des musulmans, en prônant dans un tract "l'éradication de l'islam de notre pays", ou encore Marie-Christine Arrnautu ou Jérôme Bourdet, qui lors d'une réunion des militants des Hauts de Seine (toujours le même endroit) ont posté sur Facebook des commentaires tels que "Faurisson a raison" ou "prochain film de Spielberg : 6 millions d'impostures". Lors de la fameuse réunion des militants des Hauts de Seine (d'où vient la voiture aux tracts anti-Melenchon) on trouvait Roland Hélie, qui, avec Robert Spieler, a lancé la maison d’édition "Semis Diffusion", avec Anne Kling. A la soirée d'inauguratio, on pouvait y apercevoir Pierre Sidos dédicacer son DVD... dans la collection, un DVD intitulé "Images du fascisme", au cas où les nostalgiques auraient oublié Hitler et Mussolini...

Ou encore Christian Bouchet, qui en Loire Atlantique se dit proche d'Horst Malher (*), un négationniste encore, sans oublier Stéphane Poncet, auteur de caricatures xénophobes mis officiellement à l'écart par Marine en personne et candidat quand même... ou le plus beau du jour, Bryan Puireux... un militant qui avait été candidat du FN dans la Marne de 2008 à 2011 et dont on vient seulement de découvrir le dos, arborant un tatouage plus que révélateur. Dans le canton d’Ecury-sur-Coole, il avait réuni 30,35% des suffrages au second tour nous annonce la presse (les électeurs n'étant pas au courant sans doute de ce qu'il avait dans le dos !). " Le tatouage représente une patrouille de trois avions Stukas, des tanks allemands, des soldats brandissant des drapeaux à croix gammée, l'ensemble surmonté sur toute la largeur des épaules de la devise des jeunesses hitlériennes "Blut und Ehre" (Sang et honneur) écrite en lettres gothiques" précise le Figaro. A celui, là, l'exclusion du FN a été promise, parait-il... depuis qu'on a pu entrevoir le tatouage. D'autres avaient relevé de beaux cas d'espèces, tel Jean-Baptiste Cordier, candidat FN dans le canton de Soulaines dans l’Aube, en 2011, surpris en train de faire le salut nazi avec sa bandes d'amis avinés. Ou Daniel Durand-Decaudin, candidat FN aux cantonales en Moselle en 2011, un délégué CFDT lui aussi effectuant le salut nazi juste devant le panneau de la ville de Vichy. Ou encore l'ineffable Alexandre Gabriac, candidat FN à Grenoble, opposé à Marine le Pen, qui doit avoir des crampes au bras droit à force de relever la main aussi souvent... débarqué du FN pour atterrir.... au GUD !

 

Je vous en ai trouvé encore un autre, dans le Nord, celui-là sévissant sur Facebook. David Delhaie, un carreleur, qui exhibe sur le réseau social... ses biscotos, mais aussi son "9mm". Il pose carrément en compagnie de Marine le Pen, en train de tenir fièrement le livre de cette dernière. Sur son compte Facebook, il commente : "elle seule peut nous sauver de l'envahisseur islamique, aidons-là en votant, en adhérent, en militant et s'il le faut en sortant les armes à la main le poing levé. Pour ma part, le 9mm". Celui-là, on le retrouve également ailleurs en forum avec une prose (et une orthographe) toujours aussi révélateurs :

delhaie david dit :

01/05/2012 à 12 h 44 min

pourquoi montrez vous toujours des skins, avec marine le pen ect en les insultant de néo nazi ?montrer a tous le monde qu’il y a aussi les extremistes musulmans qui brule notre bible en pleine rue et en toute impunitée. moi je ne suis ni néo nazi, et surtout je n’ai rien du tout contre les juifs, ni meme israel. je suis anti islamiste car je sais de quoi je parle et arreter de raconter et d’ecrire sans savoir.

delhaie david dit :

01/05/2012 à 12 h 49 min

quand a marine le pen, elle est bien la seul a defendre notre pays,nos droits. sarko lui et tous l’ump que font ils ?????eux aussi sont des fachos comme vous savez bien le dire. j’esperes que mes 2commantaires seront publié. j’ai le droit de m’exprimer aussi. quand a prendre mes photos et mes infos, n’y a t il pas une violation de ma vie privée.

 

A signaler que les photos dont il parlait montraient des réunions de skinheads à gros biscotos et à poil ras du type Serge Ayoub... dans lequel il s'est lui-même reconnu, sans qu'on ne lui demande : partisan de la liberté d'expression totale pour balancer sa haine islamophobe, mais pas quand il s'agit de montrer à quoi il ressemble exactement, où il entonne le couplet sur la vie privée. Il poste lui-même sa photo le pistolet à la main, mais on ne devrait pas la montrer... effectuant la perpétuelle gymnastique chez les frontistes entre le paraître et l'être.

Sans oublier le cas de Nicolas Reynès, responsable du FN Jeunes Nord Pas-de-Calais et candidat aux législatives dans la 2e circonscription du Nord, découvert comme le précédent par le site libertaire efficace et antifasciste Lutte en Nord, qui lui vantait les mérites de l'usage d'un site internet "prônant l'eugénisme de la race blanche, soutenant le tueur norvégien Anders Breivik et comparant l'occupation nazie à la présence en France d'immigrés africains." avait indiqué Nord-Eclair, citant une militante, Alice Villain, qui, à découvir le site "Les Elegances", tenu par un "cyberraciste", "plusieurs fois condamné pour des propos racistes". Celle-ci, outrée, avait démissionné du FN pour rejoindre le parti de Dupont-Aignan. Reynés a été depuis évincé au FN, remplacé par une ancienne militante de Ronchin, Thérèse Lesaffre, dont le seul fait de gloire et de s'en être pris l'année dernière... au roms de la banlieue lilloise. Le site Les Elegances est dirigé par Rémi Moreno, cyber-raciste très présent et très actif sur le net qui s'occupe en même temps également du site Unite-France.com.

Moreno, dont on retrouve dans le Parisien le passage au tribunal en 2007... pour s'être pris aux atlhètes français noirs : "RÉMI MORENO semble plus à l'aise devant un clavier d'ordinateur que devant des magistrats. Cet étudiant niçois de 23 ans comparaissait mercredi devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour « provocation à la haine raciale ». C'est son rôle d'animateur du défunt site Internet Antifrance.com (où il se faisait appeler Joachim Murat) qui l'a amené jusqu'au tribunal. Un site où il s'en prenait de façon « humoristique et potache » selon lui à plusieurs athlètes noirs. C'est d'ailleurs une plainte conjointe de Christine Arron, Eunice Barber et Leslie Djhone qui avait lancé l'enquête des gendarmes de la section de recherches de Versailles (Yvelines) au mois de mars 2005. La Fédération française d'athlétisme et celle de football étaient aussi parties civiles, car sur son site, Rémi Moreno n'épargnait pas l'équipe de France de football dans un « jeu des sept erreurs » plus que douteux avec son homologue du Cameroun... Des soupirs, des phrases alambiquées, des gesticulations trahissant une certaine nervosité, mais aussi un certain mépris, Rémi Moreno apparaît à la barre conforme à l'image qu'il a donnée aux gendarmes puis au juge d'instruction qui l'ont auditionné. Pendant l'enquête il avait en effet estimé l'aspect « ridicule » des poursuites engagées contre lui « aux frais des contribuables ». Il en sait quelque chose puisqu'il a déjà fait les frais d'une procédure à l'initiative du Mrap et d'une condamnation en 2006 pour un ancien site Internet baptisé Marcelisme.com. « Provocation à la haine raciale » A Pontoise avant-hier, face aux questions ciblées du tribunal sur les écrits fixés sur son site Internet, il ne répond jamais avec précision ou alors lâche une phrase du type : « Mon site est une caricature d'une mise en avant du modèle dominant ». Comme avocat il présentait alors Eric Delcroix, celui attitré du FN et ancien conseiller régional FN de Picardie... le défenseur ce jour-là du racisme. Celui qui fait des conférences encensées par Soral sur "Les droits de l'homme, une imposture contre la liberté de pensée et de conscience"  : il faut oser....
 
 
 

A Hénin Beaumont, il semble bien que les distributeurs d'affichettes fallacieuses aient été repérés et le numéro d'immatriculation de leur voiture relevée. Très vite, les instances dirigeantes du FN vont s'apercevoir du danger que représente cette action délibérée cherchant à nuire au concurrent principal déclaré. Tout d'abord en minimisant les faits, ou en rejectant la faute sur un groupuscule inconnu : "le FN, lui, dit ne pas être inquiet : "Porter plainte contre quoi ? C'est inattaquable", y assure-t-on. Le parti d'extrême droite se "félicite" même de la distribution du tract. "Ce sont des gens proches de nous qui l'ont fait", commente Steeve Briois, figure locale du FN, secrétaire général du parti et suppléant de Mme Le Pen aux élections législatives. Un autre cadre précise : "Ils nous ont demandé, on a dit oui.""Quel est le problème que cela soit écrit en arabe ? Il faut que Mélenchon assume ses positions en matière de droit de vote des étrangers, d'accueil des Roms et de régularisation des clandestins", ajoute M. Briois. L'homme qui tient ce propos venant, par forfanterie de se déclarer coupable de complicité de tentative de sabotage d'une élection. Est-ce une propagation de fausses nouvelles, phénomène réprimé par la loi (**) ? Chez le chef de cabinet de Marine Le Pen, Bruno Bilde, même unanimité : " Ce n'est pas nous directement qui sommes à l'origine de ce tract, mais c'est une initiative dont on se félicite, oui"... or le tract comporte une phrase écrite en arabe (dans le mauvais sens) affirmant que les "musulmans" de la région appellent à voter Mélenchon : or aucun groupe ou association de ce type n'existant, peut-il s'agir du délit de propagation de fausse nouvelle ? Le délit semble double, aucune adresse d'imprimeur ne figurant sur le tract, pas plus que la mention obligatoire "ne pas jeter sur la voie publique (***)".

Les premières déclarations du FN ayant semblé un peu trop péremptoires (nous ne l'avons pas fait, mais nous étions au courant et nous l'approuvons), l'extrême droite s'est engagée quelque temps plus tard sur sa pente favorite. Celle du mépris et de la diffamation. En laissant planer le soupçon quant aux auteurs réels ou imaginaires de ce torchon. Le soupçon ? C'est en effet la méthode préférée des fascisants, qui pratiquent la théorie du complot comme une seconde nature. Pris sur le fait, il leur faut vite en effet inventer une échappatoire. A savoir laisser au plus vite traîner l'idée que ce serait Mélenchon en personne qui aurait eu recours à un tel stratagème. C'est la facho du coin qui s'y colle, pour répandre l'idée qui sent fort mauvais. Elle, c'est Marie-Paule Darchicourt avec une prose ahurissante tournée façon 1930 (ces gens-là sont vraiment bloqués dans l'espace-temps. Attention, voilà la fourberie livrée telle quelle :  "Serait-ce Mélenchon lui-même ? Mal renseigné, aveuglé par la foultitude d'étals barbaresques à clientèle exotique sur les marchés héninois ou trompé par le nombre conséquent de commerces d'alimentation hallal, l'homme aurait surévalué le poids électoral de la population mahométane de la cité qui, - pour combien de temps encore ? - est encore largement de souche artésienne, française et européenne. D'où ce matériel de propagande qui ne réjouira que les acharnés de son conglomérat d'agités du bocal, les collabos forcenés de l'immigration-invasion nord-africaine et fera frétiller d'aise les ambigus de la bobocratie (un fort petit monde à Hénin) ; mais un matériel qui devrait surtout être contre-productif tant auprès des indécis qu' auprès des abstentionnistes patentés que les gesticulations de l'énergumène amusent parfois, d'autant qu'il est prodigue en buvettes gratuites au cours de ses rassemblements et de ses "marches populaires" Serait-ce la bourde ?". Trouver plus raciste et plus veule va s'avérer difficile, je pense. C'est signé Darchicourt, ancienne militante du FN (elle a été exclue le 28 octobre 2008) passée à la NDP (Nouvelle Droite Populaire), et proche aujourd'hui des identitaires à la Serge Ayoub. Son mari étant aujourd'hui un des pontes du NDP de Lang. Exclue avec ses collègues, rappelons-le, pour "manquement à leurs devoirs d’élus FN et pour n’avoir pas respecté leurs engagements financiers et moraux vis-à-vis du Mouvement qui les a fait élire" : en somme elle n'avait pas reversé à Jean-Marie sa quote-part une fois élue ! Il n'y a pas, ces gens-là ont toujours eu la fibre du parti... Darchicourt, vue ici à la 3ème journée nationale et identitaire de "Synthèse nationale", où l'on pouvait croiser entre autres Hilde De Lobel, la représentante du Vlaams Belang, Alberto Torresano, le dirigeant de la Phalange espagnole, Markus Wiener, le secrétaire général de Pro Köln, mais aussi Gabriel Adinolfi, co-fondateur dans les années 80 du mouvement Terza Posizione, et même ...."Goldofaf". Le "célèbre" rappeur facho, décrit ici avec beaucoup trop de mansuétude, il me semble, en 2008... dans Agoravox. Wiener, et sa la Marche pour la liberté dans les rues de Cologne, réunissant les partis identitaires européens une manifestation présentée comme étant "en faveur de la liberté d’opinion et d’expression", en fait se résumant à beugler des slogans chers à Patrice Robert sur la "race blanche" en aussi grand danger de disparition que les pingouins, selon Zemmour... Dachicourt, qui en 2010, affichait dans son blog l'auto-collant des identitaires Franc-Comtois dont le slogan était "Islam Hors d'Europe", dans le plus pur style d'Anders Breivik... elle y affirmait "nos camarades et amis du Front Comtois multiplient les initiatives de sensibilisation de nos concitoyens à l' islamisation galopante de nos Provinces, de dynamiques actions militantes dont nous avons plaisir à nous faire ici régulièrement l' écho. Les petits ruisseaux de la Résistance se rejoindront pour former les fleuves irrésistibles de la Reconquête !"

Darchicourt, membre du parti de Karl Lang, qui affiche dans sa section limousine une incroyable page sur Nuremberg, reprenant les thèses de Carlos Whitlock Porter, antisémite négationniste, un de ceux qui a influencé Breivik comme il a pu influencer Guillaume Faye (on retombe sur les mêmes !), encensé par tous les négationnistes anglo-saxons. "C'est donc peut-être bien plutôt Guillaume Faye, celui qui a collaboré à "Terre et peuple" de Pierre Vial, qui a le plus infiuencé Fjordman, et par là indirectement Breivik. En plus d'Ellul, bien sûr, déjà analysé dans l'épisode précédent" vous avais-je alors dit.

Car le hic pour la blonde fille de son père, condamné ne l'oublions pas à plusieurs reprises pour racisme et incitation à la haine raciale, c'est qu'elle a elle-même défini que l'électorat de Jean-Luc Mélenchon n'était pas minier... mais maghrébin. C'était lors de la campagne présidentielle du premier tour, et la phrase plutôt saugrenue était restée dans toutes les mémoires. "Attablée à une table de café, cette dernière a assuré devant les journalistes que "chaque fois que quelqu'un vous dit "je vais voter Mélenchon", c'est un Français d'origine algérienne", précisant ensuite "maghrébin". Elle avait déjà auparavant résumé le vote Mélenchon à un "vote bobo" et "immigré" avait-on pu lire dans L'Express. Ce qui constitue exactement le contenu du tract... à ce stade, difficile de parler de coïncidence.

La fille recycle donc mot à mot le fond de panier du père, neuf années après (c'était paru le 19 avril 2003), car lors du jugement du 25 février 2005, on avait

pu lire le même fond de pensée brunâtre : "Dans un entretien au "Monde", le président du Front national avait affirmé : "Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont". "Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit ’Qu’est-ce que tu as à me regarder comme ça, tu cherches la bagarre ?’. Et vous n’avez plus qu’à filer, sinon vous prenez une trempe", avait-il ajouté dans cette interview. La cour d’appel a considéré que dans les propos incriminés, Jean-Marie Le Pen, "qui oppose les ’musulmans’ aux ’Français’ , indique de manière explicite qu’une forte croissance de la communauté musulmane constitue une menace pour les Français qui seront dominés, humiliés et victimes de violences". "En dénonçant une telle menace, Jean-Marie Le Pen tend à susciter chez le lecteur un sentiment d’hostilité et de rejet à l’égard des musulmans, présentés comme dominateurs et agressifs, et provoque ainsi à la discrimination, la haine et la violence envers cette communauté", a souligné la cour. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné, en avril 2004, à 10 000 euros d’amende".

 

Voilà où en est la démocratie, vue par le FN, à Hénin-Beaumont. Loin d'être sûre de l'emporter, la blonde représentante a eu recours aux vieilles méthodes rodées de la pensée brunâtre : celui de la propagation de fausses nouvelles, celui de la peur de l'autre répandue : exactement les méthodes du père, et celles auxquelles on a doit ici avec un nombre saisissant d'infiltrés du FN chez Agoravox. Elle valse toujours avec les néo-nazis. A souhaiter que sa présence à cette élection soit invalidée au plus vite, avec de telles méthodes fascisantes innaccepables en démocratie. Marine le Pen a passé ses derniers mois à nous faire croire que ses vieux démons l'avaient quittée, en fait, elle vient de relâcher la même meute de loups que son père tenait plus ou moins en laisse au gré de ses élections. Le FN utilise toujours les mêmes méthodes et recrute toujours les mêmes personnes. Le racisme est leur raison d'être, les procédés fascisants leurs façons de faire, c'est pourquoi la démocratie doit leur barrer le chemin : car ils ne respectent en rien le jeu démocratique en s'appuyant sur le mensonge et sa propagation. 

(*) En mars 2009, l’ancien avocat du NPD, Horst Mahler, a été condamné en Allemagne à cinq ans et deux mois de prison pour négationnisme. Il avait déjà été condamné à six ans de prison par un autre tribunal à la fin février pour les mêmes faits. En effet, Mahler avait qualifié la Shoah de « plus énorme mensonge de l’histoire du monde », ce qui est un crime en Allemagne (heureusement).

Auparavant, il avait déjà écopé en avril 2008 de dix mois de prison pour avoir nié la Shoah et pour avoir salué d’un « Heil Hitler, Herr Friedman » un journaliste d’origine juive qui l’interviewait à la télé. Il lui avait alors matraqué que « l’extermination systématique des juifs à Auschwitz est un mensonge », et que Hitler était « le sauveur du peuple allemand, mais pas seulement du peuple allemand ».

(**) Propagation de Fausse nouvelle :

- Cf : Fausses informations*, Ordre public*, Paix publique*, Tranquillité publique*.

- Notion. On entend par diffusion de fausse nouvelle le fait de répandre dans le public une information présentée comme étant d’actualité et qui repose, soit sur un fait forgé, soit sur un fait dénaturé.

Signe Doctrine Goyet (Droit pénal spécial) : Il y a fausse nouvelle lorsqu’il y a présentation comme vrai d’un fait qui ne l’est pas, ou dénaturation complète d’un fait. Mais l’expression d’une opinion, ou la prédiction d’un fait futur ne sauraient entrer dans les prévisions de la loi.

- Exemple. « La Grande peur » , une période de troubles qui, à la veille de la Révolution, aboutit à armer la population. Taine (Les origines de la France contemporaine) : Tout à coup, vers la fin de juillet, la panique roule sur des centaines de lieues. On annonce que les brigands arrivent ; ils mettent le feu aux moissons ; ils sont à six lieues, à deux lieues ; cela est prouvé par les fuyards. Le 28 juillet, à Angoulême, vers trois heures de l’après-midi, le tocsin sonne, la générale bat, on crie aux armes, on monte des canons sur les remparts : il faut mettre la ville en défense contre 15.000 bandits qui approchent. Du haut des murs on découvre avec effroi sur la route un tourbillon de poussière… Ce n’était que le courrier qui passait, allant à Bordeaux. Le lendemain, contre les bandits toujours absents, les campagnes arrivent pour prêter main-forte. A neuf heures, dit un témoin, nous avions 40.000 hommes que nous remerciâmes. Ce qu’il y a de surprenant, ajoute le narrateur, c’est qu’à dix lieues aux environs, dans chaque paroisse, pareille émeute est arrivée, et à peu près à la même heure. Désormais chaque commune, chaque homme se pourvoit d’armes.

- Règle morale. Toute fausse nouvelle, diffusée dans le but de tromper le public, encourt bien évidemment la réprobation. Elle constitue une faute morale.

- Joly (Le crime, étude sociale) : Telle fausse nouvelle lancée ou répandue de mauvaise foi sert à dépouiller des légions de vendeurs ou d’acheteurs.

- Bouillier (Questions de morale) : Une fausse nouvelle habilement répandue... par l'indiscrétion calculée et la connivence d'une personne haut placée, suffit à faire, en quelques instants, la fortune ou la ruine d'un grand nombre. Entre les fripons d'un côté, et de l'autre la multitude des dupes, un jeu se joue où les chances ne sont pas égales, et où les mensonges par simple réticence peuvent être aussi nuisibles que les mensonges formels en parole ou par écrit

 

(***) I) Les mentions à indiquer obligatoirement sont les suivantes :

1. Le nom et l’adresse de l’imprimeur :

En vertu de l’article 3 de la loi du 29 juillet 1881, tout écrit public doit porter la mention du nom et du domicile de l’imprimeur.

Si l’imprimeur est également l’auteur de l’imprimé, il est courant de voir inscrit la mention « Imprimé par nos soins ». Cette mention n’est valable que si la personne s’identifie selon les règles décrite ci-après.

La sanction encourue est une sanction pénale — une amende de 3.750 euros.

II./ Concernant la mention « ne pas jeter sur la voie publique », qu’en est-il de son caractère obligatoire ?

Il est courant de considérer que la mention « ne pas jeter sur la voie publique » est obligatoire en vertu de l’article L. 541-10-1 du Code de l’environnement.

On trouve encore l’usage de la mention « Ce papier est recyclé » ou l’utilisation d’un pictogramme.

 

Source: Agora Vox

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:18
  1674Squat
En langage administratif, la chasse aux pauvres s’appelle PNRQAD (Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) : le plan est appliqué par les organes de l’État (préfectures, régions, départements, municipalités), coordonné par ses services (agences d’urbanisme, services sociaux, etc.), en association avec le Capital (promoteurs, sociétés immobilières, groupes financiers, investisseurs) et ses sous-traitants (architectes, proprios, agences de communication, etc.) Le but : « Requalifier le PPPI (Parc privé potentiellement indigne) », déterminé à partir de données croisées extraites de quatre fichiers (taxe d’habitation, impôt sur le revenu, propriétaires et propriétés). « La méthode est appuyée sur l’idée qu’un logement vétuste dont l’occupant dispose de ressources modestes a une probabilité plus grande d’être indigne. »
On commence par jeter les squatteurs à la rue en livrant ceux sans papiers aux services de l’immigration. Les bulldozers interviennent sans que les habitants aient le temps de récupérer leurs affaires, et on n’hésitera pas à les accuser de tout et n’importe quoi. Les immeubles qu’on a laissés pourrir sont rasés au nom de la lutte contre l’insalubrité. À la place, on met un musée ou une piscine, des bureaux, des commerces et des logements plus écolos et plus chers. Les cités sont rebâties selon des plans conçus en fonction des besoins policiers de contrôle et de répression, et la « mixité » assurée en donnant accès au logement social à des familles plus aisées. Les indésirables disparus, on fêtera enfin la « renaissance » du quartier.
À Saint-Denis (93), en février dernier, une femme est morte après s’être fait brûler vive dans le hall de la mairie, n’en pouvant plus d’être avec ses enfants à la rue. Le maire ayant alors déclaré qu’il fallait réquisitionner les bâtiments vides, un collectif a commencé à s’installer dans un immeuble. Dès le lendemain matin, sur ordre du préfet et sur demande du propriétaire – un groupement d’institutions dont la mairie –, ils en ont été délogés par la force. Le collectif s’est invité aux « états généraux du logement » où le maire leur a promis un rendez-vous. Le jour dit, l’élu était absent, mais la flicaille encore présente pour les faire dégager, avec à la clé quelques coups et un procès, pour « violence envers un policier ».
Pour ce seul plan lancé en 2009, 87 municipalités ont déposé un dossier de candidature. La Commission chargée d’examiner les demandes juge que « l’ensemble des dossiers d’Île-de-France sont dans la cible du PNRQAD », et met particulièrement en avant quatre communes de Seine-Saint-Denis : Aubervilliers, Saint-Denis, Saint-Ouen, Montreuil-Bagnolet. L’expulsion du Hanul, plus ancien campement de Roms de la région, en juillet 2010, l’évacuation de Roms par tramway en septembre dernier, ou encore la mise à la rue de centaines d’habitants l’hiver 2010 à Bagnolet et l’été dernier à Montreuil sont autant d’exemples à suivre pour tous ceux chargés d’appliquer ce plan.
Puisqu’on nous « parque » et qu’on nous « cible », nous devrons nous défendre. Différents collectifs de précaires, mal-logés, expulsés, sans-papiers, se rencontrent et s’organisent. Les stratégies d’associations (réclamer des lois puis, en cas de « victoire », réclamer leur application…), tout comme les discours des politicards municipaux et des sbires préfectoraux (qui se renvoient la balle tout en se prêtant main forte) les ont convaincus de n’avoir rien à attendre que d’eux-mêmes. Et de compter sur la libre association pour rassembler leurs forces, la solidarité pour répondre aux besoins urgents, et la prise de décision collective pour mener leurs actions.
C’est ainsi que la SGIM (bailleur social qui « valorise son patrimoine » de 15 000 logements), dont le président est aussi à la tête de Paris Habitat (115 000 logements) mais encore adjoint au logement à la mairie de Paris, et qui affirme chercher « des solutions si on ne veut pas que Paris reste aux mains de quelques privilégiés », a reçu dernièrement, de la part de non-privilégiés à la recherche de logements, une petite visite qui a animé ses austères bureaux. Le boss étant évidemment invisible, c’est son secrétaire général qui s’est chargé du baratin le temps que les condés se pointent. On se doutait bien qu’il faudrait insister un peu…
Puisque nous sommes nombreux à être concernés, « que se multiplient les formes concrètes de résistance : collectifs de quartier indépendants de ceux qui gèrent les villes, occupations de logements vides, pression sur les conseils municipaux, les réunions de concertation et les bailleurs sociaux, rassemblements et résistances contre les expulsions. »

Nicolas
Groupe d’Ivry
de la Fédération anarchiste
Source: Le Monde Libertaire
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:17
Israël a violé l’accord signé avec les prisonniers grévistes de la faim

Quelques jours à peine, après la signature de l’accord le 14 mai 2012 entre le service péni­ten­tiaire israélien (IPS) et les repré­sen­tants des 2000 pri­son­niers pales­ti­niens, engagés dans la plus grande bataille des estomacs vides qu’a connu le mou­vement, les auto­rités israé­liennes sont revenues sur leur enga­gement et ont violé cet accord.

- Les habi­tants de Gaza sont tou­jours interdits de visite depuis plus de six ans. Les auto­rités israé­liennes jouent les pro­lon­ga­tions et essayent de se sous­traire à leur obligation.

- Deux pri­son­niers, Dharar Abou-​​Sisi et Awad Zaki Assaïdi de la bande de Gaza, sont tou­jours main­tenus en iso­lement contrai­rement aux termes de l’accord qui stipule leur transfert dans les 72 heures avec les autres détenus vers des cel­lules normales.

- Thaer Halahleh a été transféré de la prison Hôpital de Ramleh à la prison d’Ofer pour inter­ro­ga­toire après 78 jours de grève de la faim, sans se soucier de la fra­gilité de son état de santé, ce qui constitue là aussi une vio­lation d’un des termes de l’accord.

Selon Mona Nadaf, avocate d’Addameer qui a pu les visiter, Thaer Halahleh, Bilal Diab, Hassan Safadi, Omar Abou Shalal, Akram Al-​​Rikhawi, Mohamad Al-​​Taj et Mahmoud Sarsak sont tou­jours détenus à la prison hôpital de Ramleh, amaigris et souf­frant de plu­sieurs maladies, ils sont victime de négli­gences médi­cales malgré l’urgence de leurs cas.

Addameer a insisté sur la nécessité et l’urgence de trans­férer Mahmoud Sarsak et Akram Al-​​Rikhawi en grève de la faim hors de la prison de Ramleh pour un hôpital civil afin de leur pro­diguer des soins adaptés.

Concernant la détention admi­nis­trative Addameer a précisé que des per­sonnes nou­vel­lement arrêtées ont aussi reçu des ordres de détention administrative.

De son côté, Riad Al-​​Ashkar cher­cheur, spé­cia­liste dans les affaires des pri­son­niers, a déclaré que les pro­cu­reurs mili­taires israé­liens ont pré­tendu ne rien savoir sur l’existence d’un accord signé entre l’administration péni­ten­tiaire et la direction des pri­son­niers qui englobe les détenus administratifs.

Al-​​Ashkar a précisé que l’accord signé limite à une seule fois la détention admi­nis­trative d’un pri­sonnier, non recon­duc­tible sauf avec décision, en se basant sur des éléments de preuves concluantes, et après pré­sen­tation devant le pro­cureur général du gou­ver­nement israélien qui accepte cette extension.

Le respect de cet accord per­met­trait de réduire signi­fi­ca­ti­vement les opé­ra­tions de recon­duction de la détention admi­nis­trative des pri­son­niers pales­ti­niens, faute de preuves ou jus­ti­fi­ca­tions légales condamnant ces pri­son­niers devant les tri­bunaux et, par consé­quent, confor­mément à l’accord, ils doivent être libérés après la fin de la période de détention.

Ajoutant que la non recon­nais­sance de cet accord ou son refus ouvre la porte à une nou­velle escalade dans l’utilisation arbi­traire de la détention admi­nis­trative contre les citoyens palestiniens.

Au cours de ce mois de mai, les pro­cu­reurs mili­taires israé­liens ont renouvelé la détention admi­nis­trative de quatre députés du Conseil légis­latif Palestinien.

Hassan Yousef, de Ramallah, détenu depuis 11/​01/​2011, a été reconduit le 1 mai 2012, pour la deuxième fois d’affilée, pour une période de six mois.

Khaled Tafesh, détenu depuis 20/01/2012, a été reconduit le 10/05/2012, pour la deuxième fois pour une période de 3 mois.

Avant la signature de l’accord de seulement quelques heures, les pro­cu­reurs mili­taires israé­liens ont renouvelé le 14/​05/​2012, la détention admi­nis­trative du député Nayef Mahmoud Rajoub, détenu depuis le 1/​12/​ 2010, pour une période de six mois pour la qua­trième fois d’affilée.

Depuis la signature de l’accord, le député Mohammed Jamal Natshe de la ville d’Hébron, détenu depuis le 31/​01/​ 2011, a été reconduit pour quatre mois, pour la qua­trième fois.

La cour israé­lienne, dans la prison du Néguev a renouvelé la détention admi­nis­trative du député Mohamed Maher Badr de la ville de Hébron pour la qua­trième fois d’affilée pour une période 3 mois.

De son côté, le ministre chargé des affaires des pri­son­niers Issa Qaraqe a déclaré que parmi les vio­la­tions enre­gis­trées après la fin de la grève on constate de façon nette, le renou­vel­lement de la détention admi­nis­tra­tives pour 30 pri­son­niers et le maintien de deux pri­son­niers en isolement.

Selon l’avocat du club des pri­son­niers en visite aujourd’hui à la prison hôpital de Ramleh, l’état de santé de Mahmoud Sarsak et Akram Rikhawi, s’est net­tement dété­rioré et nécessite une prise en charge rapide.

Mahmoud Sarsak, en grève de la faim depuis 76 jours, souffre d’une fai­blesse grave et d’évanouissements fré­quents, depuis hier il souffre de dou­leurs dans la région du cœur, de la tête et des articulations.

Akram Rikhawi, en grève de la faim depuis 49 jours, dia­bé­tique, semble très affaibli, avec des dif­fi­cultés respiratoires.

L’association France Palestine soli­darité appelle les hommes poli­tiques français à inter­venir fer­mement auprès des auto­rités israé­liennes afin que soit mis fin à la poli­tique arbi­traire et illégale de la détention admi­nis­trative et aux vio­la­tions israé­liennes répétées des accords signés, de même et pour la énième fois, le respect des lois inter­na­tio­nales et des conven­tions de Genève.

Moncef Chahed, Groupe de travail Prisonniers de l’AFPS, mardi 29 mai 2012

http://france-palestine.org/Israel-a-viole-l-accord-signe-avec
Écrivez au Ministre des Affaires Étran­gères pour qu’il inter­vienne de toute urgence auprès de l’État israélien (modèle de lettre en pièce jointe)
Par courrier : Mon­sieur Laurent Fabius - Ministre des Affaires étran­gères et euro­péennes - 37, Quai d’Orsay - 75351 Paris
Par e-mail
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:31

A lire sur le blog "L'Amer Rouge" une réflexion sur L'Utopie.

Lien : link

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 14:13

Dans la manifestation des étudiants à Montréal le 26 ami (Rogerio Barbosa)

La loi spéciale adoptée le 18 mai par l’Assemblée nationale en réaction au mouvement étudiant québécois est inique et funeste : elle bafoue des droits aussi fondamentaux que celui de manifester ou de s’exprimer librement et remet en cause l’existence même des associations étudiantes ou tout du moins en tant que groupes pouvant adopter des positions politiques et critiques vis-à-vis des gouvernements en place.

De manière plus générale, cette loi spéciale peut être vue comme une atteinte à la démocratie et révéler de la part du gouvernement actuel une totale incompréhension voire une ignorance de ce que devrait être une réelle démocratie, à savoir une démocratie qui s’élabore et se construit au sein de la critique et de la contestation.

Par ailleurs, l’adoption de la loi spéciale s’inscrit dans une volonté délibérée de mettre fin au mouvement étudiant qui depuis trois mois mène une grève historique et ce, de manière courageuse, combative et intelligente. Aussi, elle ne fait que poursuivre l’importante violence policière déployée jusqu’ici.

En France, un président qui cite Jules Ferry

Dans ce contexte, la tentation serait grande, en tant qu’étudiante française venant il n’y a pas si longtemps d’arriver au Québec, de quitter ce que je croyais être une « belle province ».

J’aurais d’autant plus de raisons de partir que la France s’est dotée récemment d’un nouveau président qui va jusqu’à citer Jean Jaurès lors d’un discours sur l’éducation prononcé il y a quelques jours :

« [L’école] est le cadre où s’acquiert la liberté de conscience, cette “liberté souveraine de l’esprit ; […] cette idée qu’aucune puissance ou intérieure ou extérieure, aucun pouvoir et aucun dogme ne doit limiter le perpétuel effort et la perpétuelle recherche de la raison humaine”, comme la définissait Jean Jaurès.

La confiance dans les ressources de leur propre esprit, et les moyens de trouver ces facultés, de les exploiter, de les développer, de les exercer souverainement : voilà ce que l’école doit apporter à tous ses enfants. Voilà ce que l’Etat doit permettre à l’école d’être. »

Que le nouveau président prenne le temps de déclarer que l’Etat doit permettre à l’école d’être le lieu où s’acquiert la « liberté souveraine de l’esprit » redonne alors espoir dans l’avenir de l’éducation.

Et j’aimerais tant que le Premier ministre du Québec écoute cette nouvelle voix. Si lui aussi avait confiance dans « les ressources » des esprits des étudiants et ne souhaitait pas les encadrer, si enfin il reconnaissait leurs intelligences, peut-être alors serait-il moins infantilisant vis à vis des étudiants engagés dans le mouvement, peut-être les écouterait-il davantage.

Je suis fier du mouvement étudiant

Et pourtant, non je ne partirai pas du Québec.

En effet, si le gouvernement libéral fait preuve d’une ignominie sans bornes, je suis en revanche tellement fière des étudiants québécois qui manifestent chaque jour et soir dans les rues depuis trois mois, tellement fière des idées progressistes qu’ils portent en eux et défendent haut et fort dans l’espace public.

Je suis tellement fière du changement de perspective sociale qu’ils opèrent dans la société québécoise, du nouveau souffle politique qu’ils répandent.

Alors que le gouvernement libéral tente par tous les moyens de mettre à terre le mouvement, les étudiants se tiennent toujours debout et continuent de défendre avec ténacité certains principes de justice, certaines valeurs telle que celle du bien commun et que le Québec a semble-t-il oublié.

De son côté, cela fait bien longtemps que le gouvernement a perdu tout dignité morale, cela fait bien longtemps qu’il touche le sol et que si, avec le recours aux forces anti-émeutes, il tente de façon désespérée, de courir après les étudiants la nuit, c’est parce qu’il sent bien qu’ils ont pris une longueur d’avance sur lui et cela l’agace profondément.

Un devoir de poursuivre ce qui a été initié

Plus les jours de grève et de manifestation passent, plus je mets d’énergie dans le mouvement, plus je subis la violence policière et politique du gouvernement, plus je suis convaincue que je ne lâcherai jamais ce que les étudiants québécois ont commencé à construire lors de ce mouvement de grève historique, plus je suis convaincue que je continuerai, à côté d’eux, à ébranler la société québécoise et à la sortir du conservatisme où elle était plongée.

Une des preuves de ce travail critique de fond m’a déjà été donnée vendredi soir dernier lors de la première manifestation en réaction à l’adoption de la loi spéciale. J’étais vraiment émue de voir tant de monde marcher le soir dans les rues, j’étais émue de voir des personnes âgées, des enfants et de simples citoyens accompagner les étudiants dans leur lutte et scander avec eux « Ce soir, on crie pour la démocratie ».

J’étais émue de voir que les Québécois ne souhaitaient pas laisser la démocratie leur échapper des mains, qu’ils ne souhaitaient pas non plus laisser les étudiants seuls face à la répression qu’ils subissent. Les magnifiques manifestations de casseroles qui ont débuté la semaine dernière et qui ont rassemblé chaque soir un nombre de plus en plus impressionnant de citoyens de tout horizon dans les quatre coins du Québec illustrent cet appui populaire indéniable.

Les Québécois me surprennent de jour en jour et je me sens on ne peut plus chanceuse d’être ici en ce moment-même et d’avoir vécu l’ensemble de ce mouvement de contestation. En retour, je promets de mettre toute mon ardeur à poursuivre dans les mois et années qui viennent le travail critique et constructif qu’ils ont commencé à mener sur l’éducation mais aussi sur la société en général.

Source: Rue 89

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:31
En Grèce aujourd'hui, la question de savoir si les anticapitalistes devraient participer au gouvernement est d'une grande actualité. Voici un article écrit par mon camarade Jean-Laurent il y a quelques années qui retrace les débuts de la tradition marxiste sur cette question.
 
Le gouvernement ouvrier et le mouvement socialiste
De toutes les questions qui intéressent le mouvement ouvrier et son action, celle de la conquête du pouvoir politique est la plus épineuse. Elle a fourni une littérature politique abondante depuis Marx à aujourd’hui et renferme des débats toujours polémiques.
Marx lui attribue un impératif stratégique la menant à un caractère inéluctable. Dès lors, chez aucun des classiques, y compris Lénine, le problème du pouvoir d’Etat ne se résume à une question tactique. Ainsi, les formes de la prise du pouvoir (insurrection armée, guerre populaire prolongée, victoire politique pacifique, etc.) sont étroitement liées à la conjoncture politique et aux particularités nationales. Tout au plus, on peut énoncer une série de principes politiques que tout socialiste doit respecter sous peine de trahir les intérêts de la classe ouvrière.
Doivent-elles emprunter des voies pacifiques ou employer la violence pour détruire l’Etat bourgeois ? Telle est la première question à laquelle Marx s’est attaché de répondre. Dans le discours de la Haye (1872), il évoque la possibilité d’une expropriation légale des capitalistes, à la suite d’une victoire électorale du parti socialiste dans les pays qu’il désigne comme particulièrement démocratiques (Angleterre, Etats-Unis, Hollande), tout en maintenant la nécessité de la conquête du pouvoir et son utilisation contraignante vis-à-vis des anciennes classes dominantes. Mais elle pouvait exceptionnellement ne pas se parer des formes de la violence révolutionnaire. Cette discussion autour de la « voie pacifique » au socialisme, réduite ou non « à une voie parlementaire » va nourrir les débats de la social-démocratie avant la première guerre mondiale. Nous essaierons de balayer plus d’un siècle de débats et de polémiques autour de cette question si fondamentale pour le mouvement socialiste.
La participation gouvernementale de la social-démocratie et les illusions parlementaires 
La crise de la bourgeoisie en France à la fin du 19ème siècle est criante : la République vacille devant les coups de butoir de la réaction militariste (le boulangisme), de la répétition des scandales de corruption (Crise de Panama) et des débuts de l’affaire Dreyfus. Inquiète face à la montée du mouvement ouvrier et la violence des grèves et des répressions qu’elles suscitent, la bourgeoisie ne trouve d’autre solution que de tenter de corrompre les représentants du parti ouvrier en les détournant de leurs buts. Millerand entre alors dans le ministère de Waldeck-Rousseau en 1899 qui compte Gallifet, l’un des bourreaux de la Commune de Paris. Jaurès salue alors « cet acte courageux d’entrer dans la forteresse du gouvernement bourgeois ». A cette politique approuvée par la deuxième internationale va être accolé l’étiquette du ministérialisme qui engendre une crise profonde du mouvement socialiste. Ainsi, Jules Guesde la condamne sans détours en fustigeant les compromissions avec la bourgeoisie : « Parti d’opposition, nous sommes, parti d’opposition nous devons rester, n’envoyant les nôtres dans les parlements et autres assemblées électives qu’à l’état d’ennemis pour combattre la classe ennemie et ses différents représentants politiques ; parti de révolution et par conséquent, d’opposition à l’Etat bourgeois, s’il est de son devoir d’arracher toutes les réformes susceptibles d’améliorer les conditions de la classe ouvrière, il ne saurait en aucune circonstance par la participation au pouvoir central, par le vote du budget, par les alliances avec les partis bourgeois, fournir aucun des moyens pouvant prolonger la domination de la classe ennemie. » Le mouvement socialiste en France va alors se scinder en deux partis : le parti socialiste de France sous l’égide de Jules Guesde est guidé par les principes de la lutte des classes ; le parti socialiste français, sous l’impulsion de Jaurès approuve donc l’entrée de Millerrand au gouvernement en développant des références floues à la lutte des classes. Cependant ces divisions ne sont qu’artificielles car si les élus des deux tendances considèrent comme un objectif commun la révolution, leur activité quotidienne se limite au programme minimum. La vision de Jaurès est typique de l’étapisme qui considère que l’évolution de la société capitaliste vers le socialisme générerait une étape intermédiaire au cours de laquelle le pouvoir politique devrait être exercé conjointement par le prolétariat et la bourgeoisie.
Rosa Luxemburg était d’accord sur un point avec Jaurès en ce que le parti socialiste devait occuper toutes les positions qu’on lui laissait en ajoutant que ce sont des positions à partir desquelles il était possible de développer la lutte de classe. Mais elle maintenait fermement l’idée qu’il devait rester un parti d’opposition irréductible à la bourgeoisie. C’est pourquoi, elle distinguait nettement le Parlement et le gouvernement du fait que ce dernier forme un groupe d’action homogène, celui exercé dans le cadre des limites inhérentes de l’Etat bourgeois : « Dans la société bourgeoise, l’essence de la social-démocratie lui dicte le rôle de parti d’opposition, elle ne doit devenir parti de gouvernement que sur les ruines de l’Etat bourgeois »[1] .
Dans son ouvrage consacré à la vie de Rosa Luxemburg, Paul Frölich délimite les frontières de la social-démocratie avec le pouvoir de la bourgeoisie : « C’est pourquoi le représentant de l’extrême radicalisme bourgeois peut éventuellement coopérer au gouvernement avec la pire réaction. Mais un adversaire de principe de l’ordre existant doit nécessairement échouer dès la première tentative d’opposition au sein du gouvernement, ou bien il doit remplir quotidiennement les fonctions nécessaires au maintien de la machine d’Etat bourgeois et par là même, cesser d’être un socialiste. Un social-démocrate qui vise en tant que membre du gouvernement à réaliser des réformes sociales, tout en soutenant globalement l’Etat bourgeois réduit dans le meilleur des cas son socialisme à la démocratie bourgeoise ou à une politique ouvrière bourgeoise. »[2] Ce qui n’exclut pas des alliances avec la petite-bourgeoisie, classe qui a plus d’un but commun avec le prolétariat. Dans ce cas, le prolétariat doit conserver une position hégémonique en débordant « systématiquement les aspirations des partis petits-bourgeois ». Dans des périodes de crise de la bourgeoisie, le radicalisme se sent toujours prêt à un renversement réactionnaire mais il n’est pas enclin à dépasser ce qu’il est strictement nécessaire pour apaiser les masses. Les actions de compromis sont toujours motivées par la politique dite du « moindre mal » agitée comme un chiffon face à la menace réelle ou supposée d’un retour de bâton de la réaction politique ou militariste. Cette attitude masque complètement les oppositions sociales entre les classes.
Au total, Rosa Luxemburg observait que cette politique tant vantée, se révélait être la moins réaliste qui soit puisque la classe ouvrière, liée à la participation du pari socialiste à la politique gouvernementale, ne pouvait plus faire le poids de sa propre puissance. La participation au gouvernement entraîna des divisions majeures et une paralysie profonde à l’intérieur du mouvement ouvrier de telle sorte qu’il se développa au sein d’une fraction importante de la classe ouvrière une hostilité virulente contre toute politique et tout parlementarisme, en semant de ce fait des illusions anarcho-syndicalistes. La première guerre mondiale démontra toute l’incurie de la social-démocratie, enlisée jusqu’aux genoux dans des combinaisons électorales, franchement coupée des possibilités de diriger les luttes de la classe ouvrière. Ironie de l’histoire, c’est Jaurès, naguère compromis dans des alliances bourgeoises qui fustigea la guerre et fut pour cela assassiné tandis que Jules Guesde entrait quelques jours après le déclenchement du conflit comme ministre d’Etat dans un gouvernement d’union sacrée. Or, sans politique, ayant rompu tout lien avec les masses, celui-ci ne pouvait jouer que le rôle d’un otage de la bourgeoisie pour couvrir de son crédit la guerre de rapine et de pillage de l’impérialisme français. Peu s’opposèrent dans les rangs de la social-démocratie à cette trahison, beaucoup de dirigeants sociaux-démocrates soutinrent l’Union sacrée avec leur propre Etat bourgeois.
La stratégie de rupture léniniste
La révolution éclate en Russie en février 1917, elle surprend tout le monde. Elle surgit comme « une  insurrection anonyme », un soulèvement totalement spontané des masses. La grève se généralise un peu partout, elle revêt un caractère insurrectionnel, des mutineries se produisent au sein de l’armée, des actes de fraternisations entre soldats et ouvriers se développent, le tsar abdique, débouchant sur la formation d’un gouvernement provisoire. Ainsi donc se crée très rapidement une période de double pouvoir : « D’un côté, le gouvernement provisoire, formé des parlementaires représentants de la bourgeoisie, coiffant les débris de l’appareil d’Etat tsariste, s’efforçant simultanément de rebâtir un appareil d’Etat et d’endiguer la révolution ; de l’autre, les soviets de députés ouvriers élus dans les usines et les quartiers des villes, véritables parlements ouvriers, dépositaires de la volonté des travailleurs, qui les désignent et les renouvellent. Entre ces deux pouvoirs, s’affrontaient deux conceptions de la démocratie, démocratie représentative et démocratie directe et, derrière elles, deux classes, la bourgeoisie et le prolétariat, que la chute du tsarisme laissait désormais face à face. »[3]
Alors que les mencheviks et les socialistes prennent la majorité du premier congrès pan-russe des soviets, ils ne veulent pas récupérer le pouvoir pour eux. Ils ne conçoivent qu’un pouvoir bourgeois. D’ailleurs, les bolcheviks, dans leur majorité, considèrent que le rôle des soviets est de soutenir le gouvernement provisoire, dans la mesure où il s’oriente vers les intérêts de la classe ouvrière. Ils se rallient à la formule de Staline : le gouvernement provisoire avait pour fonction de consolider les conquêtes de février. Leur comportement s’inspire de leur position antérieure marquant ainsi le prélude à une révolution bourgeoise.
Or, par l’intermédiaire d’un télégramme adressé aux premiers bolcheviks qui revenaient en Russie, Lénine s’oppose farouchement à cette politique : « notre tactique : méfiance absolue, aucun soutien à ce nouveau gouvernement ». Il reproche dans l’ébauche de ses fameuses thèses d’avril au gouvernement provisoire « d’avoir arraché le pouvoir au prolétariat ».[4] Tout en mettant en cause la nature politique et sociale de la nouvelle équipe ministérielle constituée « par les représentants…de la classe des grands propriétaires fonciers capitalistes et de la bourgeoisie », et qui en raison de ses alliances internationales n’était rien d’autre « qu’un simple commis de la firme milliardaire Angleterre-France dans la guerre actuelle » Il ajoutait que « le nouveau gouvernement ne peut pas donner le pain au peuple ni la liberté complète ». Il somme les mencheviks et les socialistes – qui participent au gouvernement provisoire – de rompre avec la bourgeoisie en lançant le mot d’ordre : « Dehors les ministres capitalistes ! ». Il brocardait le nouveau pouvoir qui se gardait dans ses premières communications publiques de prendre des mesures sociales et économiques favorables aux travailleurs (comme la journée de huit heures ou la remise des terres aux paysans) Un comité de surveillance fut même envisagé. Le soutien à un tel gouvernement est assimilé à une véritable trahison des ouvriers. Il définit comme « tâche actuelle » du prolétariat révolutionnaire de Russie « de faire passer le pouvoir d’Etat des mains du gouvernement des grands propriétaires fonciers et des capitalistes…dans celles du gouvernement des ouvriers et des paysans » C’est la première fois qu’il énonce la perspective d’un gouvernement de ce type. Il n’a du reste pas de mots assez durs vis-à-vis des vieux bolcheviks qui se bornent à ressasser la formule de la dictature démocratique révolutionnaire du prolétariat et de la paysannerie, celle-là même qu’il avait élaborée au début de la révolution de 1905. Il vitupère ses amis qui, plutôt que de démasquer le gouvernement provisoire, exigent de lui certains engagements, politique inadmissible à ses yeux et facteur d’un grand nombre d’illusions. Or le refus des dirigeants socialistes de rompre avec la bourgeoisie, d’œuvrer pour que « tout le pouvoir [revienne] aux soviets », dans lesquels ils forment une majorité absolue, deviendra un élément capital dans la conscience des masses opprimées. Peu à peu, les bolcheviks y deviendront majoritaires.  
La position de l’internationale communiste dans la foulée de la révolution d’octobre
Les termes du débat sur la participation des communistes à des gouvernements ouvriers seront renouvelés par les apports contenus dans les textes du mouvement communiste révolutionnaire, issus des Congrès de l’Internationale communiste. Tirant les leçons de l’expérience encore limitée du mouvement révolutionnaire à l’Est, en Hongrie et en Allemagne, ces documents indiquent de manière détaillée les conditions politiques de la participation des communistes à un gouvernement ouvrier. On doit citer certains des passages les plus significatifs :
« A la coalition ouverte ou masquée bourgeoise et social-démocrate, les communistes opposent le front unique de tous les ouvriers et la coalition politique et économique de tous les partis ouvriers contre le pouvoir bourgeois pour le renversement définitif de ce dernier. Dans la lutte commune de tous les ouvriers contre la bourgeoisie, tout l’appareil d’Etat devra tomber dans les mains du gouvernement ouvrier et les positions de la classe ouvrière en seront renforcées. » [5]
« Le programme le plus élémentaire d’un gouvernement ouvrier doit consister à armer le prolétariat, à désarmer les organisations bourgeoises contre-révolutionnaires, à instaurer le contrôle de la production, à faire tomber sur les riches le principal fardeau des impôts et à briser la résistance de la bourgeoisie contre-révolutionnaire. [...]» [6]
Les thèses de l’IC prévoyaient des types variés de « gouvernement ouvrier » dont certains ne constituaient que des « gouvernements camouflés de coalition entre la bourgeoisie et les leaders ouvriers contre-révolutionnaires » (hypothèse du gouvernement social-démocrate, Allemagne). Cette modalité de gouvernement n’est acceptée qu’en cas d’affaiblissement de la bourgeoisie qui veut dissimuler au prolétariat la nature véritable du caractère de classe de l’Etat ou pour détourner ses assauts révolutionnaires en intégrant des dirigeants ouvriers corrompus au sein de l’état-major gouvernemental. Dans ces cas, les communistes se refuseront à participer à ces gouvernements de collaboration de classe, et démasqueront sans cesse devant les masses le caractère réel de ces faux « gouvernements ouvriers ».
Mais les thèses précisent aussi : « Les communistes sont prêts à marcher aussi avec les ouvriers, social-démocrates, chrétiens sans parti, syndicalistes, etc., qui n’ont pas encore reconnu la nécessité de la dictature du prolétariat. Les communistes sont disposés dans certaines circonstances et sous certaines garanties, à appuyer un gouvernement ouvrier non communiste. Mais les communistes devront à tout prix expliquer à la classe ouvrière que sa libération ne pourra être assumée que par la dictature du prolétariat. » [7]
Par contre, selon les thèses de l’Internationale communiste, les autres formules de gouvernement ouvrier auxquelles peuvent participer les communistes ne parviennent pas encore à établir la dictature du prolétariat. Elles sont conçues comme une forme transitoire nécessaire pour le passage à la dictature et peuvent fournir une base de départ pour la conquête de cette dictature (formules du gouvernement ouvrier-paysan, du gouvernement ouvrier avec participation communiste). Le seul gouvernement ouvrier dans lequel les communistes peuvent participer pleinement n’existe dans sa forme la plus achevée que sous la direction d’un parti communiste. Il s’ensuit que seul « le renversement » du pouvoir de la bourgeoisie – et donc de son appareil d’Etat – la mise en place d’un pouvoir politique des masses ouvrières et opprimées en arme, est de nature à créer les conditions politiques réalisant la transition vers une société socialiste.

Il faut ici prendre nos distances avec cet aspect plutôt confus des thèses de l’IC. Les cinq formules de gouvernement ouvrier envisagées et leurs conséquences nous semblent contradictoires et procèdent parfois à des glissements auxquels nous ne pouvons nous identifier. Le garde-fou que cite l’IC, la direction du Parti communiste comme critère de jugement de la valeur « ouvrière » et « révolutionnaire » d’un gouvernement ne nous semble pas valide. Même le meilleur des partis communistes au pouvoir ne pourrait, s’il n’a pas réalisé une insurrection en s’appuyant sur des organes de pouvoir des salariés et des opprimés, aboutir à l’établissement d’un gouvernement ouvrier et, par la suite, à un Etat ouvrier.
L’exemple de la dictature provisoire de Bela Kun en Hongrie en 1919 nous semble indiquer que de telles constructions, en partie théorisées dans les thèses de l’IC, mènent à de graves erreurs dont les conséquences ont été dramatiques au cours des années qui ont suivi dans le pays magyar. Cet exemple illustre de manière éclatante que la résistance de la bourgeoisie peut se révéler plus importante que prévue, au moment où une vague révolutionnaire succède à la révolution d’octobre. Ainsi, après l ‘écroulement des puissances centrales, on pouvait penser qu’une déferlante révolutionnaire allait se produire de manière prodigieusement forte de telle sorte que l’on crut que des révolutions prolétariennes s’enchaîneraient immédiatement aux révolutions bourgeoises. De fait, en Hongrie et en Bavière, le prolétariat parvint pour quelques temps à prendre le pouvoir. La résolution du 2ème congrès de l’IC, intitulée « Manifeste du congrès : le monde capitaliste et l’IC », traite avec une certaine lucidité politique de l’échec de la révolution hongroise des conseils. Tout d’abord, elle prend acte du fait que la Hongrie appartient à la catégorie des petits Etats bourgeois récemment crées et constituent de ce fait des sous-produit de l’impérialisme qui y a trouvé un soutien provisoire en se servant de ces petites nations, ouvertement opprimées ou officiellement protégées, mais en réalité vassales. L’impérialisme a su les dominer au moyen des banques, des chemins de fer, du monopole des charbons afin de les condamner à souffrir de difficultés économiques et sociales inadmissibles, de comportements interminables, de querelles sanglantes. Or, en dépit du joug de l’impérialisme, le prolétariat hongrois a réalisé un certain exploit pour « s’arracher du chaos politique et économique de l’Europe centrale et entrer dans la voie de la fédération soviétiste »[8] mais ce qui fut une réelle tentative héroïque a été «  étouffé par la réaction capitaliste coalisée, au moment où, trompé par les partis qui le dirigent, le prolétariat des grandes puissances européennes s'est trouvé incapable de remplir son devoir envers la Hongrie socialiste et envers lui-même ».[9] En fin de compte, le gouvernement de Budapest fut « renversé avec l’aide des social-traites qui après s’être maintenus au pouvoir pendant trois ans et demi, ont été [à leur tour] jetés » du gouvernement qu’ils avaient formé. La répression de la bourgeoise fut impitoyable et légalisa la pratique de ce qu’on a appelé la terreur blanche. L’éphémère République hongroise des conseils a été citée parfois comme le premier exemple d’une prise de pouvoir pacifique. Comme le décrit M.Gabor, « le gouvernement des soviets de Hongrie n’avait pas la possibilité de mettre sur pied une véritable armée rouge, et cela parce qu’il ne pouvait pas dissoudre l’armée de volontaires du gouvernement précédent…la dissolution de cette armée était impossible, parce que les soviets hongrois étaient entourés de tous côtés d’ennemis armés jusqu’aux dents (NDLR : tels que la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Slovénie ») » qui disposaient d’armées plus puissantes. »[10] Une prise de pouvoir par le prolétariat, certes temporaire, peut se réaliser sans dissolution automatique de l’armée de l’ancien gouvernement bourgeois.
Elle fut aussi inscrite en tant que référence de rigueur dans les rangs de l’IC, et invoquée au Congrès de fondation du Parti Communiste Italien à Livourne (1921) afin de justifier les sévérités de la rupture avec d’authentiques révolutionnaires. Ainsi, l’expérience hongroise de fusion des communistes et des socialistes devrait servir jusqu’à la formation du Front Populaire à accréditer la thèse du « social-fascisme ».


[1] Rosa Luxemburg, Réforme sociale ou révolution, page …Editions Spartacus
[2] Paul Frölich, Rosa Luxemburg, page 95, L’Harmattan
[3] Pierre Broué, Le parti bolchevique, Editions de Minuit, page 80-81
[4] Lénine, Œuvres vol. 23, p. 321
[5] Résolution sur la tactique de l’IC, 4ème congrès, p.158, textes réunis par Pierre Broué, François Maspero, 1978.
[6] Op. cité
[7] Op. cité
[8] Résolution du 2ème congrès de l’IC, « Manifeste du congrès : le monde capitaliste et l’IC », page ….textes réunis par Pierre Broué, François Maspero, 1978
[9] Op. cité
[10] M. Gabor, publié par l’organe du Comité exécutif de l’IC, éd.Rote Fahne, 1919 (Die Kommunistische Internationale, n°7-8, novembre-décembre 1919
Posted by John Mullen
Source: Blog anticapitaliste Montreuil
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:24

Manifestation Contre la venue à Besançon du président du groupuscule extrémiste Bloc identitaire. Un front contre le « Bloc »

L’ANNONCE de la venue, à Besançon, de Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, groupuscule parmi les plus à droite de l’extrême droite, a provoqué une « manifestation antifasciste » de plus d’une centaine de personnes, hier soir, place Pasteur.

Le « Bloc », né sur les cendres d’Unité radicale, dont Fabrice Robert était le porte-parole, dissout en 2002 après que Maxime Brunerie, l’un de ses membres, ait tiré à la carabine sur le président Jacques Chirac lors du défilé du 14-Juillet, prône une idéologie simple basée sur une supposée « identité historique et charnelle » française et européenne. Bref, il se montre assez rétif à toute immigration extracommunautaire et pour marquer le coup organise des soupes populaires au cochon quand il ne participe pas à quelque apéro saucisson-pinard.

L’occasion pour les manifestants opposés à la montée de ces thèses extrémistes de mettre en garde contre la montée des « partis racistes nationalistes » ici et là en Europe et de leur idéologie qui « repose toujours sur la peur et la haine de l’autre ».

Mise en garde qui concerne également la Franche-Comté où « prospère une nébuleuse de groupuscules : Front Comtois, Ligue Comtoise, JNR, Nationalistes autonomes, Artham Brotherod, Bloc identitaire. S’il ne faut pas exagérer leur importance numérique, il est indéniable que leur nombre et leur activité sont en pleine croissance. Ils recrutent sur le web mais aussi aux portes de certains établissements scolaires. Ils initient les jeunes au cours de concerts et fêtes néopaïennes, de randonnées nationalistes, de stages d’arts martiaux et entraînements paramilitaires. Enfin, il faut le savoir, ces nazillons font assez fréquemment des descentes musclées en ville, généralement la nuit. Ils n’hésitent pas à arborer des insignes nazis, à faire le salut hitlérien dans des lieux publics, partent à la chasse aux rouges. Certains jeunes Bisontins en ont fait la cruelle expérience… Le tout dans une totale et inquiétante impunité » ont dénoncé les manifestants craignant que le « Bloc » veuille implanter une de ses « maisons de l’identité » quelque part aux environs de Mamirolle.

Fred JIMENEZ http://www.estrepublicain.fr/doubs/...


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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 12:25

La Souterraine ainsi que de nombreuses communes du canton ont été collées.(une bonne dizaine).

 

 

No Pasaran !

 

UPAC

 

 

Collage du jeudi 17.05 (1)(1)

 

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

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