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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 00:05

Soirée internationaliste sur Paris pour le 17 avril 2012 : JOURNEE INTERNATIONALE DES PRISONNIERS POLITIQUES

A l’Académie Arts et Culture de Kurdistan 16 rue d’Enghien, Paris 10e

18h : Ouverture des portes

18h30 : Présentation de la soirée + Projection d’un extrait du documentaire « Irish ways » en hommage à Bobby Sands et aux autres prisonniers politiques irlandais grévistes de la faim qui ont trouvé la mort en 1981, suivie d’une intervention de Georges de Libération Irlande sur la lutte actuelle des prisonniers en Irlande.

19h : Introduction sur les thèmes des deux tables rondes par Mireille Mendes-France Fanon, présidente de la Fondation Frantz-Fanon, membre de l’Association Internationale des Juristes Démocrates

19h30 : Première table ronde La prison, outil de répression : la résistance des prisonniers politiques face aux traitements inhumains, cruels et dégradants !

- Union générale des étudiants palestiniens (GUPS) ( à confirmer) – Hommage aux prisonniers politiques palestiniens.

- Maison du Tamil Eelam

- Les trois passants (blog Libérons-les) (prisonnier-e-s du Mexique de l’Autre Campagne)

- Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal

20h30 Deuxième table ronde Le rôle des prisonniers politiques dans les processus politiques de sortie de crise

- Terre et Liberté pour Arauco (Mapuche du Chili)

- Associu Sulidarità (Corsica)

- Comité de Solidarité avec le Peuple Basque (CSPB)

- Académie Arts et Culture de Kurdistan

22h : Fin de la soirée

Tables de presse sur les prisonniers politiques kurdes, sahraouis, tamouls, palestiniens, péruviens, corses, basques, irlandais, mexicains, amérindiens (Leonard Peltier, mapuches du Chili…), africains-américains (Mumia Abu Jamal, MOVE 9), prisonniers révolutionnaires (George Ibrahim Abdalah)…

Source: Indymédia

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 00:37

Qu’est ce que le CNTS ? : Le Cercle National des Travailleurs Syndiqués, une petite officine du Front National, sorte de coquille vide censée capter les salariés « victimes » des organisations syndicales du « système » dont ils auraient été exclus.

Le  président de ce cercle très restreint, Thierry  GOURLOT, par ailleurs conseiller de Marine Le Pen au Dialogue social (sic !), a publié récemment un communiqué du CNTS s’en prenant avec une rare violence aux organisations syndicales. Il attaque d’abord la Fédération des Services Publics CGT, coupable à ses yeux d’avoir dénoncé l’imposture du programme frontiste en matière de réforme territoriale (voir le tract incriminé sur notre site) mais, en fait, aussi  parce qu’elle fut à l’initiative de l’exclusion de la CGT du militant FN Engelmann, candidat de ce parti aux élections cantonales en Moselle en 2011.
Ensuite, le communiqué s’inquiète de « l’union sacrée de six syndicats contre le FN (FO-SUD-UNSA-CGT-CFDT-FSU) » ; pourtant il essaye de se rassurer en expliquant que « d’ailleurs la plupart des adhérents et des élus des différentes OS (organisations syndicales) sont en désaccord avec leurs directions d’où la multiplication des réunions internes, de diffusions de brochures, de remise « en ordre » de certaines sections… » Le communiqué frontiste se conclut de manière martiale par : « Tout cela nous semble de bon augure pour demain, les chiens de garde (du capital) aboient, la caravane (de la libération sociale) passe… »

Derrière cette logorrhée se cache mal la rage qui gagne les responsables  du parti lepéniste ; l’OPA qu’ils pensaient avoir réalisée sur certaines couches populaires désespérées s’avère moins certaine au fur et à mesure du déroulement de la campagne électorale. Marine Le Pen est nettement  plus applaudie dans les congrès de petits patrons qu’aux portes des usines ! Par ailleurs, les campagnes syndicales contre le danger du vote FN se sont multipliées, nombre de syndicats ayant relayé les argumentaires confédéraux – et ceux de VISA – en sortant du matériel ad hoc : 4 pages adaptés, articles dans la presse syndicale, tracts... Des formations syndicales ou des journées d’étude  spécifiques contre l’extrême droite voient aussi le jour.

Cette mobilisation commence à porter ses fruits dans le monde du travail et, même s’il reste encore beaucoup à faire, la propagande frontiste trouve maintenant face à elle des contradicteurs syndicaux efficaces et capables de contrecarrer sa démagogie. Du coup, dans le camp fasciste, on s’énerve quelque peu. Récemment, sur un blog d’extrême droite, on se vantait d’avoir arraché nos affiches anti-FN collées sur les panneaux syndicaux d’une salle de profs d’un collège ; beaucoup plus graves sont les agressions à Toulouse,  Lyon et dans la Sarthe dont ont été victimes des antifascistes et parfois même de simples passants. Après les aboiements, certains affidés d’extrême droite se mettent donc à mordre…
Pour en revenir à ce communiqué du CNTS, il est bon de rappeler que ce Monsieur Thierry GOURLOT n’est pas un inconnu ; outre ses fonctions au Front National, cet individu, qui a déjà été candidat FN aux dernières élections cantonales (voir notre article sur ce site « le front …syndical ») est un des 500 parrains de Marine Le Pen en tant que conseiller régional de Lorraine. Il est par ailleurs membre de la CFTC Cheminots. En 2011, la CFTC avait refusé de le radier, prétextant qu’il n’avait pas de mandat et était un simple adhérent. Au vu de la prose rageusement antisyndicale que ce Monsieur signe au nom du CNTS, nous posons une deuxième fois la question à la Direction de la CFTC : Quand allez-vous enfin vous débarrasser de cet « adhérent » qui crache sur les syndicats ? En l’excluant, vous feriez œuvre de salubrité  pour les valeurs du syndicalisme.

VISA  / 07/04/2012  

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:45

Raymond Aubrac

 

Raymond Aubrac: "Je dis aux jeunes: vous avez des chances de vaincre"

 

 

Il y a un an, Raymond Aubrac était l'invité des Amis de l'Humanité en compagnie d'Edgar Morin. Le résistant décédé mardi soir s'était alors adressé à la jeunesse de France, lui demandant de "ne pas baisser la tête.

 «Comme le général de Gaulle disait : “Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.” Ce printemps 2011 est notre hiver 1942. A un an des échéances électorales, alors que nous avons vu nos valeurs reniées par le gouvernement actuel, et dans le monde en général, nous pouvons changer les choses», estimait Raymond Aubrac.

«Lorsque les jeunes m’interrogent, ils me demandent toujours pourquoi nous avons résisté? Eh bien, je leur réponds : parce que nous savions que ça servirait à quelque chose… Même si nous savions que nous pouvions mourir, nous agissions pour les nouvelles générations. Nous étions patriotes, à l’époque, parce qu’envahir la France c’était comme attaquer notre famille. Tous ces hommes et femmes qui ont osé résister n’étaient pas optimistes, je parlerais plutôt d’espérances actives...

De nombreux jeunes, surtout en banlieue, n’ont pas d’avenir… Ils savent que la société ne les attend pas. C’est grave, extrêmement grave. Je dis aux jeunes : si vous baissez les bras, baissez la tête, face aux injustices, vous avez des chances d’être battus, mais si vous n’êtes pas résignés et que vous prêts à affronter les difficultés du combat, vous avez des chances de vaincre.»

Le débat avait ensuite porté sur le programme du Conseil national de résistance, encore frappant d’actualité. «Il a conservé sa force génératrice parce qu’il a été conçu par des résistants de tous horizons, expliquait Aubrac. Ils voulaient une autre République, plus juste. Une société meilleure. Celle d’aujourd’hui est dominée par une énorme masse d’argent qui ne sert qu’aux spéculateurs. Résultat, nous sommes obligés de vendre les bijoux de famille…»

  • A lire:

Aubrac-Morin: Pour eux, la résistance se conjugue au présent

Disparition de Raymond Aubrac, une grande figure de la résistance

Et Aubrac lança les réquisitionsà Marseille

Aubrac: "Il faut être optimiste, c'est cela, l'esprit de résistance"

Quand Raymond Aubrac raconte Jean-Moulin et le Conseil national de la résistance

 

Source: L'Humanité

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:14

L'UPAC présente un très bon article des camarades antifascistes de fafwatch sur le Front National 87 et ses liaisons avec différents groupuscules fleurant mauvais le nazillon.

Quoiqu'il s'en défende de par sa propagande de dédiabolisation, le FN a été, est et restera un mouvement politique fasciste.

L'UPAC n'acceptera jamais que ici, en LIMOUSIN et partout ailleurs, des bandes d'énergumènes fassent régner la loi du racisme, de la peur et du mensonge.

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:38

Le suicide d’un retraité grec devant le Parlement est devenu en moins de 24 heures le symbole des souffrances causées par la politique d’austérité imposée à la Grèce par ses bailleurs de fonds internationaux.

Dimitris Christoulas, pharmacien à la retraite de 77 ans, s’est tiré une balle dans la tête mercredi devant le Parlement grec, en plein centre d’Athènes.

D’après des témoins, il a crié “j’ai des dettes, je n’en peux plus”, avant de passer à l’acte. Selon un passant, il a également dit: “Je ne veux pas laisser mes dettes à mes enfants.”

Une note retrouvée dans une poche de son manteau met en cause la classe politique et les milieux financiers. “Je préfère choisir une fin digne, plutôt que fouiller dans les poubelles à la recherche de ma subsistance”, a-t-il écrit. Le suicide hautement symbolique de ce pharmacien a aussitôt déclenché une vague de sympathie dans le pays.

Une marche a été organisée en sa mémoire et des anonymes ont déposé des bougies, des fleurs et des notes manuscrites condamnant la crise, sur les lieux du suicide, place Syntagma. “Qui sera le prochain ?”, pouvait-on lire sur un billet.
“Quand des gens aussi dignes que lui en arrivent à un tel point, il faut absolument apporter une réponse”, a déclaré Costas Lourantos, président de l’Association des Pharmaciens de l’Attique.

“C’est horrible, nous n’aurions pas dû en arriver là. Les députés devraient être punis pour ça”, dit Anastassia Karanika, une retraitée de 60 ans. (…)

L’opposition de la population aux coupes dans les salaires et les retraites ne fait qu’augmenter. Le taux de chômage est au niveau record de 21%, deux fois plus que la moyenne dans la zone euro.

Selon la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE), l’institut d’analyse le plus réputé du pays, l’économie grecque se contractera de 5% cette année et un actif sur cinq sera au chômage, ce qui compliquera les efforts d’Athènes pour réduire son déficit budgétaire.

Source: Solidarité Ouvrière

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:52

Article intéressant sur l'extrème droite de Limoges écrit par les camarades Redskins Limoges.

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 00:34

Le 29 mars 2012, l’IG Metall (syndicat de la métallurgie allemand) a présenté son étude “Schwarzbuch Leiharbeit“, Le livre noir du travail intérimaire, étude réalisée par le syndicat sur la base d’entretiens avec plus d’un millier de travailleurs intérimaires (le rapport peut être téléchargé en PDF).

Présentant le livre, news.de fait une courte présentation de ce qu’est le travail intérimaire en Allemagne : “Ils (les travailleurs intérimaires sont considérés et traités comme des travailleurs de seconde classe. Les intérimaires ne gagnent que la moitié que ce que touche un travailleur embauché pour le même travail. Leur salaire moyen est de 7,80 euros de l’heure et ils leurs manquent la sécurité des droits”.

En Allemagne, on compte environ un million de salariés soumis au travail intérimaire. Pour comparer, en janvier 2004, on comptait 326.000 intérimaires. En juillet 2008, le nombre d’intérimaires est monté à 823.000 alors que 200.000 travailleurs étaient licenciés dans les mois précédents. Et alors que les politiciens ne cessaient de parler de reprise économique, le chiffre des intérimaires n’a jamais cessé de grimper pour atteindre 910.000 travailleurs intérimaires en juillet 2011. Le “miracle de l’emploi allemand”, c’est en fait le remplacement des travailleurs licenciés par des ouvriers intérimaires, sous-payés, sans droits, et sans aucune garantie pour l’avenir. Comme le dit un ouvrier cité dans le “Livre noir“, “Pendant 23 ans j’ai travaillé dans l’entreprise. Lors d’une restructuration, j’ai été licencié avec 140 autres ouvriers. Maintenant j’y travaille à nouveau, mais comme intérimaire“. Ce n’est pas un cas isolé : “D’août 207 à août 2009 j’ai travaillé dans la même entreprise comme fraiseur. Puis est venue la crise économique et je suis resté 10 mois au chômage. Puis j’ai repris le même travail -la même machine, la même équipe, les mêmes heures de travail. Quand j’étais au chômage j’avais 200 euros de plus que ce que je touche maintenant par l’agence d’intérim. Vous ne pouvez pas vous rendre compte comme cela fait mal, lorsque l’on sait combien on a gagné comme salarié dans la même entreprise, et que 18 mois plus tard on fait le même travail pour à peu près la moitié du salaire.”

 

Et ce que montre très bien le “Livre noir“, c’est que l’intérim se généralise pour des durées de plus en plus longues, au détriment des embauches. Un intérimaire témoigne : “Je travaille depuis environ 14 mois comme intérimaire dans la même entreprise. Une embauche n’est pas possible parce que la direction de l’entreprise n’a pas besoin de salariés. Mais alors pourquoi est-ce que j’y travaille depuis 14 mois ?“. Loin d’être un témoignage isolé, Le livre noir rapporte des exemple de travailleurs intérimaires qui sont depuis des années dans la même entreprise sans aucune perspective d’être embauchés. Une généralisation de l’intérim aidée par l’Etat avec Hartz IV qui oblige les chômeurs à accepter n’importe quel travail, y compris le plus précaire et le plus mal payé. Et pour le travail intérimaire, il n’existe en Allemagne aucune réglementation qui le limite.

Rien que pour le Bade-Wurtemberg, selon une étude de la branche locale de l’IG Metall, 80 entreprises de la branche de la métallurgie et de l’électronique emploient plus de 10% de travailleurs intérimaires. En quelques mois, dans ce Land, 35.000 travailleurs ont été licenciés au nom de la crise économique. Parmi les 80 entreprises de la métallurgie et de l’électronique du Bade-Wurtemberg où plus de 10% des travailleurs sont des intérimaires, on trouve, certes, des petites boîtes comme, en tête de la liste, l’usine Stelo Tec de Mannheim avec 38 intérimaires pour 57 salariés, soit 66,7% d’intérimaires, ou chez M + W à Stuttgart où on compte 65 intérimaires sur 130 salariés, soit 50% de travailleurs précaires. Mais on trouve aussi des sites de grands groupes, comme l’usine Porsche de Weissach où, sur 3649 salariés 890 sont des intérimaires, soit 24,4%. A l’usine Mercedes de Afallterbach, il y a 236 intérimaires sur 1064 salariés, soit 22,2%. (Le rapport de l’IG Metall du Bade-Wurtemberg peut être téléchargé en PDF ici). Pour continuer sur les chiffres, on compte un millier d’ouvriers intérimaires dans la seule usine BMW de Leipzig selon le Comité d’Entreprise du site.

Pour le patronat, le travail intérimaire permet de profiter de la précarité des ouvriers pour nier leurs droits, les virer du jour au lendemain, et faire de sacrées économiques en les sous-payant. Les agences d’intérim profitent aussi de cette explosion du travail intérimaire. Le Livre noir indique ainsi que Randstadt employait 60.000 personnes en 2010 soit trois fois plus qu’en 2003. Les trois principales sociétés d’intérim en Allemagne, Randstadt, Addecco et Manpower se sont ainsi partagé 3,5 milliards d’euros en 2010.

Main-d’oeuvre sous-payée et corvéable à merci pour le patronat, source de profits pour les agences d’intérim d’un côté, et de l’autre la souffrance des travailleurs intérimaires. Le “Livre noir” publie ainsi plusieurs extraits anonymes de travailleurs intérimaires. Un des témoignages décrit en quelques mots la réalité de l’intérim : “Le travail intérimaire c’est du dumping social. Comme le dit mon agence d’intérim ‘nous ne produisons rien, nous faisons du commerce’. Ils font du commerce avec ma force de travail et gagnent entre deux et trois euros par heure travaillée par chaque intérimaire“.

Parmi les témoignages, la colère face aux salaires ridicules. Un intérimaire explique : “Je travaille depuis déjà plusieurs années pour une boîte d’intérim. Mon collègue de travail, qui fait quotidiennement le même travail que moi, gagne presque 2.200 euros par mois, et moi je ne gagne que très peu, moins de 900 euros et c’est à moi de payer le prix du transport. Pour moi, les intérimaires sont des esclaves modernes“. Un autre déclare : “Je travaille depuis plus d’un an en intérim dans le nettoyage industriel. Honnêtement, je suis très mécontent de mon salaire. Mon taux horaire est de 7,70 euros bruts. Cela doit changer sinon les besoins de ma famille seront en danger.” Dans un autre témoignage, on peut lire : “7,72 euros c’est ce qu’on touche aujourd’hui par une agence d’intérim. Même si on est formé à son métier. Cela fait exactement 1.235,20 euros bruts pour 160 heures de travail. C’est pathétique. C’est environ 1.000 euros nets. C’est trop pour mourir, mais pas assez pour vivre.”

Et non seulement le salaire horaire, mais aussi les primes sont moindres pour les intérimaires. C’est ainsi qu’un intérimaire explique : “J’ai appris deux métiers. Ce qui m’agace le plus, c’est que pour le même travail je gagne bien moins que mes collègues. En plus les primes ne sont pas les mêmes. Ils ont par exemple la prime de nuit à partir de 20 heures, et moi qu’à partir de 23 heures. On doit être bien plus flexibles et toujours prendre en compte que l’on peut redevenir chômeur ou devoir aller ailleurs“. Le Livre Noir rappelle que pour les congés aussi les intérimaires n’ont pas les mêmes droits. Dans la branche de la métallurgie et de l’électronique, les travailleurs ont 30 jour de congés annuels, les intérimaires n’en ont que 24 après un an d’ancienneté, 25 au bout de deux ans et n’arrivent à 30 jours de congés qu’après cinq ans d’ancienneté.

Comme le dit un autre témoignage au bas salaires s’ajoute la précarité : “J’ai peur, peur, peur de demander une augmentation de salaire. Tout le monde sait que c’est injuste d’avoir un salaire moindre pour le même travail. Je suis dans le besoin, j’ai des problèmes d’argent, je n’y arrive plus, personne ne peut m’aider, mon salaire ne me suffit pas parce que je suis intérimaire. Travailler jusqu’à en crever.” Comme le dit un autre témoignage : “Avec un contrat de travail en intérim, on a toujours peur pour son boulot. Certains se trainent malades au travail pour ne pas se faire virer. Un collègue s’est cassé un doigt dans un accident de travail, mais n’a pas osé rester ne serait-ce qu’un jour à la maison. Il a jeté son arrêt de travail de peur d’être licencié. Mais si une crise arrive, tous les intérimaires se retrouveront de toute façon à la rue. Ce nouveau marché aux esclaves devrait être interdit, car le travail intérimaire va enterrer tout ce pourquoi des générations de travailleurs se sont battus.”

Ce “Livre noir de l’intérim” sort alors que se déroulent les négociations sur les salaires dans la branche de la métallurgie et de l’électronique. L’IG Metall revendique une hausse de 6,5% des salaires ainsi que l’égalité de traitement entre travailleurs intérimaires et travailleurs embauchés. Des actions pour l’égalité de traitement on déjà eu lieu comme à l’usine ISE de Bergneustadt (Rhénanie du Nord-Westphalie) le 28 mars. L’IG Metall a déjà menacé de lancer une grève des intérimaires avec le soutien des travailleurs embauchés. Au delà de ce que feront ou ne feront pas les syndicats, le “Livre Noir” met en avant ce que chaque travailleur peut constater : la généralisation du travail précaire et de l’intérim, ce n’est pas seulement des vies humaines brisées par la peur du lendemain, mais aussi une attaque contre toute la classe ouvrière, une arme du patronat pour casser les conquêtes sociales et faire baisser les salaires. Et c’est bien toute la classe ouvrière, travailleurs embauchés, chômeurs ou précaires, qui doit se battre pour permettre à chacun d’avoir un emploi fixe avec un salaire décent.

 

Source: Réseau militant

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:18

Emmanuel Terray à la rédaction de Rue89, mars 2012 (Mathieu Deslandes/Rue89)

Emmanuel Terray est un grand nom de l’anthropologie française. C’est aussi un citoyen engagé, comme on dit, franchement à gauche. Il vient de publier un livre, « Penser à droite » (éd. Galilée), dont on a envie de souligner toutes les phrases.

En étudiant les écrits des grands penseurs de droite depuis la Révolution française, il a dégagé ce qui constitue leur socle commun, quelles que soient les époques, et quels que soient les « courants » et les traditions dans lesquels ils s’inscrivent.

Il nous aide à comprendre pourquoi l’immigration et l’islam sont des obsessions des hommes politiques de droite. Et pourquoi on peut être pauvre mais voter pour un candidat qui n’aide pas les pauvres.

Au terme de son enquête, il estime que la vision du monde « de droite » est aujourd’hui hégémonique – et que « François Hollande est un bon reflet » de cette domination. Entretien.

Rue89 : Vous avez entrepris de comprendre ce que c’est qu’être de droite. Comment ce sujet s’est-il imposé à vous ?

Emmanuel Terray : C’est venu de très loin : je suis d’une famille de droite classique républicaine. Au fur et à mesure que les années ont passé, il m’a semblé qu’il fallait prendre la mesure du fait que la moitié du monde ne pense pas comme moi ; et qu’on ne pouvait pas réduire ce fait à la simple défense d’intérêts matériels. D’autant que dans cette moitié qui ne pense pas comme moi, beaucoup de gens ont peu d’intérêts matériels à défendre.

Je voulais comprendre ce qui les amenait à défendre un ordre établi qui les traite relativement mal. Comme anthropologue, je me suis toujours efforcé de comprendre une société autre, une culture autre. Ce livre est le fruit d’un effort déployé pour comprendre la tribu de la droite.

C’est la même approche intellectuelle que quand vous partiez étudier des tribus en Côte d’Ivoire ?

J’ai travaillé dans des sociétés faites de lignages juxtaposés qui peuvent être très opposés les uns aux autres mais qui appartiennent tout de même à un même clan. Et quand un autre clan entre en scène, ces lignages savent toujours s’entendre.

On a un mécanisme du même genre dans la pensée de droite. Malgré son extrême diversité, la pensée de droite a toujours été capable de se réunifier quand l’adversaire se faisait menaçant.

Les historiens qui ont réfléchi sur la droite – à commencer par René Rémond, à continuer par Sirinelli et ses collaborateurs puis par Michel Winock – insistent toujours sur sa diversité. J’observe pour ma part une continuité indéniable dans le temps et une grande cohérence.

« L’ordre établi, c’est le point de départ »

Mais la droite se compose malgré tout de deux grandes familles : les tenants du libéralisme économique et ceux qui sont plutôt attachés au conservatisme social. Combien de temps cette cohabitation peut-elle encore durer ?

La tension entre les deux est un mécanisme constant dans l’histoire de la droite. La droite défend l’ordre établi. C’est le point de départ. Mais l’ordre établi change sous la pression des mouvements du monde. Par conséquent, la droite est confrontée à une échéance : ou bien nous restons fidèles à l’ordre établi tel que nous l’avons toujours défendu et nous tombons dans la réaction ; ou bien nous nous adaptons.

Vous avez une très belle transition de ce genre au début du XIXe siècle. Sous la Restauration, la droite aristocratique féodale souhaite que l’Ancien régime soit rétabli. Mais la société a changé, la révolution industrielle commence, les banques et l’argent prennent de l’importance.

Cette évolution pousse la droite légitimiste dans la réaction et c’est la droite orléaniste qui se place au cœur du jeu : ce sont les valeurs de Guizot et Louis-Phillippe qui l’emportent. L’argent.

Balzac décrit admirablement cette mutation : vous avez d’un côté la duchesse de Langeais et le comte de Montriveau, partisans de l’Ancien régime ; et de l’autre Rastignac, qui décide de s’adapter à la société telle qu’elle est devenue, qui va épouser la fille de l’usurier et se faire de l’argent.

On pourrait aussi prendre un exemple à la fin du XIXe siècle. La droite, jusque là, est résolument monarchiste. Vers 1880-1890, les plus lucides voient bien que la République est installée et qu’on ne reviendra pas à la monarchie. Et par conséquent, c’est le mécanisme du Ralliement. Dans l’Histoire, l’expression désigne le ralliement des catholiques mais ça va bien au-delà : la droite devient républicaine et ceux qui restent monarchistes versent dans la réaction.

Je me demande si on n’assiste pas au début d’une transition du même genre.

Si la mondialisation ultralibérale devient la règle définitive, si la droite classique s’accroche à ses positions, elle deviendra elle aussi réactionnaire par rapport à cette idéologie ultralibérale. Il y a une tension évidente entre les deux. Mais la crise peut aussi freiner le triomphe de la mondialisation ultralibérale ; à ce moment-là, la droite républicaine classique retrouverait ses marques.

Sarkozy, « du côté du libéralisme »

Donc les tenants du conservatisme social retrouveraient une place centrale à droite ?

Oui. Si on regarde l’échiquier politique français, on voit bien que Sarkozy et Juppé, ce n’est pas la même chose. Or on ne peut pas dire que la tendance Juppé a définitivement perdu la bataille. La crise peut favoriser une envie de modération et de stabilité.

En lisant votre livre, je me suis demandé si Nicolas Sarkozy était vraiment de droite.

Il n’est pas de la droite classique. Les valeurs de la droite classique et celles des tenants du libéralisme économique s’opposent presque terme à terme : la stabilité, l’enracinement, la sécurité et le consensus d’un côté ; la mobilité, le nomadisme, le goût du risque et la compétition de l’autre. Sarkozy est du côté du libéralisme.

Ceci dit, cette distinction n’efface pas les fondamentaux : l’ordre, la hiérarchie, l’autorité, la priorité donnée au plus proche sur le lointain, restent constantes. L’idée d’égalité est rejetée par toutes les fractions de la droite – l’inégalité est même considérée comme un bienfait, un moteur de la compétition, donc de la croissance, de l’innovation.

A vous lire, le centriste Bayrou est de droite.

Sans aucun doute. Il est clairement d’une droite conservatrice, républicaine, d’influence chrétienne – ce qui est important à souligner, parce que ce n’est pas la règle générale.

Rien d’utopique chez Hollande

Et Hollande ? Si je me fie aux valeurs que vous énumérez, j’en tire la conclusion qu’il est aussi de droite.

Là les choses sont différentes. La droite et la gauche, c’est un couple antagoniste mais indissociable. Elles sont déterminées l’une par l’autre. C’est un couple qui s’affronte dans la bataille politique et la bataille des idées. Par conséquent, on en arrive à la question de l’hégémonie : qui est dominant dans la bataille des idées ?

Contrairement à ce qu’on pense souvent, la gauche était assez largement dominante jusqu’en 1970-75, pendant la période des Trente Glorieuses : elle était dominante sous sa forme interventionniste, keynésienne, progressiste.

Il y a eu une mutation en 1980 et depuis cette période, c’est la droite qui est hégémonique : c’est le triomphe des valeurs de l’individualisme, de la compétition, des inégalités. Et je pense que François Hollande est un bon reflet de cette hégémonie de la droite.

Je ne doute pas qu’il soit un homme de gauche du point de vue de ses appartenances sociales, de son enracinement, mais dans ce qu’il développe, si les valeurs de la gauche c’est l’innovation, l’invention, la prise de risque, le privilège de l’avenir sur le présent, on en est assez loin.

Il n’y a rien dans ce que nous propose François Hollande qui relève de près ou de loin de l’utopie. Or je pense que sans utopie, il n’y a pas vraiment de pensée de gauche.

François Hollande serait donc un homme qui défend des valeurs de droite !

Je dirais que c’est un homme de gauche qui subit très fort l’hégémonie de la droite. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Quid des écologistes ?

Il y a chez les écologistes un curieux mélange d’utopie futuriste et de nostalgie passéiste, sur le thème du retour à la nature, à la vie simple, etc. Cette identité multiple leur permet d’attirer beaucoup de suffrages – lorsqu’il n’y a pas d’enjeu réel, par exemple aux élections européennes et régionales. Quand les élections décisives (politiques) arrivent, c’est une autre affaire.

Mélenchon ou la gauche classique

Passons à Mélenchon.

 


Emmanuel Terray à la rédaction de Rue89, mars 2012 (Mathieu Deslandes/Rue89)

Si les valeurs de la gauche, c’est le refus de l’ordre établi, la recherche de l’égalité, l’idée qu’il n’y a pas d’ordre sans justice, et que toute injustice est un désordre, indiscutablement, Mélenchon et le Front de Gauche sont les porteurs des valeurs de la gauche classique.

 

Vous allez voter pour lui ?

Vraisemblablement.

Vous disiez que la pensée de droite est hégémonique. Peut-on dire que la France est de droite ?

Votre question est difficile. Je suis frappé par la chose suivante : dans la mesure où elle privilégie l’ordre et la sécurité d’une part, le proche sur le lointain d’autre part, la pensée de droite a des assises sociologiques qui lui assurent une audience considérable.

Je pense à des gens qui n’ont pas beaucoup, et qui ne sont pas prêts à risquer ce pas beaucoup dans des aventures politiques incertaines, qui raisonnent selon l’adage « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », « ne lâchons pas la proie pour l’ombre ».

C’est un point intéressant parce que historiquement, la droite s’est toujours méfiée du suffrage universel. Et puis la révolution de 1848 est arrivée et il y a eu les premières élections au suffrage universel masculin. Divine surprise : les monarchistes ont eu 500 sièges et les républicains, 200.

La droite a découvert que le suffrage universel, à condition qu’il soit bien balisé, à condition que le choix des candidats soit bien encadré, pouvait jouer en sa faveur.

D’autre part, la démocratie implique un effort, une dépense d’énergie, de temps. Quiconque a eu des responsabilités sait que c’est bien plus facile de décider soi-même et d’essayer de faire appliquer cette décision plutôt que de consulter cinquante personnes et discuter pendant des heures pour arriver à un avis commun. Or les gens ne sont pas spontanément portés à l’effort.

Il existe aussi, plus profondément, ce que Dostoïevski a appelé la peur de la liberté. J’ai été défenseur prud’hommes dans les années 70 à la CFDT. Dans notre idéologie, nous voulions une défense collective, participative. On voulait associer les gens qui venaient porter plainte à leur propre défense. On se heurtait à des résistances farouches. Je les entends encore :

« Monsieur, je remets mon sort entre vos mains, je vous fais une entière confiance. »

Ce recul face à la liberté et la responsabilité jouent très fort en faveur de la droite, qui fait une distinction fondamentale entre l’élite et la masse.

Staline, « un tempérament de droite »

Votre témoignage vient à l’appui des croyances des penseurs de droite qui considèrent l’homme comme plutôt mauvais et feignant s’il n’est pas contraint par la société.

Si on laisse la nature opérer, la force des choses jouer, la pensée de droite est effectivement validée. Les gens de gauche ont souvent tendance à sous-estimer l’effort et les prises de risque qu’ils demandent.

Mais alors, on naîtrait de droite et on pourrait éventuellement devenir de gauche sous certaines conditions ?

Je ne sais pas si on est de droite à l’état de nature. De mon point de vue, gauche et droite sont deux tempéraments symétriques.

Si vous n’aimez pas l’ordre établi, si vous ne craignez pas l’innovation, les risques, si vous êtes un peu parieur, ce tempérament vous conduit à être de gauche.

Si vous êtes davantage soucieux de sécurité, si vous craignez pour ce que vous avez, pour ce qui existe, si vous craignez l’arrivée de gens venus d’ailleurs, vous êtes de droite.

Prenez l’Union soviétique entre les deux guerres : vous voyez s’opposer des tempéraments de gauche et des tempéraments de droite. C’est Trotski, partisan de la révolution permanente, face à Staline, partisan de l’ordre, de la discipline, de la hiérarchie.

Dans le PC chinois actuel, c’est la même chose.

Quand Sarkozy est arrivé au pouvoir, l’UMP affirmait être devenue le parti du mouvement. Etes-vous d’accord avec cette revendication ?

Cette revendication relève de la formule du prince Tancrède dans « Le Guépard » :

« Il faut que tout change pour que tout reste pareil. »

Je crois que c’est le principe même de la politique de Sarkozy. L’idée est de sauver l’ordre établi dans ses fondamentaux avec ce qu’il contient d’inégalités, de toute puissance de l’argent ; mais de faire les mutations accélérées et cosmétiques qui permettront de sauver cet essentiel.

« On fait mine de craindre l’islam »

Pourquoi la droite est-elle obsédée par l’islam ?

L’islam nous est proposé comme un adversaire de substitution, car il faut toujours un adversaire, depuis que le communisme a disparu. On n’a pas assez noté que les Trente Glorieuses sont exactement contemporaines de la guerre froide.

Je suis convaincu que l’avènement de ce que Robert Castel a appelé la société salariale – une société de croissance, de plein emploi, de progrès du niveau de vie, de sécurisation des statuts pour les travailleurs – cette société construite par l’effort commun de l’aile réformiste du mouvement ouvrier et de la bourgeoisie éclairée, devait beaucoup à la pression extérieure exercée par l’aile communiste du mouvement ouvrier.

La première année que j’ai voté, en 1956, le Parti communiste faisait 26% des voix. C’était une alternative possible. A partir de 1980, la menace soviétique devenant de moins en moins crédible, le capitalisme s’est senti libéré de toute menace, d’où ce passage à l’hubris, à la démesure.

L’islam, aujourd’hui, ne met pas en cause le destin capitaliste. C’est un adversaire moins menaçant. Mais on fait mine de le craindre pour se souder contre quelque chose.

Comment les gens de droite ont-ils assisté aux révolutions arabes ?

Le printemps arabe a provoqué une petite dépression. Notre droite aurait été très désorientée si toutes les révolutions arabes avaient conduit à l’avènement de démocraties dans tout le monde arabe.

Mais les partis islamistes sont en train d’emporter la bataille politique aussi bien en Tunisie qu’en Egypte. La droite peut donc continuer à brandir la menace islamiste.

La droite va donc continuer à jouer avec le halal, les prières de rues...

Et les horaires des piscines, oui... Mais ce n’est pas uniquement pour avoir un ennemi. Cette attitude se rattache aussi à cette hostilité à l’étranger qui est une dimension importante de la pensée de droite.

La préférence nationale, pensée à droite

Pourquoi la droite est-elle si méfiante vis-à-vis de l’étranger ?

Elle ne voit pas les étrangers d’abord comme des humains. La pensée de droite déteste les catégories universelles. Vous trouverez quantité de penseurs de droite pour vous dire que l’humanité est une notion zoologique, sans contenu politique ni social, ni culturel.

Pour eux, ce qui existe, c’est les nations : certaines nous sont proches, d’autres lointaines. L’idée de préférence nationale, elle est formulée par le Front national, mais elle est au cœur de la pensée de droite.

C’est aussi lié à sa conception de l’ordre : l’ordre implique que ses éléments restent distincts, et que chacun reste à sa place.

Or si vous n’êtes pas dans une société d’apartheid, l’immigration apporte le risque d’hybridation, de mélange, de métissage, de confusion.

Et, par définition, un immigré c’est quelqu’un qui ne reste pas à sa place. Tout cela est donc contraire aux valeurs de la droite. L’instinct profond de la droite l’amène à être hostile à l’immigration.

Tout au long des XIXe et XXe siècles, la France a toujours extrêmement mal accueilli les étrangers d’où qu’ils viennent : elle a mal accueilli les Belges, les Italiens – rappelez-vous le pogrom d’Aigues-Mortes –, les Espagnols...

J’ai lu des journaux des années 30, qui expliquent que le catholicisme complètement fétichiste et fanatique des Polonais interdisait absolument leur intégration dans la République française laïque... Remplacez le catholicisme par l’islam, et vous aurez les peurs d’aujourd’hui.

Etre de droite, au fond, c’est avoir peur ?

Bien souvent, oui. Observez la pensée de Finkielkraut, vous retrouvez cette notion de forteresse assiégée : nous sommes entourés par les barbares, ils sont à nos portes, nous sommes menacés de déclin, de disparition... C’est un thème cardinal dans la pensée de droite depuis 1830.

Pendant la révolution de 1848, les barbares de l’époque, ce sont les Bretons, les Picards, les Auvergnats qui s’entassent dans les faubourgs de Paris et comme ils ne parlent pas encore très bien français, car Jules Ferry n’est pas encore arrivé, ils sont réputés étrangers, ils menacent la civilisation bourgeoise parisienne.

Dans le livre de Louis Chevalier, « Classes laborieuses et classes dangereuses », vous trouvez des descriptions et des citations éloquentes sur le sujet. Il n’y a pas grand-chose à changer entre les textes de cette période et ceux d’aujourd’hui : la civilisation disparaît, il n’y a plus de repères, la morale s’évanouit. C’est un thème constant de la pensée de droite, ce thème de la peur.

Dans la préface de « Lucien Leuwen », Stendhal a cette très belle formule :

« Adieu ami lecteur, essayez de ne pas passer votre vie à haïr et à avoir peur. »

On voit dans la campagne actuelle que la haine et la peur sont des moteurs fondamentaux pour les candidats de droite.

Infos pratiques
« Penser à droite » d’Emmanuel Terray
Ed. Galilée, 163 pages, 25 euros
Source: Rue 89
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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 12:00

Une semaine après son lancement, nous fermons la campagne en faveur des travailleurs portuaires d’Auckland, Nouvelle-Zélande. Pourquoi ? 


Les travailleurs d'Auckland ont obtenu gain de cause ! C'est pourquoi nous sommes convaincus que nous pouvons faire relaxer ces trois militants syndicaux. S'il vous plaît, soyez sûr(e) d'avoir envoyé un message dans chacune de ces campagnes et faîtes-vous un point d’honneur d’y faire participer au moins deux camarades.
 
La solidarité en ligne fonctionne !
 
La Fédération Internationale des Ouvriers du Transport nous écrit « Les nouvelles d'Auckland aujourd'hui sont positives, le lock-out aux ports d'Auckland est levé de telle sorte que les dockers peuvent retourner au travail sur leurs quais habituels ».
 
« Suite à une audience devant un tribunal industriel, la direction a mis un terme à ses projets de sous-traitance qui ont entraîné le licenciement de 300 travailleurs. Elle est prête à retourner à la table de négociation avec l'Union Maritime de la Nouvelle-Zélande (MUNZ) ».
 
« C'est une victoire pour les travailleurs d’Auckland et pour la communauté syndicale dans le monde entier. La solidarité internationale a joué un rôle important dans la réalisation de cette étape positive pour Munz et les dockers d’Auckland ».
 
Le Secrétaire de la Section Dockers de la FIOT, Frank Leys, rajoute : « Ce conflit a porté au-delà des frontières professionnelles. Les organisations des gens de mer, de l'aviation, des camionneurs, des cheminots ont exprimé leur soutien. La précarisation de masse, la sous-traitance de tout un personnel, a frappé une corde sensible chez des travailleurs dans le monde entier. Des travailleurs qui se battent chaque jour pour protéger leurs emplois. La solidarité internationale est venu des syndicalistes de terrain, les gens qui font le travail qui maintient notre monde en mouvement. Ils sont derrière les travailleurs d’Auckland et ont joué un immense rôle dans la sécurisation de cette victoire. C'est un pas de géant pour le mouvement syndical, pas seulement en Nouvelle-Zélande, mais partout dans le monde ».
 
« Il faut aussi dire que si nous avons remporté cette bataille, la guerre ne sera gagnée à Auckland qu’à la signature d’une convention collective maintenant les acquis et la sécurité de l’emploi des ouvriers portuaires. Les travailleurs d’Auckland auront peut-être besoin à nouveau de votre soutien et ils n’auront aucun doute qu’elle soit au rendez-vous ».

 

Avant de vous donner la réponse, si ce n'est déjà fait, merci de soutenir ces campagnes :
• En Iran, Abdolreza Ghanbari, sa demande de grâce rejetée, peut être pendu à n’importe quel moment ;
• En Egypte, Kamal Abbas, fait face à une sentence d’emprisonnement pour avoir « insulté » un collaborateur de Moubarak lors d'une conférence à l'OIT ;
• En Italie, Matteo Parlati, délégué syndical chez Ferrari, est poursuivi pour avoir participé à une manifestation antifasciste

Bonne fin de semaine !

 

Source: 

LabourStart Francophone info@labourstart.fr
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 00:28

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Des membres de l’Union défense de la jeunesse (UDJ), le 28 mars 2012 (Carole Boinet)

Blousons en cuir, crânes rasés ou cheveux ras, et parapluie ou casque de scooter à la main en cas de bagarre... Impossible de manquer les membres de l’Union défense de la jeunesse (UDJ) – vitrine du Groupe union défense (GUD) –, massés sur le trottoir en face du centre Assas, l’une des antennes de l’université Paris-II, mercredi 28 mars.

Ils sont ici pour les élections des représentants étudiants aux conseils centraux, organisées tous les deux ans dans les universités françaises. Pour la première fois depuis cinq ans, l’UDJ présente une liste au Conseil des études et de la vie universitaire (Cevu) d’Assas, avec pour objectif d’avoir au moins un membre élu.

Mais le retour des Gudards dans leur bastion historique n’est pas vu d’un très bon œil. Beaucoup craignent des débordements. En témoignent les deux fourgons de police garés rue d’Assas et le soin méticuleux avec lequel les cartes étudiantes sont vérifiées à l’entrée de l’université.

L’UEJF : « Ils nous prennent en photo »

A midi, en pleine séance de tractage, les étudiants des autres associations en lice pour les élections déplorent la présence de l’UDJ. Enora Hamon, secrétaire générale de la Confédération étudiante (Cé), réfute l’argument démocratique :

« La liberté d’expression oui, mais il faut respecter les valeurs de la République, parmi lesquelles l’ouverture. Pour moi ça n’est pas respecté par l’UDJ. »

Pour Victoire Ponsot, membre de l’association Erasmus, présente sur la liste Cap2 :

« Le problème c’est que ce sont des étudiants inscrits en capacité, qui ne suivent pas les TD. Ils ne sont pas actifs, et ne peuvent donc pas réellement représenter les étudiants d’Assas. »

L’ambiance est tendue. Les membres de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), groupés devant l’entrée, jettent des regards inquiets vers ceux de l’UDJ. Jonathan Hayoun, président de l’UEJF, explique :

« Ils nous prennent en photo. On est sous pression. »

Pour lui, la présence de l’UDJ à ces élections met d’autant plus mal à l’aise qu’elle survient après le drame de Toulouse. « Les juifs se sentent actuellement menacés en France » explique-t-il.

A ses côtés, Sacha Ghozlan, président de l’UEJF à Assas, résume la situation :

« Je vois une quarantaine de personnes affiliées au GUD, je vois des CRS. Or, étudier, ça ne se fait pas dans la peur. »

« Casse-toi sinon ça va dégénérer »

Edouard Klein, président de l’UDJ, nie, lui, toute forme d’intimidation et de violence de la part de son organisation. Mais comment justifie-t-il, alors, la présence des forces de l’ordre devant l’université aujourd’hui ?

« Il y a des policiers pour protéger les étudiants parce qu’il y a toujours des violences de la part de l’extrême gauche. »

C’est également pour cette raison que, selon lui, les « rats noirs » ont revêtu leur panoplie :

« Le cuir, comme le casque, permettent de se protéger des coups des mecs de l’extrême gauche. C’est ce qu’on vit au quotidien. »

Il ajoute :

« Nous, on ne provoque jamais. »

Et pourtant, quelques instants plus tard, un homme qui assistait à mon entretien avec Edouard Klein me menace. Me voyant rester devant l’université, un autre homme, crâne rasé, blouson en cuir et lunettes de soleil, me prévient :

« Casse-toi tout de suite sinon ça va dégénérer. »

Le retour des « gentlemen fascistes » à Assas se termine sur un échec. Avec 3,4% des voix, il n’a aucun membre élu au Cevu. Le GUD ne fait peut-être plus « partie des murs », comme il le clamait encore haut et fort mercredi.

 

Source: Rue 89

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

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           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

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Modèle 32 mm.

 

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Fabrication "FFC Production".