Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Antifascistes !

Recherche

Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

- Site d' Où va la CGT ?: Clic< link

- Site des Comités Syndicalistes Révolutionnaires (CSR):Clic< link

- Site des Communistes Libertaires CGT :Clic< link

 

CGT.jpg

Archives

Limousin Terre de Gauche.

- Parti Communiste Creusois: Clic< link

 

PCF.jpg

 

- Parti de Gauche Creusois: Clic< link

 

PdG.jpg

 

- Nouveau Parti Anticapitaliste Limousin : Clic< link

 

NPA.jpg

 

- Alternatifs Limousin : Clic< link

 

alternatifs

 

- Gauche Anticapitaliste: Clic< link

 

logoGApourblog_s.jpg

 

- Limousin Terre de Gauche. (site des élus au Conseil Régional): Clic<link

 

Limousin, terre de gauche.

 

- Quotidien local "L'Echo": Clic<link

 L'Echo

 

 

 

  

20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:46

Samedi 18 février, 500 personnes ont manifesté à Lille à l’occasion la « convention présidentielle » du FN qui se tenait non loin de là au même moment. Parmi les slogans les plus entendus : « Front National... front anti-social ! ».

Le premier objectif de la manifestation était d’expliquer publiquement que le FN n'est pas un parti comme les autres et que son programme n'a pas changé depuis le remplacement de Jean-Marie Le Pen par sa fille (à savoir un programme anti-social au service du grand patronat, fondée sur des valeurs racistes, d'apartheid social et d'ordre moral réactionnaire).

Mais la manifestation ne visait pas seulement le FN. « On est là pour contrer l'extrême droite, le développement du fascisme et de toutes les idées réactionnaires d’où qu’elles viennent » a déclaré à l’AFP un militant lillois de la CNT. C’est ainsi que les manifestants ont dénoncé, entre autres, les propos xénophobes de certains responsables de l'UMP ainsi que les exactions commises par les groupuscules nazis qui tentent de s’implanter dans la région Nord Pas-de-Calais.

 

 

> Pour en savoir plus

> Pour télécharger ce fichier d'environ 6 Mo :
clic droit sur le lien puis "Enregistrer la cible du lien sous..."

 

Source : CNT Lille

Partager cet article
Repost0
18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 19:09

Youpi ! Bientôt les élections présidentielles. Mais ciel, pour qui vais-je voter, pour quoi vais-je voter, et pourquoi irais-je voter ? Dit autrement, en supposant que je me rende dans ce bureau de vote qui me file le bourdon –l’école primaire où très tôt on m’inculqua la citoyenneté à coup de règle sur les doigts–, qu’introduirai-je dans l’urne républicaine vaillemment surveillée par quelques bons citoyens qui n’ont sans doute rien de mieux à faire que d’afficher leur civisme, au vu et au su des élécteurs.. Il doit vraiment se demander ce qu’il a fait au bon dieu, le bon Dieu. Les hommes chômeront le dimanche, avait-t-il pourtant clairement sous-entendu en donnant l’exemple. Il n’avait même pas assisté au moindre office, le bon Dieu : ni matines, ni messe, ni vêpres, ni complies, rien qu’une bulle, qui n’avait rien de papale, bien méritée. Avec le coup du pain et du vin, le fiston avait compris le message. Moi aussi : pas un dimanche sans les chips et l’apéro. Et attention, pas un apéro de puceau.

Que ferai-je ce 22 avril 2012 ? Rien qui exige quelque effort ou démarche vaine, comme aller donner ma voix à quelque olibrius plus fort en gueule qu’en actes. Sauf si, d’ici là, ce 22 avril devait se trouver être un lundi, ce qui serait surprenant. Suivant les enseignements christiques depuis ma plus tendre enfance, je réserve les dimanches au farniente, et ce sera relâche. À moins qu’on ne me traîne manu militari dans un quelconque bureau de vote pour m’y contraindre à remplir mon devoir de citoyen. Serai-je alors pris au dépourvu ? Certes non, car de vieux restes de sens civique m’auront amené à deux choix possibles :

 

1. Glisser ma carte d’électeur afin de m’en débarrasser une bonne fois pour toutes, celle-ci ne permettant même pas l’ouverture de la moindre porte, contrairement aux cartes bancaires. 

 

 .

 

2. Participer au redressement économique de mon pays.  .  . 

   .  .  .

.

 .

À condition, bien sûr, que, s’inspirant de cette (peu ?) glorieuse année 1789, personne n’ait pensé à plus expéditif....  .  .  .  

 .

 .

 .

 .

 .

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 13:35
Des militants de l'UPAC étaient présents à la réunion du 13 février où a été rédigé ce communiqué.

L'UPAC se joint à cet appel.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

LE PEN : TES IDEES, NI ICI, NI AILLEURS !

 

 

Les organisations suivantes : CGT Indre, FSU Indre, NPA, Parti de Gauche, PCF, Résistance Anti-Fasciste de l’Indre, le Planning Familial, appellent à s’opposer à la venue de Le Pen à Déols le 26 février prochain.

 

Les idées de Le Pen et du Front National n’ont rien à faire ni ici, ni ailleurs !

Ne nous laissons pas tromper par leur discours contre le grand Capital lorsque leurs propositions et leurs actions ne tendent qu’à le renforcer et à tenter d’orienter l’exaspération contre les immigrés, contre les services publics, contre la protection sociale, contre les droits des femmes, contre le droit du travail et le pouvoir d’achat, contre les plus faibles.

La preuve ! Alors que nous étions des millions à manifester pour conserver le droit à un départ à la retraite à 60 ans et à des pensions dignes pour nous, nos jeunes et nos anciens, Madame Le Pen, elle, nous traitait « d’émeutiers » (le 22/10/2010).

L’héritière xénophobe de son millionnaire de père n’a décidément rien à faire avec les salariés, les artisans, les retraités et les privés d’emploi, rien à faire avec tous ceux qui vivent de leur travail quand ils en ont un. Elle est la roue de secours du « système ».

Non, le F.N. n’est pas un parti comme les autres. Ses idées, malheureusement relayées aujourd’hui par la droite, ont déjà mené, en période de crise, au fascisme et aux pires heures de notre histoire.

Il est de la responsabilité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens de se rassembler largement pour le faire savoir haut et fort. Marine Le Pen et ses idées n’ont rien à faire ni dans notre département, ni ailleurs.

 

Le 26 février à 13h30 soyons nombreux à nous rassembler devant le stade de football de la ville de Déols (Avenue du Général De Gaulle), avant de manifester jusque devant la salle MACH36 (ex tarmac) notre indignation et notre révolte face aux idées liberticides et nauséabondes du Front National.

 

Portons haut les idées de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Solidarité entre les peuples.

 

Contacts : indrenouveauparti@yahoo.fr ; pcf.36@wanadoo.fr;

Tel : 06 71 38 70 38 ou 06 30 57 76 39

 

 

 

Châteauroux le 13 février 2012
Partager cet article
Repost0
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 19:20

Comment évaluer le projet du Front national ? On pourrait l’écarter d’un revers de main, jugeant que les élucubrations xénophobes de la chef du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, ne méritent pas de s’y attarder. Solidement installé dans le paysage politique depuis plus d’un quart de siècle, présent au second tour de l’élection présidentielle de 2002, susceptible de bouleverser une fois de plus cette élection, il faut malheureusement prendre au sérieux le Front national.

La candidate du Front national.La candidate du Front national.

Mediapart l’a donc fait en s’astreignant à lire, ligne à ligne, les principaux documents programmatiques rendus publics. A quelques jours de la «convention présidentielle» de Marine Le Pen, qui se tiendra les 18 et 19 février à Lille, nous avons passé en revue la totalité des propositions du FN et de sa présidente. Celles développées dans son projet 2012 (lire notre «Boîte noire»), et celles annoncées récemment dans les médias.

Plusieurs livres et études publiés ces derniers mois donnent des contre-argumentaires, souvents pertinents (lire en page 3 de cet article). Pour notre part, nous avons choisi de produire notre propre boîte à outils pour répondre au projet du FN : une sélection de nos enquêtes et reportages sur le Front national de Marine Le Pen, mais surtout 20 fiches thématiques.

Chacune de ces fiches expose, décrypte et explicite un des 30 volets du projet de la formation d’extrême droite. Jusqu’au 22 avril (date du premier tour), nous laisserons accessibles en page d’accueil du site nos réponses au FN. De ce programme Le Pen, nous pouvons tirer cinq enseignements principaux ; plusieurs d’entre eux constituent des surprises.

Le premier enseignement est que le Front national n’a rien oublié de son histoire et de ses racines. Il est bel et bien le parti de l’extrême droite française, qui va chercher dans l’entre-deux-guerres, le pétainisme et l’antigaullisme une partie de ses inspirations. On pouvait penser cette filiation oubliée pour construire, sous l’influence de plusieurs mouvements de ce type en Europe, un populisme radical. Ce n’est pas le cas.

Le «nouveau FN» continue ainsi à copier-coller de nombreuses propositions du FN de Jean-Marie Le Pen. Si la fille a laissé entendre qu'elle était plus «moderne» que son père, car elle est «une femme de son temps», les fondamentaux demeurent : «préférence nationale» (rebaptisée «priorité nationale»), stigmatisation des étrangers et obsession de l’immigration, rétablissement de la peine de mort par référendum, lutte contre l'avortement, opposition à la légalisation de l'euthanasie, politique familiale nataliste, retour à l'école d'avant 1968, mariage et adoption réservés aux couples hétérosexuels, etc. (lire notre fiche «Un "nouveau FN" bien proche de l'ancien»).

Le deuxième enseignement est plus surprenant. Il tient à la faiblesse de l’expertise, de la précision et de la cohérence de cet ensemble programmatique. L’analyse de l’état de la société française relève d’un salmigondis de revues de presse, empruntant, dans le plus grand désordre, statistiques ou travaux de recherche. Des affirmations contenues dans un chapitre sont contredites dans un autre. Des chiffrages trouvés ici ne sont plus les mêmes là. Des mesures sont clairement hors du cadre idéologique…

Ce manque de cohérence et de fiabilité vient souligner ce qu’est encore aujourd’hui le Front national : le parti des Le Pen, entreprise dynastique, où le travail théorique, la construction d’un corpus idéologique et l’affichage d’une véritable volonté de gouverner ne sont qu’accessoires. Le Front national demeure ce parti tribunitien construit sur les charismes du père puis de la fille. A contrario, imaginerait-on le FN aussi puissant si Bruno Gollnisch en était aujourd’hui le président ? En un quart de siècle de présence massive dans le champ politique, cette formation n’est donc pas parvenue à dépasser le stade des slogans et imprécations. C’est une raison d’espérer.

Le troisième enseignement peut être également une bonne nouvelle. L’immense majorité du programme du Front national est simplement inapplicable sauf à faire de ce pays une table rase. L’essentiel de son programme économique est une vue de l’esprit. L’ensemble des chiffrages est totalement fantaisiste. Le 12 janvier d’ailleurs, la présidente du FN avait convoqué la presse pour une mise en scène de graphiques, tableaux et chiffres. Un mois plus tard, cet exercice de chiffrage était mis à bas par le numéro 2 du FN, Louis Aliot. Invité de «Radio France Politique» le 5 février (voir cette vidéo à 14'15), il expliquait : «Bah... c'est financé, il suffira de mettre le budget en ordre de marche, de récupérer la compétitivité, la croissance, de faire des économies, c'est de la macro-économie.»

En plein exercice incantatoire, Louis Aliot ajoutait : «Il faut dire : la candidate c'est Marine Le Pen, il y a un projet. Il y a des économies à faire sur des postes budgétaires, c'est une économie d'ensemble qu'il faut voir, il ne faut pas sectoriser les mesures.» Marine Le Pen tombe ainsi en plein dans le travers qu'elle croit voir chez ses adversaires : «des slogans publicitaires aussi vides que creux». La campagne électorale peut ainsi être un moment de pédagogie citoyenne qui permettra de démonter un programme fantasmatique : à condition, justement, que ses adversaires en fassent une priorité.

Le quatrième enseignement est, lui, des plus inquiétants. On peut juger inapplicable ce projet et constater dans le même temps qu’il est porteur de ce qu’il faut bien appeler une guerre civile. Les remises en cause fondamentales des droits et libertés des citoyens, le pétainisme social, l’exacerbation de la priorité nationale articulée à une persécution des étrangers ou des Français d’origine étrangère sont autant de garanties de mettre le pays à feu et à sang.

L’isolement d’une France barricadée derrière ses frontières, ayant rompu avec l’Europe, donc indirectement avec les autres puissances démocratiques, est un autre danger funeste. Enfin le désastre économique programmé et la ruine de pans entiers de notre économie (agriculture, par exemple) rendraient simplement insupportable au pays une telle thérapie. On objectera que les programmes sont faits pour ne pas être appliqués. C’est d’ailleurs ce que le FN avait fait dans ses très rares conquêtes électorales locales. Les gestions médiocres, faites de renoncements et d’incompétence, de quelques villes vite perdues (Toulon et Vitrolles par exemple) ont montré que ce parti tribunitien ne pouvait passer l’obstacle de la gouvernance.

Le cinquième enseignement est que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy se marchent dessus trop souvent. Surtout depuis que le président-candidat a énoncé les contours – très à droite – de son projet dans Le Figaro Magazine. Les deux candidats partagent un ensemble de positions (opposition au droit de vote des étrangers, à la légalisation de l'euthanasie, au mariage homosexuel) et de propositions (recours au référendum populaire). Surtout, leurs projets stigmatisent les «assistés» et les étrangers.

Nos 20 fiches (regroupées ici dans un seul dossier):
1/ Un «nouveau FN» bien proche de l'ancien

2/ La sortie de l'euro
3/ La dette
4/ L'«Etat fort»
5/ Economie et social
6/ Agriculture

7/ Immigration
8/ Sécurité
9/ Justice

10/ Logement
11/ Santé et recherche
12/ Education
13/ Ecologie

14/ Place des femmes
15/ Laïcité

16/ Culture
17/ Démocratie et institutions
18/ Presse et numérique

19/ Politique étrangère
20/ Europe

 

L'UPAC a fait le choix de publier le thème de l'immigration :

 

Le FN et l'immigration

 

Que ferait Marine Le Pen sans les immigrés ? Son premier «grand gain budgétaire phare», elle le leur devrait. Puisqu’elle compte économiser pas moins de 40,8 milliards d’euros en cinq ans grâce à eux… ou plutôt sur leur dos.

  • Les immigrés exclusivement envisagés comme des charges

Xénophobe, son programme est tout à la fois déconnecté des réalités économiques et sociales et trompeur. «L’immigration représente un coût important pour la communauté nationale», ne cesse de répéter la présidente frontiste. Cette assertion mérite d’être déconstruite en premier. Pas la peine de chercher dans ses écrits la méthode de calcul, il n’y en a pas. Elle se contente de citer les travaux d’un démographe et économiste autoproclamé, qui évalue ces dépenses à 70 milliards d’euros par an. Animateur d’une émission sur Radio Courtoisie et invité par le Bloc identitaire, Yves-Marie Laulan est le président de l’Institut de géopolitique des populations, structure au nom ronflant qui fustige sur son site internet «une immigration largement composée d’inactifs et d’assistés sociaux» et s’inquiète de voir «la France que nous avons connue et aimée» devenir «une juxtaposition de communautés étrangères les unes aux autres vivant dans la méfiance, la violence et le soupçon».

Dans cette optique, les immigrés sont considérés exclusivement comme des charges, alors que comme n’importe quelle personne, ils consomment des produits taxés, paient des impôts et contribuent à la solidarité nationale via les charges sociales. Par ailleurs, ayant été le plus souvent formés dans leur pays d’origine, ils n’ont rien ou peu coûté à l’État français en formation. Ils sont plus souvent au chômage, mais, comme ils sont surreprésentés parmi les ouvriers et les employés, ils pèsent moins sur les retraites car ils vivent moins longtemps.
En France, les études sérieuses en la matière sont rares, ce qui est dommageable au débat public. Mais elles existent néanmoins et montrent qu’au total le solde est plutôt positif, dans la mesure où les immigrés dépensent en moyenne plus d’impôts qu’ils ne bénéficient d’aides sociales.

L'étude centrée sur les comptes de la protection sociale, réalisée pour la MIRE, le centre de recherches du ministère de la santé, des affaires sociales et du travail, est l’une des plus reconnues dans le monde de la recherche. Lors des auditions menées en 2010 par des parlementaires de tout bord et l’association Cette France-là, Lionel Ragot, l’un des auteurs, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepeii) en a résumé la teneur : «Globalement, leur contribution au budget des administrations publiques est positive et de l'ordre de 12 milliards d'euros.» Autrement dit, la participation nette d’un immigré est de l'ordre de 2 250 euros par an, alors que celle d’un «natif» est de 1 500 euros. Plus un étranger est qualifié, plus son apport aux finances publiques est important, rappelle-t-il aussi, tout en soulignant que les postes de dépenses que sont le RMI et les aides au logement «sont beaucoup moins importants dans l'ensemble des transferts sociaux» que, par exemple, les retraites et la santé.

Pour s’en tenir à cette vision comptable, à l’avenir, la présence des immigrés sera de plus en plus indispensable au financement des retraites et de la branche maladie, en raison du vieillissement démographique. «Nos résultats sont sans ambiguïté, insiste l’économiste. Sans immigration, en 2050, ce n'est pas 3% du PIB en plus qu'il faut trouver pour financer la protection sociale, c'est quelque chose de l'ordre de 4,3%.»

  • L’immigration ferait baisser les salaires des Français

L’autre argument majeur mis en avant par Marine Le Pen est que l’immigration ferait baisser les salaires des Français. Plus que son père, elle se place du côté du «social», en affirmant que «voulue et sans cesse réclamée par le Medef, la Commission européenne et les grands groupes du CAC 40, l’immigration est une arme au service du grand capital».

Mais, là encore, le raisonnement est erroné. Comme l’indique l’économiste Joël Oudinet, maître de conférences à l'université Paris-Nord 13, qui travaille sur les migrations internationales et les transferts des migrants. «Toutes les études montrent que les effets sont très limités», indique-t-il, les baisses observées pour les métiers peu qualifiés étant compensées par des hausses pour les emplois non substituables. En outre, les «autochtones» ne sont pas les premières victimes. «La concurrence, ajoute-t-il, se joue essentiellement entre les anciens immigrés et les nouveaux arrivants parce qu'ils se retrouvent dans les mêmes secteurs: construction, restauration, commerce, services, ménage...»

Une étude réalisée en 2010 par Javier Ortega, chercheur à la London School of Economics, et Grégory Verdugo, chercheur associé à la Banque de France, avance même que la présence d'immigrés sur le marché de l'emploi aurait plutôt un effet positif sur les revenus des natifs. Ayant étudié la période allant de 1962 à 1999, les auteurs constatent que non seulement «l'immigration a aidé les autochtones à grimper les échelons professionnels», mais que, en plus, «l'arrivée de migrants d'un niveau d'éducation et d'expérience donné aurait permis aux autochtones ayant le même niveau de se libérer de la contrainte d'occuper des emplois peu rémunérés et d'accéder à des postes mieux payés». Ainsi, «une croissance de 10% de l'immigration entraînerait une hausse de l'ordre de 3% des salaires des natifs».

Peut-on parler d’«immigration de masse», comme le fait Marine Le Pen ? Sans entrer dans la polémique qui l’occupe de manière récurrente avec Claude Guéant, le chiffre d’environ 200 000 entrées par an est observé depuis plusieurs années. Aucun de ces deux responsables politiques ne précise qu’environ 100 000 personnes quittent la France chaque année, ce qui divise par deux le nombre d’entrée nettes.

Dans son livre Parlons immigration en 30 questions (La Documentation française, 2012), le démographe François Héran rappelle qu’un quart seulement de la croissance de la population est due aux migrations : «Nos voisins (Allemagne, Suisse, Italie, Espagne) ont autant de décès que de naissances. Ils ne peuvent donc croître que par la migration. Autour de 1990, le grand pays d’immigration massive en Europe était l’Allemagne. Dans les années 2000, le solde migratoire de l’Espagne a culminé à 15 pour mille, six fois plus qu’en France.»

Pour Marine Le Pen, enfin, les étrangers arrivant en France ne seraient plus «assimilables». En réponse à ces déclarations, l’historien Gérard Noiriel rappelle qu’elles sont récurrentes depuis… la fin du XIXe siècle et qu’elles sont particulièrement fréquentes dans les périodes de crise économique et sociale quand les inégalités se creusent et que les gouvernants, incapables de résoudre les problèmes sociaux, cherchent ailleurs des boucs émissaires. En analysant des critères comme l'acquisition de la langue, la fréquence des unions mixtes et la mobilité socio-économique, les travaux scientifiques montrent que l'insertion des migrants dans la société française s'effectue à peu près au même rythme d'une génération à l'autre.

  • Des propositions liberticides et hostiles aux étrangers

Infondées, les analyses de Marine Le Pen se traduisent par des propositions toutes plus liberticides et hostiles aux étrangers les unes que les autres dans la lignée de celles de son père.

Transversale et contraire à l’article premier de la Constitution, la principale est la mise en œuvre de la «priorité nationale», qui favorise, dans tous les domaines de la société (emploi, logement, aides sociales), les nationaux par rapport aux étrangers. Taxant la politique d’immigration de Nicolas Sarkozy de «laxiste», terme que le chef de l’État réserve à la gauche, elle veut «stopper» les entrées d’étrangers, en écho à l’immigration zéro paternelle. Dans une logique dirigiste, elle croit pouvoir faire baisser les arrivées légales de 200.000 à 10.000 par an, soit une division par 20. Cela passerait par la suppression du regroupement familial, mesure irréalisable dans le cadre des textes internationaux, européens et français actuels qui protègent le droit à une «vie familiale normale».

Parmi les mesures les plus extrémistes, elle veut remettre en cause le droit d’asile, mettre fin à la libre circulation au sein de l’Union européenne, interdire les régularisations des sans-papiers, les expulser «systématiquement» et empêcher «les manifestations de clandestins ou de soutien aux clandestins», rétablir la double peine, supprimer l’aide médicale d’État, réduire la durée des cartes de séjour, revenir sur le droit du sol et réformer le code de la nationalité, faire du «racisme anti-Français comme motivation d’un crime ou d’un délit (…) une circonstance aggravante» qui «alourdira la peine encourue» et subordonner les aides au développement à la limitation des «flux» migratoires, voire à leur arrêt… en ce qui concerne les «pays du Maghreb».

Partager cet article
Repost0
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 07:35




Camarades !
Nous invitons tous les étudiants et toutes les étudiantes intéresséEs à amener les perspectives de luttes anticapitalistes lors de la grève étudiante contre la hausse des frais de scolarité.
Qui sommes-nous ?

Nous sommes des militants et militantes du milieu étudiant, provenant de différentes institutions (universitaires et collégiales) et qui animéEs par le désir de combattre ce que nous jugeons être l’ennemi principal des travailleurs et travailleuses, des femmes, des premières nations ainsi que des étudiants et étudiantes, à savoir le capitalisme.

Qu'est-ce qui nous pousse, nous militants et militantes révolutionnaires et anticapitalistes, à convoquer  une assemblée anticapitaliste et amorcer dès aujourd’hui un travail militant avec tous ceux et toutes celles qui voudront bien collaborer avec nous ?

En premier lieu, nous partons de la situation actuelle. Au niveau général, la crise du capitalisme s'aggrave, les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres. C’est un fait indiscutable!

Deuxièmement
, tandis que les profits des capitalistes augmentent à un niveau sans précédent, la production est déplacée d’un pays à l’autre à la recherche des plus bas salaires, de travailleurs et travailleuses plus exploitables ; les conditions de vie se dégradent. Cela ne prend pas un génie pour voir la misère grandissante qui envahit les pays, les villes, les quartiers, les usines et écoles. Il ne faut pas être bardé de diplômes pour se rendre compte que les succès de quelques uns à la bourse se nourrissent de la misère grandissante des autres.

Troisièmement,  la crise actuelle, loin d’être un mauvais moment provoqué par la crise immobilière américaine, représente en fait une rupture de l’équilibre fragile et instable du monde capitaliste. Que cette rupture ouvre une période de désordres et de turbulences qui ne s’arrêtera pas.

Et finalement,  le gouvernement corrompu des Libéraux veut augmenter les frais de scolarité, ce qui rendra les conditions de vie d’une majorité d’étudiants et d’étudiantes intenables et évincera ultimement les rares enfants des masses populaires encore présent-es sur les campus universitaires. 

Pour lutter contre ces différentes attaques, cela tombe sous le sens, il faut s’organiser ! Il existe en ce moment un grand potentiel de lutte qui se manifeste dans une volonté de combattre chez beaucoup de personnes victimes de la crise du capitalisme et cela est un fait positif. Toutefois, jusqu’à présent, toutes les luttes défensives contres les attaques du gouvernement se mènent en vase clos, les étudiantes et les étudiants pour la lutte étudiante, les travailleurs et travailleuses pour les luttes ouvrières, les groupes populaires pour les autres, etc. Quelquefois ça fonctionne mais trop souvent on subit la défaite. Donc, s’organiser est insuffisant. Pour faire les choses correctement, il faut s’organiser et se donner les moyens de combattre et de gagner.  

Nous sommes tout de même quelques uns et quelques unes à en avoir  plein le casque des luttes menées de façon routinière pour se donner bonne conscience.  Nous laissons aux autres le soin de s’occuper de leur conscience. Pour notre part, ce qui nous intéresse, c’est d’organiser une riposte énergétique, combattive, qui permette de lutter à la fois contre les divisions artificielles et arbitraires au sein des classes populaires et qui traversent les différentes luttes, que celles-ci soient populaires, ouvrières, étudiantes, etc.

L’assemblée anticapitaliste étudiante est un point de départ. C’est peu de chose maintenant, mais dans les circonstances actuelles cela peut représenter beaucoup si nous réussissons à regrouper les anticapitalistes et progressistes étudiants et étudiantes derrière un plan d’action militant permettant d’unifier notre lutte avec la lutte des autres victimes des mesures d’austérité du gouvernement et de la crise du capitalisme.

Le constat est simple, nous avons un seul ennemi : le capitalisme, et notre riposte doit être commune et englober à la fois les étudiantes et étudiants, mais aussi l’ensemble des exploitéEs.

Camarades, l’anticapitalisme n’est pas un discours, c’est une pratique réelle dans la lutte des classes.


Oui à la grève générale illimitée!
Oui à la lutte anticapitaliste!
Les écoles sont au peuple!
Partager cet article
Repost0
12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 13:46
black out media

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « Google » : bref, le black-out total. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités »  parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

Révolution en Islande

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

Ci-dessous… deux articles traitant de cette révolution en marche :

 

Quand l’Islande réinvente la démocratie
Le 16 décembre 2010 par Jean Tosti

Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

(source: cadtm.org)

Quand l’Islande réinvente la démocratie

 

l’Assemblée constituante a été élue en novembre

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.

Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.

Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome. En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule. Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.
Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.

On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.

Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

Cet article se voudrait un appel à qui aurait plus d’informations sur cette extraordinaire histoire islandaise. On peut m’écrire à: michelsitbon@gmail.com, et je relayerai avec plaisir. Un dossier sur la révolution islandaise tente de rassembler les articles qu’on peut trouver sur le sujet.

(source: parisseveille.info)

Via: interobjectif.net

Partager cet article
Repost0
11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 19:48

> Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.

> Hôpital de Kilkis © libcom.org

 

> L'hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l'ESY) ne pouvaient être résolus.

> Les travailleurs ont répondu à l'accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l'assemblée générale ».

© Inprecor/JR

 

> L'hôpital a déclaré que « Le gouvernement n'est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

> A partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d'austérité.

> La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

> La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

> 1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l'ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

> 2. Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d'un front uni et populaire à l'échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l'appauvrissement social créé par les autorités politiques.

> 3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

> 4. La seule façon d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

> 5. Les travailleurs de l'Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l'hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L'hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l'Assemblée générale de ses travailleurs.

> 6. Le gouvernement n'est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

> (a) la survie de notre hôpital

> (b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

> (c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d'où qu'elle vienne

> (d) une démocratisation profonde et substantielle, c'est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

> 7. Le syndicat de l'hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu'il était avant l'arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l'hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilités, en espérant qu'il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

> 8. Nous décidons qu'une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l'hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l'occupation des services administratifs et réaliser avec succès l'auto-gouvernance de l'hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l'hôpital.

> Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu'à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s'en aillent. C'est eux ou nous!

> Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.

> Nous appelons

> a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,

> b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,

> c) Nos collègues d'autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,

> d) les employés dans d'autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d'aider notre mobilisation à prendre la forme d'une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu'à la victoire finale contre l'élite économique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier.

 

Source: Réseaux

 

Partager cet article
Repost0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:30

 

 

1-Charonne, depuis Akademgorod    

 

 

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/10-ont-tue.jpg

Sous le coude de La canaille depuis peu de jours, ce témoignage de Robert Lechêne une grande figure du journalisme communiste.

Il me l'a fait passer et après l'avoir recontacté, il a été convenu de le mettre en ligne ce 8 février.

Le voila :

Charonne est pour moi d'un poids particulier.

J'étais alors en reportage avec Max Léon en Sibérie, à la cité scientifique d'Akademgorod, nous étions dehors par moins trente degrés près d'un bâtiment plein d'ordinateurs quand un employé est venu en courant nous dire qu'il y avait eu des tués dans une manifestation à Paris.

Nous n'avons pas pris sur l'instant la mesure de ce qu'il nous disait, et il n'était pas commode à l'époque de se mettre en relation avec Paris.

C'est après notre retour que Charonne a pris pour moi tout son sens, avec tout particulièrement la part de ces camarades qui travaillaient à "l'Humanité", et encore plus particulièrement pour moi avec ce nom de Fanny Dewerpe, pour moi la petite Fanny Kapchuich, copine de mes dernières années de jeunesse, 1945-1946...

Nous nous étions connus, toute une jeune bande d'étudiants, au local de l'Union de la Jeunesse Républicaine de France du Quartier latin où on entendait parler du marxisme, du socialisme, du communisme par le professeur Maublanc, ou Pierre Hervé, ou d'autres.

Nous allions nous balader, joyeux, fraternels, dans Paris ou sur la ligne de Sceaux (ancêtre du RER). J'ai été reçu plusieurs fois chez les parents de Fanny, dans leur logement derrière la Poste des Grands boulevards, à deux pas de la République.

Ayant pris un travail, j'ai perdu de vue Fanny, mais j'ai toujours gardé le souvenir précis de son visage, qui était barré d'une veine bleue, elle avait un caractère vif.

Plus tard, journaliste à "Ce soir", j'ai appris qu'elle s'était mariée avec Dewerpe qui travaillait aussi à "Ce soir", et qui a été lui aussi, je crois, tué dans dans une manifestation.

Cela pour dire que les héros peuvent avoir cette proximité qu'a eue pour moi Fanny Dewerpe, cette vivante chaleur.

J'ai ressenti, je ressens souvent le besoin, de rappeler ce souvenir que j'ai de Fanny, qui ne s'est jamais éteint au bout de 67 ou 68 ans.

 Je ne crois pas que ce soit inutile de le faire, pour qu'on ressente un peu plus ce qu'est la valeur d'une vie humaine.

Fraternellement, Robert Lechêne

Source : Les Carnets de Canaille Le Rouge.                                                                                                                                       

 

2-Charonne : Justice et vérité !
jeudi 9 février 2012, par Alessandro Vitagliano

Quelques 700 personnes se sont rassemblées à Paris le mardi 8 février pour commémorer le cinquantième anniversaire des crimes commis au métro Charonne par la police aux ordres du préfet Maurice Papon et du ministre de l’Intérieur Frey. La répression sauvage de la manifestation pacifique qui protestait contre les attentats de l’OAS en France et en Alégrie a entrainé la mort de neuf syndicalistes : Anne-Claude Godeau, Fanny Dewerpe, Suzanne Martorell, Daniel Fery, Jean-Pierre Bernard, Edouard Lemarchand, Hyppolite Pina, Maurice Pochard et Raymond Wintgens.

Le rassemblement s’est tenu, notamment à l’appel de la CGT et du parti communiste, en présence du secrétaire général de la CGT, du secrétaire national du parti communiste, Pierre Laurent Bernard Thibault et du maire de Paris, Bertrand Delanoë."Notre combat continue parce que notre pays doit la vérité et la justice aux victimes de Charonne sur les responsabilités à l’origine de ce massacre", a déclaré Bernard Thibault lors de son discours, alors que les responsables du drame n’ont jamais été poursuivis.

"Un peuple est grand quand il regarde son histoire en face", a assuré Bertrand Delanoë dans un discours tenu à l’entrée du métro Charonne, où le drame s’est noué lorsque la police a violemment chargé une manifestation "contre le fascisme" et "pour la paix en Algérie""Charonne, c’est le symbole d’un crime mené par des autorités légales pour des objectifs qui étaient profondément injustes, c’est-à-dire réprimer toute volonté du peuple algérien d’accéder à sa liberté, donc son indépendance", a ajouté le maire de Paris.

Le secrétaire national du parti communiste, Pierre Laurent, a estimé que "depuis cinq ans, avec la présidence de Nicolas Sarkozy", la France voyait "le retour de ce vieux clan idéologique qui se gargarise de mythes sur de prétendues vertus de la colonisation", un clan "qui n’a pas manqué une occasion de réhabiliter une honteuse xénophobie d’État".

Les manifestants ont ensuite rejoint le cimetière du Père-Lachaise pour se recueillir devant une stèle en l’honneur des victimes.

Quelques mois auparavant, la police avait réprimé dans le sang une manifestation pacifique organisée à Paris par les indépendantistes algériens en France. Des dizaines d’Algériens, jusqu’à plusieurs centaines selon les sources, avaient péri lors de la répression par les forces de l’ordre.                                                                                            

 Source: CGT                                                                                                                                                                                        


Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 14:08


Elle avait fait pas mal de bruit le 14 janvier. L’opération « Lyon Propre » revient et livre des infos préoccupantes sur la coordination des divers groupuscules de l’extrême droite radicale lyonnaise.

MaJ 4.01.2012 : la suite c’est par ici Suites de l’Opération Lyon Propre : les nazis s’organisent et se lâchent

On pen­sait l’action des Anonymous contre l’extrême-droite lyon­naise can­ton­née aux coups d’éclat du 14 jan­vier. Organisé-e-s au sein d’une « Opération Lyon Propre », les hack­ti­vis­tes avaient défacé plu­sieurs sites d’extrême droite implan­tés à Lyon, et divul­gué des cour­riers de plu­sieurs de leurs boîtes aux let­tres mails.

Mais l’opé­ra­tion semble conti­nuer : aujourd’hui, c’est le compte twit­ter du Gud Lyon, grou­pus­cule étudiant, qui a été hacké et dif­fuse des infor­ma­tions sur de nou­veaux « défa­ça­ges » de sites. Celui de ce grou­pus­cule redi­rige aujourd’hui vers le site de Reflexes, le site d’infor­ma­tion anti­fas­ciste (dont on recom­mande la der­nière livrai­son, sur les dif­fi­cultés des iden­ti­tai­res). La « chaîne » Youtube du Gud Lyon a par ailleurs été effa­cée et le contenu de leur boîte mail dif­fusé sur un nou­veau site antifa (en fait le blog hacké du fon­da­teur du Gud lyon­nais, Steven Bissuel).

Dans cette nou­velle livrai­son d’infor­ma­tions sur l’extrême droite radi­cale, on y lit entre autres la confir­ma­tion de réu­nions sur Lyon réu­nis­sant Troisième Voie, les Jeunesses Nationalistes, le Gud Lyon, et Europe Identité. Ces réu­nions des grou­pus­cu­les les plus radi­caux de l’extrême droite lyon­naise pré­voient entre autres d’orga­ni­ser en commun du maté­riel de pro­pa­gande, des « scéan­ces spor­ti­ves » et des mani­fes­ta­tions.

C’est une col­la­bo­ra­tion étonnante quand on connaît les fric­tions récur­ren­tes entre l’Œuvre Française et le groupe de Serge « Batskin » Ayoub, sur lequel l’entou­rage de Pierre Sidos fait régu­liè­re­ment tour­ner des rumeurs, concer­nant notam­ment ses ori­gi­nes. Europe Identité est un groupe issu de Terre & Peuple, créé par l’ancien prof de Lyon 3 et admi­ra­teur de Saint Loup, le fon­da­teur de la divi­sion fran­çaise de la Waffen SS, Pierre Vial, qui reprend (péni­ble­ment) du ser­vice depuis quel­ques mois. A signa­ler, le siège natio­nal d’Europe Identité a pignon sur rue à Villeurbanne (au 58 cours Tolstoï, juste après le Totem), à quel­ques cen­tai­nes de mètres de l’endroit où fût vio­lem­ment agressé un couple à la sortie d’un squat en jan­vier 2011, et dont les 4 prin­ci­paux auteurs pré­su­més vien­nent d’être libé­rés après un an de déten­tion pro­vi­soire.

Documents joints

Source: Rebellyon.

Partager cet article
Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:39
Le Front National vole une vidéo pédagogique du Front de Gauche !
Clémentine Autain, animatrice du Front de Gauche, a découvert que le FN utilise la vidéo "La dette c'est chouette" sur le site internet des jeunes du FN. Vidéo qui explique et dénonce le système de la dette, et pour laquelle Clémentine avait prêté sa voix. Les jeunes du FN ont utilisé la vidéo en coupant la conclusion qui appelait à voter Front de Gauche.
Explications.

 

 

 

Plus d'explications par un article sur Médiapart:

 

Le 12 janvier,  une petite vidéo pédagogique sur la dette était disponible. La petite voix, c'est Clémentine Autain.

 

...


 



... Puis, des « militants du FN diffusèrent sur leurs sites internet cette même vidéo... en altérant son contenu de façon à ce que la signature Front de Gauche n’apparaisse plus »... Pour  « semer la confusion et à créer un amalgame entre le Front de Gauche et l’extrême-droite. » ?

Voici la vue écran:



Puis soudain, on ne trouve plus que cela :
 http://jeunesavecmarine.fr/carnage-a-lapero/

Tiens, on a eu peur de quoi ???

++

(source: http://www.placeaupeuple2012.fr/)

 ++

(En passant, attardez-vous donc attentivement sur le graphisme de l'en-tête de blog... il ne vous rappelle rien ?)

 

 

 

> alors, trucage pour trucage, voilà la réponse de Place au Peuple...

 

> et celle là, du PCF:

 

Partager cet article
Repost0

Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

            Site "moonstomp" : Clic<  link

 

           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

  Badges UPAC:

 

Modèle 25 mm

 

Badge-UPAC-GM.jpg

 

 

 

Modèle 32 mm.

 

badge-UPAC.jpg

 

 

Fabrication "FFC Production".