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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:48

C’est dans un article d’une page du journal « la Voix du Nord », mi janvier, que Serge Ayoub, autoproclamé « socialiste de préférence nationale », ancien leader des sinistres skinheads du Parc des Princes (le Klan) et surnommé Batskin, a annoncé l’inauguration à venir (début février selon nos informations) d’une « maison des ouvriers » à Bruay-La Buissière, dans le Pas de Calais.
Après l’ouverture de la maison de l’Artois dans la commune voisine d’Auchel et de la maison flamande à Lambersart, VISA alerte les habitants du bassin minier sur la réalité de ces individus rassemblés dans un groupuscule d’extrême extrême droite : le Front populaire solidariste. Ce nom, à lui seul, devrait faire bondir n’importe quel salarié. Par ailleurs, contre ce projet fasciste, il existe une pétition en ligne que VISA soutient :http://www.petitions24.net/forum/23212

Un conglomérat de crânes rasés, des propos dignes de « la terreur ».
Le FPS regroupe aujourd’hui plusieurs groupuscules français et étrangers : Troisième voie, les nationalistes autonomes, Opstaan (flamand), Nation et Front comtois… Les identitaires d’Auchel et de Lambersart font également partie de cette bande et tous étaient bien présents à Lille le 8 octobre dernier. A l’issue de cette manifestation, qui avait généré une contre manifestation antifasciste où les militants étaient 5 fois plus nombreux, Ayoub a pris la parole avec des termes extrêmement belliqueux : « dans toute la France, des comités de salut public seront instaurés…/… les exploiteurs et leurs valets seront traînés devant le grand tribunal de l’Histoire…/… je vous le certifie, la justice populaire sera implacable comme toujours. Pour ces ennemis du peuple, quatre murs, ce sera trois de trop. »
Un véritable appel à fusiller tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Terrifiant !!

Une « maison brune », une odeur de « maison commune ».
Fidèle à ses bonnes vieilles techniques d’implantation, l’extrême droite se concentre dans les régions particulièrement sinistrées économiquement et socialement où elle espère pouvoir répandre plus facilement son discours contre ce qu'elle désigne comme la « mafia UMPS » et les syndicats.
De plus, l’ouverture de cette 3ème maison « brune » dans la région Nord - Pas de Calais rappelle furieusement l’esprit des « Maisons communes » instituées sous Pétain par la charte du travail. Voici 2 articles de cette charte du 4 octobre 1941 :

ARTICLE 50. - Afin de faciliter le fonctionnement des Comités sociaux, et d'affirmer la solidarité corporative, il est créé une Maison commune par famille professionnelle. La Maison commune est, dans chaque circonscription, le siège du Comité social.
ARTICLE 53. - Différentes familles professionnelles peuvent utiliser pour installer leur Maison commune des locaux situés dans un même immeuble. Les Comités sociaux interprofessionnels peuvent utiliser une Maison commune particulière qui devient la Maison des corporations.

Un piège pour les salariés et les chômeurs
Ces maisons où « une permanence s’y tiendra 3 fois par semaine afin de recevoir les habitants des environs » sont en fait de véritables « camps de base politiques » dont l’objectif est avant tout de recruter des électeurs désorientés. Pour y parvenir et créer la confusion, le FPS n’hésite pas à reprendre des attributs des grandes luttes ouvrières, mais cette manœuvre ne doit tromper personne :
- Front populaire : Que l’extrême droite, qui plus est une de ses franges les plus violentes, s’arroge ce terme lié à l'antifascisme dans une région où les luttes sociales ont été historiquement remarquables, est une injure faite avant tout aux acteurs et aux héritiers des grandes grèves de 1936.
- Solidariste : Ce mot, qui fait penser à la notion solidarité, correspond en fait à un courant de l’extrême droite apparu en France en 1967, bien que ses membres réfutaient ce positionnement et se disaient en dehors du clivage droite-gauche. Ils refusaient le matérialisme et s'opposaient aussi bien au « marxisme totalitaire » de l'URSS qu'au « capitalisme international » des États-Unis. En 1975, l'Union solidariste fut notamment crée autour de Jean-Pierre Stirbois et Michel Collinot. Ses militants venaient en partie du Mouvement solidariste français (MSF) et du Mouvement jeune révolution (MJR). En 1977, l'Union solidariste rejoignit le Front national. Il est essentiel de rappeler à quel héritage politique ils se réfèrent.

Ces maisons sont donc bel et bien des repaires de militants d’extrême droite qui puisent leurs racines dans les idéologies les plus réactionnaires possibles, comme autrefois le national-socialisme, qui n'avait décidément rien de socialiste.
Si VISA se félicite du rejet par la population d’Auchel de la maison des identitaires de l’Artois, - cf article du 28/09/2011 '
Les identitaires de la maison de l’Artois interdits de manifestation !' - notre association de militants syndicaux antifascistes demeure vigilante et combative face à ces imposteurs sociaux, face à ces pires ennemis des salarié-es.

Source: VISA

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 07:40

Les « classes moyennes » sont au coeur du débat politique. Elles sont présentées à droite, à gauche, au centre comme à l’extrême droite comme un des enjeux centraux de cette élection. Elles font l’objet de dossiers dans la presse, et de publications, encore tout récemment. Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Jean Lojkine resitue le fondement et le cadre idéologique de la notion. Pour une analyse critique.

ref Site de"Communisme21"

http://www.communisme21.org/

Un mythe qui a la vie dure Mais qui sont donc les « classes moyennes »  ? Tout le monde s’y réfère, personne ne les définit. Ce n’est ni la classe ouvrière opposée à la bourgeoisie capitaliste, ni la bourgeoisie anglaise coincée entre l’aristocratie terrienne et le prolétariat industriel, ni les anciennes classes du mode de production féodal : paysans, artisans, commerçants, professions libérales.

On a voulu y voir la figure symbolique d’une « lutte des classes » apaisée par la mobilité sociale  : « l’ascenseur social » aurait réussi à intégrer la majorité du salariat (des ouvriers qualifiés aux cadres) dans les institutions créées par la bourgeoisie capitaliste, notamment l’Etat social, protecteur, régulateur, et ses instances de représentation politique. En réalité la classe moyenne, c’est « l’anti-classe », la classe qui ne s’oppose à aucune autre, parce qu’elle est censée les absorber toutes. C’est le mythe d’une société d’abondance et d’intégration consensuelle en période de croissance capitaliste ; par contre en période de crise la « classe moyenne » devient synonyme de société des « inclus » opposés aux « exclus ». Le clivage entre inclus et exclus est le substitut du clivage de classe : la classe moyenne devient alors le porte drapeau des salariés à statut enfermés dans leurs ghettos de « riches » , entourés par la masse anonyme des « sans » : sans papiers, sans travail, sans domicile, sans patrie, sans culture. La solidarité de classe contre l’exploitation capitaliste s’efface alors devant la peur de l’autre, le repli identitaire. Le mythe de la classe moyenne est diffusé aussi bien par la social-démocratie que par la Droite et les libéraux.

L’un des fondateurs de la social-démocratie allemande, L. Bernstein, voyait dans le développement d’une « classe moyenne » entre le prolétariat industriel et la bourgeoisie la preuve que le capitalisme se serait auto-régulé et aurait rendu inutile une révolution politique anti-capitaliste. Les crises structurelles du XXme siècle ont remis en cause ces thèses réformistes, mais en même temps les régulations politiques qui ont permis, dans leur diversité (du fascisme au Front populaire, en passant par le New Deal) des « sorties de crise » nous ont montré que la « maturation économique » du capitalisme n’impliquait pas par elle-même une « maturation politique » débouchant « nécessairement » sur une révolution prolétarienne, contrairement aux espoirs de Marx et d’Engels, après les révolutions de 1848. Certes le mythe d’une classe moyenne résultant de l’ascension sociale de 80% de la population, des ouvriers qualifiés aux cadres, a pris fin

. La croyance dans le développement assuré d’emplois garantis à vie, grâce à la protection d’un Etat Providence, est contredite aujourd’hui par la généralisation de la précarité et les attaques systématiques des politiques néo-libérales contre ces acquis sociaux des 30 Glorieuses. Plus même, la profondeur de la crise systémique éclatée en 2008 a révélé au grand jour ce qu’avait d’illusoire l’idée d’une classe sociale qui échapperait à la lutte des classes. La notion de« classe moyenne » cache en réalité un conflit majeur entre des fractions prolétarisées du salariat intellectuel et une fraction ultra minoritaire de cadres dirigeants alliés à la classe capitaliste qui bénéficie des retombées de la financiérisation du capital (stock-options, actions, dividendes). Chômage, précarisation, paupérisation, destruction de la culture du service public, « servitude volontaire » des cadres à l’autonomie « contrôlée », dessinent des formes nouvelles de prolétarisation , sans pour autant s’identifier au prolétariat ouvrier.

L’idéologie dominante tente aujourd’hui d’occulter ce rapprochement objectif complexe des ouvriers et des salariés intellectuels en masquant le caractère multi-classiste des révolutions Arabes et du mouvement des « Indignados » dans les pays occidentaux. En Egypte, les étudiants diplômés de la Place Tahir ont été rejoints par les syndicalistes des industries textiles, en Tunisie, les manifestations des jeunes diplômés au chômage ne doivent pas cacher les manifestations des salariés des usines de bauxite de Gafsa.

Dans les pays occidentaux, et notamment en Europe, l’idéologie dominante tente d’opposer le « libéralisme culturel » des « classes moyennes » diplômées à l’autoritarisme conservateur, populiste des classes populaires et notamment des catégories ouvrières, attirées par le vote pour les partis d’extrême droite xénophobes. Au libéralisme culturel des salariés éduqués s’opposeraient ainsi l’anti-libéralisme culturel des sans diplômes,… mais aussi l’antilibéralisme économique (contre l’Europe libérale, contre les privatisations, les délocalisations, l’économie de marché).

Mais on oublie un peu vite que ces mêmes « classes moyennes » alimentent aussi les partis d’extrême droite en Europe et que le véritable parti « ouvrier » aujourd’hui est le parti des abstentionnistes, de ceux qui rejettent les institutions « démocratiques », parce que la gauche de gouvernement européenne s’est ralliée depuis les années 70-80 à l’idéologie libérale et aux politiques monétaristes d’austérité salariale et de dévaluation compétitive. On oublie également que les jeunes diplômés « s’indignent » à la fois contre l’injustice sociale, contre l’ultra-libéralisme, et contre toutes les formes d’autoritarisme, démentant par là même le clivage postulé par l’idéologie social-démocrate, entre les partisans du libéralisme culturel (les diplômés) et les classes populaires antilibérales stigmatisées, réduites à un populisme d’extrême droite. Désormais les jeunes diplômés rejoignent les ouvriers et les employés dans leur rejet de l’Europe libérale et du capitalisme financier, comme on l’a déjà vu en 2005 avec le rejet du projet de traité européen. Mais le mouvement des « indignés » va plus loin encore, dans la mesure où il met sur le même plan la revendication démocratique, le droit des femmes à l’égalité de traitement avec les hommes, et les revendications populaires contre le chômage et la baisse du pouvoir d’achat.

On comprend que ces mouvements sociaux mettent à mal des partis socio-démocrates européens qui n’ont pas su tirer les leçons de la crise de 2008-2009 pour s’émanciper de l’idéologie néo-libérale.

Mais pourquoi la gauche radicale et les communistes n’en ont-ils pas tiré le moindre profit ?

Pris entre le repli sectaire et l’union avec des partis socio-démocrates majoritaires depuis l’écroulement de l’URSS, les partis communistes européens n’ont pas su jusqu’ici se dégager de cette alternative mortifère, en renouvelant leur analyse de classe . Ce qui supposerait en premier lieu de dépasser les références tantôt à une « classe ouvrière » qui n’existe plus comme Sujet historique de la révolution ( parce que le prolétariat ne se limite plus aux ouvriers) , tantôt à une « classe moyenne » qui n’est qu’un mot creux, désignant simplement ce que l’on ne parvient toujours pas à nommer : les fractions, multiples, des intellectuels salariés qui s’intègrent au salariat capitaliste, mais sans fusionner pour autant avec les catégories populaires (ouvriers et employés).

D’autant plus que le travail de traitement de l’information, le « travail sur autrui » caractéristique des services publics (éducation, santé, information, justice, police), n’est plus aujourd’hui réservé aux cadres et aux travailleurs intellectuels : l’intellectualisation du travail productif marque la rupture entre la révolution industrielle et la révolution informationnelle. La révolution industrielle est marquée par l’opposition taylorienne entre le travail d’encadrement, de conception, d’organisation réservé aux travailleurs intellectuels et un travail manuel ouvrier réduit à une fonction de détail, subordonné à la machine. La révolution informationnelle déplace le conflit de classe au cœur même du travail intellectuel , en imbriquant l’organisation , la programmation et la relation avec le client (ou l’usager) dans l’acte productif. Même dans la production matérielle, même dans le travail ouvrier, la relation de service comme l’innovation l’emportent sur le travail de manipulation de la matière, partiellement objectivé dans la machine informatique. Désormais, malgré la terrible contrainte de la rentabilité, le travail de production matérielle n’est plus au coeur des rapports de production, il ne représente plus pour l’ouvrier qu’une étape, provisoire, vers le travail de traitement de l’information où va s’enraciner le conflit majeur entre la pression de la rentabilité, la tyrannie du contrôle de gestion et les formes nouvelles de travail autonome. Contradiction majeure de l’idéologie néo-libérale, l’appel à l’initiative, à l’auto-organisation des salariés « entrepreneurs » est nié quotidiennement par la multiplicité des évaluations marchandes tâtillonnes, souvent absurdes, des services publics ; copiées sur le modèle de l’entreprise industrielle privée, ces évaluations de la « productivité » des services éducatifs, sanitaires ou judiciaires sont incapables de saisir l’efficacité sociale (sociétale) des services publics pour les usagers.

C’est sans doute la raison majeure de la mobilisation intense de toutes les catégories de salariés autour de l’enjeu de la formation : alors que le capitalisme informationnel instaure un enseignement à deux vitesses qui réserve la formation générale, fondement d’une activité citoyenne, à une petite élite, la révolution informationnelle révèle les énormes potentiels d’intervention qui pourraient être utilisés par tous ceux qui auraient été formés à l’usage critique des débats politiques. En ce sens les révolutions arabes comme les « indignés » ont démontré « après coup » qu’il ne suffisait pas de manifester sur les places publiques pour intervenir sur les politiques économiques des gouvernements et des partis politiques. La monopolisation du débat politique par une élite « cultivée » renvoie à cet égard à un combat de longue haleine contre la ségrégation scolaire.

L’aspiration à envoyer ses enfants faire des études les plus longues possibles est maintenant largement partagée par les couches populaires, par les ouvriers comme par les cadres, mais en même temps les inégalités sociales d’accès à la culture générale et à la formation supérieure sont telles qu’elles nourrissent des attitudes conflictuelles de rejet réciproque entre classes populaires et classes « « instruites », cultivées. Les institutions chargées d’intégrer et de former les nouvelles générations ne sont plus adaptées à l’énorme clivage entre une scolarisation « de masse » et une formation scolaire élitiste, ségrégative. Du côté de la représentation politique, ni les partis politiques de gauche, ni les syndicats n’ont encore trouvé les instruments, les pratiques qui permettraient d’allier culture populaire et culture générale élitiste, en mettant fin aux ghettos qui enferment inclus et exclus.

La pauvreté et la misère sont maintenant largement partagées par toutes les fractions du salariat, mais ce que Bourdieu a appelé la « misère petite bourgeoise » , la « misère de position » née de la confrontation de tous ceux qu’oppose leur position dans la hiérarchie sociale, n’est pas la misère nue décrite par Zola, la « grande » misère de condition.

Tant qu’une mobilisation politique ne prendra pas en main la ségrégation scolaire, sociale, territoriale, la référence idéologique à la « classe moyenne » continuera à servir de paravent, pour « distinguer » les familles des exclus, des « classes dangereuses » et les familles paupérisées, mais cultivées, soucieuses de vivre »entre soi », à l’école comme dans l’espace de résidence.

Jean Lojkine est directeur de recherche honoraire au CNRS

Source: Bellaciao

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:19

Le vote des ouvriers et des employés n'est pas la propriété de Marine Le Pen. C'est le message qu'a délivré Jean-Luc Mélenchon ce mercredi soir aux 2500 personnes présentes lors du meeting du Front de gauche à Metz. Un message pris très au sérieux par la candidate du Front national pour une fois attaquée frontalement sur ce sujet. La porte-parole de l'extrême-droite a répliqué ce jeudi matin sur i-TELE: "Il est en train de jouer avec la dynamite. Ce n'est pas en m'insultant qu'il attirera le vote des ouvriers, c'est bien mal connaître les valeurs des ouvriers".

Mercredi soir, le candidat du Front de gauche s'est présenté dans un Zenith messin bourré à craquer. Celui-là même où Marine Le Pen avait précédemment eu du mal à réunir mille personnes. Lors de son point presse avant sa prise de parole publique, Jean-Luc Mélenchon a appelé à commencer  "l'opération de nettoyage par rapport à la prétendue présence du FN dans les milieux ouvriers et employés". "Ne vous abandonnez pas au parti de la haine (...) Ne vous laissez pas diviser d'après votre religion, votre couleur de peau, ou la région de vos ancêtre", a-t-il demandé ensuite.

Sur le fond, il s'en est pris à l'imposture sociale de Marine Le Pen, dont le programme libérale n'a rien à voir avec ses promesses médiatiques. "Elle est farouchement opposée à l'encadrement des loyers. (...) Elle dit qu'il faut dégager de nouvelles recettes de TVA".

"Les solutions auxquelles personne ne croit"

Évoquant le quatuor de tête dans les sondage, le candidat du Programme partagé a dénoncé "trois candidats qui font le concours du sang et des larmes", visant Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou, avocats selon lui de la rigueur et l'austérité. "Ceux qui ne le veulent pas sont invités à confier leur sort à une semi-démente, qui propose des solutions auxquelles personne ne peut croire", a-t-il ajouté faisant allusion à Marine Le Pen.

Cette dernière a préféré ne retenir ce jeudi matin que la petite phrase, la détournant quelque peu. "Ce qui m'inquiète, c'est cette utilisation du terme "nettoyage politique" (sic), qui rappelle furieusement "nettoyage ethnique", alors que M. Mélenchon a derrière lui des troupes ultra-violentes qui déjà, depuis le début de la campagne, m'empêchent par la violence de tenir mes meetings politiques", selon elle.

  • A lire:

Le Front national dans la ligne de mire

En resteront-ils au petit club des quatre?

"Le front national n'est fort que des faiblesses de la gauche"

Source: L'Humanité

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 21:24
Photothèque Rouge/MILO

La démagogie de l’UMP et en particulier de Sarkozy banalise les préjugés réactionnaires. Il est temps de rompre cette logique qui nourrit l’imposture de Marine Le Pen.

Selon un sondage récent de la Sofres, 31 % des sondéEs se disaient d’accord avec les idées du FN, principalement dans les milieux ouvriers ou populaires. Plus inquiétant encore, selon ce même sondage, ce serait les thèmes de la sécurité, de la défense des « valeurs traditionnelles », de la démagogie anti-immigrés qui feraient recette. La façon dont sont posées les questions, la place donnée au FN dans les médias, ont certes tendance à amplifier l’effet Marine Le Pen, en particulier à l’exagérer dans le monde du travail, mais il n’empêche que la poussée du FN et de façon plus générale des préjugés dont il se nourrit est bien réelle.

Le jeu pervers des rivalités entre Sarkozy et Hollande, chacun se servant du FN comme faire-valoir en faveur du vote utile, propulse Marine Le Pen au centre de la campagne et lui permet de tirer profit de sa politique visant à donner à son parti une nouvelle « respectabilité » pour en faire un parti susceptible de s’allier avec la droite.

Dans leur course à l’électorat Lepeniste, Sarkozy, Guéant et compagnie renforcent le FN que ce soit dans la célébration de Jeanne d’Arc ou la démagogie xénophobe et anti-immigrés. Brigitte Barrèges, députée UMP et membre de la Droite populaire, vantait il y a peu la « préférence nationale ».

Le FN se nourrit du rejet par une large fraction de la population de tous les partis de droite ou de gauche qui portent la responsabilité de la crise depuis vingt ans. Et, aujourd’hui, les mêmes tentent de masquer leur impuissance par un discours nationaliste, seule façon pour eux de laisser croire qu’ils se soucient des intérêts du peuple. Le FN pousse jusqu’au bout cette démagogie tout en prétendant se faire le porte-parole des classes populaires. La « foire aux impostures » qu’est la campagne des grands partis, pour reprendre la formule de Politis, profite à l’imposture la plus cynique, celle qui, sans vergogne, flatte tous les préjugés. Marine Le Pen dame le pion à Sarkozy.

Sa politique est hostile aux classes populaires. « Mon ambition est d’aller jusqu’à désendetter la France », prétend elle. Elle rebaptise l’austérité « plan de vigueur » pour « trancher le nœud gordien de la dette » par son « modèle économique patriotique ». Rupture avec l’Europe, retour au franc, une taxe de 3 % sur les importations, lutte contre l’immigration légale et illégale, recours à la « planche à billets » et en prime une augmentation de 200 euros net pour les salaires inférieurs à 1, 4 Smic (prise en charge par l’État par une diminution des cotisations sociales patronales). Cette politique, qui ne pourrait s’appliquer que dans le contexte d’un effondrement de l’Europe capitaliste, représenterait une régression dont les travailleurs et la population seraient les victimes.

« Beaucoup de Français doutent de l’utilité du bulletin de vote et des centaines de milliers de nos compatriotes peuvent avoir envie de donner un grand coup de pied dans la fourmilière » selon le porte-parole du PS, Benoît Hamon. Oui, mais à qui en revient la responsabilité, si ce n’est à la gauche tant sociale que politique, incapable d’avoir une politique répondant aux besoins et aux intérêts de la classe ouvrière, de la population. La démoralisation qu’elle engendre laisse chacun isolé, sans perspective collective, livré aux démagogues.

Construire une perspective démocratique fondée sur la solidarité des peuples contre la concurrence capitaliste et toute forme de nationalisme, masque de la défense des classes privilégiées, est la seule voie pour contrer la montée du populisme réactionnaire.

Yvan Lemaitre

Source: Site National NPA (TEAN)

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:44

 


 


 

 

Quelques Français se revendiquant du collectif Annonymous ont récupéré des échanges de mails entre membres de groupuscules d’extrême droite, dans le cadre d’une opération de vaste ampleur destinée à lutter contre la présence de néo-nazis sur Internet. S’y expriment des déçus du « Front National Light », jeunes identitaires et autres négationnistes, qui se rassemblent régulièrement à Lyon.

En France, l’opération s’appelle Lyon Propre, bouture hexagonale de la plus vaste OP Blitzkrieg qui s’attaque à la présence en ligne de néo-nazis dans le monde entier. Samedi dernier encore, environ 200 militants d’extrême droite ont manifesté dans la ville de Lyon, scandant des slogans identitaires et nationalistes, arborant des croix celtiques à l’appel de Jeune Nation. Plusieurs groupuscules ont été ciblés par des attaques informatiques, dont le groupe du 6 février (en référence à une manifestation de 1934 de l’Action Françaises et de ligues fascistes), Jeune Nation, la Flamme du Front National et le site d’Yvan Benedetti, membre de l’Oeuvre Française, connu pour avoir été exclu deux ans du FN par Marine Le Pen pour quelques propos embarrassants du style : «Je suis antisioniste, antisémite, anti-juif», ou pour avoir expliqué que « travail, famille, Patrie » était un slogan d’avenir.

Les sites de ces groupes ont été défigurés ou rendus inaccessibles, mais plus intéressant sont les correspondances publiées. On apprend ainsi que l’Oeuvre Française séduit des déçus du Front National « light », notamment des membres du DPS (département protection sécurité, le très controversé service d’ordre du FN). On vous livre quelques extraits tels quels :

« J'ai quitter le front national où j'étais de 1989 à 2000 en dps. mais il y avait beaucoup de conflit interne.j'aimeraisd connaître vôtre mouvement car j'ai toujours été nationaliste et fier de l'être. »
Ou encore : « je souhaiterais être membre,mais avant de remplir le formulaire j'aimerais savoir si je peus obtenir une place de cadre au niveau de la securite.Je suis actuellement membre du FN et j'ai une place(bénévol)au sein du DPS(cest la securite du front national) je suis chef d equipe du JURA. »

Certains motivés contactent l’œuvre Française pour des conseils et informations : « Souhaite documentation sur votre mouvement. Je suis un admirateur de M. Bardèche [ndlr : le fondateur du négationnisme français], Vallat [ndlr : qui fut à la tête du Commissariat général aux questions juives sous Vichy], du Maréchal... et fervent lecteur de Rivarol. Nationaliste et Européen. Contactez-moi. » Ou plus effrayants : « Bonjour, Je suis un Français de 36 ans. Nationaliste, je souhaiterais me préparer à la lutte armée clandestine... »

D’autres encore sont empreints de poésie, à l’image de ce jeune militant, qui s’exclame à propos de ce groupe néo-nazi russe arrêté pour avoir commis 27 meurtres racistes en 2 ans : « C pas des PD, eux ! C des jeunes ! Faut les comprendre ! Ils ont eu une enfance dure, entourés de juifs et de métèques. » Et comme pour nous achever, il conclut à propos du juge russe qui a lourdement condamné les néo-nazis : « Ici, on a donc un procureur salarié qui, au lieu d'être naturellement pour une Russie russe, donc une Russie ethniquement Blanche, accomplit bassement sa besogne de répression contre ceux qui accomplissent valeureusement une petite partie du sale boulot de nettoyage ethnique. »

Pour finir, évoquons les charmants voyages organisés, peaufinés par le « Cercle du 6 février » et l’association des vétérans de la division Waffen SS Charlemagne à Bad Reichenhall (en Haute-Bavière), pour célébrer la mémoire des Français engagés volontaires dans la Waffen SS de la division susnommée, abattus par les Américains en 1945. Les militants semblent tristes, car «malheureusement cette année, il n’y aura pas la présence d’associations de vétérans allemands »

Pour en savoir plus sur l’OP Lyon Propre : le site Rebellyon.info

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 12:35

LE PLUS. Ce dimanche fut apparemment un grand jour pour le journalisme politique : Marine Le Pen a enfin été déstabilisée sur un plateau télé, et c'est Anne-Sophie Lapix qui a réussi cette prouesse dans l'émission "Dimanche Plus", sur la chaîne Canal +. Un petit scoop pour les téléspectateurs.

Yves Delahaie

> Par  Professeur, Militant

Edité par Gaëlle-Marie Zimmermann   Auteur parrainé par Maxime Bellec

Grand moment de professionnalisme hier sur Canal Plus : alors qu'on avait l’habitude de voir des journalistes servir la soupe à Marine Le Pen, ou la contredire mollement en lui ressortant les vieux dossiers du père (tactique inefficace auprès de l’électorat flottant, qui tend à être séduit par ce qu’il considère être un nouveau FN), Anne-Sophie Lapix a offert hier une prestation de choix.

 

Préparée à riposter à la rhétorique de la nouvelle présidente du Front national, pointue sur le chiffrage du projet et très au fait des dossiers abordés, la présentatrice de Dimanche Plus a offert à la France entière une leçon de journalisme. Extrait :


 

 

Voilà ce que l’on appelle faire échec et mat. Dans les cordes, on a enfin vu Marine Le Pen en face de ses aberrations, sans qu'elle ne sombre dans la caricature. Des faits, rien que les faits. Et la démonstration fait mouche. 

 

Sur le revenu familial, elle avoue avoir lancé une idée avant même de savoir sa faisabilité. Et affirme, sans même le garantir, que sa mesure serait effective dès 2013 (après la sortie de l’euro, sans doute ?).


Concernant la suppression des allocations familiales des étrangers, Lapix met au jour une ambigüité concernant les enfants nés sur le sol français qui pourraient se voir priver ides sociales malgré le droit du sol.


Mais la cerise sur la gâteau reste l’augmentation de 200 euros pour tous les salaires de moins de 1500 euros net par mois, qui met en lumière l’amateurisme de Marine Le Pen, incapable de faire une simple multiplication pour rectifier un chiffrage ubuesque.

 

On n’est plus, vous me direz, à quelques milliards près. Et Marine Le Pen enchaîne en disant que la calculatrice, dont elle aurait au passage bien besoin, oublie l’augmentation de la TVA sur les produits importés qui, au final, sera payée par les mêmes qui auront vu leur salaire augmenter.

 

Prise la main dans le pot de confiture, Marine Le Pen digresse sur les salaires : "Ce n’est pas parce que l’on fait une augmentation des taxes de 3% que les prix augmentent de 3%." Logique, non ?


Groggy, la présidente du FN tente la riposte du pauvre en prétendant que la journaliste mélange tout, qu'elle enchaîne trop de sujets à la fois... alors qu'elle ne fait que reprendre son propre raisonnement ! Mauvaise foi quand tu nous tiens !

 

Alors Marine le Pen s’énerve et fait tomber le masque avec sa phrase "puisque vous êtes une grande économiste". Diantre, Anne-Sophie Lapix a osé poser une question pertinente et voilà l’arrogance et la condescendance qui arrivent ? 


Et le passage on ne peut plus tendu de se conclure par le "pas orientées, des questions simples" de l’animatrice et le sourire figé, jaune, de Marine Le Pen qui rétorque un "bien sûr" qui cache mal une colère froide.


Marine Le Pen a vu son programme économique, ainsi que le chiffrage annoncé en grande pompe cette semaine, complètement décrédibilisés en quelques minutes.

 

Preuve est faite qu’avec un minimum de préparation et de pugnacité, on parvient à démontrer avec pédagogie l’imposture proposée par Marine Le Pen. Du grand art. Bravo, Madame Lapix.

Source: Le Nouvel Observateur.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:00

 

 

Partis de la Place Degeyter, les manifestants se sont dirigés par la suite dans la salle Alain Colas à Marbrerie pour une conférence-débat sur les nouvelles formes de l’extrême droite en France et en Europe. PHOTO ÉDOUAR

 

 

 

Hier comme prévue l'ACF s'est jointe aux Collectif Antifasciste de Lille pour cette journée Antifa ..

Cela s'est trés bien passé ...

 

http://www.lavoixdunord.fr/Audio-Video/Audio/2012/01/14/article_a-lille-les-antifascistes-reprennent-degeyter.shtml

 

Le Collectif antifasciste de Lille a organisé ce samedi un rassemblement Place Degeyter à Fives pour se « réapproprier le symbole de l'ouvrier ». Une occasion aussi de réfléchir sur la montée du Front national.

 

Manuel Abramowich, un des intervenants, décrit les nouvelles formes de l'extrême droite
André Déchot, lui, préconise quelques pistes de riposte pour contrer l’avancée frontiste. « Faire reculer le Front national passera par la mobilisation du plus grand nombre et par l’action ».

 

A qui appartient Pierre Degeyter, compositeur de l'Internationale ? Il y a trois mois, les groupes de l'extrême-droite avaient terminé leur manifestation devant « la demoiselle de Fives » sur la Place Degeyter. Aujourd'hui, les antifascistes veulent se la réapproprier. Ils se sont donné rendez-vous au même endroit pour « reprendre la Place Degeyter à [leur] compte ».

« Nous avons voulu nous réapproprier la Place Degeyter pour le compte de ceux qui se battent pour les travailleurs et les précaires », explique Olivia, porte-parole du Collectif antifasciste de Lille. La manifestation ne s'arrête cependant pas à un simple rassemblement. « Aujourd'hui, 31 % des Français seraient favorables aux idées du Front national. Cela nous énerve mais ne nous surprend pas. Car les gouvernements actuels et précédents banalisent le discours frontiste et les partis politiques reprennent les idées de l'extrême droite. Nous sommes donc là aujourd'hui pour mettre la riposte en place », soutient-elle.

Partis de la Place Degeyter, les manifestants se sont dirigés par la suite dans la salle Alain Colas à Marbrerie pour une conférence-débat sur les nouvelles formes de l'extrême droite en France et en Europe.

Le Collectif antifasciste de Lille, organisateur de la manifestation, se veut un ensemble d'organisations – partis politiques, syndicats, associations – et d'individus se rassemblant pour lutter contre les idées de l'extrême-droite.

 

 

Si on devait résumer... Nous dirions que cette journée était une très belle initiative ... elle permet d'alerter , informer et surtout de renseigner Mr et Md tout le monde sur les dangers de cette montée nationaliste et identitaire en France.. (et pas qu'en France)

 

Une initiative qui vient directement du mouvement antifasciste Lillois et qui nous permet pour changer d'être sur le terrain sans se confronter simplement à "eux" ou en étant "simplement" contres manifestants ...

 

Des journées comme celles ci devraient être un exemple ou une voix de réflexion !!

Mobilisons nous et soyons instigateurs d'actions, informons , apportons l'information à la population directement sur ce risque que représente l'extrême droite en France. Et celà d'une autre façon qu'en défilent dans les rues dés qu'"ils" organisent un évènement !! Bien que nous devions aussi y être ... pour défendre nos valeurs et nos convictions.

 

Pour ACF il est certains que c'est en ce sens que nous travaillerons...

Notre équipe a d'ailleurs par la même occasion menée une action de communication pour des évènements à venir sur Lille ...

 

Une camarade Belge était là pour "représenter"  "La Belgique Antifasciste" engagée et nous la remercions ...

Présente aussi nos camarades de la Fédération Anarchiste FA Arras Béthune, le GDALE Groupe D'Anarchistes de Lille et Environs , CNT et d'autres encore ...

 

 

Journee-antifasciste-a-Lille-010-copie-1.jpg

 

 

Ravis de la mobilisation et des rencontres faites sur place...

Des nouvelles idées et des projets plein la tête ...

 

L'équipe est sortie de cette journée encore plus unie qu'avant et plus décidée encore de continuer son combat !!!

 

No Pasaran !!

 

Source: ACF Lille

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:47

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Affiche4s.jpgAffiche3s-copie-3.jpg

 

Source : VISA

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 06:41

Alors que de graves menaces pèsent sur le devenir de la raffinerie de Petroplus à Petit-Couronne qui pourraient se traduire par la suppression de 550 emplois directs, auxquels il faudra ajouter les salariés des entreprise sous-traitantes,
Alors que les salariés, à l' appel de l' intersyndicale CGT, CFDT, FE-CGC, luttent pied à pied pour la défense de leur emploi et ont décidé en assemblée générale de bloquer les expéditions de carburant et de garder les stocks, Le F. Haine au travers de 2 communiqués scandaleux, qui démontrent leur incompétence et leur méconnaissance des problèmes sociaux, méprisent les travailleurs en lutte de cette entreprise, fustigent les organisations syndicales qu'ils se sont données, et montrent bien que ce parti est à la solde du patronat.

Il ne suffit pas d' affirmer comme Le Pen fille, du haut de sa propriété de St Cloud, dans ses voeux de nouvelle année, qu'elle est au service "des oubliés, des invisibles et contre les puissances d' argent". La démagogie ne suffit pas, c' est sur le terrain que ça doit se matérialiser, et là on s' apercoit que le F. Haine est bien au service des patrons.

* Le communiqué, en date du 5 janvier, de Louis Aliot directeur opérationnel de Marine Le Pen déclare au sujet de Pétroplus " ...cette filiale du groupe Shell...".

Faux, archi-faux, Pétroplus n' a jamais été une filiale du groupe Shell !

Petit cours de rattrapage pour les nuls : la multinationale Shell a mis en vente fin 2007 ses trois raffineries françaises, estimant qu' elles ne lui procuraient pas assez de profits. Deux d' entre elles Reischttett Vandenheim en Alsace (fermée en 2011) et Petit-Couronne ont été rachetées par le groupe suisse Pétroplus détenu majoritairement par des fonds de pension américains.

La dernière raffinerie Shell de Berre-l'étang fut rachetée par le groupe néerlandais Lyondellbasell et est également menacée de fermeture aujourd'hui.
Vous me suivez toujours M. Aliot, est-ce bien clair cette fois ?

Aliot, dans son communiqué poursuit : "...le sectarisme des syndicats de moins en moins représentatifs est une atteinte à la démocratie et un mauvais coup porté à l'image des salariés en lutte pour le maintien de leur activité".

Vous ne devez pas savoir M. Aliot que ces syndicats si peu représentatifs à vos yeux, organisent chaque jour avec les salariés de Pétroplus une Assemblée générale où est soumis au vote la poursuite du blocage des stocks, c' est pas démocratique un tel procédé ?

Poursuivons la lecture de cette feuille de chou : " ...ouvriers salariés et cadres de Pétroplus victimes des politiques européistes et mondialistes menées par tous les gouvernements de gauche comme de droite depuis trente ans avec le soutien des syndicats".
Ainsi les syndicats seraient responsbles, à vos yeux, de la fermeture de la raffinerie de Petit-Couronne ?

Soyez assuré que nous ne manquerons pas de porter à la connaissance des salariés de cette entreprise votre position. Nul doute qu' ils apprécieront.

* Autre communiqué, celui de Nicolas Bay, président du groupe FN au conseil régional de Haute-Normandie, en date également du 5 janvier.

Bay désigne les responsables de la situation, selon lui "...UMP et élus de gauche".

Bien entendu, en aucun cas, les véritables responsables de la situation ne sont évoqués : ni la multinationale Shell, ni le groupe Pétroplus qui cherche sans doute à se débarasser du secteur du raffinage plus assez juteux, ni les spéculateurs financiers, ni les banques qui ont le pouvoir de vie et de mort sur des milliers de salariés...
Le FN ne cherche pas défendre les plus démunis, ne cherche pas à s'attaquer aux capitalistes, sa politique est celle de la division.

Ce n' est pas tout, Bay poursuit : " ...selon tous les sondages récents, plus de 40% des ouvriers s' apprêtent à voter Marine Le Pen, et parmi eux, de nombreux cotisants de la CGT" .

TOUS les sondages d' après lui ! On ne saura pas lesquelles car plus c'est gros plus ça passe, et pourquoi pas 80%, 120%, 200%...tant qu'on y est ? Et pas un seul salarié de Pétroplus pour fustiger les syndicats"traitres" (selon le F. Haine) , curieux, non ?

Ils avaient déjà montré autrefois leur incapacité congénitale à gérer des mairies (Vitrolles, Marignanne, Toulon), ils démontrent cette fois, au travers de Pétroplus, dans quel camp ils se situent.

Effectivement la présence du FN n' est pas souhaitée à la raffinerie de Petit-Couronne...

 

Source : http://www.raslfrontrouen.com/

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:56

 

En son temps, Jean-Marie Le Pen avait vilipendé les quatre plus grandes formations qui structuraient alors la vie politique française (PCF, RPR, PS et UDF). Le dirigeant du Front National, organisation borgne tout droit sortie d’Ordre Nouveau, feignait alors de dénoncer « l’establishment » politique médiatisée.

Le FN de Marine Le Pen (encore plus dangereux car passé du « nationalisme libéral » au « nationalisme social » ?!) appartient maintenant à la « bande des quatre » recomposée (UMP, PS, FN et MODEM/VERTS)…

Que s’est-il passé pour en arriver là ?...

Sans chercher ici à définir précisément les causes de cette terrible évolution que l’on peut globalement mettre, dans le cadre de la lutte des classes, sur le compte d’un rapport de force moins favorable aux classes populaires et donc à un recul depuis plus de deux décennies du mouvement de libération humaine contre l’ordre établi capitaliste, nous faisons le constat du phénomène de glissement à droite de la société.

Depuis le début des années 80, le PCF puis ensuite les différentes formations se disputant son espace politique, n’ont jamais plus pesé en termes d’hégémonie idéologique comme c’était le cas auparavant. Il y eut bien des tentatives de mouvements sociaux et de constructions politiques pour enrayer cette tendance lourde rétrograde.

On peut les citer sur plusieurs niveaux : les luttes sociales de grande ampleur (décembre 1995, les manifestations altermondialistes, le mouvement anti-CPE, pour les retraites), les scores épisodiques élevés des forces à gauche du PS (à condition de les additionner), les participations à des majorités gouvernementales ou encore la formidable mobilisation contre le TCE lors du référendum en 2005. Mais, rien n’y a fait. Aucune alternative crédible comprenant un changement de société véritable n’a été depuis identifiée à gauche.

Dans ce contexte, la recherche de ruptures, mais aussi d’unité et de cohérence avec l’émergence du Front de Gauche paraît constituer une voix suffisamment dissonante et assez audible pour parvenir à briser le bruit assourdissant du silence de cette majorité silencieuse aux idées conservatrices dans laquelle risquerait de nous enfermer la nouvelle « bande des quatre ».

Attention, il ne s’agit pas de renoncer à construire un rassemblement de changement avec tous ceux qui à gauche, et donc pour une large part au PS, veulent y participer.

Mais cela nécessite de clairement articuler des propositions immédiates populaires et crédibles comprenant :
  des mesures de justice sociale et de répartition des richesses pour faire reculer l’accumulation capitaliste et la financiarisation globalisée ;
  des actions en faveur de la démocratie et d’appropriation sociale et économique pour faire avancer la mise en commun et la mutualisation ;
  des lois en faveur des libertés et du respect des différences pour permettre à chacun-e de s’associer librement à tous.

Dans le même temps, cela exige de donner un sens à ce combat politique, une nouvelle espérance de changement global afin de s’inscrire collectivement, à l’échelle nationale et européenne, dans un projet de société altermondialiste : un socialisme du 21e siècle pour construire à partir d’ici et de maintenant le communisme, une société et un monde plus juste et plus humain.

Cela donne une signification nouvelle à la volonté de changement, contenu dans le concept de démondialisation, en permettant aux peuples de se réapproprier leurs souverainetés sur tous les richesses produites, qu’elles soient matérielles et immatérielles, sur tous les pouvoirs, qu’ils soient locaux et globaux, et sur tous les savoirs et de les mettre à disposition de tous (transfert de compétences, services publics et biens communs).

Alors, place au peuple !

Pierre CHAILLAN, le 9/01/2012

 

Source: Bella Ciao

 

 

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

            Site "moonstomp" : Clic<  link

 

           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

  Badges UPAC:

 

Modèle 25 mm

 

Badge-UPAC-GM.jpg

 

 

 

Modèle 32 mm.

 

badge-UPAC.jpg

 

 

Fabrication "FFC Production".