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Antifascistes !

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Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 15:17
L’OMS A EU HONTE ET A QUITTÉ JÉRUSALEM AU DEUXIÈME JOUR DE SON COLLOQUE
Militants de
"Boycott de l'intérieur"

 

jeudi 1er décembre 2011

Un grand bravo aux militants israéliens qui ont réussi à faire prendre conscience à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du caractère indécent de la tenue de leur colloque dans la ville de Jérusalem, illégalement annexée par Israël. L’OMS a déménagé ses affaires pour tenir à Tel Aviv la deuxième partie de sa réunion commencée le 28 novembre à Jérusalem.

Les militants israéliens de "Boycott from Within" (Boycott de l’intérieur) ont amené, par leur présence et leurs arguments à faire quitter Jérusalem à l’OMS.

Comme ils l’ont fait valoir, parler de la "Nouvelle politique de santé" dans un pays qui pratique non seulement une politique coloniale criminelle, mais dont certains médecins acceptent de superviser les tortures contre les Palestiniens, est inacceptable, que cela soit à Jérusalem ou Tel Aviv, car cela revient à avaliser ces crimes.

Que l’OMS ne soit pas gênée de donner la parole en introduction au ministre de la santé israélien, alors que les Palestiniens de Gaza sont totalement privés d’accès aux soins et que ceux de Cisjordanie ont des difficultés énormes à accéder aux seuls hôpitaux bien équipés de Jérusalem, est tout de même un comble !

L’OMS n’a pas tenu compte des protestations émises par la population palestinienne, malgré les manifestations et sit-in qui ont eu lieu à Gaza et à Ramallah à l’annonce de ce colloque.

Mais les délégués participant au colloque ont bien été obligés de voir les militants qui les interpellaient sur cette situation, qui énonçaient les faits rapportés par l’association israélienne "Physicians for Human Rights" (Médecins pour les Droits de l’Homme)... et ils ont préféré quitter honteusement Jérusalem.

 

http://boycottisrael.info/content/world-health-organization-tries-legitimize-conference-held-israel

 

Source: AFPS


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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 13:40

Montréal, le 26 novembre 2011, 18h.

La Légion Nationale, un groupe de nationalistes identitaires avec de fortes tendances d’extrême droite, a organisé une manifestation qui finalement se limita à un rassemblement, faute du nombre peu élevé de participants. Le rassemblement eut lieu à 12h, au coin des rues René-Lévesque et Guy, en face de l’hôtel Maritime Plaza, à deux pas du Centre Opérationnel Sud du SPVM. À ce rassemblement, il n’y avait qu’une quinzaine d’individus dont plusieurs étant visiblement des skinheads d’extrême droite. Plusieurs drapeaux du Québec étaient exposés. La collaboration des manifestants avec les policiers semblait évidente.

C’est alors qu’une trentaine d’Antifas arrivèrent on the spot en criant des slogans tels que ”Alerta Alerta Antifascista” . Une voiture de police se tenait entre les nationalistes identitaires (qui sont en fait, des socialistes néo-nazis voulant un Québec blanc, francophone et sans immigrants) et les Antifas. Cela n’empêcha pas les deux groupes de se lancer des pierres, des bouteilles et plusieurs autres projectiles.

Cela dura une dizaine de minutes. Alors que les voitures de police et les paniers à salade se ramenaient, les Antifas déguerpirent d’un coup en se faisant poursuivre par les policiers. Il y eut une dizaine d’arrestations. Plusieurs ont été relâché.es avec des contraventions exhorbitantes alors que d’autres sont toujours dans les cages du CO Sud.

Les flics qui protègent les fachos, c’est pas nouveau. La scène était tout de même spectaculaire.

Cet après-midi même, le groupe identitaire La Troisième Voie du Québec (une organisation nationaliste identitaire) accueillait Serge Ayoub, alias Batskin, qui devait faire une conférence dans un lieu inconnu. Serge Ayoub fut un skinhead d’extrême droite actif en France dans les années 80-90. Aujourd’hui, il a adapté son discours à des problématiques actuelles plus larges et s’est distancé de la sous-culture skinhead, ce qui rend son argumentaire d’autant plus influant.

Il semblerait que les discours de droite prenne de plus en plus place au Québec en s’intégrant parfaitement dans la ferveur de la fierté nationale cultivée depuis longtemps. Les orateurs touchent des cordes sensibles au sein de la population. Cela n’est pas surprenant; en temps de crise économique, il est trop facile d’accuser et de bâcher l’ennemi intérieur créé de toute pièce plutôt que d’attaquer le système capitaliste dans sa totalité. Impression de Déja Vue ?

Le discours des nationalistes-socialistes de droite veut construire une lutte de classe de travailleurs blanc et s’oppose clairement au capitalisme libéral mondialisé. Il craint tout élément susceptible de diluer la culture pure de la nation blanche et francophone. Le nationalisme québécois est une chose. Le nationalisme blanc en est une autre. Le nationalisme québécois n’a pas de ligne claire autrement que l’amour de la culture québécoise. Plusieurs positions politiques divergentes, tant de droite que de gauche, se retrouvent sous ce parapluie. Quant au nationalisme blanc, il s’accompagne de l’idée de pureté de «l’être civilisé» et de supériorité de la race blanche, justifiant ainsi une hiérarchie sociale des races. Comprendre le nationalisme identitaire tel un discours isolé et superficiel est certainement une erreur puisqu’en fait, il ne fait que rendre visible et honnête les dynamiques des structures sociales historiquement construites d’un monde hiérarchisé où le capital est maître et où les hommes blancs sont privilégiés et dominants. Il s’agit de la plainte de l’homme blanc dominant qui se victimise prétendant se faire envahir par ceux qu’il a toujours méprisé et dominé. Un salaud qui souhaite garder ses privilèges de salaud.

OÏ! OÏ! NIQUE LES FACHOS, LES FLICS ET LE CAPITAL!

Vous trouverez ici un lien vers leur appel à la manifestation:

http://ca.altermedia.info/politique-quebec/marche-nationaliste-samedi-26-novembre-a-montreal_7428.html

 

Source: Sabotagemédia

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 21:44
1-Un message de Denise Hamouri

Mesdames,
Messieurs,
Chers amis,

Alors que mon fils, Salah, devait sortir le 28 novembre, les autorités israéliennes en ont décidé autrement, de manière totalement arbitraire.

Bien sûr vous imaginez la déception énorme qui est celle de Salah et aussi celle de sa famille.

Mais je voudrais vous dire, en notre nom à tous, un « grand merci ». Un grand merci car depuis tellement longtemps vous vous êtes mobilisés en faveur de Salah et de la liberté – la sienne et celle de la Palestine.

Sans vous, qui êtes des dizaines de milliers, on ne parlerait même pas du tout de Salah et on n’aurait même pas fait attention à son sort pourtant injuste et terrible.

Merci vraiment car si Salah n’est pas sorti hier ce n’est pas par manque d’efforts de votre part mais bien malgré ces efforts. Vous n’avez rien à vous reprocher, au contraire vous pouvez être fiers de vous. On voit mieux, du coup, l’épaisseur du mur à percer et le poids et la détermination des forces adverses.

Aujourd’hui on me demande : « Mais que faire pour Salah ? »

Je vous répondrais : continuer à exiger sa libération et à élargir encore et encore le cercle des amis qui peuvent nous rejoindre dans cette cause qui dépasse le cas de Salah. Il sait, mon fils, tout ce que vous faîtes et il vous en est gré. Sachez-le.

Les autorités françaises nous ont contactés et ont contacté Salah en proposant de le placer dans la liste des prochains prisonniers palestiniens qui doivent sortir, théoriquement, à la mi-décembre.

Salah comme nous-mêmes, mon mari et moi, avons tous considéré que si cela devait se faire, il est impensable que l’on demande quoi que ce soit à Salah. Pas d’excuses, pas d’écrits d’aucune sorte, pas de signature, pas d’éloignement de sa terre natale. Sans conditions en un mot.

Nous en sommes-là. Nous n’avons aucune garantie que cela se fera. Mais nous refusons toute idée de discussion quant à sa sortie éventuelle. Cela a assez duré. Il ne s’est pas excusé hier pour « adoucir » sa peine, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va le faire.

Je tenais à vous informer de cette situation. Verrons-nous notre fils à Noël ? Rien n’est fait, rien n’est certain. Nous avons encore besoin de vous !

Merci infiniment pour ce que vous avez déjà fait avec son Comité de soutien.

Denise Hamouri
Jérusalem
Le 29 novembre 2011.

2-PCF : La France doit exiger la libération immédiate de Salah Hamouri

Le PCF demande instamment aux autorités françaises d'intervenir avec la plus
grande fermeté auprès du gouvernement israélien afin d'obtenir la libération
immédiate du citoyen franco-palestinien Salah Hamouri.

Le Président de la République et le gouvernement de notre pays ne peuvent se
soustraire à leur responsabilité.

Toute personne possédant la nationalité
française a droit à la protection des pouvoirs publics contre tous les
arbitraires, contre toutes les répressions, contre toutes les atteintes à
leur liberté et à leur dignité.

Salah Hamouri est victime de la seule loi que les autorités israéliennes
connaissent: la loi de la force et de l'occupation militaire.

La France ne peut l'accepter.

Elle doit exiger la libération immédiate de Salah Hamouri.

Parti communiste français,

Paris, le 29 novembre 2011.

 

 

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 13:28


Les fachos dans les rues de Lyon le 8 décembre prochain

Publié le 28 novembre

Maj le 30 novembre

Diminuer police
  

Pour la quatrième année consécutive, le groupuscule « identitaire » qui a usurpé le nom lyonnais de « Rebeyne » descend dans la rue le 8 décembre, sous le paravent d’une de ses multiples associations-écrans « Les Petits Lyonnais » (!). Une nouvelle manifestation par les organisateurs de la « Marche des Cochons » qui avait provoqué des violences racistes à Lyon.
Petit décryptage des groupes fachos lyonnais.

Cet texte est une ver­sion mise à jour de l’arti­cle publié sur Rebellyon en novem­bre 2010.
Lire aussi : Les liens évidents entre Lugdunum Suum, Petits Lyonnais et les Identitaires

Sommaire :
- Le 8 décem­bre
- Les Petits Lyonnais
- Derrière ces asso­cia­tions, tou­jours les mêmes : les Identitaires
- Identitaires ? Du réchauffé idéo­lo­gi­que sous une couche de publi­cité
- Rebelles, mais pas trop
- Des liens pour aller plus loin


Le 8 décem­bre

Si le 8 décem­bre est aujourd’hui la vitrine mer­can­tile de la ville de Lyon (l’événement est orga­nisé par la mairie depuis 1989), la tra­di­tion popu­laire est pré­sente depuis bien plus long­temps, même si elle n’a jamais pris l’ampleur que cer­tains et cer­tai­nes vou­draient lui donner, ni l’ancien­neté qui lui est sou­vent prêtée.

Loin de remon­ter jusqu’aux épidémies de peste du XVIe siècle comme cer­tains l’affir­ment par­fois, c’est l’inau­gu­ra­tion d’une statue à la basi­li­que de Fourvière en 1852, à l’ini­tia­tive et payée par les bour­geois et nota­bles réac­tion­nai­res de la ville, qui marque le début de cette « tra­di­tion » qui n’a donc rien de popu­laire à l’ori­gine, puis­que le groupe social à l’ini­tia­tive de la statue entre­te­nait dans le même temps l’exploi­ta­tion des canuts et appe­lait à leur répres­sion.

Le sens reli­gieux a depuis long­temps dis­paru en dehors des pro­ces­sions orga­ni­sées par le dio­cèse de Lyon, les­quel­les ne ras­sem­blent plus que quel­ques dizai­nes de per­son­nes.

Les Identitaires ne se joi­gnent pas à la pro­ces­sion catho­li­que mais orga­ni­sent une mani­fes­ta­tion sépa­rée. Le néo-paga­nisme irri­gue en effet depuis long­temps déjà leur cou­rant poli­ti­que, entre­te­nant des oppo­si­tions avec le reste de l’extrême-droite catho­li­que. Pour appa­raî­tre le 8 décem­bre, ils met­tent donc en avant l’aspect tra­di­tion­nel et pré­ten­du­ment popu­laire d’un événement pour­tant bour­geois et reli­gieux... mais pas­sons, leur but est avant tout de pro­fi­ter de la foule pour se faire voir, et faire par­ti­ci­per des per­son­nes qui ne les rejoin­draient pas si les idées poli­ti­ques des Identitaires s’expri­maient au grand jour lors de cette mani­fes­ta­tion.

« Les Petits Lyonnais »

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La manifestation « lugdunum suum » en 2009

Créée en 2008, cette énième émanation des Identitaires sert avant tout à orga­ni­ser cette mani­fes­ta­tion. A part cette der­nière, elle ne compte à son actif qu’un net­toyage de plaque com­mé­mo­ra­tive et des arti­cles sur l’his­toire lyon­naise (sou­vent très orien­tés) publiés également sur Novopress, Fdesouche ou le site Rebeyne. L’URL du site de cette asso­cia­tion (Culturelyon, pré­sente sur les tracts) ren­voie en réa­lité sur un blog de l’héber­geur Haut et Fort, lequel est notam­ment connu pour héber­ger de très nom­breux blogs d’extrême-droite, et entres autres le pre­mier site des Identitaires à Lyon, car comme d’habi­tude, il s’agit d’une asso­cia­tion para­vent.

La stra­té­gie n’est pas neuve pour les Identitaires : faire venir du monde à leur idées par du cultu­rel (cari­ca­tu­ral), du spor­tif (combat uni­que­ment), de l’asso­cia­tif (rare­ment au-delà de la décla­ra­tion de façade) ou, à la limite, de l’huma­ni­taire (pure­ment sym­bo­li­que et sur-média­tisé par leurs soins). Ce qu’ils appel­lent de la méta-poli­ti­que (sic !) reste avant tout une façon un peu hon­teuse de ne pas mon­trer ce qu’ils sont vrai­ment.

Les Identitaires aime­raient d’ailleurs faire croire que leurs idées sont cou­ran­tes parmi la popu­la­tion. Dans ce but, ils mul­ti­plient les struc­tu­res de façade pour leurs diver­ses acti­vi­tés pour faire croire à un réel foi­son­ne­ment de leur milieu poli­ti­que. De Novopress [1], agence de presse fic­tive des Identitaires, à SDF (« Solidarité des Français » - sic) ou encore « Solidarité Kosovo » [2], les grou­pes sont légion mais regrou­pent tou­jours les mêmes per­son­nes. Et faire le tour des bureaux décla­rés de cha­cune de ces asso­cia­tions ou des per­son­nes déte­nant les droits des sites inter­net cor­res­pon­dants est une véri­ta­ble partie de rigo­lade : les mêmes noms se sui­vent, voire s’échangent d’une région à l’autre.

Une anec­dote illus­tre bien notre propos : une autre émanation iden­ti­taire avait orga­nisé il y a quel­ques temps à Lyon un « apéro Facebook » « sau­cis­son-pinard », mais vou­lait faire croire à une ini­tia­tive popu­laire qui ne soit pas pré­pa­rée par des mili­tants.

Les orga­ni­sa­teurs dudit apéro prévu dans le quar­tier de la Guillotière sont inter­viewés par France 3. Parmi les per­son­nes inter­viewées se trouve un jeune homme roux reconnais­sa­ble et bien connu pour faire partie de la direc­tion lyon­naise de « Rebeyne ». Il s’en cache bien pen­dant l’inter­view, et lors­que le jour­na­liste, l’ayant reconnu, le ques­tionne sur son statut au sein des Identitaires et donc le rap­port de son groupe poli­ti­que avec l’ini­tia­tive, il refuse de reconnaî­tre les faits, bafouille et s’emmêle les pin­ceaux dans ses expli­ca­tions.

Derrière ces asso­cia­tions, tou­jours les mêmes : les Identitaires

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Manifestation des identitaires à Paris le 23/10/2010.

Rebeyne à Lyon, Nissa Rebela à Nice ou Projet Apache à Paris, il s’agit en réa­lité des anciens grou­pes des Jeunesses Identitaires : même diri­geants, mêmes mili­tants, mêmes types de pro­pa­gande, pré­sen­tés aujourd’hui comme des grou­pes com­plè­te­ment auto­no­mes et plus axés sur des thé­ma­ti­ques régio­na­lis­tes.

Cette nou­velle déno­mi­na­tion tente de dif­fé­ren­cier dans l’opi­nion publi­que les « Jeunesses Identitaires » du « Bloc Identitaire ». Les pre­miers ayant vu leur pré­si­dent, Phillipe Vardon, condamné par la cour d’appel d’Aix-en Provence pour « recons­ti­tu­tion de ligue dis­soute » en sep­tem­bre 2008. Le Bloc Identitaire, aux pré­ten­tions électoralistes, ne désire évidemment pas qu’on se rap­pelle le passé des mem­bres des deux struc­tu­res au sein d’Unité Radicale, dis­soute par déci­sion de jus­tice suite à la ridi­cule ten­ta­tive d’assas­si­nat de Jacques Chirac par l’un de ses mem­bres, Maxime Brunerie.

Les Jeunesses Identitaires ne se sont pas pour autant trans­for­mées en grou­pes indé­pen­dants, la struc­ture natio­nale a dis­paru devant une autre appe­lée « Une Autre Jeunesse » dont la prin­ci­pale appa­ri­tion s’est résu­mée en une mani­fes­ta­tion de 250 per­son­nes à Paris en octo­bre 2010. Côté déci­sion­nel, les ordres et la hié­rar­chie interne à ces grou­pes res­tent sen­si­ble­ment les mêmes.

Ces chan­ge­ments de déno­mi­na­tion, de struc­tu­res, et par­fois même de choix stra­té­gi­ques met­tent tou­jours en avant la même pro­pa­gande, cen­trée essen­tiel­le­ment sur le trip­ty­que Immigration-Islam-Sécurité, si cher à l’actuel gou­ver­ne­ment. Autant dire que la poli­ti­que actuelle offre une vul­ga­ri­sa­tion de leurs idées à peu de frais... Prenons un moment pour reve­nir sur les gran­des lignes de leur idéo­lo­gie.

Identitaires ? Du réchauffé idéo­lo­gi­que sous une couche de publi­cité

Passons sur le dis­cours policé sur l’iden­tité euro­péenne, natio­nale et régio­nale qui masque mal un racisme vis­cé­ral, l’absur­dité de parler d’« iden­tité char­nelle » comme ils le font nous parait assez claire sur le fond. Cherchons plutôt du côté des prin­ci­pes théo­ri­ques (l’ethno-dif­fé­ren­cia­lisme, expli­ca­tion sur Wikipédia rela­ti­ve­ment biai­sée, on revien­dra plus tard sur cette notion par­ta­gée en partie par d’autres grou­pes consi­dé­rés comme « de gauche ») et de leurs sour­ces (la Nouvelle Droite, la Nouvelle Revue d’Histoire, etc.).

Ces théo­ries ne sont pas arri­vées par hasard au sein de l’extrême-droite. Conscients que se trim­bal­ler les vieux refrains éculés d’une extrême-droite plus tra­di­tion­nelle n’est pas vrai­ment ven­deur, les Identitaires pio­chent du côté de la Nouvelle Droite, émanation du GRECE (pour Groupement de recher­che et d’études pour la civi­li­sa­tion euro­péenne. Dépasser le natio­na­lisme par l’iden­tité euro­péenne, tout en s’oppo­sant à l’Union Européenne. Depuis la fin des années 60 l’extrême-droite s’essaie, sans grand succès, à l’inter­na­tio­na­lisme régio­na­lisé en res­sor­tant le vieux fan­tasme d’un peuple euro­péen cohé­rent. C’est aussi le GRECE qui a élaboré au début des années 70 la théo­rie de la « méta­po­li­ti­que » qui pousse les Identitaires et d’autres à mul­ti­plier les asso­cia­tions pour « faire de la poli­ti­que hors de la poli­ti­que » : l’idée de base de cette théo­rie était de contre­car­rer le fait que leurs idées n’ont pas d’échos posi­tifs dans la popu­la­tion quand elles appa­rais­sent clai­re­ment. On retrouve ainsi parmi les ins­pi­ra­teur des Identitaires des anciens du GRECE comme Guillaume Faye.

La per­cep­tion socio­lo­gi­que, anthro­po­lo­gi­que, des Identitaires est donc des plus nau­séa­bon­des. Leur per­cep­tion his­to­ri­que vaut également le détour. Développant une fas­ci­na­tion pour le « roman natio­nal », notam­ment à tra­vers la vision biai­sée que peut donner de l’his­toire des revues aussi peu sérieu­ses que la NRH (Nouvelle Revue d’Histoire), les Identitaires s’ins­cri­vent dans la droite ligne de l’extrême-droite fran­çaise, celle qui n’a jamais réussi à pren­dre pied chez les his­to­riens et les archéo­lo­gues en raison de sa vision archaï­que de l’his­toire natio­nale. Mais les Identitaires ont également mis en avant une volonté de s’appro­prier des sym­bo­les his­to­ri­ques plus mar­qués à gauche, plus popu­lai­res, comme les canuts à Lyon ou les « apa­ches » à Paris. La situa­tion donne des résul­tats sur­pre­nant puis­que par exem­ple le 8 décem­bre, les Identitaires se récla­mant des révol­tés du XIXe siècle lyon­nais en fêtent les bour­reaux [3]. Dur de trou­ver une cohé­rence his­to­ri­que là-dedans...

Rebelles, mais pas trop...

Finissons sur une note iro­ni­que, si les Identitaires aime­raient être les « apa­ches » de notre société, il n’en oublient pour­tant pas d’appe­ler « la police avec nous » alors qu’ils mani­fes­taient dans les rues de Lyon après les émeutes de l’automne 2010 (on ne les a guère vus venir nous voir pen­dant). Ces rebel­les moder­nes venaient donc « aider la police » à « finir le tra­vail ».

Ils sont tel­le­ment rebel­les qu’ils en vien­nent doré­na­vant à par­ti­ci­per aux élections, à l’image de leur modèle ita­lien (la Ligue du Nord). Ainsi le Bloc Identitaire, la struc­ture « propre », s’est-elle implan­tée à Lyon en plus de Rebeyne, et elle par­ti­cipe déjà ailleurs aux élections loca­les. Après avoir par­ti­cipé aux élections à Nice (seule élection où leur score ne fut pas ridi­cule) ils avaient annoncé la can­di­da­ture d’un « jeune euro­péen de souche », aux élections pré­si­den­tiel­les de 2012, c’est chose faite, et Arnaud Gouillon, ce vain­queur en puis­sance n’aura fina­le­ment tenu que quel­ques mois avant de se reti­rer « pour rai­sons finan­ciè­res », entre la ren­contre de Fabrice Robert (pré­si­dent des Identitaires) avec l’état-major du FN, et l’inca­pa­cité de ces der­niers à récu­pé­rer les 500 signa­tu­res tant dési­rées...

On pour­rait passer des heures à détailler leur évolution poli­ti­que, notam­ment le pas­sage de cer­tains de leurs mem­bres de l’anti­sé­mi­tisme d’Unité Radicale au pro-sio­nisme, leur logi­que vis-à-vis du marché du RAC (Rock Against Communism, scène musi­cale néo-nazie) autour du label Alternatives, ou encore leurs ten­ta­ti­ves d’implan­ta­tion dans le milieu Hooligan… Mais ils ne valent pas la peine que nous nous étendions ici sur ces points, tout juste cet arti­cle aura-t-il eu pour but de remet­tre dans un contexte plus large l’ini­tia­tive Lugdunum suum ; ceux qui dési­re­raient aller plus loin trou­ve­ront ci-des­sous des liens pour appro­fon­dir la ques­tion.

Aujourd’hui comme hier : no pasa­ran !

Pas de fachos dans nos quar­tiers,
Pas de quar­tier pour les fachos !

Des liens pour aller plus loin :

Les arti­cles trai­tant de la mani­fes­ta­tion Identitaires du 14 mai der­nier à Lyon :
- A Lyon dans la rue - et sous la pluie - contre les racis­tes et leurs cochon­ne­ries
- Rassemblement des fas­cis­tes isla­mo­pho­bes : le point sur les vio­len­ces racis­tes et poli­ti­ques dans tout Lyon

A propos du « vieux Lyon » où se situe le local des Identitaires :
- [Reportage] L’extrême droite à Lyon, témoi­gna­ges de vic­­ti­­mes
- Le Vieux Lyon ne veut pas deve­nir « Facho-land »

- Un arti­cle de nos cama­ra­des de RELEXes, docu­menté, écrit en 2007 et mis à jours en 2010, tente une syn­thèse sur les iden­ti­tai­res : Identitaires, Bloc Identitaire, Jeunesses Identitaires : La soupe aux Vardon
Sur le même site, d’autres arti­cles sur la ques­tion :
- De l’apéro sau­cis­son-pinard au ras­sem­ble­ment du 18 juin : retour sur une mani­pu­la­tion réus­sie du Bloc Identitaire
- Une Autre Jeunesse ? (retour sur la cam­pa­gne éponyme et la mani­fes­ta­tion pari­sienne)
- Pour une his­toire des Identitaires avant les Identitaires, lire :
Collectif, Bêtes et méchants, petite his­toire des jeunes fas­cis­tes fran­çais, Paris, Éditions Reflex, 2002.

- Un autre site d’infor­ma­tion sur l’extrême-droite fran­çaise, tenue par des jour­na­lis­tes du monde : Droites Extremes

- Coté vidéo, pour une mise en pers­pec­tive des logi­ques de l’extrême-droite euro­péenne, voir le docu­men­taire Europe : ascen­seur pour les fachos (2009, Barbara Conforti & Stéphane Lepetit, Agence CAPA)

- Aux côté de REFLEXes, l’indé­mo­da­ble Barricata, zine du RASH Paris reste également une mine d’infor­ma­tion inté­res­sante.

- Retrouvez tout les arti­cles de Rebellyon.info sur le sujet dans la rubri­que « Fachos ».

Notes

[1] Présenté comme une agence de presse officielle, elle fait suite à la tentative d’Altermedia partagée par les Identitaires français et l’extrême-droite belge. Notons que dans la course à la réacosphère il apparaît que les « zids » aient perdu face à Fdesouche

[2] Notons à propos de Solidarité Kosovo que le candidat malheureux des Identitaires à l’élection présidentielle, Arnaud Gouillon, anciennement à la tête de cette association, a laissé la direction de cette association à une membre du bureau des « Petits Lyonnais »...

[3] Comme à Paris pour le Sacré-Cœur, la décision de construire la basilique de Fourvière fut prise quelques semaines après l’insurrection lyonnaise de la Commune de Lyon, en 1870. Sur la Commune de Lyon, voir cet article.

 

Source: Rebellyon

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 20:08

Suite à l’appel à une marche de nuit non-mixte contre les violences sexistes, c’est environ 300 personnes, des nanas et des trans, qui ont manifesté de la place de la Guillotière aux pentes de la Croix-Rousse, en passant par St Jean et Terreaux. Une manifestation dynamique, résolument offensive, que n’ont freiné ni les remarques sexistes, ni les provocations fascistes.
Les nuits, les rues sont à nous !


La rue nous appar­tient

Image

Départ de la manif place du pont, à la Guillotière.
A vu de nez, 200 à 300 meufs, goui­nes et trans. Pas de partis, ni de syn­di­cats, juste des per­son­nes qui ont la rage et qui en ont marre des vio­len­ces patriar­ca­les.
Après quel­ques consi­gnes de sécu­rité (à signa­ler que la manif n’a pas voulu de ser­vice d’ordre), on se dirige sur Bellecour, puis Saint-Jean, Terreaux et enfin place Colbert, malgré une pré­sence poli­cière visi­ble, en mode pro­tec­trice.
Patriarcat, quand tu nous tiens...
Les pre­miers fumi­gè­nes cra­quent sur le pont de la Guill’, direc­tion Bellecour. Halte chan­tante à Bellecour sous les yeux éberlués des tou­ris­tes et des fêtard-e-s, preuve si il y en avait besoin que des meufs, goui­nes et trans qui occu­pent l’espace public, bruyam­ment, visi­ble­ment, dans une société où nous sommes habi­tuel­le­ment invi­si­bles, ça choque et ça inter­pelle.
Les chan­sons et les slo­gans fusent, du genre « non-mixité, nous fait pas chier », ou « les nuits, les rues, sont à nous ».

« Saint-Jean est à nous »

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Arrivée sur Saint jean... Et ouais, une manif non-mixte qui passe par Saint-Jean, ça a de la gueule !
Les fumis cra­quent autour de la ban­de­role de tête à notre arri­vée, on ne passe pas ina­perçu ! Entrée rageuse, à la lumière des fumis avec le tra­di­tion­nel « fachos, cathos, vous nous cassez le clito... ». La ten­sion monte d’un cran au vu des fafs qui rodent un peu par­tout. Arrivée triom­phale devant la cathé­drale où nous n’avions pas pu remet­tre les pieds depuis les affron­te­ments du kiss-in LGBT.
Deux mecs font les relous, et essayent d’entrer dans le cor­tège en se fou­tant de la gueule des mani­fes­tant-e-s. Mais ils par­tent en cou­rant se réfu­gier der­rière les flics quand on les jette du cor­tège à 50. C’est sûr, cette nuit, ensem­ble, nous sommes invin­ci­bles !
Alors on a fait le tour de la place dans une espèce d’eupho­rie triom­phante en hur­lant « St Jean est à nous » ! Dans le contexte lyon­nais actuel, ça a d’autant plus de force. Et de fait, c’est nous qui occu­pons « leur » place !
Puis, on reprend les quais de Saône, direc­tion Terreaux.

« Femmes voi­lées, femmes exhi­bées, soli­da­rité ! »

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Là, une dizaine de fafs nous atten­dent, der­rière les quel­ques keufs qui sui­vent la manif depuis le début. Casqués, armés, en mode « Zieg Heil » ; mais à 10 comme à 100, cette nuit, ils nous font pas peur... On avance tou-te-s en leur direc­tion, la rage au ventre, prêt-e-s à tout défon­cer. Les keufs ne com­pren­nent plus rien, ils ne s’atten­daient sûre­ment pas à ce qu’une bande de meufs, goui­nes et trans déci­dent de char­ger les fafs. Après quel­ques ins­tants de face à face, les decks en moto dis­per­sent les nazillons. A ce sujet, les nervis nous ont montré à quel point leurs atta­ques contre les « méchants musul­mans qui enfer­ment les femmes » sont cohé­ren­tes quand ils atta­quent une manif contre les vio­len­ces sexis­tes... Bouffons ! On conti­nue la manif, en chan­sons et slo­gans. Des per­son­nes res­tent atten­ti­ves aux fachos, qui ne réap­pa­rais­sent fina­le­ment pas. Faut dire que la BAC a enva­hit le quar­tier depuis la confron­ta­tion sur les quais.

« Contre le patriar­cat, je me lève et je me bats »

On conti­nue sur les Terreaux, plu­sieurs mecs relous font chier sur le chemin, mais ils déga­gent vite, en même temps, ils ne font pas le poids ! Montée des pentes triom­phale, on a pris la rue, Saint Jean, on a su se pro­té­ger, se défen­dre, faire face quand il le fal­lait et cette nuit on a gagné...

On finit place Colbert, puis cer­tain-e-s mani­fes­tant-e-s vont dans un lieu liber­taire des pentes où une fête non-mixte est orga­ni­sée.

Malgré quel­ques trucs relous, comme par exem­ple l’insis­tance des orga­ni­sa­tri­ces à vou­loir abso­lu­ment qu’on reste « der­rière la ban­de­role », comme si on était à l’école, et le fait qu’on ait clai­re­ment suivi les flics tout le temps de la manif, ce moment était vrai­ment fort.
Qu’une manif non mixte prenne Saint-Jean, qu’on aille au devant des fafs, sans SO ni gros bras pour nous « pro­té­ger », c’est une belle démons­tra­tion de force. Malgré les oppres­sions sexis­tes/homo­pho­bes/trans­pho­bes qu’on subit au quo­ti­dien, on n’est pas et on ne sera jamais des vic­ti­mes.
Meufs, goui­nes, trans, on s’appro­prie les rues, la nuit, l’espace public et par la force si il le faut. On était là et on revien­dra !

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On est fort-e et fièr-e et soli­daire et en colère !

 

Source: Classe contre Classe

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:18

Besak et la Franche-Comté sont antifasciste ! Rassemblements et concert antifascistes à l’occasion du procès du Front Comtois 3, 7 et 8 Décembre 2011

- SAMEDI 3 DECEMBRE, 14H : RASSEMBLEMENT ANTIFA BESANCON - esplanade des droits de l’homme (place de la mairie)

- MERCREDI 7 DECEMBRE, 19H30 : CONCERT ANTIRACISTE AUDINCOURT - salle des 3 oranges

- JEUDI 8 DECEMBRE, 9H : RASSEMBLEMENT ANTIFA MONTBELIARD - devant le TGI, ZUP de la petite hollande

Fascistes du Front comtois / Etat réactionnaire : Même combat !

Ce Jeudi 8 Décembre 2011 se tient le procès du Front Comtois, groupuscule de la frange la plus dure de l’extrême-droite. Cette organisation fasciste comparaît pour des textes négationnistes et des affiches à caractère raciste. Des associations de la gauche institutionnelle dont SOS Racisme ont déposé plainte contre elle. Nous ne sommes pas venu ici apporter notre soutien à cette plainte. Celle-ci entraînera, au maximum, la dissolution du Front Comtois qui se reformera sous un autre nom. Nous sommes venu.e.s dire que, malgré quelques procédures judiciaires, l’État est complice de la montée du fascisme et du racisme en France : il montre l’exemple. Ainsi, ce sont suppressions d’aides sociales aux parents immigré.e.s, rafles et expulsions de sans-papiers et de Roms qui sont autant d’encouragements donnés à ces groupuscules.

L’extrême-droite a toujours tenu des discours sociaux et populistes, discours avec lesquels elle renoue vigoureusement en cette période de crise. Mais dans les faits elle a toujours appliqué une politique économique défendant les intérêts des plus riches, tout comme le font nos gouvernants actuels. Méfions-nous, l’extrême-droite sait tirer profit de cette période réactionnaire : elle se visibilise et va jusqu’à agresser physiquement et ouvertement des personnes de certaine couleur et des militant.es politiques, notamment à Lyon où celle-ci agit sous l’impunité policière et dernièrement dans le Nord où elle s’en est pris à des militant.e.s.

Peu importe cette décision de justice, il s’agit dès maintenant de s’organiser de manière durable et concrète contre le fascisme. Celui-ci est impulsé par le capitalisme, le patronat et l’État ayant tout intérêt à diviser les travailleur.euse.s et la population. Les luttes sociales doivent être vigilantes face aux corruptions et aux exactions fascistes qui tentent de s’infiltrer pour casser toute organisation populaire et tout mouvement social.

Soyons vigilant.e.s, Militons ensemble ! Ne réécrivons pas les mêmes horreurs de l’Histoire, ne laissons pas passer le fascisme !!!

Le tract commun CNT – FA – SCALP – Libertaires.

Concert organisé par le Collectif Antifasciste de Montbéliard

 

Source: Indymédia Paris

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:07

La grève générale : une force immense pour mettre en échec le « Pacte d'agression » et sauver le pays

 

Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

111125_greve_Portugal.jpg1– Dans des milliers d'entreprises et de lieux de travail, des millions de travailleurs ont exprimé aujourd'hui un « Non au pacte d'agression » combatif, lors d'une journée mémorable pour la défense des droits des travailleurs et d'un Portugal développé et souverain.

 

La grève générale convoquée par la CGTP-IN et qui a pu mobiliser très large, a constitué une réponse forte à la plus grande offensive depuis l'époque du fascisme. Une grève contre l'exploitation et la paupérisation, contre le cap du désastre national que le PSD, le CSD et le PS, soumis aux intérêts du grand capital national et international, veulent imposer au Portugal.

 

Une Grève générale qui est un grand moment dans l'histoire de la lutte des travailleurs et du peuple portugais, expression de l'intense lutte de classes engagée dans notre pays, affirmation patriotique et démocratique, élément de mobilisation et de confiance dans la lutte pour un Portugal avec un avenir.

 

2– Le PCP insiste sur l'ampleur nationale de la Grève générale. Dans tout le pays – sur le continent et dans les régions autonomes – et dans l'ensemble des secteurs d'activité, le succès de cette grève s'est traduit par une adhésion significative du côté des travailleurs à l'appel de la CGTP-IN, et par un vaste mouvement de solidarité et de soutien de la part d'autres couches de la population.

 

La Grève générale a été particulièrement suivie dans le secteur productif, par exemple : dans le secteur automobile, l'Auto-Europaet tout son complexe industriel, Renault-Cacia, Exide, Visteon, Delphi ; dans le secteur de la métallurgie et de la construction mécanique, avec les Chantiels navals de Viana do Castelo, Lisnave, l'Arsenal d'Alfeite, Browning, Sacti et Sacometal; dans le secteur du bouchonavec le groupe Amorim; dans le secteur textile, du vêtement et des chaussures avec Carveste, le groupe Paulo de Oliveira, Trekar, Califa, Huber Trico; dans le secteur de l'alimentaireet de boissonsavec Central Cer; dans le secteur du céramique, du ciment et du verreavec Saint-Gobain(Covina), Vista Alegre, Secil.

 

Le PCP insiste sur la portée de la forte adhésion à la grève dans le secteur des transports, comme à la CP (chemins de fer), la Refer (réseau ferré), l'EMEF (maintenance ferroviaire), dans le Métro de Lisbonne, le Métro de Porto, à la Soflusa (transport fluvial), la Transtejo (ferry) et dans des dizaines de compagnies de bus comme chez Carris, dans les transports de Porto, du sud du Tejo (TST), de Braga, de Barreiro, de Coimbra et d'Aveiro. La fermeture de tous les ports maritimes et de la plupart des ports de pêche et la fermeture des aéroports et du transport aérien, avec l’annulation de 600 vols.

 

Le PCP souligne également la réponse magnifique apportée par les travailleurs de l'administration publique centrale et locale avec des taux de grévistes qui ont atteint des niveaux historiques, avec la paralysie totale ou pratique dans quasiment tout le pays de la collecte des déchets, et d'autres services publics comme ce fut le cas dans le secteur de la santé avec une forte adhésion des travailleurs du secteur, et dans le secteur de l'éducation avec la fermeture de centaines d'écoles.

 

Le PCP attache beaucoup d'importance à la mobilisation dans ces divers secteurs et entreprises et à l'expression de la rue qu'a permise la Grève générale, dans des milliers de piquets de grève dans tout le pays, de points d'information, de rassemblements et de manifestations qui ont fait de cette journée de lutte un formidable travail collectif.

 

3 – L'extraordinaire participation constatée est d'autant plus à valoriser qu'elle s'est construite sous une pression, une répression et un chantage de plus en plus intenses. Cette Grève générale constitue une défaite de la campagne idéologique cherchant à présenter la politique de recul social comme inévitable et la lutte comme inutile ; une défaite du chantage constitué par l'imposition de services miniums illégitimes qui cherche à conditionner le droit de grève et du recours illégal aux forces de sécurité – police et gendarmerie – afin de masquer la violation du droit de grève. Une Grève générale qui, dans le même temps, constitue une victoire sur le conditionnement économique, les menaces de licenciement, de suppression de rémunérations et de primes, la répression et l'intimidation, notamment envers les travailleurs sous contrat précaire. Une grande démonstration de force, de détermination et de combativité sereine qui a triomphé des tentatives d’intimidation et des provocations délibérées tentant de minimiser son ampleur et tout le sens de la construction d'un avenir meilleur. Une grève générale qui est, en soi, une affirmation de dignité et de combativité de la part de millions de travailleurs qui ont renoncé à un jour de leur salaire pour défendre et réaffirmer l'importance supérieure de la protestation contre la détérioration de leurs conditions de vie et de l'action pour sauver le pays du désastre.

 

Dans un pays marqué par plus de 35 ans de politique de droite, sujet au processus d'intégration capitaliste de l'Union européenne, victime de la nature du capitalisme et de sa crise, la Grève générale a exprimé une exigence, ferme et largement partagée, de rupture avec la situation actuelle.

 

4 – Le PCP salue les millions de travailleurs qui ont participé à la Grève générale.

 

Nous saluons en particulier les milliers de jeunes qui ont fait grève pour la première fois, un élément d'une valeur politique inestimable qui ouvre des perspectives pour l'avenir.

 

Nous saluons la CGTP-IN et toutes les organisations représentatives des travailleurs, l'ensemble des militants, délégués et dirigeants syndicats qui ont construit cette forte journée de lutte, réaffirmant le rôle incontournable du Mouvement syndical unitaire qui, avec sa force et son identité, a constitué une force sociale immense indispensable à la construction d'une vie meilleure, à un pays de progrès et de justice sociale, une composante indispensable du processus de rupture avec les politiques de droite.

 

5 – Soumis aux intérêts du grand capital et aux diktats des grandes puissantes de l'Union européenne, le Gouvernement, les partis qui soutiennent le Pacte d'agression, le Président de la République qui défend la politique actuelle, ont reçu aujourd'hui une condamnation ferme et sans équivoque.

 

Une grève qui, contribuant à l'isolement croissant de ceux qui volent le peuple et coulent le pays, pose de façon incontournable une nouvelle phase dans le développement de la lutte de masses qui, tôt ou tard, mettra en échec les objectifs du gouvernement et du grand capital.

 

Ce qui sort renforcé de la Grève générale, c'est une confiance inébranlable pour poursuivre, dans chaque entreprise et chaque lieu de travail, dans chaque localité, dans chaque secteur d'activité, la poursuite de la lutte avec des actions spécifiques et convergentes. Le PCP insiste dès maintenant sur la journée de lutte qui sera organisée mercredi prochain, 30 novembre, devant l'Assemblée de la République pour le jour du vote final du Budget de l’État de 2012.

 

6 – Le PCP, solidaire de la grève générale, réaffirme son engagement de toujours avec les travailleurs et le peuple portugais. La lutte qui va suivre sera encore plus dure, mais la force et la détermination que cette Grève a démontré nous apporte la conviction qu'il n'est pas seulement nécessaire mais possible de réaliser une politique patriotique et de gauche qui contribue à sauver le pays du cap du désastre qu'on cherche à lui imposer.

 

Source: PCF, section Paris 15ème.

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 12:30

ALERTE - Il est de plus en plus urgent de se préoccuper de la Justice !

 

Une amie (non avocate ni magistrate, ni cadre sup’, ni adhérente au FN, je le précise, c’est important) me fait passer il y a quelques jours le texte d’une pétition intitulée "Pacte 2012 pour la justice " et rédigée en ces termes :

  • "Attendu que les victimes ont moins de droits que leur agresseur à toutes les étapes de la procédure judiciaire ;
  • Attendu que la sanction est aléatoire et négociable pour le délinquant alors qu’elle est automatique pour l’automobiliste ;
  • Attendu que 80 000 peines de prison ferme ne sont pas exécutées faute de place, et que les condamnés purgent rarement plus de la moitié de leur peine ;
  • Attendu que des criminels objectivement dangereux sont remis en liberté sans surveillance ;
  • Attendu qu’une partie du monde judiciaire est déconnectée des préoccupations du peuple français alors qu’il juge en son nom ;"

A la lecture de ce texte, les bras m’en sont littéralement tombés.

Surtout lorsque je constatais que cette pétition avait déjà été signée par plus d’un million quatre cent mille personnes à ce jour, si j’en crois le site web de l’initiative !

Son caractère outrancier, excessif, voire, carrément mensonger (les victimes ont "moins de droits" que les agresseurs ? comment donc ? la sanction est "négociable et aléatoire" pour le délinquant ?), sans compter les contre-vérités qui, bien qu’affirmées et répétées, n’en deviennent pas vraies pour autant, qui tendent à stigmatiser les magistrats, ces nouveaux boucs-émissaires (parmi d’autres) de l’ensemble d’un système (magistrats qui, c’est bien connu, condamnent des innocents et relâchent des coupables défendus par des salauds d’avocats alors que la gentille police nationale a fait elle ses meilleurs efforts pour rechercher et attraper les vilains coupables), sinon l’ensemble de ce qui est présenté ici comme un "monde judiciaire" (dont, personnellement, je serais bien en peine de dire ce qu’il recouvre et jusqu’où il va ou sur quoi ce qualificatif ensembliste est fondé...) décrit comme "déconnecté du peuple français (sic)"...donc, "à côté du peuple français" (on notera au passage que le "peuple non-français" n’est pas concerné...suivez mon regard).

Bref, pour le dire clairement, le texte dans son ensemble sent mauvais son idéologie d’extrême-droite.

D’abord parce qu’il prétend embrasser la cause des victimes en se faisant apôtre d’une "sévérité" prétendument absente du cadre actuel (ça, c’est l’argument "facile" et bien connu, évidemment sous-tendu ici : les gens "de gauche" seraient laxistes et injustes, irresponsables, les gens "de droite" seraient sévères et justes, et responsables).

Notons au passage que c’est toujours plus pratique, plus noble, plus beau, et plus facile d’embrasser la cause des "victimes" que celle des "coupables"...Il est beau et fort, le "Chevalier blanc" !

Ah, que le monde serait merveilleux s’il n’y avait plus tous ces "coupables" en liberté, n’est ce pas ma bonne dame ?

Mettant à l’œuvre une pensée totalitarisante, réductrice, ce texte simplifie à l’extrême, en l’isolant comme un "corps autonome" un sujet très important, propice à susciter l’émotion (surtout de nos jours que les mass-médias ont embouché quasi quotidiennement les trompettes du fait divers érigé en information nationale, d’Agnès, au petit garçon tué dans une machine à laver...) mais qui ne peut malheureusement pas être réglé comme cela est prétendu, en 4 coups de cuiller à pot.

Parce qu’il présente sous un jour tellement simpliste un sujet qui comporte évidemment plusieurs volets, un sujet qui demanderait justement que soient ouvertes plusieurs pistes de réflexion, ce texte n’est pas une "simple réflexion", c’est un acte de propagande délibéré pour un Etat-policier, et disons-le franchement, pour un fascisme qui ne veut pas dire son nom.

(Derrière ce texte, par exemple, des personnes qui disent que l’on manque de prisons en France ! A quand la proposition du rétablissement de la peine de mort ? A ce rythme, ça ne devrait pas tarder...).

Ce texte est propulsé par une association appelée "Institut pour la Justice", fondée par un ex-policier, père d’un jeune homme malheureusement décédé suite à une agression.

Je ne reviens pas sur cette histoire, Maître Eolas le fait mieux que moi de façon critique et relativement objective ici et il est conseillé de lire son papier. (http://www.maitre-eolas.fr/post/201...) -L'UPAC vous conseille vivement de le lire, c'est un peu long et technique mais très instructif)-.

La liste des soutiens de cette pétition est révélatrice et absolument édifiante.

On y trouve par exemple Maître GOLDNADEL (que les défenseurs de la Palestine connaissent bien) ou le Président de l’association "Police/Victimes" (association qu’on ne présente plus...).

Là encore, le fond idéologique apparaît rapidement, "cousu de fil blanc".

Et pendant ce temps, nous, communistes, socialistes, face à cette contre-offensive idéologique de moins en moins souterraine, que faisons-nous ?

Et bien c’est simple, malheureusement. Nous ne faisons rien, nous ne disons rien.

Pire, quand certains d’entre nous "font", c’est pour courir derrière ce type d’association et reprendre à "notre" compte les arguments et questionnements développés par ce genre d"officine !

PAS UN parti ou groupe, de la gauche ou de l’extrême-gauche n’a encore jugé opportun de se saisir de cette question brûlante qu’est "la Justice et l’Etat" et d’en faire une cause importante, "nationale" comme on dit.

Tropisme économiste ? Ouvriérisme mal refoulé ? Conception de l’Etat et de ses appareils complètement à côté de la plaque ? Un peu tout ça ?

Nous nous concentrons exclusivement sur "les questions économiques" (et la plupart du temps de façon purement électoraliste et sans remise en question du cadre institutionnel donné par la bourgeoisie...).

L’euro. La dette. Le salaire...

Loin de moi l’idée de dire que tout ceci n’est pas important, évidemment non !

Nous participons tous à cette bataille pour que la lutte des classes se déroule et se renforce là où elle doit d’abord se dérouler, c’est à dire d’abord sur le lieu d’exploitation, sur le lieu d’affrontement direct du capital vs le travail. Il ne s’agit donc pas pour moi de prôner sur ces sujets un quelconque renoncement (je serais plutôt pour une offensive d’ampleur, mais c’est un autre sujet...).

Mais voilà.

La lutte contre le capitalisme, et contre son état d’exacerbation qu’est le fascisme, c’est AUSSI une lutte idéologique, qui passe, qu’on le déplore ou pas, par ce sujet du "Droit" ,de la "Justice", largement entendu.

La Justice est à la fois un appareil et un véhicule idéologique.

Et après on nous expliquera "à gauche" qu’en 2007 "on a perdu la bataille des idées" ? Parfait ! C’est VRAI. Sauf qu’on continue !

Depuis des mois, sinon depuis des années, je dis, sans relâche, que c’est aussi notre rôle à nous communistes d’aborder de front ces sujets. Je dis que c’est notre rôle de lutter contre l’Etat bourgeois (et pas seulement contre le Capital dans les rapports d’exploitation directs), et de taper sec sur les piliers qui le tiennent. Et que certains de ces piliers s’appellent Justice, Police, Contrôle.

Des mois, sinon des années, que j’en appelle à la création de "Comités locaux de protection et de défense des droits et des libertés".

Des mois que nombreux camarades auto-patentés "100% cocos" me traitent de gauchiste et m’expliquent doctement que j’ai rien compris et que ce ne sont pas des "sujets de lutte de classe" !

Que"ça n’intéresse pas les masses" !

Que "ça n’intéresse vraiment pas les prolos" !

Des mois qu’on me répond que ce sont des préoccupations petit-bourgeoises et que de toute façon, il faut "détruire le système" (oh mais que oui, c’est d’ailleurs ce que font les fascistes. Mais notre manière de le détruire est-elle la même que la nôtre ? J’ose espérer que non...).

Dommage (ce n’est rien de le dire), nous allons nous retrouver le bec dans l’eau et face à une montée, une incrustation des idées fascistes dans la société qu’on ne sera bientôt plus en état ni d’endiguer ni de combattre. Et nous en serons, comme de bien entendu, les premières victimes, nous, syndicalistes, militants, ouvriers de la cause révolutionnaire et progressiste !

Évidemment, la technique du fascisme pour s’approprier les idées de Justice afin de les tourner contre les exploités pour MIEUX SERVIR LE CAPITAL, est connue, c’est toujours la même.

On dénonce les victimes des méchants magistrats et avocats, et on oublie les victimes des violences et des abus policiers, que l’on va jusqu’à honorer.

On réintroduit dans les consciences l’idée que la Force doit primer sur le Droit. Et que la Force est légitime à partir du moment où elle est Légale. C’est comme cela qu’on en arrive à ne plus combattre. Parce que "c’est légal".

Une question au passage : le IIIème Reich avait légalisé la déportation, l’internement et l’élimination de ce qu’il considérait être "ses" criminels, "ses" parasites, "ses" anormaux, "ses" déviants. Cette légalisation rendait-elle pour autant tout cela acceptable et juste ?

On sait bien que ce que cherche le fascisme, derrière un soi-disant combat contre la délinquance et la criminalité de "droit commun", ce n’est pas une meilleure politique pénale, une meilleure justice, une meilleure "protection des victimes".

Le fascisme ne chercher qu’à établir la Force et l’Ordre comme mesure de tous actes d’un gouvernement fasciste.

Quoi de plus simple pour s’immiscer dans les consciences que d’emprunter la voie de la dénonciation du crime ou du délit de droit commun et de faire de chacun une victime potentielle ?

Mais voilà, si nous sommes potentiellement "tous victimes", qui sont les potentiellement "tous coupables" ? Comment va s’exercer la "prévention" qui ira avec cette façon de concevoir une société, la vie ?

Mais surtout. Avec ce gouvernement qui légitime la Force et l’Ordre, que fait le fascisme ?

Il protège mieux la veuve et l’orphelin ?

Que nenni !

(Certes, il faut dire que, "bizarrement", les statistiques des gouvernements fascistes en matière pénale, ça ne court pas les rues - surtout en période de guerre - , mais on peut vérifier quand même que ni la délinquance ni la criminalité ne régressent en dépit de "la Force et l’Ordre"...)

Nous pouvons d’ailleurs vérifier nous-mêmes, de nos jours, que l’État policier dans lequel nous sommes installés progressivement depuis les lois dites "PERBEN", état aggravé avec l’élection de l’ancien Ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy, ne protège pas plus (voire, au contraire, développe les conditions sociales et économiques d’une flambée de délinquance et de criminalité...) qu’un autre, plus libéral !

Alors, que fait le fascisme de cette "cause de toutes les victimes", de cette manipulation idéologique de chacun contre tous, de ce délire paranoïaque collectivisé et de cette hystérie sécuritaire ?

Il s’en sert, pardi !

Il s’en sert pour légitimer la Force et l’Ordre à des occasions dont le caractère délictueux saute bien moins aux yeux que l’agression d’une petite fille ou le meurtre d’un bijoutier...

Oui, pendant ce temps, le fascisme permet SURTOUT une aggravation de l’exploitation des prolétaires. Il permet aussi la diversification des modes d’exploitation des prolétaires.

Il permet une répression accrue, permanente, constante et "légale" de "tout ce qui dépasse" et entraverait cette exploitation. Il permet de museler la libre expression des idées politiques. Il permet d’empêcher la constitution des associations et des syndicats. Il permet, le cas échéant, le rétablissement du travail forcé, également, c’est pratique. Il y a déjà des dizaines de milliers de prisonniers "de droit commun" dans ce pays qui y sont soumis et qui travaillent gratuitement pour le grand capital... )

Amis, camarades, le fascisme est à nos portes.

Il ne faut pas lui ouvrir.

Il faut le combattre.

Il faut impérativement dénoncer ce "Pacte pour la Justice", organiser la contre-propagande et armer d’urgence notre combat global sur ce sujet.

Source: Bellaciao

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 18:17

 

 

28
11-2011
 

L e développement fiévreux du mouvement des « indignés » américains (« Occupy Wall-Street ») a plongé la classe dirigeante de ce pays dans un profond désarroi. Tant qu’ils n’étaient qu’une poignée de militants occupant le parc Zuccotti de Manhattan, mi-septembre, les médias capitalistes et la société officielle les traitaient avec une curiosité teintée de mépris. Mais à présent que le mouvement a grandi et gagné de nombreuses villes, la condescendance a laissé place à la peur et la haine. Les manifestants sont dépeints comme une bande de marginaux dénués de toute conscience politique : des « clowns », des « fainéants » et des « parasites » à la recherche de sensations fortes. Ces insultes ne peuvent qu’alimenter la légitime colère des centaines de milliers de jeunes et des travailleurs qui se sont mobilisés contre un système injuste et pourrissant.

D’autres commentateurs bourgeois font preuve d’un peu plus de subtilité. Ils disent « comprendre » le mouvement, mais ne se lassent pas d’en souligner l’hétérogénéité politique. Quel est son programme ? Quelles sont ses idées ? Et d’en conclure que tout ceci est bien sympathique, mais soyons sérieux : il faut laisser aux professionnels de la politique le soin de régler les problèmes. C’est notamment le discours de nombreux dirigeants démocrates, qui pensent aux élections de 2012.

Il est vrai que toutes sortes d’idées circulent sur les places occupées des grandes villes américaines. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Il n’y a pas d’organisation de masse, aux Etats-Unis, qui propose un programme et des idées claires pour combattre le capitalisme. Les Démocrates mènent la politique de rigueur que les indignés contestent. Les dirigeants syndicaux soutiennent les démocrates. D’où les manifestants pourraient-ils tirer un programme révolutionnaire cohérent ? Soit dit en passant, cette remarque s’applique également aux indignés grecs et espagnols, qui se méfient à juste titre des dirigeants réformistes.

A ce stade, le mouvement est nécessairement hétérogène. Mais il n’en est pas moins potentiellement explosif. Au fond, le slogan « nous sommes les 99 % » exprime la conscience du fait que la richesse et le pouvoir sont concentrés en un tout petit nombre de mains, c’est-à-dire celles des 1 % restant. Et la conclusion logique de ce slogan, c’est que les 99 % doivent prendre le contrôle de ce pouvoir et de ces richesses.

La fin du rêve américain

Pendant des décennies, les Etats-Unis ont semblé immunisés contre une intensification de la lutte des classes. Cette situation avait une solide base économique. La Deuxième Guerre mondiale n’avait pratiquement pas entamé les ressources économiques de ce gigantesque pays. Au contraire, elle avait ouvert au capitalisme américain d’immenses marchés, dont la « reconstruction » de l’Europe et du Japon. Il a émergé de la guerre dans la position de premier créditeur au monde. Ses coffres abritaient 60 % des réserves d’or de la planète. L’impérialisme américain ne cessait d’accroître sa « sphère d’influence ». Il tirait d’énormes profits de l’exploitation brutale des ressources et des peuples des quatre coins du globe. Par la suite, l’effondrement de l’URSS, la restauration du capitalisme en Chine et l’ouverture de l’économie indienne lui ont ouverts de vastes marchés.

Tels étaient les fondements matériels du « rêve américain ». Et ce n’était pas qu’un rêve. Le niveau de vie de la grande majorité des travailleurs s’améliorait d’une génération sur l’autre. Malgré la croissance des inégalités (les plus riches s’enrichissant plus vite), il y avait une progression absolue du niveau de vie des masses. Bien sûr, tout n’était pas rose. Le racisme, l’exploitation et la grande misère sévissaient, fléaux naturels du capitalisme. Mais il y avait un sentiment général que la société avançait, ce qui générait un certain optimisme et une confiance relative dans le système.

Tout ceci est terminé. La société américaine est en déclin. Prenons par exemple le problème du chômage. Le nombre d’Américains ayant un travail a chuté de 5,2 millions entre 2007 et 2010. A cela s’ajoutent les 4,5 millions d’emplois qui auraient dû être créés pour absorber la croissance démographique du pays, pendant ces quatre années. Au total, cela fait près de 10 millions de chômeurs supplémentaires, sur cette période. Le taux de chômage des jeunes de 16 à 19 ans est de 25 %. Il est de 45 % chez les afro-américains de la même tranche d’âge. Et pendant ce temps, les dirigeants républicains et démocrates affirment qu’il faut encore tailler dans les effectifs du secteur public, pour faire des dizaines de milliards d’économies !

Le malaise remonte bien avant la crise de 2008. Les manifestations de Seattle contre l’OMC, en 1999, furent les premiers symptômes d’une fermentation sociale croissante. Les attentats du 11 septembre ont temporairement noyé ce mécontentement dans une vague patriotique. Mais il a refait surface à l’occasion de grandes luttes, par exemple lors de l’occupation de l’usine de Republic Windows and Doors, à Chicago. L’écrasante victoire de Barrack Obama, en 2008, était elle aussi une manifestation d’une immense colère sous-jacente, malgré les profondes désillusions qu’elle réservait. Enfin, quelques semaines après le renversement d’Hosni Moubarak en Egypte, début 2011, les travailleurs du Wisconsin se sont mobilisés à une échelle inédite contre les attaques du gouverneur fédéral, rebaptisé « Hosni » Walker.

Soutien massif

Le magnifique mouvement des indignés américains n’est donc pas tombé du ciel. Et il ne fait aucun doute qu’il annonce des mobilisations encore plus puissantes. La jeunesse est un baromètre très sensible des tensions de classe qui s’accumulent dans les profondeurs du pays. Le 5 octobre, les travailleurs américains ont déjà manifesté leur soutien au mouvement par dizaines de milliers, à l’appel d’une quarantaine de syndicats. Et ce n’est qu’un début. Des luttes massives sont à l’ordre du jour dans la première puissance mondiale : telle est la signification la plus évidente de ces événements. Des millions d’Américains sympathisent avec le mouvement. Un sondage rapporte que 70 % des New-Yorkais « déclarent comprendre et partager le point de vue des manifestants anti-Wall Street ». Un autre sondage, commandé par le Times, établit que 54 % de la population américaine sympathise avec eux. 79 % des Américains jugent que l’écart entre les riches et les pauvres est trop important et 75 % que les millionnaires devraient être beaucoup plus lourdement taxés. Lors d’une récente interview télévisée, le réalisateur Michael Moore – un autre baromètre sensible de la société américaine – a récemment affirmé que « le capitalisme doit être éradiqué ». On ne saurait mieux dire !

Pour un Parti des Travailleurs !

Le 5 octobre, à New York, des dizaines de syndicats – d’enseignants, de fonctionnaires, de l’industrie automobile, etc. – ont appelé leurs membres à rallier la manifestation des indignés. Cela représente une force potentielle colossale. Ce qui est nécessaire, à présent, c’est un parti qui organise, unisse et galvanise les aspirations des masses et leur donne un outil pour en finir avec l’ordre établi et reconstruire la société sur de nouvelles bases. Il est temps que le mouvement syndical américain brise ses liens avec le Parti Démocrate, qui n’est que le pied gauche de la classe dirigeante. Il est temps de construire un parti des travailleurs – un parti « de gauche », en somme – sur la base des syndicats. Il attirerait sous son drapeau les meilleurs éléments de la jeunesse et de la classe ouvrière, par centaines de milliers.

L’universitaire Hector R. Cordero-Guzman a récemment publié une étude sur les indignés américains. On y trouve notamment la statistique suivante : 23 % des manifestants se considèrent Démocrates, 2,4 % Républicains et 70,3 % « Indépendants » – c’est-à-dire ni l’un ni l’autre. Le professeur souligne qu’il y a dans la société américaine « un puissant courant de mécontentement sous-terrain à l’égard des partis traditionnels, ainsi qu’un soutien massif à l’égard d’une perspective de changement radical dans le pays. » Précisément ! Et les dirigeants démocrates ont beau s’efforcer d’exploiter le mouvement, il est clair qu’il vise à la fois les Républicains et les Démocrates. Trois ans après l’élection de Barack Obama, il ne reste plus grand-chose des espoirs qu’il avait suscités.

Nos camarades américains de Socialist Appeal, qui animent la « Campagne pour un Parti de Masse des Travailleurs », soulignent que cette idée progresse sans cesse parmi les travailleurs et les syndicalistes. Il faut qu’elle se concrétise à court terme, par exemple à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012. Les conditions sont plus que jamais réunies pour donner une expression politique massive et organisée aux revendications des jeunes et des travailleurs américains.

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

Source: La riposte

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 10:15

  

Antifa-Sprayer [50%]POUR LA LIBERTE DE CREATION RIPOSTE ANTIFASCISTE !

 



Depuis le 20 octobre, de nombreux incidents perturbent les représentations de la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu » de Romeo Castellucci. Les catholiques traditionalistes de l’Institut Civitas, alliés à d’autres mouvements d’extrême droite, manifestent souvent de manière violente contre le prétendu caractère blasphématoire de cette pièce.


Les jets d’huile de vidange côtoient les tentatives d’infiltration et de perturbation de la pièce, couteaux et autres lacrymogènes en poche. Le mardi 29 novembre, ils se mobilisent à nouveau contre la programmation de la pièce au Théâtre de la Rose des Vents à Villeneuve d’Ascq. Ce n’est qu’un prétexte pour mener une offensive nationale et déverser sur la place publique leur idéologie religieuse fanatique et fasciste.

Ceux qui hurlent au blasphème en se revendiquant porte-parole des chrétiens de France sont en réalité, et avant même d’être des intégristes, des membres d’organisations fascisantes. Depuis quelques années, l’extrême droite connaît un regain d’activisme sous des formes de plus en plus provocatrices et violentes : marche des cochons à Lyon, saccages de kebabs, attaques et intimidations de militants antifascistes, manifestation d?extrême droite radicale à Lille, campagnes anti-IVG, croisade intégriste contre des oeuvres d’art jugées « blasphématoires », etc. C’est intolérable. L’extrême droite et les intégrismes religieux constituent une menace à la liberté de création et d’expression.


A chaque fois qu’elle a dirigé une ville ou un état, l’extrême droite s’est employée à interdire des spectacles et à retirer des bibliothèques des ouvrages contraires à son idéologie, voire à les brûler. En 1989, des catholiques intégristes n’hésitaient pas à incendier un cinéma parisien qui projetait La Dernière Tentation du Christ de Scorsese. Il nous semble urgent d’agir pour ne pas en arriver là.



Pour ne pas laisser s’instaurer un climat d’intimidation et de pression préjudiciable à la liberté de création, et ne pas laisser les fascistes occuper l’espace public sans réaction, nous appelons à un Rassemblement antifasciste le mardi 29 novembre Rendez-vous à 19 h au Métro Pont de Bois Collectif Antifasciste de Lille

 

 

Source : Lutte en nord

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

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