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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 23:46

299453_2419849504703_1505378376_32594634_1686880874_n.jpgDes faits. Des noms. Des dates.
La direction du plus grand parti gouvernemental suisse s’ouvrira-t-elle à un raciste déclaré ?
Au porte-parole suisse de l’islamophobie européenne ?
Pour Oskar Freysinger l’islam est génétique, des mondialistes - des Sages de Sion? - complotent contre les peuples, le bradage de la race blanche provoque une situation de guerre civile(voir ici). Le 26 septembre 2011, il annonce à la Tribune de Genève sa disponibilité pour la vice-présidence de l’UDC, et confirme le 25 octobre sa candidature à la Télévision Suisse romande.
S’il appartient à l’UDC de désigner ses responsables, il nous appartient de prendre position! Oskar Freysinger n’a pas sa place à la présidence du plus grand parti de Suisse.

Le site Novopress du Bloc identitaire français a posté l’an dernier une vidéo interview où il défend «des millénaires de culture occidentale et judéo-chrétienne» et veut régénérer les peuples européens soumis aux adeptes d’un dogme globalisateur qui manipuleraient l’islam pour «détruire l’identité, les frontières, les systèmes immunitaires des Etats-nations et créer une sorte de magma global pour détenir le pouvoir démesuré qu’ils convoitent»
Oskar.jpgLes groupes néonazis sont connus pour tenir de tels propos. Entre 1998 et 2004, ACOR SOS Racisme s’est associée au réalisateur Daniel Schweizer pour faire connaître son travail documentaire sur les nouvelles formes du racisme; sur leur impact auprès de milieux alors minoritaires (Skin or Die, Skinhead Attitude, White Terror).
Alors, les hammerskins organisaient des concerts clandestins pour diffuser les propos qu’Oskar Freysinger tient aujourd’hui ouvertement. Alors, les pouvoirs publics les interdisaient lorsqu’ils en étaient informés.
Le porte-drapeau victorieux de l’initiative contre la construction de minarets en Suisse, coqueluche des médias, se pavane sur des plateaux télé qui l’accueillent jusqu’à plus soif et fait carrière en professant son racisme.
Il ne doit pas être interdit, mais combattu. ACOR SOS Racisme appelle à développer la volonté politique de combattre le racisme.
Automne 2011, toile de fond
Ses bailleurs de fonds spéculent sur les parts de marché et l’UDC sur la «part électorale». Il espérait 30% des suffrages aux élections de 2011, il tombe à 26,6%, reculant de 2,3% par rapport à 2007. Si le Journal télévisé relève son score personnel, Freysinger est déçu. L’UDC a mené «une campagne trop centriste, trop molle». Il marque sa différence: «il faut être plus intelligent, plus malin, plus rusé» et espère «jouer un rôle plus important dans la direction du parti». Divergence au sommet? Pour le patron du parti, Christoph Blocher, son erreur est au contraire d’avoir péché par arrogance, d’en avoir trop voulu.
Cador de l’islamophobie européenne, familier du Vlaams Belang de Filip Dewinter (Belgique), de Geert Wilders (Hollande), star du Bloc Identitaire, de Riposte Laïque et du Front National en France, Oskar Freysinger est populaire en Suisse pour ses coups de gueule et sa dégaine d’animateur de camp de vacances. Sa vice-présidence, il la veut au moment où l’UDC, au nom de la concordance démocratique, revendique 2 des 7 sièges gouvernementaux. Le prend-on pour un bouffon? Ses excès dédouanent-ils ses concurrents? Son racisme sans complexe laisse indifférent. Sa vision politique devra être étudiée. Ici, nous le citons et vous invitons à le lire attentivement.
Islamophobie et passage à l’acte
Le 31 octobre, à la veille de la publication très annoncée de Charia Hebdo, un incendie apparemment criminel a brûlé Charlie Hebdo. Le buzz. Gouvernement français, opposition, opposition de l’opposition, tous bombent le torse, le regard tendu sur la ligne bleue des Vosges. L’islam ne passera pas, etc.
Jeudi 10 novembre, le feu ravage dans l’indifférence la mosquée de Montbéliard.
Vendredi 11 novembre le terrain de la future mosquée de Granges est souillé de déchets de porc. Granges et Montbéliard… sont proches de Wangen bei Olten.
«On n’a pas pu empêcher le minaret de Wangen bei Olten et c’est pour cette raison qu’on a réagi», expliquait Oskar Freysinger dans la vidéo-interview qu’a postée Novopress.
Le bouillant député n’y a pas mis le feu. «Il a longuement réfléchi, on butait contre la constitution, contre des lois, contre les conventions internationales. Lorsque vous n’avez pas d’autre angle d’attaque que ce que permet le juridisme moderne, le seul possible devient par définition le meilleur».
1.jpgPourquoi s’en prendre au minaret? «Le minaret n’étant pas une obligation doctrinale, il n’est pas nécessaire à la pratique de la foi et on ne peut pas nous accuser de les empêcher de pratiquer».
Pourquoi s’en prendre aux musulmans? «Parce que leur dogme est en contradiction flagrante avec l’Etat de droit».
Posture démocratique cocasse dans la bouche d’un homme qui explique comment tourner l’Etat de droit. «Ça nous a permis à travers ce symbole de donner un message qui a été très, très clairement entendu».
«En France, à peu près 6 millions de musulmans ont imposé partiellement leur loi dans certains ghettos la dégénérescence, je parle bien d’une dégénérescence, au niveau de l’Etat de droit et de la République, est tellement avancée que les corps d’autodéfense sont comme paralysés».
«La société occidentale a créé autour de l’islam une ceinture de protection comme celle que crée le corps autour de cellules cancéreuses. C’est lui-même qui produit les ceintures de protection et peu à peu l’organisme est bouffé et ne peut plus se défendre».
L’islam un cancer, une maladie mortelle? Oskar Freysinger est raciste. «Raciste? On parle de n’importe quoi, ça n’a rien à voir, depuis quand l’islam est-il une race - hin hin - ce n’est pas une race - hin hin - c’est un dogme politique». «Un mensonge bien formulé vaut mieux qu'une vérité mal exprimée», aime-t-il dire.
L’islam est génétique! Protégé pas sa précaution oratoire de la disposition pénale 261bis qui, en Suisse, réprime - mal - certaines manifestations du racisme, il développe sa «pensée», «la menace musulmane est démographique»!
«La France n’a plus le monopole du dernier village gaulois, d’Asterix et d’Obelix qui résistent à l’envahisseur, la Suisse l’a remplacée – comme nous sommes des Helvètes et donc des Celtes, ça ne pose aucun problème que nous ayons pris la place des Français dans le rôle des Gaulois qui préfèrent prendre leur destin en mains plutôt que de se le faire dicter par une lointaine Rome».
«Sans haine, sans frustration particulière, constater froidement puis agir».
Le constat? Oskar Freysinger invente l’existence d’un complot musulman qui «n’a pas caché sa stratégie imposée par le djihad: la volonté d’islamiser le monde. C’est leur vision du monde, ils jouent leur partition - et moi si j’étais musulman je ferais comme eux -j’essaierais d’éviter des attentats sur sol européen et j’avancerais au niveau de la démographie, avec la création de sociétés parallèles et j’occuperais le territoire jusqu’au point de non retour. Ils font juste on ne peut pas leur en vouloir. C’est leur doctrine, leur manière, leur volonté, leur but. Longtemps je n’ai pas compris tant de complaisance à se laisser faire puis compris qu’elle est due à quelques personnes prêtes à s’allier au diable au nom d’un dogme globalisateur, à détruire l’identité, les frontières, les autodéfenses - les systèmes immunitaires - des Etats-nations, pour créer une sorte de magma global et détenir un pouvoir démesuré en le chapeautant».
N’est-il pas antisémite celui qui croit en l’existence d’un complot pour dominer le monde?
L’action? Il y aura une réaction, les gens se soulèveront, et ce sera sanglant, une sorte de guerre civile, ça va faire des dégâts, ça sera pas beau à voir».
L’action? «Je pense que le combat européen ne sera possible que lorsque l’union européenne aura volé en éclats. Le système actuel paralyse les systèmes d’immunité, d’autodéfense des communautés que sont les nations pour créer cet internationalisme factice. Je pense que la prochaine crise verra la fin de l’Union européenne. La prochaine crise financière est quasiment programmée. Du point de vue structurel rien n’a été modifié depuis la dernière, on a essayé de boucher les trous comme on jette une goutte d’eau sur une pierre chaude. Je souhaite de tout mon cœur que ce système vole en éclats. Les Etats-nations reprendront l’initiative, reprendront leur destin en mains et pourront de nouveau agir dans le cadre de frontières à mesure humaine.»
«En France, vous avez besoin d’un nouveau Charles Martel - je ne peux pas jouer ce rôle depuis la Suisse» conclut-il modestement.

Karl Grünberg
ACOR SOS Racisme

Et demain est un autre jour!

 

Source: Tribune de Genêve

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 22:22

VIGILANCE ANTIFASCISTE DANS L'INDRE !

 

Suite à la récente création d'une section identitaire dans l'Indre (Innara), des autocollants appelant à la haine raciale et à la violence envers les militantEs antifascistes, ont été collé au alentours de Châteauroux.

  fdp001-copie-1.jpg

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En plus de leurs affiches du Front National et celles d'Autre Jeunesse,

ces derniers collent des affiches arborant une croix du GUD(Groupe Union Défense),

symbole déjà utilisé par l'Œuvre Françaiseen 1968,

mais dont l'origine (* pour l'extrême droite) est de 1949,

utilisé par un mouvement néo-fasciste français : Jeune Nation.

 

DSCF5035.jpg

Photo prise sur un mur à Châteauroux le 12 nov. 2011


 

La Résistance Antifasciste de l'Indre tiens donc à rappeler que les identitaires, derrière leur façade pseudo sociale avec leur « 0% racisme » et autre « racisme anti-blanc », sont des personnes violentes qui ont entre autre des liens avec des groupuscules néo-nazis, comme l'on démontré plusieurs dossiers réalisés par des collectifs Antifascistes.

(dossiers ici).

 

L'Indre ayant déjà fait l'objet de graves problèmes avec les groupes radicaux d'extrême droite, notamment suite à l'affaire de Paul Emmanuel Thore et de la Taverne saint Georges à Saint Maur en 2004 (camp d'entrainement, découverte de nombreuses armes, de drapeau nazi, de lectures révisionnistes …)

 

Nous tenons à mettre en garde l'ensemble de la population et spécialement les militantEs Antiracistes/Antifascistes que la peste brune a l'intention de s'étendre sur notre département.

 

Nous resterons déterminéEs a combattre jusqu'au bout pour nos idéaux libertaires, internationalistes et humanistes.

 

Éradiquons toutes formes de fascisme.

 

No Pasaran !

 

 

La RAFI

 

 

* Pour l'extrême droite car bien évidemment la croix celtique n'a aucune connotation raciste à la base.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:40

Nous avions alerté la semaine passée sur les dangers de la conclusion d'un accord réalisé à la hâte, et en dehors de tout débat public, entre le PS et EELV sur les enjeux énergétiques. Nous considérions en effet qu'il n'était pas possible que l'avenir énergétique de la France se règle par des « tractations de couloirs » en échange de circonscriptions.

Le résultat est là, comme le souligne Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, « Un accord bâclé, sans ambition réelle pour une politique cohérente de transition énergétique, avec des dangers évidents pour la maîtrise publique et industrielle de la filière, le sort des salariés et les tarifs de l'énergie ».

Ainsi cet accord comporte l'engagement de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d’ici 2025, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim, l'arrêt du retraitement et la filière MOX (combustible) mais aussi la réduction de la consommation d'électricité ! Le contenu de cet accord provoque de l'inquiétude et de la colère chez les salariés du nucléaire.

Arrêter un site nucléaire, ce sont des conséquences économiques, sociales en cascade ! Ce sont des familles entières qui vont se trouver prises en otage, subissant la délocalisation de leur emploi, voire la perte de celui-ci. Comment, pour des forces de gauche, prendre de telles décisions sans leur donner voix au chapitre ?

La polémique relative à la valse hésitation du passage concernant la filière MOX dans le texte du PS conforte notre opinion sur la légèreté d'un compromis politicien qui risque – s’il devait être confirmé – de compromettre l'avenir énergétique de notre pays.

Le Front de gauche propose une autre méthode incluant les citoyens : un grand débat public national et citoyen auquel seront associés les salariés. Un débat conduit de façon sérieuse et approfondie, tranché par un référendum. La gauche pour réussir le changement et assurer le droit à l'énergie pour toutes et tous, à un prix abordable, ne peut faire l'impasse sur cette exigence démocratique. C'est la seule méthode qui vaille puisque ce débat traverse tout le pays, toute la gauche, y compris le Front de gauche, sur la question du nucléaire.

Nous considérons que la première des urgences est de faire face aux risques patents du réchauffement climatique et donc d'élaborer un plan de sortie des énergies carbonées. Plus généralement nous sommes favorables à un plan d'économies d'énergies. Nous visons la sobriété énergétique c'est à dire moins de consommation pour des usages identiques.

Pour ce qui est du nucléaire, l'avenir de la filière doit être tranché dans le cadre d'une vision d'ensemble de la transition énergétique. Le PCF est favorable au maintien d'une filière industrielle 100% publique et mieux sécurisée au sein d'un mixe énergétique rééquilibré.

Pour ce faire nous versons au débat la proposition de la création d'un véritable service public à travers la constitution d’un pôle public de l’énergie, émancipé des logiques financières ; contrairement à ce qu’organisent actuellement les partis de droite et le MEDEF dans le secteur : privatisation et sous-traitance.

Ce pôle serait doté de capacités d'investissement dans la recherche, dans la promotion d'un plan industriel de développement des énergies renouvelables et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d’accès à l’énergie acceptable pour tous les usagers.

Il s’agirait également de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et d’AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations.

En toute indépendance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de recherche en sûreté nucléaire (IRSN) doivent rester les outils de contrôle de la sûreté et de la radioprotection.

Que le débat s'ouvre vraiment à gauche !

 

Source: l'humanité.

 

NB : La fédération CGT mines et énergie dans son communiqué de presse est sur la même ligne. UPAC.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:36

La version finalisée du site officiel de la campagne présidentielle du Front de gauche, lancée lundi soir, fait le pari d’un appel large à la liberté et à la créativité des internautes.

Quoi de plus naturel que d’adopter les outils du Net pour mettre en pratique la conception d’une campagne populaire et citoyenne propre au Front de gauche ? C’est désormais chose faite avec le lancement de la version finalisée de placeaupeuple2012.fr, le site officiel de la campagne présidentielle du Front de gauche. Signe particulier: l’appel large aux contributions des internautes – rebaptisés « révolu-nautes » par l’équipe qui a conçu le site, en allusion à la « révolution citoyenne » chère à Jean-Luc Mélenchon – pour élaborer, au jour le jour, le récit de la campagne.

« Nous faisons appel à la créativité des blogueurs anonymes », a exposé Arnaud Champrenier-Trigano, chargé de la communication du candidat du Front de gauche à la présidentielle, lors de la présentation à la presse, lundi soir, au siège de campagne des Lilas (Seine-Saint-Denis), de la stratégie Web du Front de gauche. Celle-ci se décline en trois volets. La mise en place du site dédié, où l’utilisateur trouvera de quoi « s’informer » sur la campagne, mais aussi « militer » avec le Front de gauche ; la création d’applications que les usagers de Smartphone pourront télécharger pour rester informés du déroulement de la campagne ; et, enfin, la diffusion d’une « web série ».

Composée de trente-cinq épisodes d’une dizaine de minutes chacun, réalisés au fur et à mesure de la campagne, elle formera un récit de cette dernière, assumant la « subjectivité » du regard des bénévoles qui la fabriquent, au « carrefour du reportage journalistique in situ, de la communication porteuse d’un message et des codes narratifs de la fiction »

Présent à la présentation de ces nouveaux outils, qu’il a assuré « découvrir » en même temps que les journalistes, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur l’importance, à ses yeux, de l’absence de consigne donnée aux contributeurs du site pour débrider la « créativité » des internautes. Une liberté illustrée par exemple par la publication, sans filtre sur le site, de tous les tweets signalés par le hashtag #placeaupeuple. Le candidat a fait ainsi le pari d’un fonctionnement « autogéré et collectif » tel que le prône le Front de gauche, contre les « les grosses machines qui vont reproduire sur la Toile une verticalité du haut vers le bas complètement dépassée », a-t-il estimé.

 LA CAMPAGNE EN WEBSÉRIE

Fanfare, drapeaux rouges et tectonique des places publiques qui font bouger l’histoire. L’épopée du Front de gauche s’écrit sur le Net avec, d’ores et déjà, deux épisodes de la websérie de la campagne consacrés chacun à un événement marquant : le meeting du 29 juin dernier, sur la place Stalingrad, à Paris, et l’emménagement au siège de campagne du Front de gauche, aux Lilas. Prochain épisode à venir : le résumé en images de la Fête de l’Humanité.

  • A lire aussi:

L'Humain d'abord se vend comme des petits pains

L'Humain d'abord, le programme partagé du Front de gauche

Mélenchon: "Les exigences populaires sont la clé du scrutin"

SÉBASTIEN CRÉPEL

Source: L'Humanité.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:52

 

«La nationalité, ce n'est pas simplement une formalité administrative», «les immigrés que nous accueillons doivent adopter nos coutumes», «respecter nos lois» et «être intégrés». Le discours de Marine Le Pen, à Nice, le 11 septembre (vidéo ici)? Oui, mais aussi celui de Claude Guéant, ce jeudi, avant un déplacement en Seine-Saint-Denis.

«Quand le FN est à 25%, les responsables de l'UMP parlent comme le FN», dit Marine Le Pen. Pendant ce quinquennat, l'UMP a couru après le Front national, quand elle ne l'a pas carrément devancé sur certaines propositions. Les deux partis se marchent dessus sur de nombreux sujets. Au sein de l'UMP, certains ont dénoncé avec force cette «lepénisation» de la majorité (ici, ou encore là et ici). Les incriminés s'en défendent. Alors prenons les mots. Les déclarations officielles à la tribune comme les répliques à l'emporte-pièce. Les propositions de loi comme les réponses du tac au tac dans les médias. 

Aujourd'hui, l'extrême-droitisation n'est plus le seul fait d'une minorité rangée sous l'étiquette «Droite Populaire». Elle touche le sommet de l'Etat, certains ministres, des élus de tous les échelons. Elle ne se concentre plus sur le thème de l'immigration, elle déteint sur la vision du social, de la religion, des banlieues, de l'islam, de la famille, de la nation (lire aussi notre onglet "Prolonger"). Mediapart a épluché cinq ans de mots et de mesures à la droite de l'échiquier politique. Sur de nombreux sujets, le résultat se superpose étrangement. 

  • «L'assistanat», «cancer de la société»

9 mai 2011. Suivant à la lettre les préconisations faites un mois plus tôt par Patrick Buisson, le très influent conseiller de Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez lance la chasse à «l'assistanat», qu'il qualifie de «cancer de la société». «J'ai juste dit tout haut ce que beaucoup de Français pensent tout bas», se justifie le ministre dans un entretien au Progrès. Une expression qui reprend le slogan de Jean-Marie Le Pen dans les années 1980, lorsqu'il se présentait comme celui qui «disait tout haut».

 

A l'UMP comme au FN, on prétend que la fraude aux prestations sociales a «explosé». Le 15 novembre, à Bordeaux, Nicolas Sarkozy fait de la lutte contre la fraude sociale l'un de ses axes de campagne pour 2012. La fraude, «c'est la trahison nationale», le «vol», répète le président, mais aussi les ténors de l'UMP. «Fraudeurs» «voleurs», dit le ministre du travail: «ils prennent tout simplement dans la poche des autres».

 

La veille, Marine Le Pen avait elle aussi ciblé «la fraude sociale». Elle ne parle pas de «cancer» mais plutôt de «poison de la société». Et reprend à son compte les mots du député UMP Dominique Tian, auteur d'un rapport sur le sujet: «En juin un rapport parlementaire a estimé son coût à 20 milliards d'euros par an soit 44 fois plus que la fraude détectée.» La Droite populaire, le collectif à la droite de l'UMP, propose de créer une «carte de sécurité sociale sécurisée», quand le FN souhaite une «carte Vitale biométrique». Le sujet est pratique, il permet de désigner (sans le dire) les étrangers comme responsables des déficits des comptes sociaux.

  • «Les profiteurs du haut et les profiteurs du bas»

7 août 2011. Thierry Mariani, ministre des transports et chef de file de la Droite populaire, puis Laurent Wauquiez (fondateur de la Droite sociale) proposent une série de mesures pour «lutter contre les profiteurs du haut et les profiteurs du bas». Cette formule, rabâchée ici et , est souvent prononcée par Marine Le Pen. Elle s'en prend aux «patrons voyous» «aux supers-profits du CAC 40» (exemple dans cette vidéo), l'UMP tape sur les puissants (suppression des stock-options, taxe des hauts revenus financiers, encadrement des augmentations de salaires des dirigeants qui suppriment des emplois). Elle prône «la politique de tolérance zéro contre les fraudeurs», ils prônent la création d'un fichier des allocataires sociaux.

 

«Les racailles» et les «voyous» des «cités»

  • Les «signes extérieurs de richesse des voyous»

24 novembre 2009. «On va changer les règles sur les signes extérieurs de richesse et de train de vie. Nous allons cibler un certain nombre de cités où il y a du trafic de drogue», annonce Sarkozy, en visite en Seine-Saint-Denis. Un mois avant, le député UMP Alfred Trassy-Paillogues s'en prend lui aux gens du voyage qui «débarquent en faisant fi de toutes les règles», «bénéficient assez souvent d'aide sociale de notre pays» et roulent «dans des Porsche». Marine Le Pen veut elle aussi s'attaquer aux «signes extérieurs de richesse des voyous de banlieue», à ces «dealers qui se baladent avec des grosses voitures tout en touchant le RSA».

  • Les «racailles» et les «zones de non-droit»

14 avril 2007. «J'ai bien l'intention de continuer à appeler un voyou, un voyou, une racaille, une racaille. Ce n'est pas un mot qui est insultant, ce qui est insultant, c'est de se comporter comme un voyou», dit le candidat Sarkozy à Meaux, peu avant son élection. Son «nettoyer au Kärcher la cité» et «débarrasser de la racaille» de 2005, il les assume. «Voyous», «gangs», «bandes», «racailles», «gros caïds», «petits dealers», «zones de non-droit», «lutte sans merci». Ces expressions ponctuent son quinquennat quand il s'agit de parler de banlieues. C'est aussi le champ lexical employé par le FN: «La France est livrée aux racailles, aux casseurs, aux bandes armées», dénonce la patronne du FN.

  • «Homosexualité» et «polygamie»

 

25 mai 2001. A l'Assemblée, la députée et maire UMP de Montauban, Brigitte Barèges, monte au créneau contre le mariage homosexuel: «Et pourquoi pas des unions avec des animaux ? Ou la polygamie ?». «Pourquoi pas la polygamie», c'est précisément la remarque de Marine Le Pen le 14 juin dernier, sur France Inter (ci-contre). Le FN comme l'UMP sont opposés au mariage homosexuel. Avec les mêmes arguments («Le mariage s'effectue entre un homme et une femme») et les mêmes remarques homophobes. Le parti présidentiel va même plus loin (lire notre article). Le député Jacques Myard compare l'homosexualité à la zoophilie et l'assimile à une «perversion sexuelle». Son collègue Christian Vanneste la qualifie d'«inférieure».

  • «Contrôler» le rap «issu de l'immigration»

27 juillet 2011. Le député UMP Michel Raison propose de «contrôler la diffusion de certaines œuvres musicales» écrites par des groupes «issus de l'immigration». Une idée dans la veine de la proposition de la Droite populaire: «pénaliser» les «outrages et insultes à la nation française et au fait d'être français». Dans le viseur notamment, «ces rappeurs qui crient des "nique la France" et ne sont pas condamnés».

  • «Apéros saucisson-pinard»

14 juillet 2011. La Droite populaire organise à l'Assemblée nationale un «apéritif saucisson-vin rouge pour fêter dignement la fête nationale». Une initiative qui rappelle les «apéros saucisson-pinard» organisés par l'extrême droite pour provoquer la communauté musulmane et en particulier les prières de rue. L'interdiction de l'un de ces apéros avait été défendue par Marine Le Pen. Avec les mêmes arguments: l'Etat cède à toutes les exigences «communautaristes».

  • «Le mépris des élites»

 

29 mars 2011. Dans Paris-Match, Patrick Buisson, le conseiller de l'ombre de Sarkozy, dénonce «le mépris» «sidérant» de «la classe dirigeante» et la «prolophobie» de «nos élites». Cet ancien de Minute, à l'origine de la stratégie de siphonnage des voix frontistes, emploie les mêmes termes que le FN. Combien de fois les Le Pen ont-ils fustigé le «mépris» et «l'arrogance» de la «caste» dirigeante pour le «peuple»? «Chez une certaine élite, il y a un mépris pour ceux qui ne sont pas puissants», dit la patronne du FN (vidéo ci-contre et interpellation violente de Copé ici).
  • Le «racket» des automobilistes

11 mai 2011. Le gouvernement souhaite supprimer les panneaux avertisseurs et requalifier certaines infractions dans une classe de contravention supérieure. «Pièges», «racket», s'insurgent des parlementaires UMP en interpellant vivement François Fillon en réunion de groupe et dans une lettre co-signée. Un «racket», dénonce aussi Marine Le Pen, qui y voit «une double peine appliquée aux automobilistes».

  • «La délinquance a des liens avec l'immigration»

 

5 août 2010. «La délinquance, chacun sait qu'il y a des liens avec l'immigration. Chacun le sait. C'est souvent pas correct de le dire, mais c'est une réalité que chacun connaît», lâche Frédéric Lefebvre sur Europe-1. Le porte-parole de l'UMP ne fait que reprendre les propos de Nicolas Sarkozy qui établissait, dans son discours de Grenoble, un lien entre la délinquance et «cinquante années d'immigration insuffisamment régulée». Le premier à établir ce lien fut le FN. «90% des faits divers ont à leur origine soit un immigré soit une personne d'origine immigrée», redisait Jean-Marie Le Pen en août 2009.
  • Expulser les «Roms»

5 août 2010. Nicolas Sarkozy vient de «demand(er) de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms». Une circulaire du ministère de l'intérieur rappelle aux préfets les «objectifs précis» fixés par le président: «300 campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms.» Jean-Marie Le Pen applaudit: «Nous sommes évidemment favorables à ces reconduites à la frontière (...) Il est nécessaire de faire partir ces Roms d'Europe centrale mais il serait tellement mieux qu'ils ne soient pas venus.» «L'Etat doit appliquer la loi à tous les camps illégaux» qu'ils soient «roms», «afghans» ou «yougoslaves», dit sa fille (vidéo ici).

  • Les «Roumains délinquants»

12 septembre 2011. «La présence de Roumains délinquants dans notre pays est quelque chose de préoccupant. (...) 2% de la délinquance en France sont le fait de Roumains», il faut «combattre» cette «réalité», déclare Guéant en annonçant le rapatriement des mineurs dans leur pays. Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN et proche de Marine Le Pen, s'était, elle, retrouvée devant le tribunal correctionnel de Paris après avoir déclaré en 2008 que les gens du voyage étaient «pour la grande majorité» des «clandestins» et des «délinquants».

 

«Que la France reste la France»

  • Deux catégories de Français

30 juillet 2010. C'est la marque de fabrique du FN. Pourtant, dans son discours de Grenoble, Nicolas Sarkozy distingue «les Français d'origine étrangère» du reste de la Nation, en proposant de «retirer» la nationalité française «à toute personne d'origine étrangère» qui porterait «atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique». Il reculera plus tard, suscitant la colère de la droite. Eric Besson avait lui estimé en décembre 2009 qu'il y avait des Français plus français que d'autres en revendiquant «une hiérarchie entre les appartenances».

 

  • Préférence nationale

25 octobre 2011. Le député de la Droite populaire Philippe Meunier propose de réserver l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) aux «Français, européens et ressortissants étrangers ayant combattu pour la France». Un amendement cosigné par 67 députés UMP – bien au-delà de la seule Droite populaire, donc –, et qui s'inspire de la «préférence nationale» prônée par le FN depuis des années. «La solidarité nationale doit être réservée aux nationaux», répète Marine Le Pen.

  • «La carte d'identité» n'est pas «une carte bleue»

9 novembre 2011. «La carte nationale d'identité n'est pas la carte Orange», écrivait Jean-Marie Le Pen, alors député (1986-1988), dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi n° 82 «tendant à modifier le code de la nationalité française». «La carte d'identité, elle n'est souvent que la carte bancaire, voire la carte Vitale pour certains», a dit le député UMP Lionnel Luca. Son parti vient de ressortir la (très controversée) loi Pasqua de 1993 en proposant que les enfants nés en France de parents étrangers fassent, à 18 ans, une demande expresse pour acquérir la nationalité (la démarche est actuellement automatique s'ils vivent ou ont vécu en France pendant cinq ans depuis leurs 11 ans). En matière de nationalité, l'UMP s'est largement aventurée sur les terres du FN, avec les mêmes arguments. La nationalité n'est pas «une situation administrative», elle «se mérite», c'est «une fierté», un «attachement à la nation», qu'on obtient pas comme «un baril de lessive».

  • La remise en cause du droit du sol

29 septembre 2010. Le «gros rouge qui tache» voulu par Sarkozy a laissé des traces. Ce jour-là, à l'Assemblée, des députés UMP proposent des amendements remettant en cause le droit du sol à Mayotte et en Guyane. Marine Le Pen instrumentalise elle aussi la situation à Mayotte pour demander «la suppression du droit du sol»: Mayotte, une «folie», «notre Lampedusa à nous», répète-t-elle, prévoyant «un flux d'immigration massive en provenance des Comores» sur le continent français. Thierry Mariani est favorable à cette remise en cause «à titre personnel» et le redit sans nuance à Mediapart en juillet 2011.

  • «Supprimer la double nationalité»

29 septembre 2010. L'amendement est passé inaperçu. Un groupe de députés emmené par Lionnel Luca vient de proposer de supprimer la double nationalité. Précisément ce que réclame le FN de longue date. En juin 2011, le député Claude Goasguen remet le couvert: dans un rapport sur le droit de la nationalité, il propose de limiter le nombre de doubles nationalités. Il ne se prive pas de citer explicitement Marine Le Pen en prétendant, comme elle, «qu'il y a 5 millions d'Algériens binationaux en France». Résultat, FN et Droite populaire s'écharpent pour réclamer la paternité de cette idée, comme Mediapart l'a raconté ici.

  • «Pétition contre le droit de vote des étrangers»

 

Les pétitions de la Droite Populaire et du FN. Les pétitions de la Droite Populaire et du FN.
9 novembre 2011. Le droit de vote des étrangers aux élections locales, «c'est contraire à nos valeurs», a dit Marc-Philippe Daubresse, le secrétaire général adjoint (pourtant centriste) de l'UMP, annonçant une grande campagne de mobilisation du parti sur le sujet. C'est un vieux cheval de bataille du FN que tente de récupérer l'UMP. Le 19 octobre, la Droite populaire lance une pétition sur son site, une semaine après le FN dénonce une «imposture» et dégaine sa propre pétition.
  • «Que la France reste la France»

 

17 mars 2011. «Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux, ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale», explique ce jour-là Claude Guéant (vidéo à 7'). Marine Le Pen applaudit et lui offre «une carte d'adhérent de prestige», elle qui évoque constamment «le sentiment que l'on se sent dépossédé de notre pays» (voir notre vidéo).

Dérapage du ministre? Non, une variante de son entretien de la veille dans Le Monde: les Français «veulent que la France reste la France» et «que les nouveaux arrivés adoptent le mode de vie qui est le leur, ils veulent que leur mode de vie soit respecté». Ces phrases, il les répétera le 3 juillet, le 22 octobre, le 17 novembre.

Ces propos sont aussi la déclinaison de ces dizaines et dizaines de phrases lâchées par des élus UMP décomplexés, que l'on avait entendues lors du débat sur l'identité nationale en 2009, en amont de celui sur l'islam, à la convention sur l'immigration de l'UMP en juillet 2011. Ce maire de Gussainville (Meuse) qui pense qu'«il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer» car «y'en a déjà dix millions (d'immigrés), dix millions que l'on paye à rien foutre». Ce député de Seine-Maritime, qui explique qu'ils (les gens du voyage) «nous envahissent assez régulièrement de manière brutale à 20, 30, 40 ou 50 caravanes» et «débarquent en faisant fi de toutes les règles».  
La thématique de «l'invasion», un classique de l'extrême droite (que Mediapart avait décryptée ici), illustrée par le célèbre slogan «la France aux français".

«L'accroissement des musulmans pose problème»

  • «L'accroissement des musulmans pose problème»

4 avril 2011. La veille du «débat» de l'UMP sur l'islam, lors d'un déplacement à Nantes, Claude Guéant lâche: «Il y avait très peu de musulmans en France. Aujourd'hui, on estime qu'il y a à peu près 5 ou 6 millions de musulmans en France. C'est vrai que l'accroissement du nombre des fidèles de cette religion, un certain nombre de comportements, posent problème.» Le même discours que l'extrême droite qui dénonce «l'islamisation de la France». «On est en train d'adapter la France à l'immigration massive musulmane», estime Marine Le Pen (vidéo ici).

 

En décembre 2010, elle compare «les prières de rue» de musulmans à «l'Occupation». Claude Guéant répète lui que «la prière dans la rue doit cesser», «car elle heurte la sensibilité de nombre de nos compatriotes, choqués par l'occupation de l'espace public par une pratique religieuse».

 

 

Le ministre de l'intérieur décline au sommet de l'Etat un racisme ordinaire diffusé par certains ministres et élus. Brice Hortefeux et son tristement célèbre «Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes» lancé en référence à l'origine arabe d'un jeune militant (septembre 2009). Brice Hortefeux encore, à propos de Fadela Amara: «C'est une compatriote. Comme ce n'est pas forcément évident, je le précise» (janvier 2009). Nadine Morano à propos “du” jeune musulman: «Ce que je veux, c'est qu'il travaille, qu'il ne parle pas verlan et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers» (décembre 2009).

 

  • «Pas de signes religieux» dans les hôpitaux

24 mars 2011. Sur l'hôpital et les signes religieux, Guéant embarrasse jusque dans son propre camp. «Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne (le) doivent pas non plus», déclare-t-il, enrichissant la charte de la laïcité (qui régit la gestion de cette question à l'hôpital) d'une disposition qu'elle ne contient pas. Marine Le Pen rappelle que le FN dénonce «depuis des années les atteintes à la laïcité dans les hôpitaux et à l'école».

  • Interdire les «drapeaux» lors des mariages

9 décembre 2009. Une proposition de loi UMP veut interdire les drapeaux ou signes étrangers lors des cérémonies de mariage. L'ex-FN Jacques Bompard, maire (MPF) d'Orange, n'a pas attendu la loi: il a interdit les drapeaux étrangers dans les locaux de la mairie et à ses «abords immédiats» le 1er décembre.

  • Les restaurants halal, «dérive communautariste»

 

15 février 2010. Marine Le Pen lance la polémique sur les menus halal de Quick, suivie par des députés UMP essentiellement issus de la Droite populaire. Avec les mêmes mots: «inadmissible», «inacceptable», «dérive communautariste», «contraire à la laïcité»; «imposer le halal sans possibilité de choix n'est pas acceptable», «Nous ne sommes pas dans un pays musulman».
  • «Expulser» les maris de femmes portant le niqab

12 novembre 2009. «La France est un pays où il n'y a pas de place pour la burqa», déclare Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé embraye et fait de l'interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics sa priorité. Marine Le Pen souhaite elle «interdire le voile partout» et avance les mêmes arguments: il va «à l'encontre de nos valeurs» et «de notre principe de laïcité».

Mais l'offensive anti-burqa lancée par l'UMP ouvre la voie à tous les excès. Une conductrice portant un niqab au volant est verbalisée (le PV sera annulé). Hortefeux demande que son mari – marié à plusieurs femmes qui portent le niqab – soit déchu de sa nationalité française. La présidente du FN est dans la même veine: elle veut «expulser» les maris «qui forceraient (leur) femme à porter un voile intégral».

 

«S'assimiler, c'est épouser notre culture»

  • «Remettons-les dans les bateaux!»

 

8 mars 2011. La députée et ancienne porte-parole de l'UMP, Chantal Brunel, suggère de «remettre dans les bateaux» les immigrés «qui viendraient de la Méditerranée» (vidéo ci-contre). Une semaine plus tôt (voir la vidéo), Marine Le Pen proposait elle aussi de «repousser» les bateaux de «migrants qui voudraient entrer en Europe».

Lors des révolutions arabes, Claude Guéant explique (à propos des Tunisiens débarqués à Lampedusa) que Paris ne veut pas «subir une vague d'immigration» et met en garde (en réaction au chaos en Libye) contre «une immigration non contrôlée». «Les personnes qui se présenteront en France en situation irrégulière seront refoulées», menace-t-il, feignant d'oublier que les personnes fuyant des violences ont le droit de demander le statut de réfugié. Etrange parallèle, la patronne du FN n'a eu de cesse de dénoncer un «risque de déferlante» d'immigrés en Europe. Elle s'est même rendue sur l'île de Lampedusa pour fustiger «ces centaines de milliers de migrants qui pourraient tenter leur chance en Union européenne» (vidéo ici).

  • «Réduire» l'immigration légale

8 avril 2011. Guéant demande que l'on «réduise le nombre de personnes admises au titre de l'immigration du travail». Jamais le chef de l'État, y compris quand il était ministre de l'intérieur, ne s'était prononcé pour une baisse de l'immigration légale. Outre le changement d'axe, la formulation est particulière puisqu'elle suppose l'existence de quotas, alors que les entrées d'étrangers sont censées reposer sur des critères valables pour tous sans plafond. Il se rapproche ainsi du FN, qui pense que «nous n'avons pas besoin d'immigration de travail» et demande «l'arrêt de l'immigration légale».

  • Course au record «historique» d'expulsions de clandestins

8 août 2011. Guéant décide de «remonter» l'objectif de 28.000 reconduites d'étrangers en situation irrégulière «à 30.000» pour atteindre le «meilleur résultat historiquement enregistré» par la France. Une manière de défendre sa «vision de la France de demain». Un mois plus tôt, l'UMP a proposé une série de mesures pour renforcer la politique de contrôle de l'immigration illégale en vue de 2012. Une surenchère par rapport à Marine Le Pen, qui réclame de son côté «l'expulsion immédiate des clandestins» et «l'immigration zéro».

 

  • L'«assimilation» des immigrés

10 mai 2011. Guéant refuse la naturalisation d'un Algérien pour «défaut d'assimilation». Le mot est lâché. Il est aussi utilisé par François Fillon le 11 décembre 2010 lors d'un conseil national de l'UMP, et développé par le conseiller spécial de Sarkozy, Henri Guaino (ici et ).

 

Le 3 juillet, le ministre de l'intérieur «persiste et signe». Les immigrés «doivent se fondre dans un destin collectif»: «l'apprentissage de la langue française, de l'histoire de France, des règles du vivre ensemble qui sont les nôtres et plus largement de tout ce qui fait notre identité». «S'assimiler, c'est aller plus loin, c'est épouser notre culture, c'est participer pleinement aux formes essentielles de la vie sociale et culturelle française.»

 

Du FN dans le texte: «L'assimilation est la seule méthode», croit Marine Le Pen pour qui cela «démontre la volonté d'intégrer la communauté de destin». «On a voulu l(a) remplacer par l'intégration. On a dit aux immigrés (...) "gardez votre culture, votre langue, vos traditions, surtout n'essayez pas de vous fondre dans la communauté nationale". On voit à quoi ça mène!» dit-elle chez Ardisson (ci-contre).
  • Les «sans-papiers» ni «propres» ni «honnêtes»

 

27 novembre 2007. Interrogé sur M6 sur le fait de savoir s'il y aura «toujours des sans-papiers sur le territoire français», Hortefeux répond: «Ben, si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres (...), la vérité, c'est que c'est un combat permanent.»
  • Des «tests ADN» pour les immigrés

13 septembre 2007. Avec le soutien de l'Elysée, le député Thierry Mariani propose la mise en place de tests ADN pour les candidats au regroupement familial. Un «amendement très intéressant» selon Brice Hortefeux. Une «dérive front-nationalisante» pour le PS. L'UMP le vote, Besson l'enterrera deux ans plus tard.

«Il faut garder notre électorat de droite et récupérer ceux qui vont un peu à l'extrême droite», expliquait à Mediapart la députée européenne et adjointe (UMP) au maire de Marseille, Dominique Vlasto. «La campagne (de 2012) se fera à droite», a promis la Droite populaire. A droite toute.

 

Source: Médiapart

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:01

 

L’ancien ministre socialiste Roland Dumas déclare que Marine Le Pen a un certain charme. L’intellectuel Emmanuel Todd, pourtant très investi dans la défense des droits des immigrés, estime que le programme économique du Front National est crédible. La presse met en valeur trois syndicalistes qui ont adhéré au Front national et des sondages placent Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle. Le 21 avril 2011, s’exprimant sur RMC, le journaliste Jean-François Kahn estime que le programme du Front National est anticapitaliste, et selon le Journal du Dimanche du 24 avril, Marine Le Pen serait la candidate préférée des ouvriers.
Question : un nouveau Front national, plus social, plus proche des travailleurs et de la jeunesse serait- il en train d’émerger ? C’est ce que tente de faire croire Marine Le Pen qui, le 8 avril dernier, devant la presse spécialisée, a présenté les grandes orientations économiques de son parti. Dans le même temps, le site internet de ce parti diffuse de nombreux textes présentant ses propositions concernant l’euro, la mondialisation, le libre échange et les nouvelles politiques économiques nécessaires au retour de la croissance et à la création d’emplois.
Selon les responsables du FN, ce retour passe par une rupture avec « l’euro, à tout prix » et le libre échange mondialiste, ainsi qu’avec les politiques d’austérité qui les accompagnent.
Cette rupture, toujours selon les responsables du FN, ne peut se réaliser que par l’intervention d’un État stratège, protecteur des intérêts des travailleurs français et de la population, victimes de la mondialisation et de ses conséquences désastreuses.
L’argumentation du FN est présentée de la façon suivante : 

  1. La mondialisation et le libre échange livrent le pays à la concurrence déloyale des autres pays, à l’arrivée de produits étrangers qui ruinent l’industrie française, et à l’invasion de la France par une main-d’œuvre étrangère utilisée par le patronat pour baisser les salaires des travailleurs français ;
  2. Dans cette situation, les entreprises, pour rester compétitives, sont contraintes de délocaliser leur production dans les pays à bas salaires, ou de recourir à l’immigration faiblement payée, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, provoque le chômage des travailleurs français, la baisse de leurs salaires et le développement de la pauvreté ;
  3. Face à la politique du « grand capital mondialisé », déclare Marine Le Pen, la France et son peuple sont désarmés par tous les partis, de droite et de gauche, favorables à la mondialisation, à l’immigration, au libre échange et à l’euro.
  4. La France et son peuple sont désarmés par l’euro qui étouffe l’emploi et provoque des délocalisations. En effet, selon Marine Le Pen, qui reprend à son compte les arguments de certains économistes, l’euro fort rend les produits français chers, ce qui défavorise les exportations françaises, limite donc la production française et crée du chômage.

Dans le même sens, l’euro fort et le libre échange incitent les consommateurs français à acheter des produits étrangers, ce qui, une nouvelle fois, défavorise les entreprises françaises, diminue leur activité et augmente le chômage.
Plus généralement, toujours selon Marine Le Pen, « le système mondialiste et immigrationniste » met en concurrence déloyale les travailleurs du monde entier, provoque le chômage et la baisse des salaires des travailleurs français. Quant à l’euro, par définition, il empêche le gouvernement français de dévaluer une monnaie qui n’existe plus, le franc, dévaluation qui rendrait les produits français plus compétitifs, ce qui permettrait d’accroître les exportations françaises, d’augmenter la production et de créer des emplois.
Dans cette situation, que propose le Front National ? Pour Marine Le Pen, il faut se réarmer face à la mondialisation. Comment ?

  1. Il faut sortir de l’euro. Dans un document intitulé, « les grandes orientations économiques », les responsables du Front National proposent de « remettre la monnaie à sa place, au service de la croissance et de l’emploi », et, se réclamant de l’économiste américain Milton Friedman, ancien conseiller du dictateur Pinochet, (on ne se refait pas), vantent les «  vertus indépassables de la liberté monétaire ». A ce sujet, le 24 février 2011, Marine Le Pen déclare : « la dévaluation de la monnaie est bonne pour l’économie. La France a besoin d’une dévaluation compétitive ».
  2. Dans le même temps, ajoutent les dirigeants du Front National, la mise en place de barrières protectionnistes mesurées limiterait l’entrée de produits étrangers en France, protégerait les entreprises d’une concurrence déloyale, découragerait les délocalisations et permettrait de sauver des emplois qui, par ailleurs, ne seraient plus menacés par l’immigration.
  3. Enfin, Marine Le Pen se prononce en faveur d’un État stratège, qui, mettrait en œuvre une politique de défense de l’emploi français, nationaliserait la dette française, organiserait un pôle public bancaire sous le contrôle de l’État, deviendrait propriétaire des entreprises stratégiques de l’énergie et des transports, et aurait pour mission l’éradication de la dette et des déficits publics.

Ainsi donc :

  • à la monnaie unique européenne, les responsables du Front National opposent le retour à la monnaie nationale ;
  • à l’euro fort, ils opposent la liberté monétaire et un franc dévalué ;
  • au libre échange, ils opposent des mesures protectionnistes contre les produits étrangers ;
  • à la mondialisation ultra-libérale qui affaiblit les États souverains, ils opposent un État stratège et protecteur.

UNE DÉVALUATION COMPÉTITIVE, POURQUOI ?
Premièrement qu’appelle-t-on une dévaluation ? Il s’agit d’une décision gouvernementale ayant pour but de diminuer la valeur de la monnaie nationale exprimée en monnaies étrangères. Exemple : si 1 franc vaut 1 dollar, après dévaluation, 1,20 franc vaudra 1 dollar. Pour avoir 1 dollar, il faut alors payer 1,20 franc et non plus 1 Franc. Il faut donc plus de monnaie française pour avoir la même quantité de monnaie américaine. La valeur du franc a donc baissé par rapport au dollar. Le franc a été dévalué par rapport au dollar et à toutes les monnaies.
Deuxièmement, pourquoi cette dévaluation est- elle appelée compétitive ? Elle est ainsi appelée parce que les agents économiques américains, consommateurs et entreprises, disposant de 1 dollar, vont maintenant pouvoir l’échanger contre 1,20 franc et non plus contre 1 franc. Ils seront donc incités à acheter des produits fabriqués en France. On dira alors que les produits français sont devenus plus compétitifs, sans avoir dû baisser les coûts de production, donc sans avoir baissé les salaires.
Troisièmement, si les produits français sont devenus plus compétitifs, ils seront vendus en plus grande quantité, il faudra donc en produire plus, et pour en produire plus, il faudra plus de salariés, ce qui diminuera le chômage.
Tel est le cercle vertueux de la dévaluation, selon les dirigeants du Front National, qui insistent sur le fait que l’économie du pays qui a dévalué, est devenue plus compétitive sans avoir eu besoin de baisser ses coûts de production et les salaires.
En effet, avec l’euro fort et l’impossibilité de le dévaluer, les produits de la zone euro ne peuvent devenir compétitifs que si on diminue leurs prix, ce qui oblige à diminuer les coûts de production, et donc à bloquer les salaires sinon les diminuer.
En revanche, selon Marine Le Pen et ses « experts économiques », avec la dévaluation, on obtient le maintien, sinon l’augmentation des salaires, et la diminution du chômage. On se demande bien pourquoi, avant Marine Le Pen, personne n’y avait pensé. C’est tout simplement parce que la réalité est légèrement différente.

LA DÉVALUATION COMPÉTITIVE CONDUIT A L’AUSTERITE SALARIALE ET DÉTRUIT DES EMPLOIS
Il est vrai que la dévaluation donne un avantage compétitif, mais cet avantage ne peut être maintenu que si la dévaluation s’accompagne d’une austérité salariale que Marine Le Pen prétend éviter. Pourquoi ? L’avantage compétitif d’origine monétaire peut être annulé si les prix des produits français augmentent. Reprenons l’exemple des agents économiques américains. Après la dévaluation, ils obtiennent 1,20 franc pour 1 dollar, ce qui les inciterait à acheter plus de produits français. Mais, si dans le même temps, les prix des produits français augmentent, avec 1,20 franc, ils obtiendraient la même quantité de produits qu’ils payaient 1 franc, et dans ces conditions, ils n’achèteront pas plus de produits français. Le cercle vertueux de la dévaluation disparaît. C’est pourquoi, pour avoir des effets compétitifs, la dévaluation doit s’accompagner d’une politique qui vise à empêcher l’augmentation des prix, ce qui signifie une politique qui empêche l’augmentation des coûts de production et des salaires ou qui les diminue. On appelle cela une politique d’austérité salariale, qui découle tout naturellement de la nature compétitive de la dévaluation.
En second lieu, cette austérité salariale comporte un autre avantage pour la « réussite » de la dévaluation. En effet, qui dit austérité salariale dit limitation de la consommation, ce qui permet de consacrer toute la production supplémentaire aux exportations. Vendre plus à l’extérieur nécessite de dégager un surplus de production exportable, ce qui passe par une réduction de la consommation intérieure, réduction, elle-même facilitée par l’austérité salariale.
Par conséquent, contrairement à ce que prétend Marine Le Pen, la dévaluation ne permet pas d’éviter l’austérité salariale et la limitation de la consommation, bien au contraire.
Mais permet-elle, au moins de créer des emplois ?
Comme on vient de le voir, la dévaluation compétitive passe par le maintien ou la réduction des coûts salariaux. Cette réduction peut être obtenue de deux façons :

  1. La réduction des salaires ou/et des cotisations sociales, en gardant le même nombre de salariés ;
  2. La réduction de la masse salariale, en faisant produire la même quantité par un nombre plus petit de salariés, ce qui, dans ce cas, signifie des suppressions d’emplois.

D’ailleurs, lorsque les dirigeants du Front National veulent illustrer leurs propositions, ils citent très souvent l’exemple du Royaume-Uni qui, selon eux, « a fait une dévaluation compétitive de 20% de sa monnaie pendant la crise, ce qui lui a permis de connaître un redressement économique important dès 2010 ».
Un redressement économique ? Mais au Royaume-Uni, le gouvernement qui a dévalué la monnaie au nom de la compétitivité, de la concurrence loyale et de l’économie de marché, vient de décider la suppression de centaines de milliers de postes de fonctionnaires, la réduction des dépenses sociales, une montée des droits d’inscription à l’Université, et depuis la dévaluation, le pouvoir d’achat des salariés a diminué tandis que le chômage a augmenté.
Quant au protectionnisme et à l’intervention de l’État, ils sont mis en œuvre par les USA, ce qui n’empêche nullement la montée du chômage et de la pauvreté.
Ainsi donc, comme le montrent les exemples de la zone euro, des USA et du Royaume-Uni, monnaie forte ou monnaie faible, dévaluation ou réévaluation, libre échange ou protectionnisme, dès lors que l’on respecte l’économie de marché, donc les lois de la compétitivité et de la concurrence, les conséquences sont toujours les mêmes pour les travailleurs, les chômeurs et la jeunesse : austérité, chômage et remise en cause de tous les droits sociaux et démocratiques.
A ce sujet, interrogée par la presse économique spécialisée, le 8 avril dernier, Marine Le Pen déclare : « nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence, si elle est loyale ». (Citée dans le Monde du 10 avril).
En d’autres termes, que propose Marine Le Pen, sinon la possibilité pour le gouvernement français, d’agir comme l’administration américaine ou le gouvernement britannique, qui dévaluent leur monnaie, mettent en œuvre des mesures protectionnistes quand bon leur semble et font intervenir l’État dans l’économie, afin d’appliquer des politiques d’austérité pour la majorité de la population, au nom des dévaluations compétitives et de la défense des intérêts dits nationaux ?
C’est précisément ce que l’on trouve dans le programme du Front National. Quelques exemples suffiront à le montrer.

SALAIRES : DES AUGMENTATIONS FINANCEES PAR LES CONTRIBUABLES
Marine Le Pen se prononce pour le retour de l’indexation des salaires sur les prix, c’est-à-dire de leur augmentation en fonction de la hausse des prix. Mais qui doit payer cette augmentation ?
Dans un récent communiqué daté du 18 avril 2011, Marine Le Pen propose de diminuer l’impôt sur les bénéfices des sociétés qui augmenteraient les salaires. C’est donc l’État, par cette baisse de l’impôt qui financerait la hausse des salaires. Mais qui finance l’État, sinon les contribuables, salariés dans leur immense majorité. Par conséquent, les impôts payés par les salariés permettraient à l’État de baisser l’impôt payé par les sociétés. En somme, les salariés contribuables financeraient leurs propres augmentations de salaire.
A n’en point douter, cette proposition ne devrait pas trop déplaire au MEDEF.

RETRAITES : LE TRAVAIL POUR LES PAUVRES PENDANT LEUR RETRAITE
Dans une fiche programme du Front National on peut lire la proposition suivante : « l’harmonisation de l’ensemble des régimes d’assurance maladie et retraite pour mettre fin aux injustices et aux inégalités dans ces domaines ».
C’est l’argument du MEDEF et des capitalistes financiers pour remettre en cause le calcul du montant des retraites des fonctionnaires afin de le réduire, tout cela bien sûr, au nom de l’égalité avec le secteur privé.
Le 14 juin 2010, Marine Le Pen déclare que « cumuler emploi et retraite peut être une bonne chose pour les revenus modestes ». En d’autres termes, pour les ouvriers notamment, elle propose de travailler pendant leur retraite.
On comprend alors aisément pourquoi, si prompte à réclamer l’abrogation de telle ou telle loi, elle ne demande en rien l’abrogation de toutes les lois qui ont reculé l’âge de départ à la retraite et diminué leur montant.
Dans ce domaine aussi, Marine Le Pen défend les intérêts des marchés financiers.

PROTECTION SOCIALE : ETATISATION ET DESTRUCTION DE LA SECURITE SOCIALE
Dans une fiche programme destinée aux adhérents du Front National, on peut lire cette proposition : « la transformation des cotisations patronales au titre de la famille en contribution fiscale ». Il s’agit là d’une vieille exigence patronale. En effet, depuis de nombreuses années, au nom de la compétitivité chère à Marine Le Pen, le patronat estime qu’il ne lui revient pas de supporter le financement des allocations familiales, en versant à la Sécurité Sociale des cotisations, partie intégrante du salaire brut des travailleurs .Le patronat exige de transférer le financement des allocations familiales à l’impôt.
De même, le Front National se prononce pour la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, mesure, qui accentuerait la fiscalisation du financement de la Sécurité Sociale et donc la mainmise de l’État sur les dépenses de protection sociale afin de les réduire.
C’est d’ailleurs l’objectif du Front National, pour qui « l’État doit devenir l’instrument de la solidarité nationale », ce qui signifie « la gestion directe par l’État de ces régimes nationaux sous contrôle du parlement ».
En clair, une Sécurité Sociale, financée par l’impôt et soumise aux politiques budgétaires d’austérité, pour le plus grand bien du patronat, libéré des cotisations sociales. Des cotisations sociales, que Marine Le Pen dénonce régulièrement, comme le 14 juin 2010, quand à propos des retraites, elle déclare que « la hausse du montant des cotisations est une bêtise »
Cette politique, déjà partiellement mise en œuvre par tous les gouvernements de droite et de gauche, au nom de la nécessaire baisse du coût du travail et de la lutte contre le chômage, a donné les résultats que l’on sait.

SERVICES PUBLICS : LES RENDRE COMPETITIFS
Marine Le Pen ne manque pas une occasion de se poser en défenseure des services publics, mis à mal par la politique de l’Union européenne et par tous les gouvernements depuis 30 ans. Dans une « Lettre aux fonctionnaires » du 23 février 2011, elle se prononce pour un État fort, garant des services publics, affirme qu’il faut tourner la page de la RGPP (révision générale des politiques publiques), constate que « l’école est saignée à blanc » et déclare que le statut doit être préservé.
Dans le même temps, le Front National, dirigé par Marine Le Pen, publie un document intitulé « Comment redresser les services publics ? » dans lequel on peut lire que « l’État doit stimuler la modernisation du service public et les gains de compétitivité ».Et à cette fin, ajoute le même document, il faut « cesser de traiter de façon uniforme l’ensemble des agents publics ».
Compétitivité des services publics ? Mais, c’est au nom de la compétitivité des services publics, que les milieux financiers et le gouvernement ont mis en œuvre la RGPP afin de supprimer des postes. C’est encore au nom de la compétitivité, et donc de la productivité de chaque fonctionnaire, que les capitalistes financiers veulent imposer le salaire au mérite, ce qu’ils appellent, « cesser de traiter les agents de façon uniforme ».

ECOLE : LA CONCURRENCE ENTRE LES ÉTABLISSEMENTS
Dans ses interventions à la télévision et à la radio, Marine Le Pen prend toujours soin de rappeler son attachement à l’école publique où elle a mis ses enfants. Mais, dans une fiche programme, destinée aux militants du FN, on peut lire ceci : « au nom de l’égalité de moyens, l’État permettra par la mise en place du chèque scolaire, le libre choix de l’école à tous les parents », « la carte scolaire sera progressivement supprimée », « les parents deviennent le passage obligé pour le financement des établissements ». Il faut « permettre aux parents du Public de choisir, pour leurs enfants, l’établissement qu’ils jugeront le meilleur » ; «les écoles primaires, collèges et lycées, ainsi soumis à une certaine émulation amélioreront naturellement leur niveau scolaire et leurs conditions de travail pour les élèves ».
On aura reconnu ici les propositions traditionnelles du MEDEF et des organisations internationales telles que le FMI, l’OMC et l’Union européenne que Marine Le Pen prétend combattre.
Concernant les conditions de travail, le FN fait les propositions suivantes : il faut « une police de protection des lycées, spécialisée dans la délinquance scolaire »; « il faut installer des portiques de détection des métaux »; « il faut envisager de supprimer les allocations familiales dans les cas les plus graves »; « l’autorité doit être affirmée dans les établissements scolaires au besoin en suspendant à la famille de tout élève perturbateur, les diverses allocations sociales et familiales dont elle bénéficie ».
Par ailleurs, concernant les professeurs, « dans la gestion de leur carrière, une plus grande place sera faite au mérite » et il faut leur « imposer un temps de présence supplémentaire au sein de leur établissement ». Là encore, on aura reconnu des propositions du MEDEF et des organisations internationales, FMI, OCDE, que Marine Le Pen prétend combattre.
Enfin, les professeurs d’Histoire sont prévenus : « il faut sortir d’une vision dépréciée de notre Histoire Nationale ».

UNIVERSITE : AUTONOMIE, SELECTION, COMPÉTITIVITÉ
Dans une fiche programme, on peut lire ceci : « une plus large autonomie sera accordée dans le recrutement des professeurs ainsi que dans la sélection des élèves de façon à améliorer la compétitivité de nos universités face aux grandes écoles et aux universités étrangères ».
En d’autres termes, des universités autonomes et la sélection à l’entrée, c’est-à-dire la fin du droit de tout lycéen à entrer à l’Université.
C’est tout simplement le programme du MEDEF et des milieux financiers dénoncés par Marine Le Pen.

BUDGET MILITAIRE : IL FAUT L’AUGMENTER
« Il est nécessaire d’augmenter le budget de la Défense Nationale » peut- on lire dans une fiche programme du FN. Plus d’argent pour les armes signifie moins d’argent pour les dépenses sociales et les services publics. Un peu plus loin la fiche nous apprend que « l’essor économique des USA depuis les années Reagan est en partie lié à l’élévation des budgets militaires ».
Un essor économique qui a conduit à la crise actuelle. Par ailleurs, il faudrait demander au peuple irakien ce qu’il pense de cet essor économique.

DETTE : IL FAUT LA PAYER
Dans une récente vidéo consacrée à la dette, Marine Le Pen s’en prend avec véhémence aux marchés financiers qui se sont enrichis et continuent à s’enrichir en percevant les intérêts de la dette contractée par tous les gouvernements depuis 30 ans.  Pour quelle conclusion ? « le FN assumera l’héritage calamiteux des pouvoirs politiques précédents sans pour autant recourir à la solution de facilité par la répudiation pure et simple de la dette ».
En clair, Marine Le Pen est prête à rembourser la dette aux institutions financières et aux banques, ce qui signifie une ponction de plusieurs centaines de milliards d’euros sur le budget de l’État et, in fine, sur le revenu de la population.
Soumission aux marchés financiers d’une part, et augmentation des dépenses militaires d’autre part, les propositions de Marine Le Pen ne constituent en rien la moindre rupture avec le capitalisme financier, spéculateur et guerrier, en un mot, destructeur.

IMMIGRATION : LE RACISME INSCRIT DANS LA CONSTITUTION
La présentation de cet argumentaire pourrait laisser croire que l’immigration serait un point parmi d’autres du programme du Front National. Il n’en est rien. La guerre aux immigrés et à leurs familles est la colonne vertébrale de ce programme. Pour les responsables de ce parti, les immigrés sont responsables du chômage, de la faiblesse des salaires, de la montée de la pauvreté, des déficits de l’État et de la Sécurité Sociale, de la hausse des impôts, de la fraude sociale et de la délinquance. Leur place dans la société constituerait une menace pour l’identité nationale, et l’existence même de la France serait menacée.
Pour le Front National, la dénonciation de la mondialisation va donc de pair avec la dénonciation de l’immigration, et il faut en finir avec ce que ce parti appelle « la mondialisation des prestations sociales » (17 mars 2011), ce qui signifie notamment « l’établissement d’une politique familiale volontariste réservée aux français, la suppression des allocations familiales pour les non nationaux » (fiche programme sur les institutions).Cela signifie également que « les travailleurs immigrés soient incités à prendre leur retraite dans leur pays » (fiche programme).
C’est pourquoi, Marine Le Pen propose d’inscrire dans la Constitution, le principe de la préférence nationale, principe qui n’est rien d’autre qu’une véritable déclaration de guerre aux immigrés et à leurs familles.
Cette politique anti-immigrés n’a qu’un seul but : dresser politiquement et physiquement les travailleurs français contre les travailleurs immigrés, pour diviser la classe ouvrière et permettre ainsi au capital financier de s’en prendre à tous les travailleurs, immigrés et français, afin d’imposer sa politique de destruction de tous les acquis sociaux, cela au nom de la défense des intérêts nationaux et de la compétitivité.

SYNDICALISME : DETRUIRE LES ORGANISATIONS SYNDICALES
Marine Le Pen accuse régulièrement les organisations syndicales de trahir les intérêts des travailleurs français parce qu’elles refusent de combattre l’immigration. C’est pourquoi, les responsables du Front National appellent à un « renouvellement syndical », c’est-à-dire à la construction de « syndicats » racistes orientés vers la lutte contre les immigrés, au grand bénéfice du patronat. En effet, cette construction de « syndicats » racistes passe nécessairement par la destruction des organisations syndicales existantes, qui, malgré leurs limites, constituent toujours un cadre de résistance aux attaques du capital financier et du MEDEF, contre tous les salariés, français et immigrés.

CONCLUSION
Les propositions économiques du Front National prennent place dans la crise que connaissent plusieurs pays européens. Aujourd’hui, des États comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal, sont directement soumis à des plans d’austérité du FMI et de l’Union européenne, afin qu’ils dégagent les ressources nécessaires au paiement de leur dette. D’autres, comme l’Espagne, l’Italie et la France conduisent également des politiques d’austérité dans le cadre de la zone euro. Mais devant les difficultés de ces pays à mener ces politiques, certains cercles dirigeants des marchés financiers estiment qu’il faut emprunter un autre chemin, celui du protectionnisme, de la dévaluation compétitive et donc de la sortie de l’euro.
C’est ce que commencent à exprimer, même partiellement, plusieurs financiers, dans un dossier du Monde du 5 avril dernier, intitulé « des pistes pour une nouvelle politique européenne ». L’objectif est toujours le même : payer la dette et rembourser les banques en mettant en œuvre une plus grande austérité au nom de la compétitivité et de la guerre économique contre les concurrents et les produits étrangers.
La mise en œuvre de cette austérité nécessite une défaite sociale et politique des travailleurs, des chômeurs et de la jeunesse. Et cette défaite nécessite la division des rangs des salariés, qui peut prendre la forme d’une guerre entre les travailleurs français et immigrés.
C’est précisément cette guerre que prépare le Front National. Mais où ce parti trouve-t-il les moyens politiques de cette préparation ? Il les trouve dans la politique de Sarkozy, mais surtout, dans l’incapacité des partis de gauche de combattre réellement cette politique, et d’offrir une perspective sociale et politique crédible, c’est-à-dire basée sur une rupture claire et nette avec le capital financier qui commence par le refus de payer la dette.

Source: prométhée

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:49

Avec son discours de Bordeaux, mardi 15 novembre, Nicolas Sarkozy a lancé l'offensive électorale contre la «fraude sociale»: «Voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée, nécessaire, de solidarité nationale, a-t-il lancé. Conçu par la résistance, né avec la Libération, notre modèle social fait aujourd’hui partie de l’identité de la Nation. Mon devoir est d’en être le protecteur. (...) Ceux qui ont trahi l’héritage du CNR, ce sont ceux, qui, depuis des décennies, ont refusé toute réforme par lâcheté politique ou par opportunisme. Ceux qui ont trahi l’héritage du CNR, ce sont ceux qui, pendant des décennies, ont bien soigneusement dissimulé aux Français qu’ils finançaient leur système de protection sociale à coup de déficits. Pendant des décennies, on a donc protégé les Français à crédit sans le leur dire. On a protégé les Français des années 1980 en hypothéquant l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Là est la trahison de l’esprit et de la lettre de notre modèle social.»

Pourtant, ce n'est pas la fraude sociale dans son ensemble – évaluée à quelque 20 milliards d'euros par an – qui est visée, mais bien le versement indu de prestations sociales, chiffré par le ministre du travail Xavier Bertrand à «près de 4 milliards d'euros» par an. «Le CNR n’a pas voulu un système d’aumône. Il a voulu construire un système digne pour une France démocratique et libre», a conclu le président.

Or, selon le rapport d'information sur les fraudes sociales déposé par le député UMP Dominique Tian, la fraude aux prestations s'élèverait de 2 à 3 milliards d'euros. Soit, au plus, 0,5% du total des prestations. Tandis que la fraude aux prélèvements (cotisations patronales et salariales non versées en raison du travail au noir) est, elle, estimée à 8 et 15,8 milliards d'euros, soit 4 à 5 fois plus coûteuse pour la solidarité nationale.

De 10 à 12% des entreprises sont en infraction et pas moins de 5 à 7% des salariés ne seraient pas déclarés. De même, les accidents du travail et les maladies professionnelles seraient largement sous-déclarés comme tels, par les salariés, sous la pression de leurs employeurs, et donc pris en charge par l'assurance maladie générale au lieu de la branche spécifique de la Sécurité sociale financée exclusivement par les entreprises, pour un montant variant de 600 millions et 1,1 milliard d'euros chaque année.

 

Source: Médiapart

 

Tu trouveras dans le module page le  texte du programme du Conseil National de Résistance (CNR), programme dont se sert souvent Sarkozy en référence comme pour se donner une caution morale et une légitimité politique alors qu'il ne fait que détruire ce même programme car il n'en respecte ni l'esprit ni la lettre.

Pour l'UPAC, Kyosen.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 18:35
1-Sarkozy préfère chasser les pauvres plutôt que les vrais fraudeurs

L'offensive lancée par Nicolas Sarkozy et le gouvernement contre la fraude sociale est une imposture.

La droite pointe du doigt la fraude aux prestations alors qu'elle ne représente que 20 % du total de la fraude sociale. Et elle reste silencieuse face aux responsables de 80 % de la fraude : les patrons voyous qui soustraient 14 milliards par an de recettes aux régimes sociaux. L'arsenal anti-fraude de Sarkozy n'est donc pas fait pour améliorer les comptes sociaux mais juste pour mener une bataille idéologique.

En traitant de la réforme du RSA dans un discours sur la fraude, Nicolas Sarkozy jette la suspicion sur les 2 millions de personnes qui survivent avec le RSA. Cet amalgame entre assurés sociaux et fraudeurs est odieux. Et la proposition de faire travailler de force les bénéficiaires du RSA est indigne et contraire à l'universalité des droits qui fonde la République. Si Nicolas Sarkozy veut trouver de l'argent, il peut trouver 40 milliards en s'attaquant aux fraudeurs du fisc.

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

 

2-S'attaquer aux malades pour encore gaver les marchés financiers : le dogme Sarkozy/Fillon

François Fillon vient d'annoncer devant les députés l'application d'un quatrième jour de carence en cas d'arrêt maladie pour les salariés du privé et l'instauration d'un jour de carence pour la fonction publique.

Arguments officiels: s'attaquer à la fraude sociale, travailler à l'équité entre public et privé, réduire le déficit de la France.

Sauf que c'est tout l'inverse dont il s'agit. On connait maintenant la rengaine! Avec cette mesure la droite estime faire une économie de 200 millions d'euros en s'attaquant aux salariés malades.
Sauf que pour l'essentiel la fraude à l'assurance maladie est le fait de certains professionnels de santé, du travail dissimulé non déclaré, de sous-déclaration des accidents du travail et maladies professionnelles et non des assurés sociaux.

Une fois de plus le véritable objectif de la droite n'est pas de s'attaquer aux racines du mal mais de fabriquer des boucs émissaires: les travailleurs qui abuseraient de leur droits.

Alors que les citoyens s'aperçoivent de plus en plus que ce gouvernement est au service unique des marchés financiers, Sarkozy nous ressort la bonne vieille méthode usée jusqu'à la corde de la division public/privé pour détourner l'attention des véritables responsables de la crise : diviser pour mieux régner!

 Une fois plus, sous prétexte d'équité entre public et privé, le gouvernement ne fait gagner de droits à personnes, mais en retirent à tous!

Ce matin sur France inter, le président du syndicat de la médecine générale dénonçait la supercherie qui consiste à nous faire croire que les salariés abuseraient des arrêts de travail.
Il nous explique que les arrêts de travail qui coutent le plus sont ceux des salariés de plus de 50 ans aux travaux pénibles qui nécessitent des arrêts de travail.
Le problème est selon lui pris complètement à l'envers puisque cette mesure va mettre la santé des travailleurs en danger alors même que les conditions de travail se dégradent, c'est donc sur ce sujet que le gouvernement devrait agir.
Pire, des salariés refusent aujourd'hui des arrêts de travail par culpabilisation ou par peur de sanctions, mettant par la même leur santé en danger et celle des autres pour des métiers dangereux!

Voilà la stratégie de cette droite ignoble: manier le mensonge pour créer de faux problèmes et faire semblant de les résoudre afin de diviser les français, de créer des boucs émissaires et d'enrichir les marchés financiers.

Pendant ce temps, pas touche aux fraudes fiscales des grandes entreprises, aux exonérations de cotisations sociales, aux revenus du capital...
Sarkozy nous fait la leçon qu'il a surement murie dans sa chambre d'hôtel à 37 000 euros la nuit pendant le G20. Ces mêmes G8 et G20 qui auront couté 59 millions d'euros à la France et qui ne poursuivaient qu'un seul but: faire payer la crise au peuple pour sauvegarder leurs privilèges... il est temps d'en finir avec ce système et ses valets.

Communiqué des jeunes communistes

 

3-Encore une fois, au nom de la résorption de la dette et des déficits, le gouvernement entend faire payer aux salariés le prix de la crise d’un système qu’il soutient ardemment.

Accusés d’être trop malades, ils subiraient de nouveau une régression de leurs droits en matière de protection sociale.

Pour les salariés du privé, le délai de carence pour les congés maladie serait rallongé d’un jour (4 jours au lieu de 3). Pour les agents, fonctionnaires de la Fonction Publique un délai de carence sera créé.

Alors qu’on estime à environ deux tiers le nombre de travailleurs du secteur privé exonérés de ce dispositif par le biais d’accords ou de conventions (dans lesquels, fort légitimement, les patrons cotisent significativement), une telle mesure serait un réel recul pour tous.

Pour les fonctionnaires la coupe est plus que pleine après :

-  Le gel des salaires pour 2011 et 2012 synonyme de dégradation sans précédent des rémunérations ;

-  Les suppressions massives d’emplois synonymes d’aggravation des conditions de travail et d’altération de la qualité du service public rendu ;

-  La hausse des cotisations retraites synonyme d’amputation aggravée du pouvoir d’achat ;

-  La -RGPP synonyme de bradage des missions publiques, la coupe déborde largement !

Rappelons qu’une augmentation de 3 % de la valeur du point rapporterait environ 300 millions d’euros de cotisations salariales à l’assurance maladie et participerait à la relance d’une croissance pérenne.

Rappelons également les carences patronales : 25 milliards d’€ d’exonérations de cotisations sociales, fraudes sur les accidents du travail, dettes…etc.

Notons aussi l’absence de « délais de carence » pour le versement des dividendes rétribués en millards d’euros aux actionnaires.

La démonstration est faite que les moyens existent pour renforcer les droits de tous les salariés. Pour les gagner, il est nécessaire de renforcer les mobilisations dans les prochains jours.

Communiqué de la CGT Fonction Publique

Montreuil, le 15 novembre 2011

 

4-Amendes sur les arrêts maladie
Face à un projet scélérat, une riposte collective s’impose

 

Ainsi donc, les projets de diminution du montant des indemnités journalières (en calculant celles-ci sur le salaire net) ou d’allongement du délai de carence ne suffisent pas au gouvernement, il veut aller plus loin dans l'abject. Il s'apprête à demander aux médecins conseils d'endosser encore plus le rôle de policier de l'Assurance maladie et de verbaliser les malades dont l'arrêt maladie serait, à leurs yeux, injustifié. Si le médecin contrôleur de l'Assurance maladie juge, a posteriori, que l'arrêt de travail prescrit par le médecin traitant est injustifié, il infligera une amende au malade.

Cette mesure est profondément injuste, arbitraire, ignorante de ce qu'est l'exercice de la médecine.


L’indemnisation de l'arrêt de travail est un droit fondamental : c’est le premier droit de l'Assurance maladie. Celle-ci fut d'abord créée pour mettre en place le salaire de remplacement en cas de maladie. Mais l’arrêt de travail est surtout une thérapeutique qui est déterminée en fonction de l'histoire de la maladie et de la situation de la personne malade : si nous n'avons plus ce moyen thérapeutique, entre autres, face à la souffrance au travail, nous aurons une augmentation significative des suicides au travail. Le gouvernement a-t- il décidé que c'était le prix à payer pour la rigueur ?

 

Partout, les droits des malades sont réduits (comme dernièrement l'Allocation Adulte Handicapée). Pour conduire cette politique de destruction de la protection sociale, le gouvernement empoisonne la société en répandant le mensonge : tout bénéficiaire d'un droit social serait un fraudeur en puissance, ce qui est faux, les fraudeurs sont ailleurs ! 

 

Ce projet de décret est insupportable pour les malades, pour les médecins, notamment les généralistes, qui sont les premiers prescripteurs de ce droit, et aussi pour les médecins conseils qui deviennent de plus en plus les exécuteurs d'une politique infecte.


Nous demandons le retrait immédiat de ce projet scélérat.

Nous demandons aux médecins conseils de refuser de jouer ce rôle : il y a des moments dans l'histoire où la conscience doit s'opposer à la discrimination 

Nous demandons aux centrales syndicales qui siègent au conseil d'administration de l'assurance maladie de défendre le droit des assurés sociaux,

Nous demandons aux associations de malades et aux associations citoyennes de défendre ce droit fondamental, sans s'opposer aux médecins qui sont, comme eux, les défenseurs des droits des malades.

Nous demandons à tous les généralistes de ce pays de refuser la politique de la peur.

Nous ne pouvons choisir entre l'intérêt du malade et la peur de la sanction.

 

Vous pouvez télécharger ce communiqué en .pdf à l’adresse : http://www.smg-pratiques.info/Amendes-sur-les-arrets-maladie.html

 

Contacts :

Patrick Dubreil : 06 32 70 92 37

Didier Ménard : 06 07 16 57 78

 

Syndicat de la Médecine Générale

52 rue Gallieni, 92240 Malakoff

Tél : 01 46 57 85 85 - Fax : 01 46 57 08 60

syndmedgen@free.fr

www.smg-pratiques.info 

 


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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:37

Ce n'est pas pour mettre en évidence le candidat Hollande que nous mettons en comparatif une de ces propositions avec une des propositions que nous qualifierons d' ahurrissante et d' idiote  sur les prisons de Sarkozy (voir article précédent de l'UPAC). Parcequ' Hollande reste le candidat pour les présidentielles d'un parti social-libéral dont on ne peut rien attendre de bon pour le peuple. Mais ce comparatif fait par Rue 89 est significatif de la fameuse "crise de civilisation" dont on n'arrête pas de nous parler à tort et à travers et qui là prend tout son sens.

Pour l'UPAC, Kyosen.

 

 

 

Rue89

 

Une caisse enregistreuse (Jessica Rabbit/Flickr/CC)

La lecture de la presse économique repose parfois. Dans la valse des chiffres que les différents états-majors des partis politiques se balancent, sans crainte de compter n'importe quoi, Les Echos et l'Institut Montaigne (think tank libéral) lancent ce lundi et pour six mois le chiffrage des programmes pour 2012.

Henri Gibier, directeur de la rédaction aux Echos, explique :

« [Ce travail sera réalisé ] avec l'aide de hauts fonctionnaires de Bercy dont c'est le métier de chiffrer les projets gouvernementaux, représentant les sensibilités politiques diverses mais sans attaches partisanes. »

« Course à la dépense » et « rien que ça »

On a beaucoup parlé de la proposition de François Hollande de créer 65 000 postes dans l'Education nationale. Martine Aubry, durant la campagne de la primaire, s'est montrée dubitative, et la droite a raillé l'initiative :

« Les propositions de François Hollande sont irresponsables et irréalistes », avait immédiatement réagi le ministre de l'Education Luc Chatel, critiquant les « vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire ».

La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, avait déclaré que « la primaire socialiste virait chaque jour un peu plus à la course à la dépense ».

On a moins évoqué une proposition de Nicolas Sarkozy, datant de septembre, lorsqu'il avait visité le centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne : 80 000 places de prison pour 2017, soit 30 000 places nouvelles. « Quand Sarkozy dit qu'il veut 30 000 places de prison en plus, il veut en augmenter le nombre de 50%, rien que ça », tweete l'avocat Maître Eolas.

1,9 milliard pour les profs, 3,69 milliards pour les prisons

  • 65 000 postes d'enseignants

L'Institut Montaigne chiffre à 1,9 milliard d'euros « en rythme de croisière » le coût de la mesure, soit moins que le chiffrage du PS, 2,5 milliards pour Hollande.

« Faut-il considérer la facture sur une année ou sur toute la durée de carrière des fonctionnaires », questionnent d'emblée les experts.

« La tradition des lois de finances, retenue par tous les gouvernements, veut que l'on raisonne sur une année. »

Sur cette base, l'Institut Montaigne parvient à un coût annuel de 378 millions pendant le quinquennat et de 1,9 milliard par an en rythme de croisière (en 2017, 65 000 postes).

François Hollande annonçait un coût de 2,5 milliards, Luc Chatel évoque 7,5 milliards d'euros, et l'UMP....100 milliards, intégrant dans son calcul la rémunération des professeurs pendant quarante ans puis sa pension de retraite pendant vingt ans.

  • 30 000 nouvelles places de prison

Dans un article publié par Rue89, l'Observatoire des prisons établissait ses comptes :

« La construction de 30 000 places de prison représente un coût de plus 3 milliards d'euros pour le contribuable. Outre la construction, le coût d'une journée de détention est évalué en moyenne à 82 euros, ce qui reviendrait avec l'incarcération visée de 80 000 personnes, à un budget de 6,5 millions d'euros par jour. »

L'Institut Montaigne estime que la mesure coûterait 3,69 milliards d'euros, et intègre les hypothèses d'établissement moins sécurisés (pour détenus en semi-liberté) :

  • coût annuel des investissements entre 2012 et 2017 : 737,2 millions d'euros, soit 3,686 milliards sur les cinq ans ;
  • coût de fonctionnement par an : 730 millions.

C'est un peu facile – mais tentant – de chuter sur Victor Hugo : « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons. »

 

Source: Rue 89

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 19:44
LE 19 NOVEMBRE, BARRONS LA ROUTE A L’EXTREME DROITE ET A L’INTEGRISME RELIGIEUX : NO PASARAN !

Depuis plusieurs mois, l’extrême droite - quelle que soit l’idéologie dont elle se réclame - multiplie les poussées dans l’espace médiatique (ou non) et intensifie le nombre de ses apparitions sans complexe.

Ainsi, on a pu constater à Lyon de nombreuses agressions physiques racistes et/ou de militants identifiés par - entre autres - les néo-nazis du Bunker Korps ; à Lille, les identitaires ont tranquillement manifesté au rythme de nombreux chants anti-islam, avec le bras droit tendu pour certains... ; à Tours les Frontistes et les catholiques intégristes réunis au sein de Vox Populi multiplient leurs actions en toute impunité (contre la Gay Pride derrière la bannière barrée du slogan « pas de défilé pour les enfilés ») ; enfin, c’est récemment à Paris que l’extrême droite s’est manifestée avec le plus de retentissement : contre la pièce "sur le concept du visage du Christ", différentes organisations telles le Renouveau Français ou l’institut Civitas ont invoqué le blasphème afin d’empêcher la tenue du spectacle (allant jusqu’à jeter de l’huile de vidange et de la peinture sur les spectateurs), confirmant leur conception particulière de la liberté de création exprimée lors de la destruction de Piss Christ.

Poitiers et ses environs ne sont pas épargnés par cette recrudescence du traditionalisme catholique. Traditionnellement caractérisée par une implantation religieuse forte, Notre-Dame voit chaque année la célébration de messes dédiées à la mémoire de Louis XVI (occasionnant des appels au retour à la monarchie et au droit divin). Plus récemment, on ne peut que déplorer l’arrivée à Poitiers de l’abbé Laguérie et de ses messes en latin, connu pour sa participation aux institutions les plus intégristes de l’Eglise française (Saint-Nicolas du Chardonnet, institut du Bon Pasteur) et ses positions ultraconservatrices. A signaler également, à Romagne (25km de Poitiers) les tentatives à répétition de l’association Michel Magon d’ouvrir une école non conventionnée, véritable usine à former de bons petits catholiques traditionalistes. Heureusement, l’école s’est jusqu’ici heurtée à de nombreuses réglementations, obligeant l’école religieuse à fermer ses portes et ses élèves à intégrer des écoles conventionnées qui, même si elle sont ce qu’elles sont, valent toujours mieux que l’entreprise visant à bourrer le crâne de leur propre progéniture menée par l’association Michel Magon. Ainsi, l’extrême droite se montre de plus en plus présente au quotidien et de façon de plus en plus décomplexée. Il nous semble inconcevable de laisser se développer le discours nauséabond, rétrograde et fascisant développé par cette mouvance.
Image
A Poitiers, c’est le 19 novembre que comme chaque année à la même époque et dans de nombreuses villes, les catholiques intégristes se réunissent à l’appel de SOS Tout-Petit (organisation catholique intégriste connue pour ses commandos violents anti-IVG) afin de protester contre l’avortement et prier pour ses "victimes". Derrière cette manifestation intolérable (alors que de nombreux centres d’avortement sont menacés), c’est l’ensemble de son discours que l’extrême droite locale teintée d’intégrisme religieux cherche à faire passer, ce que nous ne pouvons accepter.

Parce que l’avortement doit rester libre et gratuit pour toutes, et parce que Poitiers (comme n’importe quelle ville) ne doit pas devenir le terrain d’expression des extrémistes religieux et de droite de tout poil : rassemblement le samedi 19 novembre à 14h30 sur le parvis de l’Eglise Notre-Dame.


Confédération Nationale du Travail - Formation Action Universitaire :
cnt.fau.poitiers@gmail.com, 20 rue Blaise Pascal, 86000 POITIERS.



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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

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Modèle 32 mm.

 

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