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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 07:41

Comme nous l'avions malheureusement soulevé dans notre article du mois d'Août "Révolte populaire ou Révolution prolétaire" à propos du "printemps arabe", renverser une dictature ne suffit pas lorsque l'option révolutionnaire n'est pas la dynamique d'un mouvement prolétaire pour la réelle émancipation du peuple. Tunisie, lybie ne sont pas encore ou ne seront jamais dans cette direction (pour des raisons que nous avions évoquées précédement). L'Egypte en est aussi un exemple. On peut changer de tête à la gouvernance d'un pays, tant que le capitalisme est là, les peuples ne gagneront jamais leur liberté. Seule la révolution prolétaire, et non une révolte populaire, peut amener à libérer des entraves systémiques les peuples qui sont aujourd'hui exploités et soumis et ceux qui croient s'en être sortis.  

Pour l'UPAC, Kyosen. 

Égypte : le PCF exige la libération de tous les prisonniers d'opinion.

Le Parti communiste français exprime son inquiétude et condamne la répression brutale, les atteintes à la liberté d'expression, d'opinion et de manifestation qui perdurent en Egypte. Malgré l'éviction de Moubarak et de son régime, les manifestations populaires, notamment celles du 9 octobre dernier au Caire, devant le bâtiment Maspero de la télévision d'Etat, ont été très durement réprimées par l'armée. Elles se sont soldées par 27 morts et de nombreuses arrestations. Par exemple celle du bloggeur Alaa Abdel Fatha qui a été maintenu en détention parce qu'il a refusé de répondre à l'interrogatoire auquel ont voulu le soumettre les forces armées. Le PCF exige la libération immédiate d'Alaa Abdel Fatha et de tous les autres prisonniers d'opinion.

Le Parti communiste français réaffirme sa pleine solidarité avec l'ensemble des démocrates et progressistes égyptiens, avec le peuple égyptien et toutes celles et ceux qui ont contribué à un courageux soulèvement populaire au nom de la démocratie et des droits humains. Il soutient l'ensemble des forces politiques et sociales qui continuent leur combat pour le changement et la liberté et qui exhortent le Conseil supérieur des Forces armées à cesser la répression. Il y va de l'avenir même du processus démocratique en Égypte.

Source: L'Humanité.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 19:28

 

 


 

 

DisparitionLes obsèques d’Henri Karayan, l’un des derniers témoins du groupe Manouchian, ont lieu hier. Né à Istanbul dans une famille victime du génocide arménien, il avait à peine vingt ans lorsqu’il s’est engagé dans la Résistance.

«Je n’ai jamais tué d’Allemands, je n’ai tué que des nazis. » Voilà ce qu’avait coutume de répondre Henri Karayan lorsqu’on l’interrogeait sur ses actions armées durant la Résistance. Henri Karayan est décédé mardi 2 novembre. Il avait été l’un des compagnons de Missak Manouchian et était l’un des derniers témoins du groupe des FTP-MOI, de ces hommes et ces femmes, « Français de préférence », dont l’Affiche rouge perpétue le souvenir. Né en 1921 à Istanbul, dans une famille arménienne victime du génocide de 1915, il arrive en France avec ses parents à l’âge d’un an et demi. Avant la déclaration de guerre, la famille est installée à Décines, près de Lyon. Son père avait été responsable du Comité de secours pour l’Arménie (HOC), créé en 1921, afin de venir en aide à l’Arménie soviétique isolée par le blocus des armées alliées. En 1938, alors que ce comité venait d’être dissous, Missak Manouchian, intellectuel engagé qui avait adhéré au Parti communiste en 1934 et qui participait avec Henri Barbusse et Romain Rolland au mouvement Amsterdam-Pleyel contre la guerre, travaillait à mettre sur pied une nouvelle structure du nom de l’Union populaire franco-arménienne. C’est dans ce cadre que la famille Karayan reçoit sa visite. Le jeune Henri a alors dix-sept ans. Il participe activement, à travers une troupe de théâtre, une équipe de foot, une chorale, à la vie des organisations culturelles arméniennes très présentes dans la région. De cette première rencontre avec Missak Manouchian, Henri Karayan a toujours gardé un souvenir très fort. Il en témoignait, bien des années plus tard, en se confiant, pour un article dans l’Humanité, à Jean Morawski : « Manouchian me parla d’Aragon et d’Eluard, qu’il connaissait. Il se tenait informé de la vie des gens de Décines. Je lui avais parlé des ouvriers de Rhodiaceta, qui travaillaient “à la soie”, et de ceux de chez Gilet, tous pris dans le même cercle vicieux : à la merci de leurs patrons, que ce soit pour le logement ou les salaires. Quant aux conditions de travail, ils tenaient rarement plus de cinq ans et finissaient vitriolés de l’intérieur par les vapeurs d’acide… Et pourtant, ils restaient. Encore heureux s’ils n’étaient pas expulsés pour avoir envoyé un colis en Arménie. » Entre le jeune homme et l’intellectuel, le courant passe. « Quand nous évoquions l’actualité, témoigne encore Henri Karayan, nous étions si bien en résonance que j’aurais presque pu terminer ses phrases. » En mai 1940, Henri Karayan est incarcéré à la prison Saint-Paul de Lyon comme « individu douteux » et de là envoyé au camp de Loriol, dans la Drôme, puis à celui du Vernet, dans l’Ariège, avant d’être livré aux Allemands pour travailler dans la Ruhr. Il y retrouve un jeune communiste allemand, Léo Kneler, interné avec lui au Vernet après avoir participé aux Brigades internationales. Celui-ci était de retour en Allemagne, à la demande du Parti communiste allemand, pour y organiser un réseau de résistance. Henri Karayan l’aide jusqu’à ce que les deux jeunes gens, repérés par la Gestapo, réussissent à s’enfuir pour la France. À Paris, il reprend contact avec Manouchian auquel il présente son ami Léo Kneler. Il participe aux distributions clandestines de l’Humanité ou de tracts. Et il se fait embaucher à l’usine de Satory puis comme coiffeur à l’hôpital de la Pitié. « Un jour, raconta-t-il encore à Jean Morawski, dans le quartier carcéral, je dus couper les cheveux d’un jeune homme, un enfant… Malgré les cris et les insultes de son garde, il s’adressa à moi : “Demain, je serai fusillé ; je suis d’Argenteuil. Va dire à mes parents que je n’ai pas peur ; je meurs en Français, en communiste”. » En avril 1943, Henri Karayan s’engage dans la lutte armée. Il est incorporé aux côtés de Marcel Rayman et de Tamas Elek, au groupe de jeunes FTP-MOI, sous le commandement de Missak Manouchian. Il participe alors à de nombreuses opérations contre l’occupant dans toute la région parisienne. Jusqu’à il y a quelques mois, il n’a cessé de témoigner, d’expliquer les valeurs et les motivations qui l’ont habité, la fraternité qui le liait à ses camarades de combat, leur lutte pour la liberté et l’universalisme. En août 2010, il écrivait à Christophe Betenfeld, enseignant d’histoire au collège Lurçat de Ris-Orangis, dans l’Essonne : « La Résistance fut aussi une école. C’est elle qui m’a fait grandir en confortant mes choix. »

Les obsèques d’Henri Karayan ont eu lieu le mardi 8 novembre, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Une messe arménienne a été célébrée à 10 h 30, et, 
à 11 h 15, un hommage national a été rendue, au nom du PCF par Henri Malberg, 
au cimetière d’Issy-les-Moulineaux où a eu lieu l’inhumation. Le secrétariat national 
du PCF était représenté par Éric Corbeaux.

 

  • En 2000, dans les colonnes de l'Humanité, Henri Karayan nous relatait deux rencontres significatives avec Missak Manouchian. Extrait.

" J'évoquerai ma première rencontre avec Missak Manouchian... C'était après la dissolution, en 1937, du Comité de secours pour l'Arménie (HOC), fondé par le docteur Haïc Kaldjian. Manouchian entreprit à travers la France entière une tournée des communautés arméniennes afin de mettre en place une structure de rechange : l'Union populaire franco-arménienne. C'est ainsi, tout naturellement, qu'en 1938 il fit halte à Décines, chez mon père, ancien responsable du HOC J'étais alors malade et alité depuis des mois. Avant la réunion du soir, ce personnage à la trentaine sportive demanda à me voir et passa un après-midi entier au chevet de l'adolescent de dix-sept ans que j'étais, dont le seul mérite était de participer à la vie des organisations culturelles arméniennes, il est vrai très actives dans cette commune de la région lyonnaise, nonobstant de nombreuses pressions." 

Source: L'Humanité.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 11:30

«Un passé lourd peut devenir tête de gondole. En ce moment, ce CV pas évident pourrait être très utile. C'est juste mathématique. Regardez les sondages, il y a un désir de capter ou retenir des électeurs du FN.» En quelques phrases, l'entourage d'un ministre nous explique que l'ascension de Guillaume Peltier ne doit rien au hasard. Ancien des jeunesses Front national, ex-bras droit de Philippe de Villiers, à l'UMP depuis 2009, ce jeune homme de 35 ans est aujourd'hui présenté comme le«Monsieur Sondages» ou encore «la nouvelle boîte à idées» du parti présidentiel.

 

G. Peltier, lors de ses 18 mois passés au FN.G. Peltier, lors de ses 18 mois passés au FN.© DR

 

Brice Hortefeux et Patrick Buisson, le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, sont ses mentors. Le premier l'a recruté dans sa «cellule riposte» comme spécialiste des questions d'opinion. Le second le surnommerait avec humour «fiston». Il faut dire que Guillaume Peltier est un bébé Buisson. Comme lui, il est passé de l'histoire (Buisson a une licence d'histoire et dirige la chaîne télé Histoire, Peltier fut prof d'histoire) aux sondages (Buisson a lancé la revue hebdomadaire Politique Opinion avant de devenir le directeur du cabinet de sondages Publifact; le second a créé une société de sondages, Com1+ et La Lettre de l'opinion).

Comme lui, il doit assumer un CV à l'extrême droite. Buisson est unancien journaliste de Minute, Peltier a passé un an et demi au FN (1996-98), trois ans au MNR de Bruno Mégret (1998-2001), sept ans au Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers (2001-2008). Aujourd'hui, les deux prônent une stratégie à droite toute et pensent que le vainqueur de 2012 sera celui qui prendra en compte l'électorat populaire. Le conseiller élyséen a soufflé à Nicolas Sarkozy la chasse aux voix FN et la priorité sur l'immigration. Ses idées ont inspiré le discours de Grenoble et le virage à droite qui l'a suivi (lire notre onglet "Prolonger").

L'ex-numéro deux du MPF distille quant à lui ses théories à travers des formations d'élus UMP ou encore sur le site d'information Atlantico, où il anime un rendez-vous hebdomadaire de«décryptage politique». A sa sauce, et avec l'unique étiquette de spécialiste des sondages (son CV politique a été passé sous silence par le site, qui, après une polémique, a fini par évoquer une candidature aux cantonales). Lorsque le chef de l'Etat est au plus bas dans les sondages, il explique qu'il s'agit en réalité d'«une pente ascendante douce»; quand sa candidature est remise en cause, il souligne qu'il «reste le favori de son propre camp»; après le succès de la primaire socialiste, il démontre qu'elle n'a pas mobilisé«l'électorat populaire»; au lendemain de l'intervention télé de Sarkozy, il rapporte que les Français y ont vu «un bon gestionnaire de crise».

«Ses analyses sont complètement plates, c'est bidon!», estime un politologue habitué à décrypter les sondages, qui y voit «le profil Buisson». A droite, elles ont en tout cas un certain retentissement. Son étude, démontrant que 76% des sympathisants UMP sont favorables à la limitation des écarts de salaires dans les entreprises où l'État est actionnaire, a sonné aux oreilles de Xavier Bertrand et François Fillon, qui ont retenu l'idée, à l'origine socialiste. En mars, en amont des cantonales, il réalise, avec l'Ifop, une note remarquéesur le potentiel électoral du FN. L'Elysée n'a-t-il pas commandé, pendant l'intervention télévisée du président, une étude sur les électeurs tentés de repartir vers Marine Le Pen?

Avec Patrick Buisson, il partage aussi l'idée que c'est en multipliant les chapelles à l'UMP que l'on ratissera plus large. L'apparition de courants (Droite populaire, Droite sociale, Droite humaniste) ces derniers mois aurait ainsi été impulsée par le conseiller élyséen, tandis que Peltier est «chargé de clarifier les différentes offres», expliquait-on à l'UMP en septembre.

Le jeune homme est de toutes les virées de la majorité. Avec Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay le 11 octobre. Aux côtés d'Alain Juppé et Jean-François Copé en Gironde, le 15 octobre. Au fond de la salle lors du discours de son compagnon de route, le député Philippe Briand, aux Journées parlementaires de l'UMP, à Saint-Cyr-sur-Loire, le 13 octobre. A la tribune du congrès national du Nouveau Centre, en mai, pour dresser un état des lieux des grandes tendances de l'opinion.

 

Lors d'un dîner-débat dans l'Isère en octobre.Lors d'un dîner-débat dans l'Isère en octobre.
Il a réussi à se tisser un véritable réseau d'élus de droite en visitant plus d'une trentaine de départements. Les formations qu'il dispense aux élus, responsables de fédés et militants UMP lui permettent de réaliser des notes sur les attentes de la base, qu'il transmet ensuite à Alain Carignon, l'ami du président qui planche sur la stratégie 2012. Deux fois par semaine, il rencontre des parlementaires à l'occasion de petits-déjeuners, dîners ou réunions qu'il organise à l'Assemblée ou dans un bistrot.

 

 

Conseiller des ministres: NKM, Wauquiez, Laffineur, Leroy, Mariani

Il est devenu l'homme qui murmure aux oreilles des ministres et des parlementaires. Le concept de la Droite populaire, la rédaction de sa charte et la pétition contre le droit de vote des étrangers aux élections locales? C'est lui. Le fichier contre les fraudes sociales de Thierry Mariani et Xavier Bertrand? Lui aussi. La «journée du drapeau» proposée par les “humanistes”, lui en partie. La dernière proposition de Laurent Wauquiez sur les logements sociaux (dans la droite ligne de sa lutte contre «l'assistanat»«cancer de la société»), lui encore.

N'a-t-il pas soufflé au ministre de l'enseignement supérieur l'idée qu'il faut parler au bas de la classe moyenne, puisque les chômeurs, eux, votent peu? Avec cette formule, toujours la même: «les profiteurs du haut, les profiteurs du bas». Une idée que l'on retrouve mot pour mot dans la bouche de Marine Le Pen (lire notre enquête).

Il n'a pas hésité à picorer chez Ségolène Royal, dont il se dit «assez fan»«Je trouve qu'elle a un rapport au peuple et aux mots-clés qui est extraordinaire», expliquait-il à la journaliste Anna Cabana, avant de chiper à la candidate socialiste son adjectif «juste» (qu'elle a accolé à tous les substantifs) pour transformer la «Droite sociale» de Wauquiez en «Droite juste».

 

Avec Philippe de Villiers.Avec Philippe de Villiers.© DR
L'ancien directeur de campagne de De Villiers s'est aussi discrètement mis au service de Jean-François Copé, en contribuant à l'écriture de son dernier livre (Un député, ça compte énormément, Albin Michel, 2009) et notamment aux concepts de «l'hyperparlement» et de la «Ve République bis»,selon les biographes du patron de l'UMP.

 

Ils sont nombreux, parmi les ministres, à concéder à Mediapart l'avoir également «consulté». Thierry Mariani le premier. «On s'est connu pendant les élections régionales de mars 2010 (en PACA - NDLR), il m'a donné un coup de main avec sa société de marketing téléphonique», raconte le ministre des transports, rappelant que «la Droite populaire est née d'une discussion avec Lionnel Luca et lui, mi-juin 2010». Aujourd'hui, ils ont des«contacts réguliers» y compris «en dehors de la politique»«On est d'accord sur un certain nombre de sujets. Il ne vous aura pas échappé qu'il n'est pas de l'aile gauche de l'UMP... Il a le don d'expliquer les choses simplement, il a toujours un œil sur les sondages.»

Chez NKM, on raconte sans problème que la ministre de l'écologie«l'a consulté à plusieurs reprises pour son livre» L'Anti-Front national (Editions du Moment, juin 2011) et pour la préparation de son débat contre Marine Le Pen en septembre. Son passé au FN?«Justement, c'est plutôt pas mal d'avoir un infiltré, non? Et puis regardez ses déclarations sur la Droite populaire, pour elle ce n'est pas quelque chose de honteux», nous explique son entourage. 

Plus frappant, cet ancien militant d'extrême droite est aussi écouté par les ministres centristes, via le porte-parole du Nouveau Centre, Philippe Vigier. C'est le cas de Maurice Leroy. Les deux hommes sont «amis», une relation portée «par la proximité géographique»(Leroy est un poids lourd de la région Centre et du Loir-et-Cher, Peltier s'est implanté en Indre-et-Loire), explique-t-on au ministère de la ville. Le spécialiste des sondages lui prodigue «des conseils informels», qui n'ont «rien d'officiel».

Même chose pour Marc Laffineur, secrétaire d'Etat aux anciens combattants et proche de Raffarin, qui «connaît (Guillaume Peltier) depuis deux ou trois ans. Ils se tutoient, ils sont originaires de la même région», nous confie l'un de ses conseillers. Le fondateur de la Droite humaniste lui a soumis son idée d'une«journée du drapeau» lors d'une rencontre le 27 septembre. «La question c'était “l'opinion peut-elle entendre cela?” L'échange a été constructif, cela a conforté Marc Laffineur de le faire, et peut-être de sortir la proposition un peu plus vite que prévu.»

Il lui a aussi «fait un point sur le lancement (à venir) des “humanistes” et demandé son avis». Le lendemain, Guillaume Peltier est convié à l'apéritif des Européens, le club de Laffineur, dans un salon du VIIe arrondissement. «Peltier apporte sa très bonne connaissance de l'opinion publique, sa sensibilité sur des thèmes porteurs, il dit s'il faut appuyer sur tel ou tel sujet», résume ce conseiller, qui précise que l'ancien numéro deux du MPF«n'est pas le moteur de la boîte à idées des humanistes».

«L'idée, c'est de se faire connaître en se faisant oublier»

Une précision importante. Car chez Jean Leonetti, ministre des affaires européennes et co-fondateur de la Droite humaniste, on refuse de voir le nom de Guillaume Peltier associé à cette nouvelle sensibilité de l'UMP. «Il n'est pas le gourou des humanistes, on décide comme des grands, avec les parlementaires», explique-t-on chez Leonetti. On sait la réputation que (Peltier) véhicule, on ne veut pas être assimilé à cela.» 

 

 

La «réputation» de Peltier, c'est, outre ces dix années à naviguer dans les eaux d'extrême droite, des déclarations sulfureuses qu'il est difficile d'effacer. 

Au milieu des années 2000, secrétaire général du MPF, il émerge sur les plateaux télé. Il (extrême-)droitise Philippe de Villiers en marchant sur les terres du FN, récupère Jaurès et défend «la vraie droite, la droite décomplexée». Chez Ruquier, il échange vivement avec le chanteur Abd Al Malik en demandant un moratoire sur la construction de mosquées (vidéo ci-contre).

 

Chez Ardisson, il fustige «l'islamisation rampante». Dans des discours similaires à ceux de Le Pen, il dénonce «le bilan»«désastreux» de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, réclame «l'intolérance zéro en matière de sécurit黫l'immigration zéro» et «un référendum sur le rétablissement de la peine de mort» (voir ses passages à France Télévisions ici, et ses vidéos du MPF ici et ).

 

 

G. Peltier le 4 janvier 2007 sur France 2.G. Peltier le 4 janvier 2007 sur France 2.
«J'ai changé», répète-t-il aujourd'hui, lorsqu'on l'interroge sur son passé. «Je l'ai dit et je vous le redis. Quatre ans à l'UMP et je m'y sens très bien. C'est toujours réducteur de juger quelqu'un sur son passé, non?», se justifie-t-il sur son compte Twitter. Un passé pourtant pas si lointain. Guillaume Peltier a rejoint l'UMP en juin 2009, avant l'ouverture à droite (aux villiéristes et aux chasseurs de Nihous).

 

Mais ce CV chargé ne semble pas embarrasser les ténors de la majorité. «Une erreur de jeunesse, balaye NKM dans Le Parisien.Chirac a bien vendu L'Huma à 20 ans !» «Il est passé dix-huit mois au Front national. Quelqu'un qui passe quelques mois à l'extrême gauche, on ne le lui rappelle pas tous les jours!», s'agace Thierry Mariani. «Il y a son parcours politique, et puis il y a ses analyses de l'opinion, qui répondent à notre question: "comment permettre à l'UMP d'être encore aux responsabilités en 2012?"», fait remarquer un collaborateur de ministre. 

L'ex-numéro 2 du MPF a surtout réussi à présenter une tout autre image de lui, grâce à une habile stratégie:

1) Jouer «le gendre idéal», modéré et populaire

 

 «Il était sur des lignes très très dures. Alors qu'aujourd'hui, sur son blog, il met des choses passe-partout, l'égalité des chances, etc.»,raconte un ancien collaborateur du MPF, qui l'a côtoyé au quotidien pendant plusieurs années.«Localement il s'est construit l'image du jeune premier et du gendre idéal. Il est parfait, il embrasse les mamies, il a une tonalité populaire, il joue le type sympa, raconte le député PS Jean-Patrick Gilles, qui l'a affronté aux législatives de 2007 à Tours.Il ne joue pas de son passé, mais il ne l'a pas non plus renié. L'idée, c'est de se faire connaître en se faisant oublier.» Ce qui passe par «une absence de prise de position», selon l'élu socialiste.A Tours, il n'essaye pas d'exister sur des dossiers. Sur les sujets de société par exemple, impossible de savoir ce qu'il pense».

Son affiche de campagne UMP.

«Il est très fort pour se faire mousser»

 

G. Peltier avec H. Novelli et P. BriandG. Peltier avec H. Novelli et P. Briand
2) S'implanter localement en se faisant passer «pour un mec du coin»

 

 Après avoir échoué aux législatives de 2002 à Reims, Peltier a tenté sa chance en Indre-et-Loire (région Centre). Il se fait passer pour un natif de la région, «invoquant une vague grand-mère dans le coin», ironise Jean-Patrick Gilles. En réalité, Peltier est né et a grandi en banlieue parisienne. «Toute sa stratégie d'implantation, c'est de faire comme si. Comme s'il était du coin. Comme si Sarkozy le recevait. Comme s'il était élu local ici. Il n'a aucun mandat et je ne suis pas sûr que les gens le savent !»

Son ancien collègue du MPF: «Son obsession, c'est d'être élu. Il n'a pas réussi avec le FN, ni avec le MPF, il essaye avec l'UMP.»Dans les faits, Peltier a échoué à trois élections à Tours (législatives de 2007, municipales de 2008, cantonales de 2011) et il n'occupe que deux micro-“fonctions” (responsable communication de la fédération UMP d'Indre-et-Loire depuis juin 2010 et président du comité de soutien 2012 à Nicolas Sarkozy à Tours). Son parachutage a divisé l'UMP locale: Renaud Donnedieu de Vabres le déteste, tandis qu'Hervé Novelli et Philippe Briand, patron de l'UMP départementale, soutiennent sa candidature aux législatives de 2012 (voir la vidéo).

3) S'appuyer sur une société «pipeau»

 Pour s'ouvrir les portes, il crée, après son départ du MPF, sa propre société de sondages, basée à Tours. «Sa boîte de com' est bidon et inconnue ici», explique Jean-Patrick Gilles qui y voit «une petite officine politique»«Ses formations sont pipeau, mais cela lui a permis d'avoir des contacts d'élus et de se faire connnaître», reconnaît son ancien camarade du MPF.

4) Se «faire mousser» dans les médias et les réseaux sociaux

 «Beaucoup d'esbroufes»«l'incarnation de l'opportuniste politique», disent plusieurs de nos interlocuteurs. Son ex-collègue du MPF encore: «Il est capable de mentir, d'expliquer une chose et son contraire.» Exemple sur les sondages. «Les sondages se sont toujours plantés, nous on n'y croit pas», dit-il chez Ruquiez en janvier 2007. «Je me fous des sondages comme de mon premier vélo!», dit-il aussi au Grand Journal en avril 2007. Un an plus tard, il fait des sondages son gagne-pain et ne jure que par eux. Même chose sur l'UMP, qu'il rejoint après avoir combattu violemment ses idées pendant des années.

Guillaume Peltier fonctionne au bluff. Son arrivée au sein du parti présidentiel? C'est Brice Hortefeux, qui, un jour, au sortir d'une émission de Serge Moati, lui aurait glissé: «Mais qu'est-ce que tu fais avec de Villiers, rejoins-nous à l'UMP!» «C'est faux!», s'agace son ancien camarade du MPF, qui explique: «Il est très fort pour se faire mousser avec pas grand-chose. Il sait se médiatiser: il s'est mis en scène en août dernier, parce qu'il sait que c'est le mois de l'année où le creux médiatique est le plus important.» 

A l'UMP, s'il est autant reçu aujourd'hui, c'est parce qu'il a laissé entendre qu'il était écouté à l'Elysée et chez Copé. «Il dit qu'il est reçu par Sarkozy, qu'il a rencontré le préfet d'Indre-et-Loire. On n'arrive pas à savoir si c'est vrai», raconte Jean-Patrick Gilles. «Il est écouté à l'Elysée. Il est proche de Buisson», assure Thierry Mariani. 

«Guillaume est précieux pour sa rigueur, sa réactivité et ses idées. Avec lui, c'est no limits», assure Alain Carignon, l'ami du président, au Point. «Peltier arrive très bien à faire le lien entre les différentes sensibilités de la droite. Il a ses entrées à l'Elysée, à l'UMP, à la Droite populaire. Il a des analyses pertinentes. Il est jeune, brillant, a beaucoup d'idées, d'énergie: des qualités appréciables dans une campagne. Mais quels sont l'oreille et le degré d'écoute de l'Elysée?», s'interroge-t-on chez Marc Laffineur.

«Il est moins écouté qu'il ne le dit, répond son ancien collaborateur du MPF. Il a un certain culot, du talent, de la prestance. Il s'est formé sur le tas.» Au MPF, il est arrivé par la petite porte. Il connaissait Guillaume, l'un des fils de Villiers. «C'était un militant hyperactif, il a très vite appris, il s'est bien entendu avec de Villiers. Il a pris la place du secrétaire général. Il voulait celle de De Villiers et celui-ci s'en est rendu compte. On l'a poussé vers la sortie.»

 

La pub Facebook pour G. Peltier.La pub Facebook pour G. Peltier.

 

Contacté, Guillaume Peltier nous explique«qu'(il) ne souhaite pas donner suite à des portraits en ce moment. La campagne est longue... Vous comprendrez bien ma discrétion». L'ancien frontiste est pourtant tout sauf discret. Il a bien compris l'arme que pouvait constituer Internet. Sur son blog et sur les réseaux sociaux (TwitterFacebook), il consigne le moindre de ses mouvements, s'affiche en photo avec les ténors de la droite, met en avant ses déplacements. Une pub de sa page personnelle circule même sur Facebook.

Pour son adversaire socialiste aux législatives, les choses sont claires: «Depuis le discours de Grenoble, Nicolas Sarkozy a compris qu'il ne pouvait gagner qu'avec la droite extrême. La Droite populaire était marginalisée à l'Assemblée, depuis un an on l'entend beaucoup, ils ont des autorisations de sortie. Peltier est dans cette droite ligne, c'est la droite décomplexée.»

Pour 2012, Nicolas Sarkozy compte donner une grande importanceà son conseiller officieux, «l'homme qui ne se trompe jamais»dit-il. Autant dire que Guillaume Peltier, le Patrick Buisson au visage juvénile et à l'apparence modérée, devrait plaire.

Source: Médiapart

 



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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:26

Après l’issue dramatique de l’opération israélienne contre la flottille de la liberté le 31 mai dernier et les pressions diplomatiques pour empêcher le départ de nouveaux bateaux destinés à apporter de l’aide à la population de Gaza, le gouvernement israélien persiste dans la répression contre les militants de la paix.

Vendredi dernier, l’armée israélienne a piraté le Saoirse et le Tahrir, des bateaux qui apportaient des médicaments pour les gazaouis, et fait prisonniers les militants embarqués. Parmi eux, Paul Murphy, député européen. Des pratiques violentes sur les militants et élus nous ont été rapportées. Ils n’ont même pas eu le droit de contacter leurs familles dans les 24 heures suivant leur arrestation, comme le prévoit pourtant la loi israélienne.

Je condamne fermement ces méthodes et demande la libération immédiate et sans condition des militants de la flottille de la liberté pour Gaza, retenus à la prison de Givon.

Le PGE rappelle que la levée totale et immédiate du blocus de Gaza, la fin de la répression, de l'occupation et de la colonisation sont des conditions sine qua non pour un règlement politique conforme au droit international et aux résolutions de l'ONU. Il réaffirme son exigence d'une reconnaissance de l'Etat de Palestine par l'UE et par ses États membres comme étape décisive et légitime sur la voie d'une paix juste pour tout le Proche-Orient

Pierre Laurent
Président du Parti de la gauche européenne (PGE) et Secrétaire national du PCF

Paris, le 8 novembre 2011.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:26

Vidéo très intéressante sur l'inculture économique d'Estrosi et sur les réelles possibilités politiques de dompter le financier.

Pour l'UPAC, Kyosen.

 


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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:39

pacifiste et antimilitariste Gentioux 2011


Rassemblement pacifiste et antimilitariste Gentioux 2011

A partir de 11 h devant le monument aux morts de Gentioux le 11 novembre.

Speechs des différentes organisations présentes: Libre Pensée, Union Pacifiste, Fédération anarchiste, etc...

 

Auberge espagnole au Villard (entre Royère-de-Vassivière et Gentioux) à partir de midi 30. Chacun-e amène ce qu'il/elle veut ou peut (à boire et à manger) et tout est mis en commun sur une grande table.

Il y aura également des tables de presse anarchistes.

Source: Anarchie 23

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 16:21

PARIS — "Je suis révolutionnaire de profession": Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, s'est ainsi présenté lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui le juge pour quatre attentats qui, il y a près de 30 ans, ont fait en France 11 morts et quelque 150 blessés.

Ventripotent, front dégarni et barbe blanche, l'homme qui s'attribue "1.500 à 2.000 morts" avait plus l'air, dans son box, d'un retraité tranquille que d'un dangereux révolutionnaire.

Tantôt accoudé à la vitre du box, tantôt en discussion avec son escorte, tantôt assis en toute décontraction, le Vénézuélien de 62 ans donnait l'impression d'être à la cour d'assises comme d'autres sont au spectacle. Un indéfectible sourire aux lèvres, il semblait être le maître des lieux.

Reconnaissant des soutiens au fond de la salle, il les a salués discrètement, brandissant le poing de la Révolution. Un mot sur "l'Etat raciste" d'Israël et les "sionistes exploiteurs" a soulevé une salve d'applaudissements.

Dès lundi, les deux conseils de Carlos ont dénoncé "un procès inéquitable". Jugeant qu'ils ne pouvaient "se mettre en faillite" en défendant gratuitement Carlos, abandonné par le Venezuela, Mes Isabelle Coutant-Peyre et Francis Vuillemin ont déclaré qu'ils se retiraient du procès.

Bien décidé à mener jusqu'au bout cette audience à risque, le président Olivier Leurent a immédiatement commis d'office les deux avocats, les contraignant à rester.

Face à toutes ces manoeuvres, les parties civiles ont gardé leur calme.

"Ca se passe exactement comme on nous l'avait dit", réagit avec distance et philosophie Philippe Rouault à la suspension. Cet éducateur sportif a été grièvement blessé lors de l'attentat de la rue Marbeuf en 1982.

"Il est joueur, il est révolutionnaire", dépeint-il, tout en assurant être "psychologiquement prêt à ça", d'autant qu'"il va nous en montrer d'autres".

L'avocat de plusieurs parties civiles, Me Paul-Albert Iweins, a brocardé devant la cour les discours révolutionnaires "un peu dépassés" de Carlos et de Bernard Ripert, l'avocat de l'accusée allemande Margot Frohlich.

"Je m'aperçois que je suis renvoyé aux années 1970, aux meetings anti-impérialistes", a-t-il moqué. A présent, a-t-il averti, "il va falloir que Carlos prenne conscience qu'il n'est pas ici pour faire la révolution mais pour répondre de ses actes."

Ilich Ramirez Sanchez, qui a revendiqué dans un entretien publié dimanche dans un quotidien vénézuélien plus d'une centaine d'attaques qui auraient fait entre "1.500 et 2.000 morts", conteste les quatre attentats qui lui sont imputés par la justice française.

Interpellé au Soudan en août 1994, il a été condamné en 1997 par la France à la prison à vie pour le meurtre en 1975 à Paris de trois hommes, dont deux policiers.

Le défenseur de la cause palestinienne est accusé d'avoir orchestré quatre attentats afin d'obtenir la libération de sa compagne allemande Magdalena Kopp et du Suisse Bruno Bréguet, deux membres de son groupe arrêtés à Paris en février 1982 avec armes et explosifs.

Le 29 mars 1982, une bombe explosait dans un train Paris-Toulouse faisant 5 morts et 28 blessés. Le 22 avril de la même année, l'explosion d'une voiture piégée devant le siège du magazine Al Watan Al Arabi, rue Marbeuf à Paris (8e), tuait une passante et faisait 66 blessés.

Enfin, le 31 décembre 1983, deux attaques terroristes touchaient la gare Saint-Charles, à Marseille (2 morts et 33 blessés), et le TGV Marseille-Paris, à Tain-L'Hermitage (3 morts et 12 blessés).

Trois autres membres du groupe Carlos sont également jugés pour certains des attentats, mais par défaut: Johannes Weinrich, l'ancien bras droit de Carlos, détenu en Allemagne, ainsi que Christa Frohlich et Ali Kamal Al Issawi, tous deux en fuite.

Verdict le 16 décembre.

Source: AFP

Ci-dessous, quelques archives de l'INA au sujet de "CARLOS".

Les archives de l'INA regorgent de sujets télé sur le parcours du terroriste. Première étape en 1976 : le magazine « L'événement » dresse un premier bilan des attentats perpétrés par Carlos sur le territoire français :

  • l'attentat du drugstore Saint-Germain le 15 septembre 1974
  • la prise d'otages à Orly, le 13 janvier 1975, après le mitraillage d'un avion de la compagnie israélienne El Al
  • la tuerie de la rue Toullier à Paris, le 27 juin 1975
RÉTROSPECTIVE SUR LES ATTENTATS ATTRIBUÉS À CARLOS

26 février 1976

Huit ans plus tard auront lieu les deux attentats de la gare Saint-Charles et du TGV Marseille-Paris. Mais à l'édition de midi du journal télé, le 3 janvier 1984, le présentateur n'est pas encore sûr qu'on puisse les attribuer à Carlos.

LA PISTE CARLOS DANS L'ATTENTAT DE LA GARE SAINT-CHARLES

Antenne 2 - le 3 janvier 1984

A l'édition du soir, sur fond de musique série B, le sujet télé remonté se concentre un peu plus sur Carlos. Dans les actes comme dans le traitement médiatique, c'est l'ambiance de terreur qui prévaut.

LE MYTHE CARLOS

Antenne 2 - le 3 janvier 1984

Dix ans plus tard, Illitch Ramirez Sanchez est arrêté à Khartoum, au Soudan, et ramené en France. La terminologie utilisée par le présentateur du journal télévisé ce soir-là, Bruno Masure, en dit long sur l'image donnée à celui que l'on nomme « le Chacal ». Il est présenté comme une « véritable légende vivante du terrorisme international ».

RÉTROSPECTIVE DE LA VIE DE CARLOS

Antenne 2 - le 15 août 1994

 

En 1994 toujours, la télévision revient sur la traque et l'arrestation de Carlos par la DST – menés sans grand souci du respect du droit international. Charles Pasqua fait en fait le récit en conférence de presse.

LA TRAQUE ET L'ARRESTATION DE CARLOS

Antenne 2 - le 16 août 1994

 

En 1997, lors de la première comparution de Carlos devant la cour d'assises de Paris, le JT de 20h d'Antenne 2 fait un portrait du terroriste, utilisant des images d'écrans d'ordi, d'explications sur l'Internet naissant et les coulisses de cette traque numérique.

PORTRAIT DU TERRORISTE CARLOS

Antenne 2 - 11 décembre 1997

 

L'émission « les brûlures de l'histoire » proposera elle deux sujets sur Carlos. Le premier fait le récit en archives des deux attentats à la roquette ayant eu lieu à l'aéroport d'Orly, les dimanches 12 et 19 janvier 1975.

LES ATTENTATS D'ORLY

Les brûlures de l'histoire - France 3 - le 1er mars 1997

 

Le second sujet revient sur les attentats du train Le Capitole (29 mars 1982) et de la rue Marbeuf (22 avril 1982).

L'ATTENTAT DU TRAIN LE CAPITOLE ET DE LA RUE MARBEUF

Les brûlures de l'histoire - France 3 - 1er mars 1997

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 16:05

 


 

 

Après l'annonce par Fillon de cette nouvelle étape dans la rigueur en France, les réactions se succèdent.

  • Pierre Laurent (PCF) : « la saignée sociale va tuer le malade »

"Gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA... Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée.  C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques." Lire la suite

  • Benoit Hamon (PS) : "Mystification" et "dilapidation du modèle social français"

"Je voudrais dénoncer l'immense opération de mystification à laquelle s'est livré le Premier ministre, qui n'assume pas son propre bilan et le bilan de Nicolas Sarkozy. Il a attribué à la crise et aux comportements des gouvernements depuis trente ans la réalité des déficits, quand nous savons que les seules mesures fiscales de ce gouvernement correspondent à 75 milliards d'euros de déficit cumulé. La droite va réaliser le rêve des plus individualistes et des plus libéraux des Français: offrir la dépouille du modèle social français, ses services publics et sa sécurité sociale, comme la principale victime".

  • Martine Aubry(PS) : "une politique dangereuse pour l’économie et injuste socialement"

"Faute d’avoir le courage de revenir vraiment sur les cadeaux accordés aux plus privilégiés par la droite depuis 10 ans, le gouvernement persiste et signe dans des choix de politique économique aussi injustes que dangereux pour notre pays. Le pays a besoin de croissance, tout est fait pour construire la prochaine récession par une rigueur brutale." Lire la suite

  • Eva Joly (EELV) : "un effort considérable"

"La présentation du deuxième plan de rigueur de M. Fillon apparaît comme un mea culpa honteux et partiel des mesures adoptées en début de quinquennat. Ce sont ceux qui ont mis le pays au bord de la faillite qui soumettent aujourd'hui les Français au plan d'austérité. Un effort considérable est demandé aux Français et à nouveau, ce ne sont pas les plus riches qui vont les supporter. Ce sont les services publics, la santé, l'éducation, l'environnement, la sécurité et le logement social qui vont payer".

Voir les nouvelles mesures : Rigueur : retraites, prestations sociales et Sécu dans le collimateur
Et : La réplique de Jean-Luc Mélenchon aux mesures d'austérité de François Fillon, en vidéo

Source: L'Humanité

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:56

Le candidat du Parti Socialiste (PS), meilleure chance de la gauche pour battre le Président sortant, Nicolas Sarkozy, en 2012, est en passe d´être désigné. Pendant ce temps-là, le Front de Gauche se fait une place à la gauche de la gauche. Portrait de son candidat hors-norme : Jean-Luc Mélenchon...

La présidentielle, le rendez-vous électoral le plus important en France, approche. Un peu moins qu´en Argentine, mais tout de même. Et, peut-être plus que jamais, elle est sur toutes les lèvres. L´importance de la crise financière tout autant que la nature du Président actuel, personnage adulé ou détesté, en font un scrutin tellement attendu que prononcer "2012" dans une discussion suffit à faire comprendre de quoi l´on parle. L´extrême-droite et sa nouvelle figure, la droite au pouvoir, le centre en ébullition, les écologistes et leurs espoirs, et la gauche. La gauche, et ses questions. La gauche française n´a pas connu de Président de la République depuis plus de quinze ans. En plus de cinquante ans, un seul homme -François Mitterrand- a réussi à l´amener au pouvoir, de 1981 à 1995. Fort de ce constat, Jean-Luc Mélenchon, jusque-là mitterrandiste et socialiste, quitte le parti fin 2008 alors qu´il animait, depuis 1977, son aile gauche. Pour lui c´en était trop : la "dérive libérale" d´un parti qui n´a plus de socialiste que le nom explique les échecs électoraux et l´impuissance des idées. Les positions du PS oscillent en effet entre acceptation du libéralisme économique et propositions dirigistes, donnant souvent l´impression d´un parti assis entre deux chaises. Mélenchon, sûr de ses assises, lui, crée ainsi en 2008 le Parti de Gauche en même temps qu´il quitte le PS.

L´homme révolté

Connu pour sa mauvaise humeur chronique, le "Schtroumpf grognon", comme certains l´appellent, fut un brillant orateur lors de ses vingt années passées au Sénat, où il était autant connu pour sa brillante verve que pour ses colères sonores. Récemment, on l´a surtout entendu qualifier David Pujadas, présentateur-vedette du Journal Télévisé de France 2, la chaîne publique, de "larbin" du pouvoir et de "salaud", tandis que ce dernier interviewait un syndicaliste. La polémique était née, et depuis, les rapports entre les journalistes et Jean-Luc Mélenchon sont pour le moins hauts en couleur : les apostrophant, les faisant réagir sur le terrain des idées politiques, les accusant de leur conservatisme ou de leur manque d´indignation devant des injustices qu´il juge criantes, le leader gauchiste est de toutes les joutes verbales. 
C´est que l´homme est révolté, Camus ne pourrait pas dire le contraire. Et cette révolte n´est pas toujours vraiment comprise : hors des normes télévisuelles et médiatiques traditionnelles, la révolte s´avère souvent contreproductive, tant et si bien que Jean-Luc Mélenchon se voit accusé de tous les maux. " Populiste" dès qu´il s´emporte pour prendre la défense du peuple, "extrémiste" quand ses propositions sortent du cadre d´analyse majoritaire, "utopiste" lorsqu´il décrit la France qu´il rêve et à laquelle il croit. "Vieil aigri", aussi, quand sa rage combative embrasse les contours de la rancœur et de l´agressivité. "Réac´", amoureux du passé, enfin, quand il défend le castrisme et parle d´un communisme qui ne semble plus correspondre à quelque chose de palpable. 

"La" gauche parmi les gauches

Du côté des communistes, il y en a encore. Electoralement, ils ne représentent plus grand-chose, moins de 2% lors de la dernière présidentielle, en 2007, et pourtant leur parti -le Parti Communiste Français- reste l´un des plus grands partis de France en termes d´adhérents. Et, alors que le syndicalisme est en sérieuse perte de vigueur, notamment en raison de ses divisions, le PCF reste un pilier de l´engagement politique. Il canalise et accueille les colères, les déceptions et les attentes d´une frange de la population qui s´estime laissée pour compte par les Pouvoirs publics. Le militantisme politique, chez les jeunes ou les ouvriers à la révolte facile, notamment, passe dans ces cas-là nécessairement par le Parti Communiste, qui permet au moins de se sociabiliser, de se soutenir dans la lutte sociale, et de se sentir écouté, dans une structure sociale connue et reconnue.

Jean-Luc Mélenchon n´est pas communiste. Et quand on prétend créer un parti à la gauche du PS, c´est un sérieux défaut. C´est là que l´homme a surpris son monde. Comme attendu, le Parti de Gauche n´a pas fait disparaître l´historique PCF. C´était peine perdue. Au contraire, il s´est allié avec lui, en appelant de ses vœux puis en lançant, un an à peine après la création du parti, le Front de Gauche. Cette alliance, réunissant les déçus du PS (et des partis d´extrême-gauche) et les communistes historiques, existe toujours, deux ans après. Parallèlement, les autres partis de la gauche de la gauche faisaient du surplace. Olivier Besancenot, le facteur et porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, figure médiatique depuis une dizaine d´années, se mettait en retrait, devant son incapacité à unifier les différentes et nombreuses mouvances de l´extrême-gauche. Arlette Laguiller, candidate à la présidentielle pour Lutte Ouvrière depuis plus de trente ans, meuble du paysage politique français, passait aussi le témoin. Mélenchon, lui, réalisait en trois ans l´impensable : représenter, mieux, incarner, la gauche de la gauche, et, surtout, être le premier non-communiste à représenter le Parti Communiste à une présidentielle depuis 1974. Quand on connaît la peur viscérale des militants communistes de perdre leur identité, "impensable" est un mot à prendre dans tout son sens.

"¡Que se vayan todos!"

Mais derrière ce coup de pinceau modernisateur, la boutique gauchiste a-t-elle changé ? La dernière publicité mélenchoniste, son ouvrage intitulé "Qu´ils s´en aillent tous ! : Vite, la révolution citoyenne", détaille les offres du Parti de Gauche. L´ancien professeur et journaliste y prend comme référence plusieurs pays sud-américains : le Venezuela, la Bolivie, l´Équateur, le Brésil, qui ont tous réussi à installer par la voie démocratique quelque chose qui s´assimile à une révolution socialiste. Très attaché à la démocratie, Mélenchon n´est pas à proprement parler un extrémiste. Son anticapitalisme, sa volonté de lutter contre la corruption et contre ce qu´il juge comme l´incompétence de la grande majorité de la classe politique (allant jusqu´à reprendre le slogan "¡Que se vayan todos!") face à la crise financière, l´obligent à emprunter un discours populiste, qu´il assume. "Non, ce n´est pas l´immigré qui prend votre pain, c´est le financier !", l´a-t-on entendu dire. Il est toutefois très attaché à l´idée d´intérêt général et à l´unité de la République, allant même jusqu´à tenir des propos polémiques au sujet de la pratique des langues régionales (notamment le breton), dont il refuse que l´État finance l´enseignement. Quant à la laïcité, on l´entend beaucoup sur le sujet, moins dans le débat autour de l´islam que sur les accointances du Président Sarkozy avec le Pape et son électorat catholique.

Jean-Luc Mélenchon, depuis l´élection de Nicolas Sarkozy, s´est d´ailleurs aussi construit par son opposition farouche au Président, tout autant que par son caractère entier, ses discours habités, et ses prises de position marquées et audibles. Pour autant, que peut-il espérer en 2012 ? Lors de la dernière Fête de l´Humanité, le festival culturel et politique de la gauche, dont la 76ème édition a rassemblé 500 000 personnes fin septembre à Paris, la grande gueule Mélenchon a dynamisé une foule de mécontents et marqué les esprits. Et alors que le mouvement citoyen des "Indignés", lancé en Espagne et qui a bourgeonné un peu partout en Europe, s´essouffle déjà, le signe est fort. Toutefois, alors que le sarkozysme a levé devant lui une vague d´hostilité rarement atteinte et que les perspectives économiques sont loin d´être au beau fixe, il peut craindre le "vote utile" et un score élevé pour le candidat du Parti Socialiste, à son détriment. Reste qu´il pourra réellement peser sur les socialistes, qui auront besoin de ses voix au second tour, et faire entendre ses propositions : l´interdiction des licenciements boursiers, la taxation des très hauts revenus, une planification écologique, les limites à apporter à l´Europe libérale, etc. Si elles ne convainquent qu´une minorité, elles seront en tout cas à coup sûr entendues.

Pierre Guyot

Source: Trait d'Union.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 09:53

Ce sont plus de 200 personnes qui se sont réunies à Lille ce vendredi 5 novembre à Lille pour dire «STOP à l’homophobie, STOP aux agression homophobes, STOP à l’intolérance!». C’est peu et c’est beaucoup :

C’est peu en comparaison avec la large mobilisation antifasciste qui avait eu lieu à Lille il y a à peine un mois, le 8 octobre dernier. Car l’antifascisme véritable ne doit pas se contenter de contre-offensives et de contre-manifestations.L’antifascisme c’est avant tout : affirmer des valeurs progressistes et lutter au quotidien contre toutes les formes d’oppression et de discrimination!

 

Mais c’est beaucoup : c’est le rassemblement de Lille qui a réuni le plus de monde en France à cette occasion, en ayant reçu très peu de soutien des orgas institutionnelles. Bravo aux individu-e-s antifascistes et aux groupes antifascistes autonomes qui étaient présents ce jour là : illes ont compris que la lutte contre le sexisme est au cœur de l’antifascisme.

ANTIFA = ANTISEXISTE!!!

(Par Comité de Vigilance Antifasciste 62)

————————————-

aaartois-manif-contre-homophobie-2.jpgUne manifestation contre les crimes dont sont victimes les personnes homosexuelles a eu lieu hier après midi, à Lille. RassembléEs suite à la création d'un groupe sur facebook, répondant à l'appel relayé notamment par le CVA62, quelques centaines de personnes ont participé à une manifestation dans le centre ville. C'est le collectif « action contre le fascisme » qui a organisé le rassemblement et contacté les organisations qui ont par la suite signé l'appel.Bravo à elleux pour cette initiative ! Des militantEs infatigables des droits des personnes gay et lesbiennes, telles cELLeux des flamands roses, se sont dit satisfaites que d'autres personnes que celles issues du milieu militant habituel puissent exprimer leur engagement. C'est signe que les efforts paient, et que le discours s'ancre.

aaartois-manif-contre-homophobie-1Néanmoins, le motif des rassemblements de Paris, Lille, (Montpellier?) et Dijon est grave : le nombre des crimes contre les personnes homosexuelles ne diminue pas, au contraire, la période est à la réaction sur toute la ligne. N'oublions pas que le patriarcat, qui produit le sexisme (et donc l'homophobie), est une composante de l'oppression fasciste.

Pas de fascisme sans oppression sexiste ! Pas d'antifascisme sans lutte contre le sexisme !

Après les prises de paroles des collectifs, qui ont rappelé les cruautés infligées à des personnes parce qu'elles sont homosexuelles, la manifestation a pris la direction du centre ville.

De fait, la manifestation comptait un nombre important de personnes engagées dans l'antifascisme.

Au son des slogans qui appelaient à l'amour, et à l'action contre les criminels homophobes, nous avons rejoint la place de la république peu avant 17 heures.

aaartois-manif-contre-homophobie-3.jpgLe seul accroc dans cette manifestation a eu lieu à l'angle du boulevard de la Liberté et de la rue nationale. Nous avons été victimes d'une tentative d'agression menée par une poignée de fascistes. Ils ont tenté de s'attaquer physiquement à une personne en raison de son apparence physique. Des personnes antifascistes ont fait front, mettant les fascistes en déroute. Hier après midi, dans la manif, tout le monde était homosexuel, tout le monde était antifa.

 

Cet acte a rappelé, à celleux qui en doute, que malgré des conquêtes sociales, chaque jour des personnes sont agressées, violentées, du fait de leur sexualité, que la violence du patriarcat n'est pas de la littérature.

 

aaartois-manif-contre-homophobie-4


Le patriarcat est combattu, le sexisme sera abattu. Notre rôle d'antifascistes est d'arracher les racines du fascisme, dont le sexisme fait partie.

 

Go antifa, be antisexist !

(Par Action Antifasciste Artois)

 

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

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           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

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Modèle 32 mm.

 

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Fabrication "FFC Production".