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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 19:56

Le capitalisme frappe fort. Pour sortir de sa crise, il doit nous marcher dessus : banquiers, patrons et gros actionnaires mettent aujourd’hui l’immense majorité de la population en faillite. Afin de préserver leurs profits et leur puissance, ils font tout pour réduire les salaires, les effectifs dans les entreprises, leurs impôts, les services publics et la protection sociale, soutenus par l’Etat et les gouvernants, de droite comme de gauche.

Après avoir acculé à la ruine les peuples des pays du Sud, les capitalistes mettent à sac l’Europe et l’Amérique du Nord. La dette, ce sont eux qui l’ont fabriquée. Depuis 30 ans, la réduction des recettes de l’etat a pour conséquence d’emprunter sur les marchés financiers. Les financiers se sont chargés du reste avec le soutien sans faille des gouvernements et ne cessent de durcir les conditions d’existence des travailleurs et travailleuses en baissant nos salaires, en cassant les retraites, les allocations chômage, la sécu… et en obtenant des etats à leur botte des exonérations fiscales et sociales astronomiques…

Ce sont les capitalistes qui ont créé la dette

L’Etat et les gouvernants agissent pour accroître les profits des capitalistes. ils nous mentent quand ils expliquent que tout le monde est responsable de la dette et que les travailleurs doivent la payer. et le plan d’austérité de 10 milliards d’euros n’est qu’un avant goût des sacrifices qui seront exigés après les présidentielles. Cette dette des Etats n’est pas la nôtre. Les islandaises et les islandais ont donné l’exemple en signifiant à leurs gouvernants qu’ils ne payeront pas. Les Grec-que-s et les espagnol-e-s ont fait de même en faisant éclater leur colère dans la rue, occupant les places de leur pays et multipliant les grèves.

Refusons de payer leur crise

Au peuple de décider ! Nous devons refuser de payer et nous organiser pour faire échec à leurs plans d’austérité. Nous indigner ne suffira pas. A chaque fois, ils passent en force et préparent le plan d’austérité suivant. Cinq organisations syndicales appellent à une journée d’action le 11 octobre. Pour autant, cet appel n’en fait pas une journée de grève et ne laisse entrevoir aucune suite en terme de confrontation avec l’etat et le patronat ou d’annulation de la dette. il a pourtant le mérite d’exister, alors faisons-en autre chose : une véritable journée de grève interprofessionnelle public-privé pour signifier un refus massif de payer la dette du capital et affirmer nos revendications salariales. Mais cela restera insuffisant et c’est bien l’économie qu’il faut placer sous le contrôle des travailleuses et des travailleurs.

Contre l’Etat et le capital : grêve générale

Défendons les revendications qui permettent de remettre en cause le pouvoir des capitalistes sur nos vies : blocage des dividendes des actionnaires, augmentation généralisée des salaires, réduction de l’éventail hiérarchique des salaires, droit de veto des travailleurs sur les licenciements, réduction massive du temps de travail sans annualisation et flexibilité, réquisition des logements vides, contrôle des prix des loyers et des biens alimentaires… Mobilisons-nous contre l’Etat et le capital, uniques responsables de cette dette. Aucune illusion à avoir sur les présidentielles ! C’est en organisant par eux-mêmes la résistance que les travailleurs et la jeunesse s’opposeront à l’austérité annoncée par le PS et l’UMP. Réapproprions-nous les syndicats pour en faire des outils de lutte plus forts, pour résister aux lois capitalistes et construire la grève générale !

Source: Alternative libertaire.

PDF - 368.4 ko
Tract Fédéral 26/09/11

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 19:28

A l'heure où le salariat de type "commun" vit une attaque en règle venant du patronat, il serait bon que le salariat carcéral ne soit pas oublié parcequ'ici aussi le grand capital se goinfre et use de la détresse sociale d'une population pénale livrée aux loups du profit.

Pour l'UPAC, Kyosen.

Sans contrat ni salaire décent, le travail en prison vise-t-il vraiment la réinsertion des détenus ? Reportage.

Source: Rue 89.

  

S'il ne fallait pas traverser plusieurs sas de sécurité et un détecteur de métaux avant de pénétrer dans les ateliers, rien ne distinguerait cette aire de travail du centre de détention de Melun d'une quelconque usine.

Il y a d'abord le hall qui abrite les ateliers de l'imprimerie administrative. Derrière leurs machines, les détenus vêtus de bleu travaillent sans mot dire dans un formidable vacarme de machines et de magnétos.

« On décompose le travail au maximum », explique Alain Hochet, responsable de l'atelier. « De la fabrication jusqu'à la livraison, on couvre tous les besoins de la chaîne graphique. »

 


Vue de la prison de Melun (Zineb Dryef/Rue89).

On conduit les machines offset, on détaille les grandes feuilles imprimées, on numérote, on découpe, on maquette, on procède à l'encrage, on coud, on emballe et on orne même à la main. Au fond, isolés dans des pièces fermées, certains accomplissent des gestes semblant d'une grande précision.

Le responsable est fier de l'atelier de reliure d'art. Derrière son bureau, un détenu s'applique à nettoyer des jaquettes en cuir commandées par un ministère. Lui aussi semble fier. « On a restauré un livre de 1576 », dit-il. Une commande privée.

Les 105 détenus qui travaillent dans cet atelier sont employés par la Régie industrielle des établissements pénitentiaires, la RIEP. 80% de leur production est vendue au service public, notamment au ministère de la Justice. Les détenus fabriquent ainsi la majorité des documents judiciaires.

« Pas de problèmes de sécurité, les scies sont sous clé »

Plus loin, c'est l'atelier de métallurgie, un peu sur le déclin. Une trentaine de personne travaille ici, surtout pour le privé. Là, un jeune homme s'active sur un lit dont les pieds se fixent au sol. C'est une commande de la préfecture de police : 59 lits pour le centre de rétention de Vincennes. Plus loin, des armoires à fusils à destination de la prison de Melun sont prêtes à livrer. Mais il y a aussi un portail de grande taille commandé par un particulier ou des cabines de douche pour la prison.

Et partout, des scies, des barres de métal... « Oh non, il n'y a pas de problèmes de sécurité, rassure Gérard Blot, responsable de l'atelier depuis trente-cinq ans. Tout est contrôlé. Avant le départ des palettes pour les livraisons, on vérifie tout. Et les scies sont sous clé. » (Voir la vidéo)

 

A Melun, on s'enorgueillit d'avoir un taux de travail important. Sur quelque 300 détenus, plus de 200 travaillent. « Non seulement ils travaillent, mais ils sont formés », explique Christophe Comparot, responsable du travail de la prison.

Les privilégiés sont assignés à des tâches qualifiantes. Au sein de l'imprimerie, une pièce abrite ainsi huit détenus travaillant pour l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Après une formation de plusieurs mois, ils sont chargés de restaurer puis de numériser des archives audiovisuelles.

Une sous-traitance que l'INA assume d'autant plus qu'il s'agit d'un programme réfléchi à des fins de réinsertion pour les prisonniers. Et non pour avoir de la main-d'œuvre à très bas prix, principale motivation des clients privés de l'administration pénitenciaire -qui ne souhaitent pas dévoiler leur identité.

Un travail non qualifiant

En 2007, 48 439 personnes ont travaillé en prison. Soit près de 40% de la population carcérale. Il existe trois types de travail :

  • Le service général : payés par l'Administration pénitentiaire, les détenus effectuent des travaux d'entretien, de maintenance dans la prison.
  • La Régie industrielle des établissements pénitentiaire : des ateliers comme à Melun qui produisent pour leur propre compte ou pour des clients extérieurs.
  • Les concessionnaires : on met à disposition de clients privés la main-d'œuvre carcérale.

Marie Crétenot, responsable de la permanence juridique de l'Organisation Internationale des Prisons (OIP), regrette le manque de réflexion sur le rôle du travail en prison :

« Ce que fait l'INA, c'est très bien, les détenus ont de véritables compétences après leur formation. Ce n'est malheureusement pas général. L'essentiel du travail en prison n'est pas qualifiant parce qu'il s'agit de tâches qui n'existent plus à l'extérieur. On ne prépare donc pas du tout le prisonnier à sa sortie. »

Les salaires... trop bas

Les détenus sont payés à l'heure ou au nombre de pièces, la rémunération varie entre 180 et 450 euros par mois. Les mieux lotis sont ceux qui travaillent pour la RIEP. La moyenne des salaires y est de 521 euros, contre 244 euros pour le service général. A Melun, les détenus travaillent cinq heures par jour, cinq fois par semaine.

 


Vue de la prison de Melun (Zineb Dryef/Rue89).

Le salaire minimum horaire est de 3,27 euros
en maison d'arrêt et de 3,54 euros en centre de détention, contre 7,61
euros hors prison.

Dans son rapport 2008, Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation des libertés, souligne la modestie des salaires et la rareté du travail en prison.

Le salaire des prisonniers est divisé en trois parts : une somme disponible pour cantiner, un pécule mis à disposition à la sortie et, le cas échéant, le versement des indemnités des parties civiles (qui peuvent atteindre entre 20 à 40% du salaire sauf s'il est inférieur à 200 euros). Le bulletin de salaire détaille ces différents éléments.  

 

Voir le document

(Fichier PDF)

Le droit du travail inexistant

En prison, le droit du travail ne s'applique pas aux détenus. Un support d'engagement est bien signé entre le détenu et l'administration pénitentiaire mais il s'agit pas d'un contrat de travail. Les détenus n'ont pas le statut juridique de salarié. Ils ne disposent pas de compensations en cas de maladie, d'accident du travail ou de licenciement. Il n'est pas question de congés payés, de droit syndical ni d'assurance chômage.

Un rapport de l'Institut Montaigne intitulé « Rendre la prison utile » plaide pour le travail obligatoire (comme dans de nombreux pays européens) et pour la signature d'un contrat entre le prisonnier et l'employeur relevant du droit administratif.

Ceci afin de faire du travail un véritable outil de réinsertion et non plus seulement un moyen d'occuper les prisonniers et de maintenir l'ordre dans les prisons.

La loi pénitentiaire de 2009 prévoit la mise en place d'un « acte d'engagement » mais refuse les dispositions qui existent ailleurs en Europe craignant que des avantages au profit des détenus (congés payés, rémunération au niveau du SMIC, droits à indemnisation en cas de rupture du contrat ou encore des droits collectifs) résultent des charges financières dissuasives pour les entreprises privées. Celles-là même qui proposent les tâches les moins qualifiantes et les moins bien payées aux détenus.

Photos : vues extérieures du CD de Melun.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 19:07

SUISSE] Deux politiciens gazés lors de la manif anti-capitaliste à Berne – samedi 8 octobre 2011

Les anti-capitalistes ont manifesté bruyamment à Berne

La manifestation de la campagne anti-capitaliste (Antika) s’est déroulée sans violence. Bien que le cortège ait défilé à travers la ville, la police n’a pas dû à intervenir. La marche s’est terminée devant l’école d’équitation.

Environ 100 personnes ont manifesté samedi après-midi à Berne avec véhémence contre le capitalisme. Ils se sont déplacés avec des pétards, et la musique tonitruante à travers la ville. Il y a aussi eu un incident.

Deux personnes, qui étaient en marge du cortège, ont été attaquées avec du gaz poivré, comme l’a déclaré Michael Fichter, porte-parole de la Convention de la police cantonale de Berne. Ce qui s’est passé au début de la manifestation. De plus amples détails ne pouvaient pas être avancé.

Aucun dommage

Aucun dommage matériel important n’a été à signaler, selon Fichter qui est resté jusqu’à samedi soir. Il y a eu aussi de nombreux contrôles lors de la manifestation.

La plupart des participants au rassemblement étaient vêtus de noir et masqués. Sur une grande banderole arborant des slogans de la manifestation: « Bougez, abolir le capitalisme » A plusieurs reprises le cortège s’est arrêté au cœur de la vieille ville. Puis l’un des participants a donné un bref discours à travers un mégaphone.

Nombreux spectateurs

La manifestation s’est même déroulée pendant les heures d’ouverture des magasins dans le centre-ville de Berne. Par conséquent, les passants en nombre étaient sortis. De nombreux badauds se sont arrêtés et ont regardé l’animation dans la vieille ville.

Le cortège n’était pas grand, mais très bruyant, applaudi par les manifestants par des lancés de pétards assourdissants à plusieurs reprises. Le transport public a été partiellement paralysé.

Les manifestants ont terminé leur manifestation après environ deux heures devant l’école bernoise d’équitation.

Manifestation non autorisée

Même le vendredi, plusieurs fenêtres dans la forteresse barricadée pour empêcher de possibles dommages à la propriété. Marc Heeb de la police commerciale a déclaré au Berner Zeitung, que la manifestation n’était pas autorisée et a regretté ne pas avoir eu à sa disposition un numéro de contact de la part des manifestants. La ville de Berne avait prévu, et ce dès le début de la manifestation des fortes mesures de sécurité avec de nombreux policiers. «Cette manifestation est suivi sur notre écran radar», explique Reto Nause, directeur de la sécurité.

Auteurs inconnus

L’Organisation Antika a appelé il y a une semaine à cette manifestation. L’appel à cette manifestation bruyante a été lancé dans le cadre de la campagne Antika, qui veut attirer l’attention sur le « système inhumain du capitalisme. »

Qui sont exactement les auteurs de l’Antika, qui sont inconnus. En outre, « l’Alliance contre toute les droites » appelle à la manifestation sur son site Internet. Le collectif a été dans le passé chargé d’organiser les manifestations nocturnes anti-fascistes. Les deux manifestations nocturnes des deux dernières années ont été relativement calmes.

Presse bourgeoise -Berner Zeitung, 09/10/2011

Traduit par le chat noir émeutier, 11/10/2011

Deux politiciens gazés lors de la manif Antika à Berne

En marge de l’événement, deux politiciens bernois ont été attaqués au spray au poivre.

L’incident s’est déroulé au début de la manifestation, a indiqué à l’ats le porte-parole de la police cantonale bernoise Michael Fichter. Les deux victimes sont Roland Jakob, le chef du groupe UDC au législatif de la ville de Berne et l’indépendant Jimy Hofer, également membre de l’organe délibératif.

leur presse

Source: Le Réveil, 10/10/2011

Des photos de la manif sur Indy Suisse Allemande:

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:12
Quand les Flics qui insultent dans leurs barbes ne supportent pas qu'un manifestant leur fasse remarquer d'être plus audibles et courageux , voilà ce qui se passe....

 
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:07

Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

 

Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Il entrera le 24 octobre 2011 dans sa 28ème année de détention.

C’est un résistant qui a combattu l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il a combattu, notamment comme membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, contre l'occupation sioniste de la Palestine.

Il a terminé sa peine de sûreté depuis 1999. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français. A ce sujet, la DST (service secret français) a déclaré en 2007 : “Personnalité emblématique de la lutte anti-sioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un évènement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans la lutte révolutionnaire”.

 

Georges Abdallah doit être libéré !


Comme l’ont exigé Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), tous deux emprisonnés par l’État d’Israël.

Comme l’ont demandé le 29 avril 2010 à Beyrouth 200 personnalités politiques, culturelles et religieuses libanaises, à l’initiative d’une campagne internationale pour sa libération.

Comme le réclament, depuis des années, de nombreux participants à diverses initiatives en France, en Europe et au Liban.

Soutenir Georges Ibrahim Abdallah c'est aussi soutenir la libération des 11.000 prisonniers palestiniens emprisonnés et torturés en Israël, dont des centaines de femmes et d'enfants.

 

Rassemblement le 22 octobre 2011 pour sa libération

A 14h30 – Place Arnaud Bernard

(Métro Compans Cafarelli)

 

Signataires : AFPS Pau, AGEN, AGET-FSE, Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, Comité Anti-Impérialiste, Coup Pour Coup 31, EuroPalestine Toulouse, Génération Jeunes Citoyens Musulmans, JCML, Libertat-ERO, NPA 31, OCML-Voie Prolétarienne Toulouse, PCmF, Secours Rouge/APAPC, Secours Rouge Arabe


Rassemblement pour la libération de Georges Abdallah

 

Par Coup Pour Coup 31 -

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:03
Par Agnès Rousseaux (10 octobre 2011).

    C’est une vidéo qui circule sur Internet, appelant à une attaque du site web de la bourse de New York, ce lundi 10 octobre. Signée du collectif de hackers « The Anonymous », le message annonce que le site du New York Stock Exchange (NYSE) « sera effacé de l’Internet », en solidarité avec le mouvement « Occupons Wall Street » : « Le 10 octobre, attendez-vous à un jour qui restera dans les mémoires. »

    Postée il y a quelques jours sur le compte YouTube TheAnonMessage, qui relaie les messages des Anonymous, la vidéo appelle tous les « hacktivists » à coordonner leurs efforts pour cette attaque du serveur du NYSE, au nom de code « Invade Wall Street ». Beaucoup s’interrogent sur la véracité du message, estimant impossible que les Anonymous encouragent à utiliser une technique informatique – l’attaque Ddos, via le logiciel Low Orbit Ion Cannon (LOIC) – très risquée pour ceux qui l’emploient. Les précédentes opérations ont en effet montré des déficiences : le logiciel peut permettre aux autorités de retrouver l’adresse physique de celui qui l’utilise, si celui-ci ne masque pas suffisamment l’adresse de son ordinateur. Une faille qui pourrait être à l’origine de l’arrestation d’une quinzaine de hackers par le FBI en juillet dernier.

    Certains Anonymous expliquent qu’il s’agit d’une « fausse opération lancée par les agences de cybercriminalité pour saper le mouvement Occupons Wall Street ». Toute tentative d’attaque sur le site du NYSE sera sans doute considérée comme un acte de terrorisme par les forces de l’ordre… et d’un impact modéré puisqu’il ne s’agit que du site internet et non du système informatique interne de la Bourse. Impossible, vu l’organisation du mouvement, de savoir si les Anonymous, ou certains d’entre eux, sont derrière cette opération. Sur Twitter, chacun y va de son avis, les appels se multiplient pour prévenir du risque, affirmer que l’opération est annulée ou même qu’un agent a « infiltré » l’opération. Messages contradictoires, canaux multiples, manipulations éventuelles, transmission instantanée de l’information – et de l’intox – rendent cette bataille informatique impossible à suivre. Et impossible à maîtriser pour ceux, quels qu’ils soient, qui en sont à l’origine.

    Voir la vidéo :

     

    Source: BASTA !

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    9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:44
    • Les indignés Made in USA.
    Aux Etats-Unis, le mouvement anti-Wall Street, inédit depuis les années 1960, brouille le paysage politique à un an de la présidentielle.

    Quand Nathan Loris a entendu parler du mouvement Occupons Wall Street et de ses slogans antiguerre et anticapitalisme, il n’a pas hésité une seconde. C’est dans la rue, aux côtés de centaines de contestataires, que cet ancien soldat de 32 ans mène depuis dix jours son combat contre les "aberrations de la société américaine". Envoyé en Irak il y a huit ans, il en est revenu six mois plus tard "choqué et honteux". "J’ai honte de ce que mon pays fait en matière de politique étrangère", raconte le jeune New-Yorkais, qui a demandé à être démobilisé et traîne depuis son malaise de petit boulot en petit boulot. "J’espère que nous arriverons aux mêmes résultats que les manifestants de la place Tahrir, en Égypte", déclare Nathan, avant d’ajouter sans rire : "Le gouvernement américain a besoin d’être recyclé, il doit tomber".

    Après le printemps arabe, l’automne américain? Cette mobilisation spontanée et pacifique, entamée il y a trois semaines par un sit-in d’une poignée d'"anars" en plein cœur du temple de la finance à New York, à l’appel du collectif anticonsumériste canadien Adbusters (Casseurs de pub), a pris une ampleur nationale. Pas moins de 150 villes américaines ont aujourd’hui leurs "indignés", à l’instar de l’Europe.

    Contre les inégalités et le changement climatique

    Le noyau dur du mouvement, quelques dizaines d’irréductibles mobilisés contre le "pillage" opéré par les spéculateurs de Wall Street sur le dos des contribuables, continuent d’occuper jour et nuit – au grand dam du voisinage – la place Zuccotti, qu’ils ont rebaptisée de son ancien nom Liberty Square. La société immobilière propriétaire du lieu, envahi de tentes et de sacs de couchage, se plaint de la détérioration des conditions sanitaires, expliquant qu’elle n’a pu nettoyer la place depuis le 17 septembre. La police new-yorkaise (NYPD), qui a dépensé 2 millions de dollars rien qu’en patrouilles supplémentaires, aimerait en voir le bout.

    Les experts sont unanimes : il faut remonter aux années 1960, à la guerre du Vietnam et à la lutte contre la ségrégation raciale, pour retrouver un tel mouvement de contestation spontanée. Les manifestations de Seattle en 1999 rassemblaient autour d’un seul mot d’ordre : lutter contre la mondialisation. À Wall Street, les revendications sont multiples. Contre les inégalités, le fardeau fiscal, la guerre, le changement climatique…

    "Nous sommes les 99%"

    "Les gens ont faim de justice sociale", explique Ann Lewis, une avocate descendue dans la rue mercredi, comme 5.000 à 12.000 autres personnes, selon les sources, à l’appel d’une trentaine d’organisations syndicales. "Comment peut-on vivre dans un pays où les gens meurent, faute de pouvoir payer une assurance santé?", s’insurge la juriste d’affaires. Un groupe de médecins s’en prend, lui, aux concessions faites par Barack Obama aux républicains sur la réforme de l’assurance-maladie : "Nous sommes le pays le plus riche, nous avons les meilleurs spécialistes et nous sommes incapables d’offrir une couverture santé à des millions de gens! Cuba fait mieux que nous, c’est plus qu’embarrassant", s’exclame le docteur Sapphire Mann Ahmed.

    La presse américaine s’interroge sur l’avenir du mouvement : à un an de la présidentielle, pourrait-il faire contrepoids au populiste Tea Party, qui a décroché 60 sièges au Congrès lors des législatives? Encore faudrait-il qu’il s’organise, se centralise et se trouve un leader. Dans un pays qui compte 15 millions de chômeurs, dont 80% ont entre 18 et 21 ans, et 46,2 millions de pauvres, il ne fait pas bon constater que 1% de la population détient 40% des richesses. "Nous sommes les 99%", entonnent à l’unisson les contestataires qui appellent à l’instauration d’une taxe pour les gros salaires. "Ce que veulent les manifestants est clair, et c’est aux intellectuels et aux hommes politiques de s’occuper des détails", estime dans le New York Times le Nobel d’économie Paul Krugman, qui voit dans l’émergence de cette contestation populaire une "seconde chance" pour le parti d’Obama et "l’opportunité de tout recommencer".

    Source: Le JDD.

     

        . Les Indignés atteignent Bruxelles.

     

     

    Ces "indignés" venus de plusieurs pays d'Europe entendent rester une semaine dans la capitale belge et être rejoints dans les jours qui viennent par de nouveaux marcheurs.

    Ces "indignés" venus de plusieurs pays d'Europe entendent rester une semaine dans la capitale belge et être rejoints dans les jours qui viennent par de nouveaux marcheurs.AFP/NICOLAS MAETERLINCK

     

    Près de 400 "indignés" partis d'Espagne, de France et des Pays-Bas se sont installés samedi 8 octobre dans un parc à Bruxelles, où ils ont commencé à planter leurs tentes malgré le refus des autorités locales. "Un fort dispositif de police a été vu depuis ce matin dans la zone de la basilique, composé de maîtres chiens, police montée, autobus pour détentions massives", faisaient savoir les "indignés" à la mi-journée.

                 

    Les marcheurs rejoints par des jeunes Belges issus du mouvement des "indignés" sont arrivés sous la pluie, en fin d'après-midi au parc Elisabeth, au pied de la basilique nationale. Mais le parc étant un site classé dans lequel ne se trouve aucun point d'eau, un arrêté communal interdit tout campement sur place. Les manifestants ont dond du accepter la proposition du bourgmestre (maire) de Koekelberg, une commune de l'agglomération bruxelloise, qui leur a proposé de s'installer dans un bâtiment inoccupé de l'université de Flandre. "Je cherche à ce que le bon sens l'emporte dans des conditions sanitaires optimales d'accueil", a fait valoir l'édile, Philippe Pivin.

     UNE VINGTAINE D'ARRESTATIONS

    Selon le quotidien belge Le soir, une vingtaine de personnes ont été arrêtées administrativement. Il y a également eu des échanges de coups entre les policiers et certains manifestants.

    Ces "indignés" venus de plusieurs pays d'Europe entendent rester une semaine dans la capitale belge et être rejoints dans les jours qui viennent par de nouveaux marcheurs. Plusieurs centaines voire milliers de personnes sont attendues à Bruxelles le 15 octobre, jour où sont prévus des rassemblements dans plus de 400 villes dans au moins 45 pays, selon les "indignés" espagnols.

    Source: Le Monde.fr avec AFP.

     

     

     

                    

     

                     
     
     

     

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    9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 09:47

    C'est raté pour les fachos du clan Ayoub ! 500 à 600 natios pour plus de 2000 antifas et membres d'organisations de gauche.

    Un défilé faf' bien polisson, presque la queue entre les jambes. Sans doute à Lille en ce 8 octobre une dynamique unitaire s'est enclenchée contre le retour de la peste brune. Mettons à profit l'exemple de cette contre manifestation et partout demain dans chaque rue, chaque quartier, chaque ville , chaque département, chaque région, unissons nous, nombreux, forts et fiers contre la montée nationale-fasciste.

    Pour l'UPAC, Kyosen.

     

    ci-dessous, 2 articles de presse.

     

     

    Cinq cents extrémistes nationalistes se sont sagement montrés à Lille

    dimanche 09.10.2011, 05:26 - PAR OLIVIER BERGER

     Du Grand-Palais à la place de Fives, l'ultradroite a montré son rejet du système avant de quitter les lieux dans le calme. PHOTOS CHRISTOPHE LEFEBVRE Du Grand-Palais à la place de Fives, l'ultradroite a montré son rejet du système avant de quitter les lieux dans le calme. PHOTOS CHRISTOPHE LEFEBVRE
    | CORTÈGES |

    Ils n'ont pas bougé une oreille bien dégagée et défilé calmement du Grand-Palais de Lille à la place de Fives. Cinq cents représentants des mouvances d'extrême droite, venus de la région, Paris, Besançon et de Belgique voulaient surtout se montrer.

     

    La place Pierre-Degeyter dans le quartier de Fives à Lille tient son nom de l'auteur de l'arrangement musical de L'Internationale . Ce marxiste belge l'avait écrit en 1888 à la demande de Gustave Delory, du Parti ouvrier français et futur premier maire socialiste de France à Lille, en 1896. Il y eut donc hier une forme d'ironie à voir défiler l'ultradroite et ses skinheads nationalistes, révolutionnaires et identitaires sur de solides terres de gauche ouvrière.

          

    La Maison flamande de Lambersart a servi de point de ralliement avant de rejoindre le départ de la manifestation, tenu secret jusqu'à l'ultime instant pour éviter toute confrontation. Les bus étaient même escortés par deux motards de la police nationale. Organisation carrée, pas un militant ne sortant du rang, pas un bras levé par inadvertance, la consigne était de marcher dans le calme. On a bien entendu un vieux slogan mussolinien « Europe, jeunesse, révolution », repris par un groupe de rock oï (skinhead). Mais l'heure n'était pas à la provocation gratuite. La présence sur le pavé paraissait amplement suffisante.

    Les discours sous la pluie fine alimentèrent la machine à diatribes, mélange d'anticapitalisme-antimondialisation rouge et noir. Difficile d'y retrouver ses petits, un fil directeur (à part anti) et surtout pas le solidarisme, dont la Troisième voie de Serge Ayoub se réclame. Cette doctrine, rédigée principalement par Léon Bourgeois, un centriste et franc-maçon du Parti radical (Jean-Michel Baylet est solidariste), à la fin du XIXe siècle, célébrait le contrat de société et la solidarité. Il a inspiré les caisses de retraite, les mutuelles et même la Société des nations, l'ancêtre de l'ONU, jamais la révolution nationaliste. La récupération de Roger Salengro est du même tonneau.

    Au détour du cortège, on aperçut Alexandre Gabriac. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais ce jeune homme, conseiller régional Rhône-Alpes, fut exclu du FN ce printemps après la publication de photos le montrant faisant le salut nazi devant un drapeau à croix gammée. Il se recycle donc.

    À l'arrivée du cortège, la place de Fives n'avait jamais été aussi vide, si l'on excepte le solide dispositif de CRS alentour, chargé d'empêcher toute infiltration extérieure. La station de métro Fives était fermée. Les manifestants sont repartis en bus. Dans l'ordre.

     

    Source: La voix du Nord.

     

     

     08/10/2011 à 23:07
    Lille: manifestation d'extrême droite et contre-manifestation antifasciste 

    Entre 1.600 et 2.500 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont participé samedi à Lille à une "contre-manifestation antifasciste", tandis qu'une manifestation de groupes d'extrême droite a rassemblé 500 à 600 personnes.

     

    Les autorités avaient prévu un important dispositif, policiers et gendarmes mobiles, ainsi qu'un hélicoptère, notamment afin que les participants des deux cortèges ne se croisent pas. Aucun incident notable n'a été signalé en fin de journée à l'issue des deux manifestations.

    A l'appel d'une trentaine d'organisations d'extrême gauche et de défense des Droits de l'Homme, entre 1.600 à 2.500 personnes ont manifesté en clamant notamment "le fascisme ne passera pas", ou "dissolution des groupes fascistes".

    "Hier, aujourd'hui, demain, résistance anti-fasciste", pouvait-on lire sur une banderole en tête de cortège, où des manifestants agitaient des drapeaux de la Ligue des Droits de l'Homme. Des anarcho-syndicalistes de la CNT (Confédération nationale du travail), des membres du NPA, du PCF, du syndicat SUD, de la CGT et de l'Action antifasciste étaient également présents.

    "Politiquement, on les a écrasés", s'est réjoui auprès de l'AFP Manu - qui n'a pas souhaité donner son patronyme - de la CNT, rappelant que l'objectif des organisateurs était un rassemblement "d'ampleur".

    Dans une autre partie de la ville, entre 500 (selon la police) et 600 personnes (selon les organisateurs) ont défilé en scandant des slogans comme "Europe, jeunesse, révolution", "Libre, social et national", ou encore "crise mondiale, solution nationale".

    Lorsque des slogans comme "on est chez nous", "première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des mangeurs de cochon" ou "bleu blanc rouge la France aux Français" fusaient, Serge Ayoub, l'un des organisateurs et leader de "Troisième voie", a rappelé à l'ordre les troupes.

    "On tient nos engagements, comme ça on n'a pas de problème avec la préfecture", a dit l'ancien chef des skinheads parisiens, enjoignant les manifestants à s'en tenir aux slogans "officiels".

    "Nous sommes des socialistes de préférence nationale car la Nation est la seule défense face aux vampires de la finance internationale", a déclaré Serge Ayoub lors d'un discours en fin de manifestation.

    Le cortège s'était ébranlé en fin d'après-midi derrière des banderoles "Front populaire solidariste", ou "Contre le mondialisme", certains manifestants tenant des drapeaux français ou belge.

    Dans le quartier de Fives, presque tous les commerces avaient baissé leur rideau au passage du cortège, dont le mot d'ordre affiché était notamment la "défense de l'emploi".

    Une partie des manifestants avaient les cheveux ras ou le crâne rasé.

    L'itinéraire de la manifestation d'extrême droite avait été tenu secret jusqu'au dernier moment, afin d'éviter toute tentative de confrontation.

    Dans chacun des cortèges, certains manifestants ont défilé visage masqué, et des fumigènes ainsi que des pétards ont éclaté.

     

    Source: AFP.

     

     

     

     

     

     

     

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    7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:34

     Bien que Martin Hirsch ne soit pas vraiment une référence politique, sa rencontre avec des électeurs du FN est symptomatique de leurs part d'un discours emprunt d'un social-malaise qui dégage  une conception facho-doctrinaire.

    Pour l'UPAC, Kyosen.

    Martin Hirsch, le père du RSA, voulait dialoguer avec des sympathisants FN de la « génération Marine ». Rue89 les a réunis.

     

    Martin Hirsch, Majda, Mickaël et deux autres sympathisants FN qui n'ont pas souhaité être identifiables, le 15 septembre 2011 dans les locaux de Rue89 à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

    L'édito de Hirsch : « Au travail ! »

    « Quand le Front national a commencé à flirter avec 15 ou 20% des électeurs – il y déjà vingt ans –, on avait l'habitude de se dire : “ Tu te rends compte, dans la queue pour la boulangerie, un type sur cinq a voté pour Le Pen. ”

    On savait qu'ils étaient là, mais on ne leur parlait pas. On a longtemps cru qu'on pouvait combattre leurs idées entre nous, en nous réassurant nous-mêmes de partager un idéal républicain.

    On publie des livres contre le FN qui sont lus par ceux qui sont contre le FN, on donne des concerts contre le FN qui réunissent les militants antiracistes.

    Et, pendant ce temps-là, il s'installe. Il gagne du terrain. Il se renforce à la fois de ceux qui le diabolisent et de ceux qui l'imitent.

    En organisant, avec Rue89, cette séance de travail, nous voulions nous y prendre autrement : discuter. Argumenter.

    Ils ne se disent pas mus par la haine, mais ils s'estiment juste guidés par le bon sens. Ce qui est pour nous le sens interdit est pour eux le bon sens.

    Alors, il faut débusquer les incohérences – nombreuses –, entendre les critiques – violentes –, interpréter les frustrations – profondes –, comprendre les angoisses – récurrentes –, analyser les attentes.

    Peut-on parler aux électeurs du Front sans faire de concession aux principes ?

    Peut-on leur offrir une alternative non démagogique ?

    Peut-on à la fois combattre l'original et les copies ?

    Après cette séance, j'en sors convaincu. Un travail à poursuivre. Ardu mais indispensable. »

    Martin Hirsch

    Entre nous, nous appelions ironiquement ce projet le « club lepénisme et dialogue ». Ce samedi matin, il y a autour de la table de réunion de Rue89 une demi-douzaine de sympathisants Front national :

    • Michel, vigneron  ;
    • Arthur de G., cadre abonné au chômage  ;
    • Mickaël, étudiant en neuro­sciences  ;
    • Majda, auxiliaire puéricultrice et interprète français-arabe  ;
    • Christophe, gardien de prison dans le Sud, syndiqué FO  ;
    • Antoine, cadre moyen en entreprise [certains prénoms ont été changés].

    Face à eux, nous avons invité Martin Hirsch. C'est-à-dire à peu près tout ce que détestent les frontistes, la quintessence de l'« UMPS ».

    Normalien et énarque, conseiller d'Etat, issu de la gauche (il a fait partie du cabinet de Martine Aubry), ancien du gouvernement Sarkozy (où il a créé le RSA), Hirsch se targue d'aimer aller au-devant de ceux qui ne pensent pas comme lui – il nous avait un jour dit qu'il aimerait bien dialoguer avec des frontistes, pour mieux comprendre. Nous lui avons alors proposé d'organiser la rencontre.

    « Il va y avoir des représailles dans le quartier »

    Trouver des volontaires n'a pas été facile. Une femme habitant dans une cité à Evry se décommande à la dernière minute. Elle n'ose pas répondre au téléphone. Son compagnon s'en charge : « Il n'est pas question qu'elle participe à ce truc politique. Il va y avoir des représailles dans le quartier. »

    Sur les six personnes qui ont accepté de venir, seules deux ont accepté d'être identifiables sur la photo.

    Martin Hirsch est sorti surpris de ces quatre heures de discussion. Dans l'ensemble, ces électeurs ne sont pas si éloignés des autres. Mais il a pris la mesure de la difficulté d'argumenter face à une thèse qui ramène la plupart des problèmes aux musulmans. Pendant toute la discussion, mâchant sans relâche ses Nicorette, il est resté souriant, même quand il était accusé par le plus » dur  », Antoine, de « détester la France ».

    ► Christophe, 27 ans, surveillant de prison FO

    Il porte une petite croix en pendentif. Il est le plus modéré du panel et le plus calé sur le programme de Marine Le Pen. Il a fait des fiches.

    Pour lui, le FN n'est ni à droite ni à gauche, il est « au milieu des Français ». Il pense qu'en cas de victoire du Front, il pourrait y avoir des ministres d'ouverture, comme Martin Hirsch (cela fait rire ce dernier). Il apprécie certaines idées de Manuel Valls ou d'Arnaud Montebourg, mais il ne votera pas à la primaire : selon lui, Marine Le Pen est la seule à s'occuper des Français, affontant le « mondialisme » et les « gaspillages ».

    Christophe : « La France est endettée. Si on réserve les prestations sociales aux nationaux, ça rapporte 20 milliards.

    Martin Hirsch : Dans ce cas, ils ne faut pas que les étrangers payent les impôts et les cotisations sociales correspondant à ces prestations. Vous perdrez de l'autre côté 20 milliards. En fait, des études ont montré que l'immigration n'est pas une source de déficit pour la France.

    Christophe : Je ne crois pas. Mais je n'ai pas ici de rapport sur les recettes. […] Marine Le Pen veut confier la gestion de la dette publique à la Banque de France. L'Etat pourra emprunter à la Banque de France à des taux faibles. Cela va nous permettre de tout rembourser.  

    Hirsch : Où trouve-t-elle l'argent, la Banque de France ?

    Christophe : Elle le créera. On reviendra au franc. 

    Rue89 : Ouvrir ainsi des lignes de crédit, cela fait de l'inflation.  

    Christophe : A nous de la réguler. Ce n'est pas insurmontable. La Suisse, la Norvège ne sont pas dans l'Europe et fonctionnent bien.  

    Hirsch : L'avenir de La France, c'est la Suisse ? »

     

    ► Antoine, 25 ans, chargé d'affaires dans le domaine du bâtiment

    Il vit dans le Pas-de-Calais. Assis à la gauche de Hirsch, il est politiquement bien loin à droite. Pendant l'entretien, il a fallu le canaliser. Militant FN, il s'adresse à Martin Hirsch sur un ton menaçant :

    « Notre héritage est détruit par cette caste dont vous faites partie. Moi, je suis prêt à me sacrifier pour la détruire. »

     

    Son amour de la patrie date. « Lorsque, enfant, j'allais en vacances avec mes parents, j'adorais visiter les châteaux forts. Toutes les villes médiévales, j'adore. » Martin Hirsch lui dit que lui aussi aime les châteaux forts. Il rétorque : « Oui, mais vous voulez islamiser notre pays. »

    Antoine reproche au «  système  » d'avoir imposé une « immigration folle depuis quarante ans », son obsession. La plupart de nos invités frontistes, après la rencontre, ne se sont pas reconnus dans son discours, jugé trop radical.

    Antoine : « Pensez-vous que les frontistes sont des bourreaux ?

    Hirsch : Je ne serais pas là  ! Mais je suis toujours en désaccord avec ceux qui essaient d'opposer les uns et les autres. L'idée qu'il faille se liguer contre les étrangers pour faire survivre la France, je n'arrive pas à la partager.

    Antoine : Est-ce que pour vous le peuple français a une identité ?

    Hirsch : Oui, mais l'identité française n'a pas été figée au temps des châteaux forts. Elle s'est transformée lentement. Il n'y a pas eu de ­bouleversement il y a dix ans ou vingt ans. 

    Antoine : Vous vous trompez. C'est sans précédent dans notre histoire. Les étrangers viennent de manière massive et bouleversent notre civilisation.  

    Hirsch : Vous avez les mêmes craintes qu'au début du XXe siècle, quand on pensait que les Italiens, les Polonais allaient envahir la France. 

    Antoine : C'est une fausse comparaison. Vous savez que le problème, c'est que cette immigration n'est pas européenne, elle vient du tiers-monde. J'ai une question : est-ce que vous seriez choqué si la France était à 60% musulmane ?  

    Hirsch : La question ne se pose pas. »

     

    ► Majda, 39 ans, née au Maroc

    Elle vit dans une cité à Mulhouse. Elle a été « emmenée de force en France à 7 ans ». Majda aurait voulu faire des études. « Mon père m'a dit de travailler et de fermer ma gueule. » Majda n'a jamais vécu avec sa « vraie maman ». Elle s'est mariée avec un Français et a appelé ses enfants Julien et Lucie. « Tout le monde dans ma famille m'a dit que j'allais mourir en enfer, les yeux ouverts. »

    Elle nourrit une haine pour les Arabes «  assistés  », « qui ne baissent pas les yeux ». Du jour où elle a eu ses papiers, elle est devenue française « à 100% ». Elle est aujourd'hui interprète français-arabe pour la police de l'air et des frontières.

    Majda : « Les étrangers, ils ont tout, et nous on n'a rien. Ils ont la CMU, ils payent pas leur loyer, alors que nous on se démerde. Les Kosovars au-dessus de chez moi, ils se croient chez eux. On paye pour eux. Je les vois à Leclerc, ils arrivent avec leurs bons… Moi, je raque. Il faut faire le ménage, la France est une vraie poubelle.

    Hirsch : Faire le ménage, ça veut dire quoi ?

    Majda : Il faut que ces étrangers se cassent. Mon compagnon est policier. Vous arrêtez un Arabe au Maroc ou en Algérie, deux claques et il ne dit plus rien. Là, il faut le petit déjeuner, il faut qu'il mange halal, c'est l'hôtel, faut que l'avocat soit là…  

    Hirsch : Elle est pour tout le monde cette loi, elle ne concerne pas que les immigrés. »

     

    ► Mickaël, étudiant en neurosciences de 21 ans

    Il est discret. Il a un look soigné. Il vit depuis trois ans à Paris. Avant, il habitait en Lorraine, dans un bassin minier sinistré. Sa famille vote à droite (son père est ingénieur), le FN n'y a jamais été diabolisé. Il est en colère contre le gouvernement, qui « ignore la réalité dans laquelle nous vivons ». En temps de crise, il faut d'abord penser à sa nation, dit-il.

    Son modèle : le Danemark. Mickaël déteste le communautarisme. « Rien qu'à Paris, on a des quartiers à dominante homo, juive, asiatique, maghrébine. » Au milieu de la conversation, il fera part de son homosexualité. Un dialogue s'engage entre sympathisants FN.

    Christophe : « Moi, j'ai été pacsé. ça ne me dérange pas que le Pacs existe pour les homos.

    Antoine : Je trouve qu'il y a une dérive au niveau des mœurs, en termes d'homosexualité. Il y a une politique, un prosélytisme insupportable. La Gay Pride, par exemple.  

    Arthur : J'ai des amis homosexuels. Je pense qu'on peut être contre le mariage homo sans être homophobe. Pour moi, le mariage, c'est sacré. L'obsession de l'égalité m'énerve. ça veut dire quoi, l'égalité ? Je n'aime pas ce mot, je préfère les mots “ équité ”, “ fraternité ”.

    Mickaël : Je suis homosexuel. Et je suis contre le mariage homosexuel. On ne peut pas dire que je sois homophobe. Pour moi, c'est une revendication commu­nautariste. Je ne cautionne absolument pas la Gay Pride. 

    Rue89 : Et l'adoption ?

    Mickaël : En tant qu'expert en psychologie clinique, pour moi, un enfant a besoin d'un homme et d'une femme. Beaucoup d'homos n'aspirent pas à l'égalité, mais à l'indifférence. 

    Rue89 : La Gay Pride, ça dure quelques heures…  

    Arthur : Ça fait du tort aux homosexuels parce que cela ne montre que le côté sexe. Ce n'est pas ça, un homosexuel. »

     

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    ► Michel, 65 ans, vigneron

    Il habite entre Chambéry et Grenoble, dans l'Isère, au cœur des vignes (« ça mûrit mal cette année, c'est sec »). Il a été militant UDF, passé au RPR. Il a quitté la droite quand Chirac a « offert sur un plateau » le gouvernement à Jospin, en 1997. Il a ensuite voté deux fois pour Jean-Marie Le Pen.

    Il va voter Marine Le Pen, pour ses mesures protectionnistes. Aussi parce qu'il en a marre de voir tous ces noms maghrébins dans Le Dauphiné libéré, pour des vols, des agressions. Michel espère aussi que Marine Le Pen revalorisera sa retraite (810 euros par mois). Car là, pour «  croûter  », il doit travailler encore avec son fils sur ses 13 hectares.

    Michel : « Les vignerons sont traités comme des criminels. J'ai reçu trois fois les Fraudes cette année. La prochaine fois, je sors le fusil. La lutte de Sarkozy contre l'alcoolisme est exaspérante. Le vin n'a jamais tué personne.

    Hirsch : Vous êtes pour le retrait des Alcootest ?

    Michel : Moi, je suis dans le vin toute l'année. Je bois cinq ou six verres de vin, je ne suis pas saoul. Il faut revenir à 0,8 au lieu de 0,5. J'aimerais que la France arrête de faire entrer tous ces mauvais alcools. On ne taxe pas le whisky, la vodka. Vous ne pensez pas que l'élargissement de l'Europe a conduit à la ruine ?

    Hirsch : Non. Avant que l'Espagne, le Portugal n'entrent dans l'Europe, je me rappelle des combats des viticulteurs français contre les Espagnols. Les écarts de salaire entre l'Espagne et la France étaient beaucoup plus élevés. L'Espagne était plus pauvre. L'Europe a rééquilibré les richesses : il y a moins d'écarts, donc moins de concurrence compliquée à vivre. En France, on gagne aussi des marchés, du boulot, du fait que l'Europe s'enrichisse. »

     

    ► Arthur de G., 58 ans

    Il a vécu un déclas­sement social traumatisant. Dans les années 1980, il était concepteur-rédacteur dans la publicité. Il n'a jamais retrouvé un salaire aussi important. « C'est un secteur sinistré. »

    Après des années de chômage, tout jeune père, il fait aujourd'hui du « conseil en français et en orthographe ». Il ne le vit pas bien.

    Cette chevalière ? Elle témoigne d'ancêtres traçables depuis mille ans, qui ont « repoussé les musulmans et protégé la Terre sainte ».

    Arthur : « La droite n'a pas de couilles. J'écoute Jean-Marie Le Pen depuis toujours parce qu'il a du bon sens. Il disait : “ Moi, si je dois protéger quelqu'un, je protège d'abord mon frère, ensuite mon proche, ensuite les autres. ” Il ne se met pas à parler des “ citoyens du monde ”. J'en ai marre de voir une France socialo-communiste.

    Hirsch : Vous pensez que Nicolas Sarkozy est socialo-communiste ?

    Arthur : Pourquoi il a fait lire cette lettre de Guy Môquet, un communiste  ? Franchement, il y en a des héros en France. On n'a pas une vraie droite. […] Si j'étais président, j'arrêterais de faire payer le Français moyen dans tous les sens. Vous dépassez 50 à l'heure, paf  ! vous avez une amende. Il n'y a que Le Pen qui en parle. Je suis pour arrêter les peines d'argent, c'est malsain  ; il faut qu'elles soient transformables en peines d'intérêt général. »

     

    [Majda amène la discussion sur le « racisme anti-blanc ».]

     

    Arthur : « Vous savez très bien, dans les journaux, on ne parle jamais du racisme anti-blanc. Les journalistes vivent dans une bulle.

    Hirsch : Vous avez déjà été victime de racistes ?

    Arthur : Oui, j'ai été tabassé par des Arabes, trois contre moi.  

    Rue89 : Quand ?

    Arthur : J'avais 20 ans, je sortais du Palace, qui était à la mode. J'étais avec deux filles. Ils m'ont tabassé.

    Hirsch : [Rires.] C'est pas du racisme, on vous a attaqué parce qu'on pensait que vous étiez riche.  

    Arthur : Je n'ai pas dit que c'était du racisme. Je ne veux pas généraliser, mais c'était des Arabes cette fois-là. »

     

    Martin Hirsch et Majda discutent (Audrey Cerdan/Rue89).

    Extraits par thèmes

    ► Les lieux de culte

    Hirsch : « Est-ce que vous trouvez normal que les musulmans français aient un endroit pour prier, au lieu de se réunir dehors ?

    Antoine : Ce sont des islamistes qui bloquent la rue. C'est un acte politique.  

    Arthur : Pourquoi ils ne font pas ça chez eux ?  

    Rue89 : Pourquoi vous ne faites pas la messe chez vous ?  

    Majda : Mais, au Maroc, il faut respecter leurs traditions à eux.  

    Rue89 : Au Maroc, il y a des cathédrales catholiques. 

    Christophe : L'Etat n'a pas à donner des bâtiments publics alors qu'on manque de logements sociaux, c'est catastrophique. C'est la religion qui doit financer toutes ces choses-là, par des apports privés. Dans la caserne donnée pour les musulmans, il aurait mieux valu faire un centre éducatif fermé ou des logements sociaux. Il faut arrêter. Dans toutes les villes de France, les gens ils vont aller prier dans les rues et demander tel ou tel bâtiment public. 

    Rue89 : On pourrait aussi réquisitionner les églises, dont les murs appartiennent à l'Etat, pour faire des logements sociaux ?

    Christophe : Pourquoi pas ? Mais, à l'origine, nos racines sont chrétiennes, c'est différent.

    Hirsch : Et l'école catholique, qui a un contrat avec l'Etat et dont les profs sont payés par l'Etat, ça vous choque aussi ? En fait, ce qui vous choque, ce n'est pas le problème vis-à-vis de la laïcité, c'est le fait que ce soit pour les musulmans. »

     

    ► Coluche

    Martin Hirsch : « Qui sont les personnalités que vous admirez le plus en France ?

    Antoine : Eric Zemmour, Elisabeth Lévy. 

    Mickaël : Michel Onfray. 

    Majda : Mitterrand à l'époque. J'aime bien Chirac.

     

    [Martin Hirsch rit.]

     

    Antoine : Lemaître, le Blanc qui court le plus vite. 

    Hirsch : Dans l'humanitaire, l'abbé Pierre  ? [Hirsch a été président d'Emmaüs France, ndlr] 

    Antoine : L'abbé Pierre, il était patriote quand même. Il avait dit, dans sa profession de foi en 1946, qu'il était pour l'expulsion immédiate des immigrés indésirables. 

    Hirsch : Je l'ai pas connu en 1946, mais après. Il était à l'église Saint-Bernard pour les sans-papiers. 

    Antoine : Sinon, Coluche. 

    Christophe : Oui, moi aussi, Coluche.

    [Approbation générale.]

    Hirsch : C'est drôle, ça. Parce qu'il bousculait le système ?  

    Christophe : Il a aidé les gens avec les Restos du cœur. 

    Hirsch : Vous pensez que Coluche aurait aimé le FN  ?  

    Antoine : Oui, comme la plupart des anciens communistes. 

    Majda : Oui, je pense. 

    Arthur : C'était le premier à dire : “ La gauche est achetée par Moscou, la droite est à jeter par la fenêtre.” 

    Hirsch : Je pense qu'il aurait été hyper-anti-FN. (Voir le sketch de Coluche sur le Front national)

     


     

    Antoine : Gilbert Collard [l'avocat qui a rejoint le FN, ndlr] était viscéralement anti-FN, il a évolué. 

    Christophe : Moi, il y a aussi le général de Gaulle. Il payait son électricité, pas comme Sarkozy. 

    Antoine : Marine Le Pen est la véritable héritière de De Gaulle.

    Christophe : Marine Le Pen, elle arrive à regrouper des gens de milieux
    sociaux différents. Agriculteurs, fonctionnaires, homosexuels. Elle arrive à réunir des gens. »

     

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    ► Le flux migratoire

    Antoine : « Il faut renverser le flux migratoire.

    Hirsch : Comment vous faites ?

    Antoine : Tout simplement : par une volonté politique de dissuasion. Vous supprimez les prestations sociales et les logements sociaux aux personnes qui ne sont pas de nationalité française. Elles partent d'elles-mêmes.

    Hirsch : Pour ceux qui ne partent pas, comment vous faites pour les renvoyer ? Vous les mettez dans des camps ?

    Mickaël [s'interposant] : Est-ce que vous parleriez de camps si on était du PS ?

    Hirsch : Je pense, Antoine, que vous allez au-delà du FN là-dessus. Je ne connais aucun parti qui veut faire repartir tous les étrangers de son pays. […] Si les hommes arrêtent de prier et les femmes enlèvent leur voile, vous acceptez qu'ils restent ?

    Antoine : Ça s'appelle l'assimilation. C'est violent, mais efficace.

    Mickaël : Moi, je ne suis pas pour une immigration zéro. Je suis plus pour un système à l'australienne, avec un système de points. Avec des immigrés auxquels on peut apporter quelque chose et qui nous apportent quelque chose. »

     

    ► Assainir le système

    Christophe : « Il faut que les élus réalisent qu'ils sont au service du peuple.

    Antoine : Le fait de sortir de l'Union européenne permettra d'assainir la situation.

    Hirsch : Des scandales financiers il y en avait quand l'Europe n'existait pas, non ?

    Antoine : Le FN est obsédé par l'intérêt général, le système sera beaucoup plus sain.

    Hirsch : Les Le Pen se fichent du pouvoir et de l'argent ?

    Antoine : Ils sont différents. Ils sont prêts à mourir pour leur pays. Ce sont des patriotes.

    Hirsch : Vous y croyez vraiment ou vous ­rigolez ? »

     

    ► La peine de mort

    Rue89 : « Christophe, est-ce que la prison a joué sur votre engagement politique ?

    Christophe : Non, ça m'a ouvert l'esprit, je suis plus humain. J'ai changé d'avis sur certaines questions. Par exemple, la peine de mort, je suis contre. Marine Le Pen est pour un référendum, mais elle est contre à titre personnel [Marine Le Pen s'est prononcée, en septembre, en faveur de la peine de mort, ndlr].

    Michel : Moi, je suis pour.

    Antoine : La peine de mort, c'est la clé de voûte d'un système judiciaire.

    Rue89 : L'Eglise est opposée à la peine de mort, certains d'entre vous sont catholiques…

    Antoine : L'Eglise n'est plus ce qu'elle était. Elle s'est adaptée à la mondialisation. »

     

    ► Solidarité active

    Rue89 : « Que pensez-vous du RSA  ?

    Hirsch : Attention à ce que vous dites, c'est moi qui l'ai inventé.

    [A la demande de Majda, il rappelle le mécanisme du revenu de solidarité active.]

    Arthur : Ça me paraît un progrès.

    Antoine : C'est une rustine.

    Hirsch : C'est pratique, les rustines, quand on crève, non  ?

    Antoine : La chambre à air, elle est bourrée de rustines. Le FN, c'est la nouvelle chambre à ir.

    Hirsch : L'Etat doit-il garantir des ressources minimales  ?

    Mickaël : Avec une certaine contrepartie quand même, comme cela a été évoqué il y a quelques semaines par Wauquiez. En contrepartie du RSA, il devrait y avoir quelques heures de travaux d'intérêt général dans les mairies : entretien de la ville, jardinage…

    Michel : On contrôle peut-être pas assez le chômage. Il y a des chômeurs inconditionnels. Mon voisin de 49 ans, il chasse… Il est au chômage depuis un an. Il touche 1  300 euros par mois. Mon marchand de fioul ne trouve pas de chauffeurs. Mais c'est pas assez bien pour lui ! »

     

    Fin de la rencontre

    Christophe : « On n'a pas abordé le sujet de la sécurité.

    Rue89 : Si le sujet n'est pas venu spontanément, c'est intéressant.

    Hirsch : Les gens ont des attentes, et je suis persuadé que les réponses du FN ne valent pas tripette. Elles sont contre un certain nombre de valeurs, elles sont pleines de contradictions, il y a des ressorts de haine, elles sont totalement impraticables… Vous avez l'impression d'être dupés par l'UMP et le PS. Je pense que le FN vous dupe dix fois plus.

    Christophe : Ils n'ont jamais été aux affaires, donc on ne peut pas savoir ce que ça donne.

    Hirsch : Oui, enfin, si je rencontre un mage dans la rue, qui n'a jamais exercé la médecine, je n'ai pas envie de lui confier l'hôpital. »

     

    Mickaël, Martin Hirsch et Majda (Audrey Cerdan/Rue89).

     

    Couverture de Rue89 Le Mensuel numéro 14

    Propos recueillis par Nolwenn Le Blevennec et Pascal Riché.

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    7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 06:56
    C'est bien un choix politique clair du gouvernement et un signal fort envoyé aux militants d'extrême droite. Alors qu'en juin 2011, notre concert antifa a été interdit en Indre par le maire de la commune où nous avions prévu un festival de longue date et ceci sous la pression du Préfet lui même sous pression du Bloc Identitaire et du Conseiller Général FN (comme quoi ils bossent ensemble) et que nous avions dû nous rabattre sur un autre département (Cher) acceuillis par une mairie communiste; nous voyons bien qu'aujourd'hui avec ce choix de laisser la manifestation facho, l'état ,via son Préfet du nord, a donné encore une fois sa faveur à l'extrême droite. De plus, les antifas font les frais d'une décision électoraliste aux vues des présidentielles en refusant d'aller dans le sens de Martine Aubry qui avait demandé son interdiction.
    Etat Facho ! Nous n'oublierons pas !!
    Pour l'UPAC, Kyosen.    
     
     
    Pour Serge Ayoub, leader de Troisième voie solidariste (au centre), les organisations présentes samedi pour "défendre les emplois" ne sont "ni de gauche, ni de droite".

    Pour Serge Ayoub, leader de Troisième voie solidariste (au centre), les organisations présentes samedi pour "défendre les emplois" ne sont "ni de gauche, ni de droite".

     

    Contrairement à la volonté de Martine Aubry et des associations de gauche, le rassemblement d'extrême-droite prévu samedi à Lille a été accepté par le préfet du Nord. Pour assurer l'ordre public et éviter les affrontements, un périmètre sera également interdit dans le centre-ville à la contre-manifestati

    La manifestation d'extrême-droite tant redoutée aura finalement lieu samedi. Le préfet du Nord, Dominique Bur, n'a finalement pas suivi Martine Aubry, qui lui demandait fin septembre d'interdire ce rassemblement d'organisations nationalistes venus de toute la France, mais aussi de Belgique. Entre 500 et 800 militants sont ainsi attendus par les services préfectoraux.

    "Il y a un principe constitutionnel de liberté de manifester, rappelle-t-on à la préfecture du Nord. En revanche, pour maintenir l'ordre public, un périmètre sera interdit aux deux camps dans un large périmètre du centre-ville." Car, si on ne connait pas encore le parcours précis de la manifestation d'extrême-droite, les contre-manifestants sont déjà prêts : ils défileront à partir de Wazemmes, à 15h.

    "On n'ira pas à l'affrontement, indique Anna, membres de Solidaires Lille. Mais on ne veut pas leur laisser récupérer le pavé. Ils ont choisi Lille, car ils essaient de revenir en force avec la Maison flamande." En effet, c'est une nouvelle fois, Opstaan, l'association de jeunes identitaires de la Maison flamande de Lambersart, qui est à l'origine de ce rassemblement très médiatisé.

    "Notre mots d'ordre c'est la défense de nos emplois, se défend Claude Hermant, dirigeant de la Maison flamande. Nos manifestations se sont toujours bien passées. Les troubles viennent toujours des contre-manifestants." Les organisateurs veulent lisser au maximum leur image, refusant par exemple de se voir comparer au Bloc identitaire, dont un rassemblement avait dégénéré le 14 mai à Lyon : "Nous sommes ni de gauche, ni de droite", résume Serge Ayoub, leader de Troisième voie solidariste et ancien chef de file... skinhead.

     

    Source: la Novela.fr.            

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    Non au Front National !

    Camarades ,

    Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

        Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

    De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

    - Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

    -Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

     

    Ne lâchons rien ! 

    Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

     

    Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

                Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

     

                Site "moonstomp" : Clic<  link

     

               Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

     

                Site "Antifa Wear" : Clic<  link

     

              Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

     

                 Site "FFC Production": Clic< link

     

      Badges UPAC:

     

    Modèle 25 mm

     

    Badge-UPAC-GM.jpg

     

     

     

    Modèle 32 mm.

     

    badge-UPAC.jpg

     

     

    Fabrication "FFC Production".