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Antifascistes !

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Vive la CGT 1906

Parce que nous sommes attachés à l'esprit de la Charte d'Amiens de 1906 qui fonda les bases du syndicalisme révolutionnaire, parce que nous nous opposons à la dérive réformiste de notre confédération depuis les années 1970 et que nous condamnons la déviance contre-révolutionnaire de notre CGT depuis la fin des années 90, nous avons fait le choix de ne pas mettre en lien le site de la confédération ainsi que celui de l'UD de la Creuse qui ont pris le chemin d'un syndicalisme bureaucratique et élitiste.

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:21

C’est un véritable tremblement de terre qui pourrait secouer la Ligue 1 ces prochaines semaines. En effet, en réponse aux pétrodollars qataris du Paris-Saint-Germain, l’Olympique de Marseille prépare une levée de fonds sans précédents. Le montant évoqué serait de l’ordre de 500 Millions d’Euros, le tout sous forme de Scic (Société Coopérative d’Intérêt Collectif).

 

Des Marseillais

Qui sont ces investisseurs tombés du ciel ? Des Russes, des Chinois, des Brésiliens ? Non, des "Marseillais". Dans la discrétion la plus totale, l’entourage du club a regroupé les fortunes des Bouches du Rhône, et les régions voisines. C’est ainsi près de 6.000 familles marseillaises qui s’apprêtent à investir chacune 90.000 euros.

Des avantages fiscaux

Pourquoi ? En plus de procurer la fierté de posséder une partie de leur club fétiche, le montage proposé par l’OM permet aux investisseurs particuliers de disposer d’un crédit d’impôt de 50% sur leur ISF, dans la limite de 45.000 euros de crédit d’impôt par famille (loi TEPA). De plus, si le club parvient à l’équilibre financier, des intérêts de l’ordre de 3,5% leurs seront versés.

Une transformation juridique

Pour y arriver, l’Olympique de Marseille va prochainement se transformer en Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), type de société recommandée par le Ministère des Sports pour les organisations sportives professionnelles, qui permet notamment de proposer de tels avantages fiscaux. La gouvernance de ces sociétés étant définie dans les statuts, indépendamment des proportions de parts sociales, ce nouveau collège de sociétaires de l’Olympique de Marseille devrait avoir entre 15% et 25% de droits de vote, même si leur capital regroupé représentera près de 95% du capital total du club.
Même si personne ne l’a dit clairement, cette opération a certainement aussi pour but d’éviter une prise de contrôle extérieure du club, puisque cette structure juridique protège de toute OPA.

Une politique à long terme : un centre de formation

Sur ces 500 Millions d’euros, près de 200 Millions d’euros seront investis pour créer le plus grand centre de formation sportif européen : 2000 places. Inspiré par le centre de formation actuellement en création en Région Parisienne, à Cergy-Pontoise, qui utilise lui aussi la structure SCIC, ce nouveau centre préfigurera le football de demain. L’égalité hommes/femmes sera respectée (1000 places chacun), et les jeunes auront un programme éducatif visant à garantir leur réussite scolaire, pour leur donner toutes les chances d’avoir un métier quelle que soit leur réussite sportive. D’après nos informations, ce centre aurait une portée plus large que le bassin marseillais, puisque plusieurs clubs de la Côte d’Azur pourraient en être partenaires, afin de mutualiser les infrastructures.

Quand ?

La complexité et l’importance de l’opération expliquent l’absence de communication publique jusqu’à maintenant. Dans les prochaines semaines pourraient avoir lieu une autre levée de fonds : auprès des supporters marseillais, qui pourraient pour quelques dizaines d’euros prendre des parts de leur club, et eux aussi avoir à eux tous un droit de regard sur son fonctionnement. Même si le capital correspondant ne devrait être que de quelques centaines de milliers d’euros, soit à peine 1% du capital total de la société, ce collège aurait 10% de droit de vote en assemblée générale.

D’après des proches du clubs, une communication officielle devrait être faite par le club le 15 Avril prochain.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 09:55
Wade Michael Page.
Wade Michael Page. (REUTERS)

  • Le crâne rasé sur un visage poupin, les bras surchargés de tatouages gothiques, Wade Michael Page, 40 ans, ex-militaire, musicien skinhead néonazi et auteur présumé du massacre dans un temple sikh dimanche, avait des liens avec les groupuscules racistes, toujours actifs aux Etats-Unis.

La photo du tireur présumé était publiée lundi par de nombreux sites web et médias: un homme plutôt grand, un peu gras, le crâne rasé et portant barbiche, que l’on voit sur certains documents non datés jouant de la guitare devant ce qui semble être un drapeau nazi.

Le FBI a annoncé «étudier les liens (du tireur) avec les groupes prônant la suprématie de la race blanche».

Le Southern Poverty Law Center (SPLC), un institut de recherches réputé qui étudie et lutte contre le racisme, était lundi plus précis sur son site internet. Page était un «néo-nazi exaspéré qui avait dirigé un groupe (de musique) raciste exaltant le pouvoir blanc», écrit-il.

L’homme avait fondé en 2005 le groupe de musique «End Apathy» («En finir avec l’apathie») mais il faisait partie de la scène musicale exaltant la suprématie blanche depuis 2000, ce qui semble coïncider avec la fin de sa période militaire, de 1992 à 1998.

Il avait également joué dans le groupe «Definite Hate» («Haine Définitive») dont une couverture d’album montre un bras blanc frappant un visage noir et les initiales HFFH (Hammerskins Forever, Forever Hammerskins). Hammerskins est une organisation qui a «un temps dominé le mouvement skinhead raciste aux Etats-Unis», ajoute le SPLC.

Selon SITE Intelligence group, qui surveille sur le net les groupes terroristes, Page était un membre «en vue» de Hammerskins, à qui l’on envoyait les jeunes recrues. Il y a quelques mois sur les forums de discussion d’un site ouvertement raciste Crew38, il appelait»à l’action, quelle qu’en soit l’issue», indique SITE. L’homme terminait ses messages par le sigle néonazi 88 (pour Heil Hitler).

«Haineux»

Dans une interview donnée en 2010 à un site d'édition musicale néonazie, publiée par le SPLC, le tireur présumé expliquait le nom de son groupe par l’envie de «trouver comment en finir avec l’apathie des gens».

L’homme parlait de ses influences musicales - punk, métal - un peu de sa vie --il était originaire du Colorado et avait parcouru le pays en moto de festival en festival-- et évoquait une «société malade» et «la vie humaine dégradée par la soumission à la tyrannie et l’hypocrisie».

Sur sa page myspace.com, «End Apathy» avait publié des photos de ses trois membres, tous abondamment tatoués et jouant quelquefois sous ce qui paraît être un drapeau nazi, ou des bannières portant dessins d’aigle impérial et croix celtiques.

L’ancien soldat faisait partie de cette nébuleuse d’organisations racistes et extrêmistes dont le nombre, selon le SPLC, «a augmenté de 69%» depuis 2000.

Pour 2011, le centre a recensé 1.018 groupes extrêmistes «haineux» actifs, -- pour la plupart blancs, mais qui peuvent aussi rassembler des militants noirs ou juifs -- qui organisent meetings ou marches, publient ou sont impliqués dans des actes criminels.

Ils se partagent entre néonazis, skinheads racistes, néo-confédérés, anti-homosexuels, milices, etc, avec des noms tels que «Sang et Honneur», «Alliance Nationale», «Mouvement National socialiste», «Nations aryennes» ou «Les Chevaliers du Ku-Klux-Klan».

Pour expliquer cette progression spectaculaire, le centre évoque «la colère et la peur devant une économie malade, l’arrivée d’immigrés non-blancs, la population blanche en baisse, symbolisée par l'élection du premier président noir américain», Barack Obama.

Selon la police, Wade Michael Page a tué dimanche six personnes dans un temple sikh d’Oak Creek, dans la banlieue de Milwaukee (Wisconsin, nord), avant d'être lui-même abattu par un policier.

Source: AFP

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 00:12

  

 

Thierry Lévy, célèbre avocat pénaliste, trouve la prison inacceptable moralement et injustifiable socialement. Pour lui, elle a depuis longtemps prouvé son inefficacité et sa nocivité. Partisan de son abolition, il milite pour l’application d’autres moyens pour neutraliser les criminels.

Vous avez été président de l’Observatoire international des prisons (OIP). Pourquoi avez-vous accepté cette responsabilité ?

La première fois que je suis entré dans une prison, c’était à Fresnes, il y a très longtemps, et je me souviens de ce grand couloir qui monte vers le fond de l’enfer. Quand je marchais dans ce couloir très large pavé de bois, avec les détenus qui longent les murs en tirant leur paquetage, je me suis rendu compte qu’on était en présence de quelque chose d’inacceptable, d’intolérable, que le fait même de faire d’un être humain un prisonnier était insupportable. Depuis, je suis partisan de l’abolition de la prison. La détention m’apparaît comme une chose injustifiable moralement mais également d’un point de vue social, politique et juridique.

 

L’abolition de la prison semble inenvisageable aujourd’hui.

Je ne la verrai jamais parce qu’il y a en chacun de nous un profond désir de punir, et ce désir est actuellement incarné par la prison. Nous avons tous une prison dans la tête, c’est ce qui fait la force de cette institution, en tous points condamnable.

Qu’est-ce qu’on fait de ceux qu’on devrait mettre en prison ?

Il faut savoir que la prison est un lieu dans lequel on détient des gens qui, dans le plus grand nombre des cas, ont commis des infractions sans gravité. Dans le cas d’infractions graves, leurs auteurs pourraient être soumis à un régime de contrôle très différent. La prison a démontré son inefficacité et sa nocivité. Sauf sur un point : celui de neutraliser les gens pendant la durée de détention. Il existe d’autres moyens de le faire qu’avec des murs.

La prison n’a pas tellement évolué…

Au contraire ! Au lendemain de la guerre, on s’est dit qu’en améliorant les conditions de détention, on pourrait rejoindre les objectifs des fondateurs de cette institution créée à la fin du xviiie siècle. Ils l’avaient conçue comme une peine universelle capable de punir certes, mais également de ramener le condamné dans la société, d’en faire un citoyen comme les autres. Autre changement : on a admis – l’OIP a joué un très grand rôle dans cette évolution – que les détenus avaient des droits. En 1970, cette idée était une aberration. La plupart des détenus portaient des uniformes, ne pouvaient pas lire de journaux, leurs livres étaient contrôlés.

Quels sont les droits des prisonniers ?

Le droit de s’exprimer, le droit à une vie familiale, à la santé, à l’éducation, le droit de recevoir des visites, d’avoir une vie sexuelle, d’entretenir des rapports réguliers avec les proches, le droit d’accès à la presse, au culte, au vote et le droit au travail. Tous sauf la liberté. Seulement, il est impossible d’exercer des droits en détention.

Le droit de vote par exemple ?

C’est peut-être le plus facile à respecter. Mais le reste, non. Par exemple quand on parle de la sexualité en prison… Déjà la sexualité dans la vie normale, ce n’est pas facile, alors en prison…

Aujourd’hui les chiffres de la détention explosent, il y a près de 66 500 détenus, sans qu’il y ait de lien a priori avec une hausse de la délinquance. Qu’est-ce que ça dit ?

Je n’ai pas de réponse à proposer, et je pense que personne n’a vraiment de réponse. De multiples facteurs se conjuguent. La prison offre un avantage énorme du point de vue de l’opinion et des dirigeants, c’est qu’elle est visible et qu’elle fait souffrir. Plus vous dites que la prison est cruelle, plus vous dénoncez les conditions de détention, plus vous renforcez l’idée de la prison. Tous ceux qui sont en prison souffrent, y compris les salopards.

Vous disiez qu’il y avait d’autres moyens pour neutraliser les gens. Quels sont-ils ?

Les solutions alternatives sont connues. Elles sont très nombreuses : le bracelet électronique, la biométrie, toutes les possibilités qui existent déjà d’empêcher les gens de se déplacer, de fréquenter certains lieux, de rencontrer certaines personnes. Le problème, c’est que ces mesures sont considérées à la fois comme trop dures et pas assez. Pour le bracelet électronique, tous ceux qui étudient les conditions de son application arrivent à la conclusion que c’est une mesure satisfaisante pour une courte durée. Pourquoi ? Parce qu’au bout de six mois, le porteur d’un bracelet électronique ne le supporte plus. Comme si on se demandait avant de prononcer une peine de vingt ans si le condamné est apte à la supporter… Raisonnement absurde mais raisonnement tout de même. La vérité, c’est que le bracelet électronique n’est pas considéré comme une vraie sanction. Il n’est pas assez cruel. Comme nous sommes tous soumis à des mesures de surveillance permanente alors que nous ne sommes pas condamnés, nous nous disons : « Ce n’est pas une peine. » Et c’est parce qu’on a renoncé à se préserver contre la surveillance qu’on arrive à considérer que la surveillance n’est pas une sanction. C’est une sanction qu’on ne se représente pas, mais qui en est une.

Qu’est-ce que vous faites des cas compliqués ?

Les cas compliqués, il y en a très peu. Actuellement 1 000 personnes purgent des peines pour des atteintes graves à l’intégrité physique des personnes. Il est évident que les gens très violents doivent être contrôlés, c’est sûr. Si on prenait la décision de réserver la détention à ces quelques cas, on s’intéresserait réellement à la manière de changer la vie des gens entre quatre murs. On ne l’a jamais fait parce qu’on a toujours considéré l’emprisonnement comme une peine universelle et non comme une peine exceptionnelle. J’ai vu récemment un film qui raconte l’histoire d’un détenu écossais condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en Angleterre et qui, pendant six ans, est resté à l’isolement dans une cage, entièrement nu. On lui passait les aliments sous la grille, il ne parlait à personne. Cela se passe au xxe siècle, en Angleterre. Son témoignage est passionnant. Il a raconté : « On est venu me voir un jour au bout de six ans, et on m’a simplement parlé, on m’a dit : “Voulez-vous un thé ou un café ?” Cet échange a changé ma vie. » Aujourd’hui, c’est un écrivain reconnu en Angleterre, il fait de la sculpture. Il s’appelle Boyle.

C’est un prisonnier exceptionnel.

Non. Je pense qu’il y a beaucoup plus de gens exceptionnels qu’on ne croit et que si on consacrait tout l’argent investi dans la peine universelle à une peine qui serait adaptée à des cas exceptionnels, on arriverait à des résultats incroyables.

A contrario, dans le film À l’ombre de la République(1), vous avez un prisonnier qui est détenu depuis vingt ans et qui a renoncé à se battre.

Il y en a beaucoup. Il y en a un aussi qui a une métaphore intéressante : « C’est comme si à l’hôpital vous arriviez avec un bras cassé et qu’on vous cassait l’autre. »

Vous avez déjà vu quelqu’un sortir de prison meilleur qu’il n’y était entré ?

Je ne dirais pas meilleur. De manière générale, je pense qu’on ne s’améliore pas. On peut s’adapter à des situations très différentes sans pour autant s’améliorer. J’ai vu des gens s’adapter à la prison et des gens qui se sont montrés plus forts qu’elle. Tous ceux-là ne l’ont pas été grâce à elle mais contre elle. Le seul moyen d’échapper à la prison, c’est l’activité intellectuelle.

Un des arguments qui plaide pour la prison serait qu’elle peut être formatrice.

Oui, et là on remonte aux origines de la prison, qui est une institution assez récente puisqu’elle a à peine plus de deux siècles. Alexis de Tocqueville, qui était plutôt plus favorable à l’Ancien Régime qu’à la Révolution, s’est rendu aux États-Unis. Il est revenu avec le fameux livre sur la démocratie en Amérique et il a écrit un livre sur l’administration pénitentiaire et le système péniten­tiaire américain. Il est allé là-bas en se disant que c’était un pays jeune, neuf, qui allait faire tous ses efforts pour améliorer les condamnés. Et il est revenu en disant : « La prison, ça ne marche pas. » L’idée qu’une fois entre quatre murs, le prisonnier réfléchit la tête entre les mains, se dit qu’il a commis une faute grave, demande pardon au ciel et prend conscience de ce qu’il a de bon en lui et peu à peu est accessible à d’autres approches est complètement inefficiente. Quand quelqu’un a commis un acte d’une gravité telle qu’il est exclu de la société, la seule chose qui fonctionne, c’est une véritable manifestation inattendue d’affection.

Vous avez dit que si l’on relâchait les prisonniers, la société n’y verrait que du feu.

Absolument. Lors de la grande amnistie de Mitterrand en 1981 qui a concerné plus de 6 000 prisonniers, il n’y a pas eu d’accroissement de la délinquance.

Vous ne croyez pas à la réinsertion. Pourquoi ?

Le langage de la réinsertion est trompeur car cela implique qu’il y ait eu insertion et qu’il faille revenir à une situation antérieure qui existait. Or, soit ces conditions de vie n’existaient pas de façon satisfaisante avant la prison, soit la prison n’a pu que détruire ce qui existait et, à la sortie, il n’y a plus rien. Cette idée de la réinsertion est complètement théorique et elle s’accompagne d’un discours peu intelligible pour le condamné.

Que pensez-vous du travail en prison ?

Peu de gens le savent, mais le code du travail ne s’applique pas en prison. La Cour de cassation l’a constaté maintes fois. Les notions de contrat de travail, de salaire minimum, de durée du travail, rien n’existe. Le travail varie dans un rapport de force, non pas entre l’employeur et le salarié, mais entre l’employeur et l’administration pénitentiaire, et le détenu n’a rien à dire. La seule chose qu’il peut faire, c’est de refuser le travail et encore, pas toujours car s’il refuse, il peut lui arriver d’être placé dans des conditions de détention pires.

C’est un peu de l’esclavage.

C’est de l’esclavage.

L’OIP faisait du bon travail ?

L’OIP a été très utile car il a fait savoir beaucoup de choses, mais avec un effet pervers : la majorité de l’opinion est contente de savoir que l’on souffre en prison.

Au-delà de combien de temps une peine n’est plus humaine ?

Je ne peux pas me prononcer car je pense que c’est dès le premier jour. Je me souviens de l’enlèvement du baron Empain qui avait été détenu dans des conditions assez terribles. Des psychiatres sont venus dire au procès qu’au bout de six jours d’un tel traitement, on devenait fou. Et après avoir dit cela, on a condamné les coupables à vingt ans de réclusion… Prenons le cas de Patrick Henry dont la demande de libération a été systématiquement rejetée par le ministère de la Justice pendant des années. Quand il a été libéré, c’était trop tard. La mise en liberté n’avait plus de sens pour lui, elle était devenue invivable. Quand il allait dans un magasin, il tremblait de peur. À force d’être confiné, être libre devient une angoisse.

Ce que j’ai entendu le plus souvent, émanant de gens de l’intérieur, du personnel pénitentiaire, d’encadrement, c’est la théorie du « bon moment ». Elle est assez intéressante parce qu’elle donne un rôle plutôt flatteur au gardien, et qui consiste à dire que la longue peine doit être interrompue, une très longue peine n’est jamais efficace, il faut trouver ce bon moment pour en finir. Celui-ci varie d’un condamné à l’autre selon leur évolution et leur personnalité et il ne faut pas le laisser passer. Si c’est avant, ça ne va pas. Si c’est après, ça ne va pas non plus.

Vous êtes avocat dans l’affaire du Tarnac. Comment en arrive-t-on à une telle histoire ? Demain, n’importe qui peut être considéré comme un terroriste, faire de la prison de longs mois. Il n’y a plus de limites.

Ce sont les théories de Bauer(2) qui sont amusantes, mais un peu dangereuses : qui vole un œuf devient membre d’Al-Qaïda. Pour lui, le terrorisme est nécessairement en relation avec d’autres formes de criminalité. Donc, si l’on veut lutter contre le terrorisme, il faut lutter avec la même énergie contre toutes les formes de criminalité, de la mineure à la majeure. L’affaire du Tarnac est apparue comme une espèce de laboratoire de la lutte contre la grande criminalité. Elle est partie de rien, d’une idée, et voilà un petit groupe de gens, vivant en bonne intelligence avec les villageois, accusé de fomenter des crimes contre l’État ! C’est du terrorisme fécondé in vitro. Et puis, flop. Maintenant, cela tourne à la pantalonnade.

Nous sommes en train de faire des fiches où l’on mesure la dangerosité potentielle pour éventuellement ne pas libérer tel ou tel détenu. C’est l’idée que l’on peut être condamné pour ce que l’on pourrait faire ?

C’est une idée préoccupante et qui pose des problèmes théoriques très vastes. C’est une nouvelle conception de la responsabilité personnelle. On abandonne l’idée qu’il ne peut y avoir culpabilité que s’il y a responsabilité. C’est le cœur de la théorie de la répression. Désormais, on dit que l’on peut être coupable et condamnable même si l’on n’a pas un discernement entier, d’une part. Et d’autre part, on peut être détenu, interné, même si l’on n’a commis aucun acte justifiant une condamnation parce que l’on est dangereux. C’est une évolution infiniment préoccupante. La démocratie qui affirme son existence contre le totalitarisme est prête à entrer dans un système qui peut conduire à ce totalitarisme.

Vous avez vu beaucoup d’erreurs judiciaires ?

J’ai vu peu d’erreurs judiciaires reconnues mais beaucoup d’erreurs judiciaires réelles et non reconnues.

Quel est le garde des Sceaux qui trouve grâce à vos yeux ?

Aucun. Mais il y en a un qui m’a laissé un souvenir amusé. Guichard(3), qui disait qu’en tant que garde des Sceaux, la seule chose qu’il ait apprise, c’est qu’il ne faut jamais avoir affaire à la justice. 

Propos recueillis par la rédaction
Illustration Étienne Delessert


(1) Toutes les programmations et débats sur alombre.fr
(2) Sarkozy vient de récompenser Alain Bauer en lui donnant une chaire de criminologie au Conseil national des Universités.
(3) Ministre de la Justice sous Giscard.

 Source: Siné Mensuel

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 18:44

Déclassement moyen.


Bonjour à tous.

Avant la fin des tueries globalisées qui firent la renommée des anicroches franco-allemandes, le monde se séparait en deux, la classe des nobles riches et celle des pauvres cons. Entre les deux, tiraillée et en sous-nombre, la petite bourgeoisie éclairée était, suivant le sens du vent, plutôt attachée aux grouillots au moment des révolutions, mais n'hésitait se ranger volontiers du côté de la haute dés que le fer devait parler.

Après les horreurs de la seconde guerre mondiale, qui avait des allures de der des der, tout comme la précédente, on chercha à justifier la grande productivité de la machine à fournir de la chair à canon en lui proposant de reconstruire tout ce qu'elle avait cassé en jouant à faire poum poum tacatacatac. Dés lors, on se mit à produire comme des dingues de tout et n'importe quoi, et ce sur toute la planète, pour pouvoir apporter, à la progéniture monstrueusement nombreuse qui allait irrémédiablement arriver, les ressources nécessaires pour les rendre grands et forts, au cas ou il faille se remettre sur la tronche avec les teutons au cours de la prochaine der des der.

Or il s'avéra cette fois que les outres rhinois se tinrent à carreaux pendant les quelques années que durèrent l'occupation de l'Allemagne par les alliés de l'ouest et de l'est, tant et si bien qu'il fallut trouver une autre activité aux poupons à l'origine prévu pour la mitraille. On se dit en haute instance, qu'il serait bien dommage de ne pas profiter d'une telle manne travailleuse pour produire, encore et toujours plus, de sorte que ceux qui sont en haut le reste, tout en donnant l'impression à ceux d'en bas qu'il grimpaient à la même vitesse.

On qualifia ces trente années de glorieuses comme pour faire comprendre aux enfants du baby boom que, nonobstant le fait que ces derniers aient échappé à la poudre d'un nouveau conflit mondiale, le bon temps où l'on pouvait se tuer au travail pour un salaire de misère était bel et bien finit, et que la crise, la vraie, la perpétuelle allait commencer, et avec elle le cortège d'injustices, de sentiments de peur et d'exclusion qui à eux seuls peuvent nourrir les plus virulentes révolutions.

Sentant le coup venir, on décida d'inventer un principe contre-révolutionnaire qui allait reléguer la lutte des classes au rang d'une fantaisie communiste plus invraisemblable et inadaptée qu'un pachyderme dans une smart.

J'ai nommé : la classe moyenne!

"Bon sang mais c'est bien sûr, se dirent les gens de la haute, quoi de plus logique que d'offrir aux pouilleux populaires un horizon passable dépassable pour éviter que ces derniers ne lorgnent sur nos possessions au moindre sursaut conscient de leur condition de sous-hommes. Créons une classe des riches chez les pauvres qui sera la cible privilégiée de la jalousie de leurs semblables en cas de révolte.

-Génial! Rétorquèrent d'autres nantis, mais, s'enquirent-ils, il va bien falloir leurs donner quelques signes de richesse pour que ces imbéciles croient à leur appartenance à une classe nouvelle!"

Soudain ils se figèrent, le silence se fut, comme si leurs cerveaux conversaient à travers un réseaux ésotérique fait de pensées et de réflexions.
Quand cette séance de méditation s'interrompit, tous s'écrièrent, en se frappant le front du plat de la main : "La machine à laver et la bagnole!

-En voilà deux idées magnifiques, chantonna monsieur Singer, d'autant que je vois d'ici les déclinaisons possibles de la première d'entre elles ; machine à coudre, machine à mixer, machine à toaster, machine à Sion, machine à pied...

-Et pourquoi pas pour la voiture, coupa le Général Motors, pourquoi pas différents modèles? Cela permettrait de bien séparer les différents niveaux de classe! Ainsi l'option deviendrait ce qui distingue le prolétaire du cadre moyen, et puis ça coute pas plus cher que de faire un modèle unique!"

Lança-t-il, narquois, à l'attention de son concurrent Ford, qui commençait à bouillir sous son chapeau bon marché.

"Allons messieurs, point de chamailleries, le gâteau est bien assez gros pour que tout le monde en prenne sa part. Enfin, quand je dis tous le monde..."

Ils éclatèrent tous de rire en songeant aux bienfaits de cette classe moyenne qu'ils allaient pouvoir manipuler à leur guise puisque c'est eux qui la créèrent, la nourrirent de superficialité jusqu'à lui faire oublier qu'elle venait du plus bas de l'échelle sociale.

Et ainsi pendant des décennies, on gratifia les dents longues, les culs serrés, les ambitieux et les vaniteux parmi le bon peuple pour fabriquer cette classe dans la classe, basée sur des avantages tellement fragiles et succins, mais tellement réels quand on se contente de peu,, que ceux qui souhaitèrent l'atteindre étaient prêt à renier leur nature profonde et à marcher sur leurs semblables, au risque de provoquer, chez ceux qui en font parti, la crainte de redescendre de cette échelle bancale comme le sentiment de s'être élevé au dessus de la masse barbare au point de se sentir supérieurs à elle.

La semaine prochaine, nous continuerons les fabuleuses aventures de la classe moyenne dans le marasme économique avec le point de vue complètement subjectif d'un de ses membres récemment identifié comme tel, mais qui n'a jamais voulu s'en revendiquer, votre humble serviteur.

En attendant, portez-vous bien.

A moyens électeurs, salut!

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 18:22

L'égorgeur de Saillon rejugé

L’accusé à son arrivée au Tribunal cantonal à Sion mercredi matin.
© Sacha Bittel

L’ex-skinhead valaisan, condamné en septembre dernier à Martigny à onze ans de prison pour avoir tenté d'assassiner un Valaisan d'origine kosovare en 2009 à Saillon, était rejugé à sa demande mercredi à Sion devant le Tribunal cantonal.

Il demande que seule la tentative de meurtre (punie de cinq ans de prison au maximum) soit retenue, estimant que l'absence de scrupule, propre à l'assassinat, ne doit pas être maintenue. Pour le procureur André Morand, qui a requis le maintien de la peine de onze ans, le geste de l'accusé était fait pour tuer. "Un assassin peut tuer pour un rien, sans que cela ne l'émeuve, ni avant, ni après l'acte", a-t-il ajouté. En 2009, des témoins ont vu sourire l’accusé devant sa victime grièvement blessée au sol.

Pour l’avocat du blessé, Me Bastien Geiger, l’absence de scrupule ne fait pas de doute : "il frappe à la gorge par surprise, avec perfidie. Puis, il fume une cigarette et donne ses cartes de crédit à ses lieutenants pour qu'ils retirent son argent en vue de sa défense.»

Avocat de l'accusé, Me Gonzague Vouilloz, a estimé que l'instruction a été faite principalement à charge. Il rappelle que l'accusé a dit avoir frappé de manière «automatique, n'importe où, sans préméditer son geste. Il n'était pas dans son état normal. Un coup de folie. Il faut tenir compte de la fulgurance de l'acte. " Selon lui, "le premier tribunal a jugé les apparences. On a voulu mettre le maximum à un skinhead."

C’est lors d’une fin de soirée de décembre 2009, que la victime, alors âgée de 26 ans, avait eu le malheur de croiser le chemin, dans la discothèque la Bastide de Saillon, d’une bande de skinheads arborant des t-shirts avec des slogans d'extrême droite. Le condamné, meneur de la bande, fit l'éloge d'Hitler devant eux. Le Suisse d’origine kosovare lui a rétorqué : "oublie Hitler, il est mort !"  Agé alors de 21 ans, le condamné avait pour toute réponse sorti son couteau à cran d'arrêt et tranché la gorge de la victime, lui sectionnant la carotide, ainsi que plusieurs nerfs. Le blessé avait échappé de justesse à la mort.

Par Gilles BERREAU

Source: Le Nouvelliste

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 07:23

Voici un exemple de la pratique courageuse des Skins racistes (boneheads). Tabassage en groupe de personne de couleur et délation des copains.

Good night, white pride !

Kyosen. 

 

Deux Calaisiens de tendance skinhead au tribunal.

 

Deux Calaisiens, qui se disent de la mouvance skinhead, sont convoqués cet après-midi par le tribunal de Boulogne ...

 

pour répondre d'une agression à caractère raciste, en réunion, survenue fin novembre. Un troisième individu, encore mineur, a été placé en détention provisoire dans l'attente de son passage devant le juge des enfants.

En octobre 2010, des jeunes du Calaisis étaient condamnés par ce même tribunal pour avoir agressé des migrants à coups de cailloux notamment. Des insignes, des drapeaux et autres effigies de la Seconde Guerre mondiale étaient retrouvés aux domiciles de quelques-uns. Crâne rasé, tenue vestimentaire adéquat, ils se défendaient d'être des skinheads. Mais dans les locaux de la police, ils partaient en larmes, craquaient après deux questions et dénonçaient leurs copains ayant participé à ces agressions. Un an plus tard, des jeunes de cette même bande, qui rode souvent au niveau des 4-B, renforcée parfois par d'autres jeunes de la région, viennent de se distinguer en frappant un « étranger » : sa couleur de peau et son origine suffisant à justifier une agression. La victime a été blessée à la main et s'est rendue au commissariat début décembre. L'enquête suit son cours depuis et les auteurs présumés des faits ont été interpellés puis présentés au parquet hier. Ils devront répondre de cette agression. •

L. R.  

Source: La voix du Nord. 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:13

Nouvelle annonce du collectif de hackers des Anonymous : les membres de ce groupe vont lancer une attaque de type DDoS contre le site web du New York Stock Exchange (NYSE). L’information a été diffusée via une vidéo : « Le 10 octobre, le NYSE sera effacé de l’Internet. Le 10 octobre, attendez-vous à un jour qui restera dans les mémoires ».

Un soutien au mouvement anti-capitaliste

Les Anonymous se sont déclarés en faveur du mouvement anti-capitaliste Occupy Wall Street initié le 17 septembre par le groupe canadien Adbusters. Ces activistes campent depuis près de la bourse de New York pour dénoncer les dérives du système financier et les inégalités qui en découlent. L’attaque devrait se dérouler à 3h30 (heure de New York) le 10 octobre.

Source: Happy Geek.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 12:10

Plus de 100 Skinheads russes ont attaqué un festival de musique dans une ville de Russie centrale.

Au moins 10 personnes ont étés blessées en se rendant au festival Tornado de la ville de Miass dans la region de Chelyabinsk.

Les skinheads selon des témoins étaient armés avec des
matraques et des battes en attaquant le festival qui réunissait plus de 3000 personnes.

L’Agence d'information Itar-Tas affirme que la Police a arrêté plus de 15 personnes. L’attaque n'avait apparemment aucun motif.

"Les détenus sont interrogés et nous continuons a chercher leur complices" a déclaré un membre de la police a l'agence de presse.

La Russie connait une hausse de la violence et des meurtres raciaux depuis plusieurs années.

Les crimes de haine ont explosé depuis le depuis la chute de l'Union Soviétique.

Les groupes de Skinhead ont commencé a attaquer les personnes d'apparence étrangère comme les asiatiques, certains résidents du Caucase ou les Africains.

Toutefois, personne n'arrive a expliquer pourquoi des Skinheads ont décidé d'attaquer le festival de musique de la petite ville de Miass a plus de 1400 kilomètres de Moscou.

Des stars du Rock russes étaient présentes a ce concert.
Une fille de 15 ans est morte dans les affrontements...
Source: Russia Today.
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 20:24

Petit témoignage...

 

 

Menottage fatal pour un colosse autiste


Mardi 27 septembre - Serge Partouche avait 48 ans. Il était autiste. Plusieurs fois par semaine, il se baladait dans le quartier Saint-Loup où vivent ses parents, à Marseille. Mercredi, une voisine a appelé la police pendant cette promenade. Elle trouvait le garçon menaçant. Trois agents sont venus pour l’interpeller, il ne se serait pas laissé faire, il a fallu le maîtriser. Quand ils se sont relevés, Serge était en état de mort clinique. J'ai raconté cette courte et triste histoire la semaine dernière. Depuis, j'ai rencontré des soignants qui suivaient Serge, des voisins, quelques commerçants qui le connaissaient. Et ses parents, qui tentent aujourd'hui de comprendre...
>

Simah et Yvette ont 79 et 77 ans. Ils habitent depuis cinquante ans la petite maison, que le père a agrandie lui-même, afin que Serge y trouve un peu d’autonomie à leurs côtés. Simah a été routier, docker et agent d’entretien dans un centre pour handicapés. Depuis sa retraite, il s’occupait de son fils, dont il est l’administrateur légal. Serge était presque mutique depuis la sortie de l’adolescence. «Parfois seulement, raconte le père, il m’appelait au réveil. Mais il ne disait jamais "papa". Il disait "Simah". Je l’entends encore le matin, dans mon lit : "Simah !" Alors on se levait et on partait boire un café.»

Stéréotypies. Là-bas, si un verre traînait, Serge le tapotait treize fois sur le comptoir, de plus en plus doucement. C’était l’une de ses stéréotypies, avec ces clenches qu’il pouvait actionner longuement dans le vide, ou ces arbres qu’il «plumait» pendant ses balades, en arrachant leurs feuilles. Il sortait parfois seul. Tout le quartier le connaissait.
> Seule une voisine, disent les parents, entretenait des relations conflictuelles avec ce garçon différent, qui lui faisait peur. En juillet 2008 puis septembre 2010, le père a déposé une plainte puis une main courante. Il accusait la voisine de maltraiter son fils, de colporter des mensonges à son sujet, de dire qu’il se masturbait devant elle. Les policiers étaient venus une première fois en 2010, cela s’était bien passé, l’affaire avait été classée.
> Un psychiatre avait témoigné que Serge ne présentait «pas d’agressivité ni d’anxiété particulière». Et Yannick Lefort, médecin traitant du garçon depuis huit ans, ajoute : «Serge n’était pas un schizophrène. Il était autiste, donc très replié sur lui-même. Il avait un cadre de conduite qu’il suivait sans en dévier. Je n’ai jamais été appelé pour une crise, un comportement violent. Mais en revanche il était imposant physiquement. Peut-être qu’il pouvait impressionner des gens qui ne le connaissaient pas.»
> Mercredi, un infirmier est venu lui faire sa toilette comme chaque matin puis Simah l’a laissé sortir pour sa balade, vers 9 h 30. «Il prenait toujours le même chemin, raconte le père. Je l’ai accompagné au bout de l’allée du jardin et je me suis arrêté pour discuter avec le vieux d’à côté.» Quelques instants plus tard, Serge passait devant chez la voisine. Une toute petite maison carrée, avec un toit plat, des volets fermés derrière de lourdes grilles, une grosse chaîne pour cadenasser un portail par ailleurs fermé à clef.
> Serge l’a-t-il effrayée en passant ? Etait-il «en crise», comme le disent les policiers ? «Il n’a jamais fait de mal à personne, répond la sœur de Serge. Il était peureux. Quand quelque chose n’allait pas, sa seule façon de faire une crise, c’était d’agiter les mains au bout de ses bras ballants en roulant des gros yeux.» Serge mesurait 1 m 90, pesait plus de 100 kilos. Les policiers ont-ils eu peur de ce grand costaud qui agitait les mains en silence tandis qu’ils approchaient ?
> Le père a vu passer une voiture de police, puis une seconde. Il est allé voir ce qui se passait, mime ce qu’il a vu en arrivant. Son fils à plat ventre au milieu de l’impasse, la tête au sol, du sang coulant de son visage. Les mains menottées dans le dos et un policier à genoux sur lui, au milieu de sa colonne vertébrale. «Il lui comprimait complètement le diaphragme pendant que les deux policières lui tenaient les jambes, poursuit-il. J’ai dit à l’homme de descendre de son dos mais il ne voulait pas. Quand il s’est enlevé, il a vu que Serge ne respirait plus. Il s’est mis à courir en criant "Oh putain ! Oh putain !" Une des policières s’est mise à pleurer.»
> «Antécédents». Serge est mort dans l’après-midi. Depuis, la voisine se terre chez elle et les policiers se retranchent derrière l’enquête préliminaire ouverte par le parquet. «Nous attendons les résultats de l’autopsie pour savoir si ce monsieur avait des antécédents médicaux, indique Jacques Dallest, procureur de la République. Ensuite, il faudra établir si tous les gestes utilisés pour l’interpellation étaient appropriés. Les policiers ne savent pas toujours à qui ils ont affaire. Au moment du menottage, il peut y avoir un danger.» L’enquête a été confiée à l’inspection générale de la police nationale.
Source: un camarade... 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:49

Une sonnette de vélo (Eblaser/Flickr/CC).

Deux jeunes filles de 14 ans ont volé deux vélos dans un jardin privatif, dont l'entrée, en travaux, était libre. Inconnues des services de police, elles reconnaissent immédiatement les faits. Les vélos sont restitués et le propriétaire, ne constatant aucune dégradation, ne souhaite pas déposer plainte. Les mineures sont placées en garde à vue – et réduites à ce statut.

Seulement, quand on ne discerne pas les individus, on ne discerne pas non plus les mesures à leur appliquer. Traquant les objets dangereux que le gardé à vue ne peut conserver, les policiers se sont acharnés sur l'une des jeunes filles pour lui ôter son piercing nasal.

Après tout, si un homme a pu cacher des explosifs dans ses chaussures, on doit bien pouvoir en mettre dans un piercing. On imagine aisément la violence de la scène mais il est difficile de la qualifier juridiquement : la tentative de retrait d'un piercing est-elle une atteinte aux biens ou une atteinte aux personnes ?

Prélèvement d'ADN

Les policiers effectuent ensuite un prélèvement biologique afin d'inscrire les jeunes filles au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) sur lequel elles seront désormais connues pour vol en réunion.

En effet, l'article 706-55 du code de procédure pénale permet de prélever l'ADN des présumés innocents dans les cas suivants :

  • les infractions de nature sexuelle,
  • les crimes contre l'humanité,
  • les crimes et délits d'atteinte à la vie,
  • les actes de torture et de barbarie.

Jusqu'à ce moment de la liste, même si l'on est idéologiquement contre la constitution d'un tel fichier, on peut en percevoir la justification au regard du caractère exceptionnel du trouble à l'ordre public.

Du crime contre l'humanité au vol de vélo

Néanmoins, la liste de l'article 706-55 se poursuit : les infractions de violences volontaires, de menaces, de trafic de stupéfiant, d'atteinte aux libertés […], de vols, d'extorsions, d'escroquerie, de destructions, de dégradations, de détérioration ( ! ), de menaces d'atteintes aux biens […] !

Voilà comment on passe en quelques lignes du crime contre l'humanité au vol de vélo. On sait que la politique pénale actuelle demande aux juges de s'affranchir de l'individu (peines planchers, suppression de l'excuse de minorité, rétention de sûreté) pour juger uniquement en raison des qualifications juridiques.

Que reste-t-il quand, comme dans cet article, toutes les qualifications se confondent ? Il ne reste de la justice qu'un fichier qui serait mieux nommé automatique qu'automatisé.

Elle mériterait une bonne paire de baffes

On notera quand même que, probablement par pure omission du législateur, n'entrent pas dans la liste exhaustive de l'article 706-55 ces délits dont pourtant l'actualité regorge :

  • abus de biens sociaux,
  • abus de confiance,
  • financement occulte,
  • fraude électorale,
  • ou atteinte au secret des correspondances.

Les puissants ne donnent pas leur argent, ils ne donnent pas leur ADN non plus.

L'une des jeunes filles en garde à vue s'énerve (devant la démesure ? devant la justice à deux vitesses ? ) et, selon le procès-verbal de police :

« Les insultes pleuvent. Expliquons à la demoiselle qu'un tel comportement ne pouvait lui être que préjudiciable et qu'elle mériterait une bonne paire de baffes et un bon coup de pied au cul eu égard à l'attitude qu'elle adoptait vis-à-vis de toute autorité qui lui était imposée. »

 

Menace de coup de pied au cul : voilà qui justifie une inscription au Fnaeg.

 

Photo : une sonnette de vélo (Eblaser/Flickr/CC).Source: Rue 89.

      
 
 
 
 
 
      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Non au Front National !

Camarades ,

Ne nous livrons pas aux chants des sirènes fascistes, qui sous couvert d'un discours anti-systémique bien rôdé, ne visent qu'à instaurer un régime aux relents des années 30. Ne soyons pas naifs face à ce nouvel ordre moral que veulent imposer par le mensonge et la peur les tenants de la haine et du "sang pur". Sous couvert d'une fausse expression démocratique et médiatique, le FN ne s'est jamais détaché de ce qui a construit son origine : une droite populaire qui rejette le prolétaire, une droite chrétienne qui rejette le non-croyant ou l'autre croyant, une droite corporatiste qui rejette l'union des travailleurs. Le FN a ses petits groupuscules néo-nazi dont il se défend d'être en lien publiquement mais avec qui il travaille bien tranquillement  : GUD, bloc identitaire et autres "natios".

    Et lorsque l'on se penche sur son programme politique le vernis craque : Contre la retraite par répartition et tout ce qu' a fondé le CNR de 1945 (où était-il lors des manifs de 2010 ?)  , contre les droits des salariés ( poujadiste un jour, poujadiste toujours !) etc... 

De nombreux documents démontrent l'imposture du FN. L'UPAC vous en propose deux :

- Celui du collectif communiste Prométhée dans son numéro 85, (site net : http://promcomm.wordpress.com), 5 pages.

-Celui du collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui s'intitule "FN, le pire ennemi des salarié(e)s" et dont le lien est sur le blog, 29 pages. 

 

Ne lâchons rien ! 

Face au bras tendu du facho, levons le poing ferme du prolo !! 

 

Vêtements et accessoires skinheads et Antifas.

            Site "La Pétroleuse" : Clic<  link

 

            Site "moonstomp" : Clic<  link

 

           Site "La Boutique, Tapage Rock" : Clic<  link

 

            Site "Antifa Wear" : Clic<  link

 

          Site "Ni Dieu, Ni Maitre": Clic< link   

 

             Site "FFC Production": Clic< link

 

  Badges UPAC:

 

Modèle 25 mm

 

Badge-UPAC-GM.jpg

 

 

 

Modèle 32 mm.

 

badge-UPAC.jpg

 

 

Fabrication "FFC Production".